Ailleurs ou Dubrovnik


Retour d’ailleurs ou Dubrovnik, ces trois jours des années, des heures, même chose. On perd en route X degrés, l’avion se couche soleil posant. Cette connerie d’taf me prend des heures. Je bouffe encore rien qu’à penser à tout ce qu’on a, ce qu’ils ont, bouffé. Mesurer pupille nue le volume de bidoche concentré dans la pièce, avant, pendant, après les conférences subies. On leur voit violeter sous les néons la camisole du cellophane. Durant dernier buffet avant départ bourré, lui me sort qu’il a la gueule de bois de la veille, qu’il s’est foutu à oilp, qu’il a perdu son oeil, et elle, sérieuse, que ce genre de femmes est plutôt comme ça, et ce genre d’hommes plutôt comme ci. Je dis quel genre ? Quel comme ? Quelle conne pour me vomir ces merdes à la gueule devant moi. Une fois l’avion posé mettre deux fois plus d’heures à regagner, par le rail, l’home sweet homme, que pour rallier, depuis l’ailleurs, la toundra d’Orly Sud.

(...) La « véritable » forme réside, au fond, dans la carcasse, ou la chair écorchée, ou aussi dans les nerfs avec le cerveau et la moelle épinière ; aujourd’hui encore, je me sens comme un explorateur quand je feuillette les atlas d’anatomie.

Ernst Jünger, Second journal parisien, Le livre de poche, traduction Henri Plard, P. 136

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