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On me parle d’une neige fictive que personne n’a vue mais dont tout le monde témoigne (dans les réseaux témoigne), comme si toutes ces rumeurs de postapocalypse (J-14 juste) étaient amenées à se concrétiser progressivement via l’en haut.

Fatigue, frissons, vertiges, tout ça enfouis sous des poudres synthétiques qu’on avale en fermant les orbites de nos yeux. Ensuite se scrubber les deux bras jusqu’aux coudes, comme les chir dans les images d’Urgences, pour décaper les bactéries éventuelles.

Revu le film Velvet Goldmine, vu en adolescence. Pas souvenir que c’était nul comme ça. Le revoir avec en tête ce qu’en a écrit David Buckley dans sa biographie de Bowie en 1999 :

Velvet Goldmine trace un portrait très peu flatteur de David Bowie. Le personnage qui représente Bowie, Brian Slade, est largement basé sur lui, mais Bowie était-il à ce point grossier et manipulateur ? Et pourquoi la figure d’Iggy Pop/Kurt Cobain/Kurt Wild est-elle présentée comme la source de tout le mouvement glam ? Cela dit, c’est un film intéressant, parfois magnifiquement tourné, et doté d’une superbe bande-son (et les pastiches de Bowie sont particulièrement réussis). Mais le film est un pur produit de l’impérialisme américain, qui minimise l’importance de Bowie et de Bolan. Ewan McGregor et les autres acteurs sont bien trop nourris pour camper d’authentiques figures du glam. Personne alors ne pesait plus de soixante kilos. Eno fut apparemment vu se tordant de rire pendant toute la durée du film. Visconti, quant à lui qualifia l’oeuvre de « porno gay ». Il y a effectivement quelques scènes semi-explicites de câlins entre gays, ce qui est quelque peu ironique étant donné que Velvet Goldmine est une chanson sur l’amour et le désir hétérosexuels, et que le titre est une métaphore pour le vagin.

David Buckley, David Bowie une étrange fascination, Flammarion, traduction Florence Bertrand, P.408.

Dans mon souvenir, on entendait au moins une fois la chanson qui a donné son titre au film, Velvet Goldmine, mais peut-être que j’ai loupé un épisode. Me souvenais plus, en revanche, qu’on y entendait Slade [1], que je réécouterais encore (aujourd’hui encore) avec plaisir.

7 décembre 2012
par Guillaume Vissac
Journal
#Adolescence #David Bowie #F. #Homosexualité #Postapocalypse #Slade #Train #Urgences

[1Souvenir d’un retour de Paris en train avec F., c’était il y a plusieurs années, on avait quoi dix-huit ou dix-neuf ans, et elle, elle F., elle m’avait piqué l’oreillette de mon MP3 de l’époque, le Zillion il me semble, et moi, moi j’écoutais Slade, l’un de ces deux trucs, j’ai jamais rien écouté d’autre de Slade, et je me souviens très bien de sa réaction car elle avait ouvert les yeux et elle m’avait dit ça précisément comme ça me revient aujourd’hui : mais qu’est-ce que c’est que cette merde ?

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