250213


D’autres autres neiges. Elles n’ont pas de nom et elles n’ont pas de goût et elles n’ont pas de texture et nous les piétinons.

Commence L’employé de Guillermo Saccomanno (l’oublie dans un tiroir). Pourquoi je pense à Brebis galeuses, lu cet été, je sais pas trop.

Lui, sa passion, ce sont les revues scientifiques. Plus la science avance dans ses recherches sur l’être humain, plus elle s’éloigne de la connaissance de l’âme. Parce que l’approche de la vérité est celle de la douleur.

Guillermo Saccomanno, L’employé, Asphate, traduction Michèle Guillemont

Vie grise : ils nous font relire et resigner sous surveillance électronique ce qu’ils appellent le Code. Il n’y a pas de chauffage et un trou dans le mur. Pendant deux heures, dedans, des gants. Et puis je joue au manager. Je dis t’as cinq minutes ? Je dis ferme la porte du bureau tu veux bien ? Je dis assieds-toi. Je dis faut qu’on se parle.

Dans le métro un mec sous un bonnet mailles larges et une grosse écharpe et d’autres grammes textiles sur ses kilos de chair et en réalité ce mec n’est pas un mec : rien que deux yeux dessous.

Mueller (187 mots) :

Une voix derrière le verre liquide d’Imke Leal.
Elle dit : - Il me manque une phalange à l’oeil
droit. Quand je cligne, la paupière suit l’élan
de l’étoile qui me plisse les commissures aux 2
coins des 2 yeux, juste là, regarde. Mais quand
je me penche tout près des tiens, comme je suis
en train de le faire, j’ai l’impression d’avoir
un pied dans le vide, d’être suspendu aux cimes
d’un pic, n’importe quel pic, d’être fouetté au
visage par des rafales pauvres en oxygène. J’ai
l’impression de faire face au blizzard, d’avoir
dans la gorge des stalagmites qui me poussent &
qui crèvent les parois des trachées. J’ai comme
l’impression d’en renifler les fontes mais sous
forme de sang. J’ai l’impression de tutoyer les
fractales une à une. Voilà pourquoi je cligne :
je cligne & je tiens longuement la paupière sur
le fil de mes cils & je tiens fort le noir dans
la paupière pliée & je tiens & je tiens jusqu’à
ce que mon corps se réchauffe, jusqu’à ce qu’il
oublie au bord de quoi il se tient quand il est
ainsi suspendu à l’encre de tes pupilles vides.

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Révisions

5 révisions

250213, version 6 (1er mars 2013)

Commence [L’employé L’employé de Guillermo Saccomanno -> http://blog . Saccomano ( l’oublie dans un tiroir ). epagine.fr/index.php/2012/11/lemploye-de-guillermo-saccomanno-asphalte-editions/] (l’oublie dans un tiroir). Pourquoi je pense à Brebis galeuses, lu cet cet été , je ne sais pas trop . été, je sais pas trop.
Boulot, Métro, Croquis, Kurt Steiner, Mueller, Guillermo Saccomanno

250213, version 5 (1er mars 2013)

D’autres autres neiges. Elles n’ont pas de nom et elles n’ont pas de goût goûts et elles elle n’ont pas de texture et nous les piétinons.

Commence L’employé de Guillermo Saccomano (l’oublie dans un tiroir). Pourquoi je Curieusement pense à Brebis galeuses , galeuses lu cet été, je ne sais pas trop .

Vie grise Vie grise : ils nous font relire et resigner sous surveillance électronique ce qu’ils appellent le Code. Il n’y a pas de chauffage et un trou dans ma fenêtre. Pendant deux heures, dedans pourtant , je taffe avec des gantsen guise de doigts . Je joue au manager. Je dis t’as cinq minutes ? Je dis ferme la porte du bureau tu veux bien ? Je dis assieds-toi. Je dis faut qu’on se parle.

250213, version 4 (26 février 2013)

Commence L’employé de Guillermo Saccomano (mais je l’oublie dans un mon tiroir). Curieusement je pense à Brebis galeuses que j’ai lu cet été.

Vie grise : ils nous font relire et resigner sous surveillance électronique ce qu’ils appellent le Code. Il n’y a pas de chauffage et un trou dans ma fenêtre. Pendant deux heures je taffe avec des gants en guise de par dessus les doigts. Je joue au manager. Je dis t’as cinq minutes ? Je dis ferme la porte du bureau tu veux bien ? Je dis assieds-toi. Je dis faut qu’on se parle.

Mueller (187 mots) :

Une voix derrière le verre liquide d’Imke Leal.

ainsi suspendu à l’encre de tes pupilles vides.

250213, version 3 (25 février 2013)

Vie grise : ils nous font relire et resigner sous surveillance électronique ce qu’ils appellent le Code. Il n’y a pas de chauffage et un trou dans ma fenêtre. Pendant deux heures je taffe avec des gants par dessus les doigts. Je joue au manager. Je dis t’as cinq minutes ? Je dis ferme la porte du bureau tu veux bien ? Je dis assieds-toi. Je dis faut qu’on parle.

250213, version 2 (25 février 2013)

Vie grise : ils nous font relire et resigner sous surveillance électronique ce qu’ils appellent le Code. Je joue au manager. Je dis t’as cinq minutes ? Je dis ferme la porte du bureau tu veux bien ? Je dis assieds-toi. Je dis faut qu’on parle.

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