041012


« Oui, mais où dénicher un vivant qui consente à vendre ses mains ? Il faudrait vraiment qu’il n’en ait plus besoin ; et les désespérés ne crient pas sur les toits leur envie de se suicider !… Quant aux armoires pleines de membres en réserve, vitrines bien garnies où les amputés viendront choisir des mains ou des pieds de rechange comme on choisit des mitaines ou des escarpins, cela c’est encore dans le domaine des temps à venir !…

Maurice Renard, Les mains d’Orlac, Publie.net

Les mains d’Orlac tiennent à mes omoplates, car elles sont toujours là. Avec elles sur les miens je termine les autres, les vraies, et des phrases comme « Il y a dans l’autre monde une bande noire, une société de guillotinés qui continuent leurs crimes au-delà du couperet ! ». Savoureux. Avec elles aussi je me schizophrénise, grâce à Christine Jeanney, et cet outil pour manufacturer à l’envie des pseudonymes, non, des anagrammes de soi-même (Ulises Gavulamic et Gelasius Vulicam apprécieront). M’en servir, moi qui ai toujours beaucoup ramé dans l’invention fictive des noms, pour ///. Avec elles enfin plonger mes digitales dans l’espace poisseux où tant d’autres digitales avant les miennes se sont foutues (ouvrir des portes avec).

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