Latter end of the world


La lune, Y., 23 août 2010

Sur quoi je marche : un sol lunaire. Deux bras autour des bras en équilibre, les pieds l’un derrière l’autre pour coller à la ligne (la ligne blanche entre les voies, celle pleine qui interdit aux conducteurs de se doubler les uns les autres). Je compte sur mes phalanges le nombre de syllabes que font mes phrases, je tombe jamais sur de l’impair. Si peu. Le problème : cette ligne au sol n’est pas toujours écrite. Peinte. Je marche encore comme un faux funambule. Benoit Vincent par mail me demande ce qu’on fait pour le prochain vase communicant. Sais pas encore quoi lui répondre. Peut-être un faux journal, celui d’une vraie rencontre ? Ou bien l’inverse. Je n’ai pas de nouvelles de Q. car je n’ai pas cherché (jamais) à en avoir. La première fois que je l’ai vu de lui n’ai vu que toute sa peau. Je lui résume un livre, Liaisons dangereuses. A-t-il bien eu son bac ?

APRIL 14. John Alphonsus Mulrennan has just returned from the west of Ireland. European and Asiatic papers please copy. He told us he met an old man there in a mountain cabin. Old man had red eyes and short pipe. Old man spoke Irish. Mulrennan spoke Irish. Then old man and Mulrennan spoke English. Mulrennan spoke to him about universe and stars. Old man sat, listened, smoked, spat. Then said :
—Ah, there must be terrible queer creatures at the latter end of the world.

James Joyce, A Portrait of the Artist as a Young Man

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