XAA2


La partie XAA2 a été écrite, initialement, le 14 novembre 2011. J’en ai repris, aujourd’hui 4 février, la substance, pour conversion en « vrais vers justifiés ». Plus qu’une conversion, une vraie réécriture. Ici, c’est 45 caractères par ligne, espace compris. Les répliques et dialogues sont mis en italique pour plus de clarté. Le signe & remplace le mot « et » sauf après un signe de ponctuation. Les chiffres sont écrits en chiffres, sauf le mot « un ». Voilà pour les règles de vie (//) que je me suis fixées. Je publie ces deux paragraphes, là encore, pour archive, et aussi pour comparaison.

L’écho des bottes a changé de maître & là les
Rimbaud volent. Volent. Ce sont leurs humérus
qui fendent en gémissant le goût des couloirs
& leurs tubérosités qui cognent dur l’en bas.
Leurs phalanges qui s’agrippent à leurs moult
semelles. Pétrole. Et les tiennes. Car ils te
tuent la main & t’emportent. Plus vite pismo.
Toi aussi l’humérus, toi aussi les phalanges.

À la nuque l’essaim s’engouffre, pismo. Plein
de flics se piétinent. Où sont les brûleurs ?
On les entend irrespirer. Rail. Tu fais taire
les secousses de ton crâne. Dans le mouvement
tu cherches l’équilibre. Elle, borgne, enlève
tes poignets liés (la métaphore). A remis sur
son oeil le tatouage fin papier qui porte nom
Rimbaud. Brzo pismo ! Tu coures, tel un poids
mort derrière ses poings. Plus vite !, gueule
le papier. Un autre môme allume la mèche d’un
Molotov prêt à jaillir & souffle la bouteille
en verre noir au contact du plâtre. Palpitent
nos ombres, jaunes, sur leurs murs charbonnés
& ocres au relief des compteurs électriques &
des bornes. Les marches plongent. Lourdes les
odeurs (stagnantes). Tu piétines de l’humain,
bientôt les flaques ricane(ro)nt. Tes plantes
se gorgent. Rimbaud ou un autre renverse avec
l’épaule, le genou, une porte lourde en métal
noir. La porte tient dans ses gonds rouillés,
tu respires, reprends ton coffre (les gorges)
& tu te chopes les chairs, vois que ton corps
a bien suivi, tous tes os là résonnent & l’os
sésamoïde cisèle, la porte s’ouvre, on te dit
go, tu entres & des Rimbaud ferment la marche
avant le seuil, lâchent une bouteille, le sas
brûle & tectoniquent les flics, leurs ombres.

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