Héros de quoi (ou qui)


Pour moi, rien n’entrera
auparavant dans ma bouche, ni pain, ni vin. Mon compagnon est
mort ; il est couché sous ma tente, percé de l’airain aigu, les pieds
du côté de l’entrée, et mes autres compagnons pleurent autour de
lui. Et je n’ai plus d’autre désir dans le cœur que le carnage, le
sang et le gémissement des guerriers.

Homère, L’iliade, traduction Charles-René-Marie Leconte de L’Isle

Comme un pantin j’ai le fil épaule gauche qui se détache du nerf en bois. Un type sans bras fait la manche (mais sans bras). V. me file par email des annonces d’appart libre sur Paris, je lui réponds : je me suis lassé de vouloir vivre ailleurs (et l’idée m’a quitté). Je commence et je lis, je termine, La nuit je suis Buffy Summers de Chloé Delaume (et je meurs) pour voir un peu ce que ça donne un vrai livre dont vous êtes le héros mais écrit réellement. Je me dis que ce vies // est trop propre, qu’il faudrait le salir. Le ciel tombe. Le ciel se renverse. Je reçois des courriers de ma banque en papier. J’attends que ce matin se reprofile devant mes yeux avec sur lui un faux masque de jour et de lendemain neuf.

<  -  >

Partager

Révisions

Aucune révision

Commentaires

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |