231012


“Living and unliving things are exchanging properties.”

Philip K. Dick, A Scanner Darkly

Je dépose, toutes les X semaines, un sachet, transparent, dans l’une des poubelles transparentes de la ville de Paris qui pourrait tout à fait, entre d’autres circonstances ou bien réalités, n’être rien d’autre que des colis explosifs à visée insurrectionnelle.

Je préfère monter mes cinq étages à pied sur les 18h30 que partager l’ascenseur avec qui que ce soit d’autre que mon propre reflet au fond de la cabine treuillée.

Je suis désormais incapable d’écouter autre chose que les Metamorphosis de Philip Glass et incapable de terminer mon trajet quotidien (aller ou retour c’est pareil) par la fameuse Metamorphosis Mad Rush et c’est plus fort que moi, c’est dans mes poignets flous sans doute ancré. À tel point que ma lecture d’A Scanner Darkly s’est gorgée à son tour de Metamorphosis et que chaque évocation de ce livre, souvenir, flash mémoriel, sera désormais imprégné du piano des Metamorphosis, et qu’à l’envers chaque note des Metamorphosis a pris le goût des carnes d’A Scanner Darkly pour devenir encore la musique de la dépression, la musique de la démence, la musique de la maladie de A., la musique de la tristesse ; celle qui dévale à 90° la peau du corps comme dévale un tatouage lubrifié sur le derme quand on souffle. J’ouvre la porte (n’importe quelle porte) dans cet état de Metamorphosis : essoufflé et hagard.

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