Si peu


Extrait du Solaris de Tarkovski

The day passed thus ; each moment contained eternity ; although when
hour after hour had gone by, I wondered at the quick flight of time. Yet
even now I had not drunk the bitter potion to the dregs ; I was not yet
persuaded of my loss ; I did not yet feel in every pulsation, in every
nerve, in every thought, that I remained alone of my race,—that I was
the LAST MAN.

Mary Shelley, The Last Man

Terminé The Last Man précisément où (Robinson Crusoé mis à part) commence Le dernier monde de Céline Minard (même si Le dernier monde est écrit 93 années avant Le dernier homme de Mary Shelley, voici la vraie chronologie). Je me demande ce qui pousse tous ces corps (tous, c’est à dire quelques) à avancer sans but et sans destination, comme c’est le cas durant tout le Livre 3, et pourquoi telle direction plutôt qu’une autre ? Pour échapper à la peste, les personnages de The Last Man recherchent des climats froids (la Suisse), mais ils poursuivent tout de même, au-delà, vers l’Italie, la Grèce (comme quoi la fuite ne connaît pas de terme). Par exemple : aller au sud. Mais, au-delà du Cap Horn (par exemple le Cap Horn), jusqu’où pousser ? Jusqu’aux glaces ? C’est aussi dingue que dans une main la vive chaleur de tel doigt contre neuf autres doigts gelés. Je n’ai pas la réponse à ces questions. Une ecchymose a poussé juste sous l’ongle.

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