Queer


Que c’est terrible découvrir que ce rythme parfait de nos mots, celui contre lequel on s’est raclé la peau les yeux à force oui cette langue de presque trop la travailler, découvrir que ce rythme est un autre genre de tempo huit ou bien douze pieds, saloperie d’octosyllabes, alexandrins, que quarante milles mâchoires au moins, avant la nôtre, ont mastiqué. Je crois savoir que le livre A portrait of the artist as a young man, de Joyce, est une réécriture du Formation de Guyotat, voilà pourquoi je les lis l’un et l’autre dans la continuité. Et ça ne m’étonne pas que ce soit V. qui m’ait offert ce livre : le mot queer y revient, dès le début, combien de fois ?, bien dix [1]. Chaque fois que H. sort ses tarots pour mon avenir, je tire la lune. À l’endroit ou à l’envers, à ma droite ou à ma gauche, devant ou dedans moi. J’en passerai, je l’écoute. Je croirai que je pleure / mais je ne pleurerai pas.

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