170213


D’autres écoutes. Shul vraiment un bel album.

Remonte le fil de ce blog : mettre au secret : captivant : et notamment le fil journal, voyage. L’anonymat n’est pas un problème, simplement source d’interrogations. Fais souvent ça à la découverte d’un site jusqu’alors inconnu : cette idée de vouloir remonter aux origines : d’en trouver l’incipit : comme on prendrait un livre par la première page : quand bien même un site n’est pas un livre. Et notamment ce passage (on pourrait exhumer quelques trucs aux préoccupations semblabes dans les archives de Fuir) :

Depuis le chômage, les journées sont lecture et écriture. Mais rezmeyer n’avance plus aussi vite, mes réflexions de comptable en repensant à mes vieux romans (reniés) : le premier 87 000 mots, le second 52 000 et le troisième 37 000. Aujourd’hui, 1 000 ou 2 000 me coûtent des jours entiers.
Je sais aussi ce qui l’explique : écrire est devenu un trajet (bannir les plans, le préconçu et le fixe) et ce trajet est une succession de ratés, d’impasses et d’errances.
Je peine à défricher.

Bloqué des heures, dans Ulysse, sur la phrase Pyrrhus, a pier. En réalité bloqué depuis des mois, mais l’ai laissée de côté, et dans ma tête ne résoudre le truc qu’une fois venue la veille de la publication ; on y est. Contexte : Stephen le vacataire pose des questions à ses élèves sur Pyrrhus. À l’un d’eux il demande : tu sais quelque chose sur Pyrrhus ? Ce à quoi il répond ce fameux : Pyrrhus m’sieur ? Pyrrhus, a pier. Évidemment le texte joue sur les sons : cet élève qui n’a en fait aucune idée de qui peut être Pyrrhus répond en ce raccrochant aux sons et il dit : Pyrrhus, un pire, en reprenant la première syllabe. Il aurait été facile de partir sur autre chose et de jouer sur d’autres sons (par exemple : Pyrrhus le russe, Pyrrhus l’iris, Pyrrhus pirate ou même Pyrrhus le réseau pear to pear), mais c’est une réplique qui a ensuite son importance un peu plus loin, Stephen reprenant la formule dans un autre jeu de mot (Le pont de Kingstown : un pont désappointé). En anglais, a pier, c’est un quai, une jetée. Les deux traductions papier sont à l’ouest : Morel laisse le mot tel quel un pier en italique, qu’il définit après une virgule : une jetée-promenade. La version 2004, sans jeu de mot, est pire : Pyrrhus, pire, tomber de môle en pire. J’aime assez l’idée de reprendre ce mot la jetée, plutôt que de partir sur un pont, ce que j’avais fait au départ.

Une autre possibilité serait de rajouter plus ou moins artificiellement quelque chose après Pyrrhus, par exemple : Tu sais quelque chose sur Pyrrhus, roi des Molosses ? / Pyrrhus roi des Molosses, un môle mais le mot môle il me hérisse. D’autres mots sont possibles : le quai, la digue, le dock, l’embarcadère...

Ce qu’en pense H. : m’engage à rester sur la jetée, ok. Et par exemple se rattraper aux branches et se servir de ce que Stephen appelle la fin de Pyrrhus : assommée par la tuile jetée par une mégère puis tué par un soldat (sachant que l’anecdote est dite un peu plus tard en monologue intérieur). Alors ça donnerait quelque chose comme ça :

- Toi, Armstrong. Tu sais quelque chose sur Pyrrhus ?
(...)
- Pyrrhus m’sieur ? Pyrrhus c’est pas une histoire de jetée ?
(...)
- Alors raconte-moi (...) cette histoire de jetée.
(...)
- Ben jetée m’sieur (...) Un truc qui sort de l’eau. Une espèce de pont. La jetée de Kingstown m’sieur.
(...)
- La jetée de Kingstown (...) Oui, un pont désappointé.

Une autre possibilité, que je note ici-même pour archive, aurait été de se servir de la phrase dite en Ulysse 381, et qui indique que l’élève concerné (Armstrong) en douce grignote des figues (ici des Figolu), ce qui donnerait ceci :

- Toi, Armstrong, range-moi ces figues. Tu sais quelque chose sur Pyrrhus ?
(...)
- Quoi m’sieur ? Pyrrhus c’est une digue ?
(...)
- Alors dis-moi (...) ce que t’entends par une digue.
(...)
- Ben une digue m’sieur (...) Un truc qui sort de l’eau. Une espèce de pont. La digue de Kingstown m’sieur.
(...)
- La digue de Kingstown (...) Oui, un pont désappointé.

Je teste sur H. : ça fonctionne pas !

Il est 19h04. En réalité, passé la journée à soit creuser Ulysse soit lire mettre au secret.

Mueller (87 mots) :

Pendant que les corps de Mueller & du cervidé &
de chacun des corps se gorgent d’eux-mêmes dans
le silence de leurs cocons (progressivement ils
fondent) un rayon bleu de soleil sec caresse la
silhouette féminine de ce phare planté dans les
flancs du désert. Il recouvre la face nord d’un
homme : cet homme : il boit avec les lèvres son
vin cerval (2 grosses lèvres en cul de poule) &
cet homme a pour nom Imke Leal, soit le Capitaƞ
de la garde, déchu, de la villofixoa. Lui-même.

Exceptionnellement ce billet est mis en ligne le jour même et ce afin que les notes sur Ulysse soient accessibles lors de la (prochaine) publication du fragment concerné. Les lecteurs de Mueller seront un peu perturbés (mais ils s’en remettront).

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Révisions

9 révisions

170213, version 10 (17 février 2013)

D’autres écoutes. Shul est vraiment un bel album.

Durant la nuit Coup de tête version epub était complètement terminé et c’était un manga.

Remonte le fil de ce blog : mettre au secret : captivant : et notamment le fil journal, voyage. L’anonymat de qui parle n’est pas un problème, simplement source d’interrogations. Fais souvent ça à la découverte d’un site jusqu’alors inconnu : cette idée de vouloir remonter aux origines : d’en trouver l’incipit : comme on prendrait un livre par la première page : quand bien même un site n’est pas un livre. Et notamment ce passage (on pourrait exhumer quelques trucs aux préoccupations semblabes dans les archives de Fuir) :

Bloqué des heures, dans [Ulysse->http://www [ Ulysse->http://www .fuirestunepulsion.net/ulysse/], sur la phrase Pyrrhus, a pier. En réalité bloqué j’y bloque depuis des mois, mais l’ai laissée de côté, et dans ma tête ne résoudre le truc qu’une fois venue problème la veille venue de la publication ; on y est. Contexte  : Stephen le vacataire pose des questions à ses élèves sur Pyrrhus. À l’un d’eux il demande : tu sais quelque chose sur Pyrrhus ? Ce à quoi il répond ce fameux : Pyrrhus m’sieur ? Pyrrhus, a pier. Évidemment le texte joue sur les sons : cet élève qui n’a en fait aucune idée de qui peut être Pyrrhus répond en ce raccrochant aux sons et il dit : Pyrrhus, un pire, en reprenant la première syllabe. Il aurait été facile de partir sur autre chose et de jouer sur d’autres sons (par exemple : Pyrrhus le russe, Pyrrhus l’iris, Pyrrhus pirate ou même Pyrrhus le réseau pear to pear), mais c’est une réplique qui a ensuite son importance un peu plus loin, Stephen reprenant la formule dans un autre jeu de mot (Le pont de Kingstown : un pont désappointé). En anglais, a a pier, , c’est un quai, une jetée. Les deux traductions papier sont à l’ouest : Morel laisse le mot tel quel un pier en italique, qu’il définit après une virgule : une jetée-promenade. La version 2004, sans jeu de mot, est pire : Pyrrhus, pire, tomber de môle en pire. J’aime assez l’idée de reprendre ce mot la jetée, plutôt que de partir sur un pont, ce que j’avais fait au départ jusqu’alors .

H., Traduire, Mueller, Nebular Spool
Exceptionnellement ce billet est mis en ligne le jour même et ce afin que les notes sur Ulysse soient accessibles lors de la (prochaine) publication du fragment concerné. Les lecteurs de Mueller seront un peu perturbés (mais ils s’en remettront).

170213, version 9 (17 février 2013)

Il est 19h04. En réalité, j’ai passé la journée à soit creuser Ulysse soit quasi tout lire mettre au secret.

Mueller (87 Mueller ( 87 mots) :

170213, version 8 (17 février 2013)

D’autres écoutes. [Shul->http://echopolite.com/Music/Album/Shul-4992] Shul est vraiment un bel album.

Durant la nuit Coup de tête version epub était complètement terminé et c’était un manga.

Remonte le fil RSS de ce blog : mettre au secret : captivant : et notamment le fil journal, voyage. L’anonymat de qui parle l’auteur n’est pas un problème, il est simplement source d’interrogations. Fais souvent ça à la découverte d’un site jusqu’alors inconnu : cette idée de vouloir remonter aux origines : d’en trouver l’incipit le début : comme on prendrait un livre par la première page : quand bien même un site n’est pas un n’a rien d’un livre. Et notamment ce passage (on pourrait exhumer quelques trucs aux préoccupations semblabes dans les archives de Fuir) :

170213, version 7 (17 février 2013)

- Alors raconte-moi dis-moi (...) cette ce que t’entends par une histoire de jetée.

.

(...)

170213, version 6 (17 février 2013)

Remonte le fil RSS de ce blog : mettre au secret : captivant  : et notamment le fil journal, et voyage. L’anonymat de l’auteur n’est pas un problème, il est simplement source d’interrogations. Fais souvent ça à la découverte d’un site jusqu’alors inconnu : cette idée de vouloir remonter aux origines : d’en trouver le début : comme on prendrait un livre par la première page : quand bien même un site n’a rien d’un livre. Et notamment ce passage (on pourrait exhumer quelques trucs aux préoccupations semblabes dans les archives de Fuir) :

170213, version 5 (17 février 2013)

Remonte le fil RSS de ce blog : mettre au secret : et notamment le fil journal et voyage. Fais souvent ça à la découverte d’un site jusqu’alors inconnu : cette idée de vouloir remonter aux origines : d’en trouver le début : comme on prendrait un livre par la première page : quand bien même un site n’a rien d’un livre. Et notamment [ce passage->http://mettre-au-secret.blogspot.fr/2013/01/25.html] (on pourrait exhumer quelques trucs aux préoccupations semblabes dans les archives de Fuir) :

<blockquote>

Depuis le chômage, les journées sont lecture et écriture. Mais rezmeyer n’avance plus aussi vite, mes réflexions de comptable en repensant à mes vieux romans (reniés) : le premier 87 000 mots, le second 52 000 et le troisième 37 000. Aujourd’hui, 1 000 ou 2 000 me coûtent des jours entiers.

Je peine à défricher.

</blockquote>

170213, version 4 (17 février 2013)

Bloqué des heures, dans Ulysse, sur la phrase Pyrrhus, a pier. En réalité j’y bloque depuis des mois, mais j’ai laissé de côté, me laissant résoudre le problème la veille venue de la publication, on y est. Stephen le vacataire pose des questions à ces élèves sur Pyrrhus. À l’un d’eux il demande : tu sais quelque chose sur Pyrrhus ? Ce à quoi il répond ce fameux : Pyrrhus m’sieur ? Pyrrhus, a pier. Évidemment le texte joue sur les sons : cet élève qui n’a en fait aucune idée de qui peut être Pyrrhus répond en ce raccrochant aux sons et il dit : Pyrrhus, un pire, en reprenant la première syllabe. Il aurait été facile de partir sur autre chose et de jouer sur d’autres sons (par exemple : Pyrrhus le russe, Pyrrhus l’iris, Pyrrhus pirate ou même Pyrrhus le réseau pear to pear), mais c’est une réplique qui a ensuite son importance un peu plus loin, puisque Stephen reprend ce mot dans un autre jeu de mot (Le pont de Kingstown : un pont désappointé). En anglais, a pier, c’est un quai, une jetée. Les deux traductions papier sont à l’ouest : Morel laisse le mot tel quel un pier en italique, qu’il définit après une virgule : une jetée-promenade. La version 2004, sans jeu de mot, est pire : Pyrrhus, pire, tomber de môle en pire. J’aime assez l’idée de reprendre ce mot [la jetée->http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1462], J’aime assez l’idée de reprendre ce mot la jetée , plutôt que de partir sur un pont, ce que j’avais fait jusqu’alors.

170213, version 3 (17 février 2013)

Qu’en pense H. : m’engage à rester sur la jetée, ok. Et par exemple se rattraper aux branches et se servir de ce que Stephen appelle la fin de Pyrrhus : assommée par la tuile jetée par une mégère puis tué par un soldat (sachant que l’anecdote est dite un peu plus tard en monologue intérieur). Alors ça donnerait quelque chose comme ça :

- Toi, Armstrong. Tu sais quelque chose sur Pyrrhus ?

- La jetée de Kingstown (...) Oui, un pont désappointé.

Une autre possibilité, que je note ici-même pour archive, aurait été de se servir de la phrase dite en Ulysse 381, et qui indique que l’élève concerné (Armstrong) en douce grignote des figues (ici des Figolu), ce qui donnerait ceci :

- Toi, Armstrong, range-moi ces figues. Tu sais quelque chose sur Pyrrhus ?

- La digue de Kingstown (...) Oui, un pont désappointé.

170213, version 2 (17 février 2013)

Bloqué des heures, dans Ulysse, sur la phrase Pyrrhus, a pier. En réalité j’y bloque depuis des mois, mais j’ai laissé de côté, me laissant résoudre le problème la veille venue de la publication, on y est. Stephen le vacataire pose des questions à ces élèves sur Pyrrhus. À l’un d’eux il demande : tu sais quelque chose sur Pyrrhus ? Ce à quoi il répond ce fameux : Pyrrhus m’sieur ? Pyrrhus, a pier. Évidemment le texte joue sur les sons : cet élève qui n’a en fait aucune idée de qui peut être Pyrrhus répond en ce raccrochant aux sons et il dit : Pyrrhus, un pire, en reprenant la première syllabe. Il aurait été facile de partir sur autre chose et de jouer sur d’autres sons (par exemple : Pyrrhus le russe, Pyrrhus Pyrhus l’iris, Pyrrhus pirate ou même Pyrrhus le réseau pear to pear), mais c’est une réplique qui a ensuite son importance un peu plus loin, puisque Stephen reprend ce mot dans un autre jeu de mot (Le pont de Kingstown : un pont désappointé). En anglais, a pier, c’est un quai, une jetée. Les deux traductions papier sont à l’ouest : Morel laisse le mot tel quel un pier en italique, qu’il définit après une virgule : une jetée-promenade. La version 2004, sans jeu de mot, est pire : Pyrrhus, pire, tomber de môle en pire. J’aime assez l’idée de reprendre ce mot la jetée, plutôt que de partir sur un pont, ce que j’avais fait jusqu’alors.

Une autre possibilité serait de rajouter plus ou moins artificiellement quelque chose en plus de Pyrrhus, exemple : Tu sais quelque chose sur Pyrrhus, roi des Molosses ? / Pyrrhus roi des Molosses, un môle mais le mot môle il me hérisse. D’autres mots sont possibles : le quai, la digue, le dock, l’embarcadère...

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