080313


Rayon enfantillages, broutilles, riens.
Rayon drogue, addiction, envoûtement, sortilège.
Rayon suffocation.
Rayon y croire, ne plus y croire, tirer un trait.
Rayon y revenir.
Rayon tout est un signe, déductions et calculs.
Rayon oubli, vieillesse, amertune, sagesse : n’est pas encore ouvert.

Anne Savelli, Décor Lafayette, Inculte, P. 102.

Alors, bien sûr, faut qu’on soit un huimars pour qu’on nous sorte une sélection, je parle de la radio, pour qu’on nous sorte une sélection de compositrices, quelle tristesse, je parle pas que de la radio, mais on me donne un nom, Ilse Weber, et le nom d’une chanson qui s’appelle Wiegala.

Des années le dernier train avec H. Lui dis : y a deux types de personnes, ceux qui regardent dans la boîte et ceux qui regardent pas. Beaucoup d’yeux dans la 14 regardent, y en a même une qui dit à voix haute et en faisant le geste : il a une tâche blanche sur le nez !

À bord du 6689. Elle lit le dernier Elle (Spécial beauté : un corps pour l’été, tout de suite), lui un gros bouquin blanc (Développez en Ajax). Les nouvelles érotiques que E. m’a envoyées y a six mois et je lui dis sur les réseaux la phrase : j’ai lu tes Insomnies.

Commence le Toxic 1, un truc où des insectoïdes de l’espace mangent des phalanges humaines puis je repense au mec vu sur la 6 juste avant le départ, genre jeune, amputé sous le genou mais sans prothèse, il refuse de s’asseoir dans la rame quand on lui dit, il fait tourner dessous ses doigts le plastique des béquilles (après Coup de tête je sais que je serai toujours sensible à ce genre de corps-là).

Mueller (168 mots) :

Une voix derrière le verre liquide d’Imke Leal.
Elle dit : - La tête de l’homme décapité, blême
& frêle & soudée à nouveau sur sa nuque, dit un
seul mot en réponse : kasm’r, ce qui veut dire,
dans la langue des anciens perkes, une histoire
de regrets éternels. Ceci dit, il ne refusa pas
l’offre du Collur pour autant, peut-être car la
tête de la horde le conduirait enfin à une mort
certaine ? Peut-être par haine du Collur soumis
sous ses orteils ? Peut-être par orgueil ? Sous
le contrôle du vent du sud, l’homme décapité se
mit à genoux face au Collur & sa paume posée là
où son crâne se creuse il devint le Collur & le
Collur devint cet homme décapité. Il fut laissé
tel quel, à genoux dans les sables, paume posée
sur un crâne disparu. Le Collur s’en alla comme
si de rien & héla sa horde taone à reprendre la
course sur l’échine de la steppe. Un énorme vol
de poussière se gonfla en direction de l’ouest.

<  -  >

Partager

Révisions

5 révisions

080313, version 6 (12 mars 2013)

Alors, bien sûr, faut qu’on soit un huimars pour qu’on nous sorte une sélection, je parle de la radio, pour qu’on nous sorte une sélection de compositrices, quelle tristesse, je parle pas que de la radio, mais on me donne un nom, Ilse Weberce nom , et le nom d’une chanson qui s’appelle Wiegala.

À bord du 6689. Elle lit le dernier Elle Elle (Spécial beauté : un corps pour l’été, tout de suite), lui un gros bouquin blanc (Développez en Ajax). Les nouvelles érotiques que [E E .->mot28] m’a envoyées y a six mois et je lui dis sur les réseaux la phrase : j’ai lu tes Insomnies.

Commence le [Toxic 1->http://www.epagine.fr/9782363761880-toxic-episode-1-stephane-desienne/]Commence le Toxic 1 , un truc où des insectoïdes de l’espace mangent des phalanges humaines puis je repense au mec vu sur la 6 juste avant le départ, genre jeune, amputé sous le genou sans mais sans prothèse, il refuse de s’asseoir dans la rame quand on lui dit l’invite , il qui fait tourner dessous ses doigts le plastique des béquilles (après Coup de tête je sais que je serai toujours sensible à ce genre de corps-là).

Train, Adolescence, Coup de tête, Amputation, E., Croquis, Corps, H., Lapins, Anne Savelli, Mueller, Stéphane Desienne, Ilse Weber

080313, version 5 (12 mars 2013)

<blockquote>

Rayon enfantillages, broutilles, riens.

Rayon oubli, vieillesse, amertune, sagesse : n’est pas encore ouvert.

Anne Savelli, Décor Lafayette, Inculte, P. 102.

</blockquote>

Alors, bien sûr, faut qu’on soit un huimars huit mars pour qu’on nous sorte une sélection, je parle de la radio, pour qu’on nous sorte une sélection de compositrices, quelle tristesse, je parle pas que de la radio, mais on me donne découvre malgré tout un nom, ce serait Ilse Weber ce nom , et le nom d’une chanson qui s’appelle [Wiegala->http://www . Wiegala . youtube.com/watch ?v=cAN5qjcAn8w].

080313, version 4 (10 mars 2013)

Alors, bien sûr, il faut qu’on soit un huit mars pour qu’on nous sorte une sélection, je parle de la radio, pour qu’on nous sorte une sélection de compositrices, quelle tristesse, je parle pas que de la radio, mais je découvre malgré tout un nom, ce serait Ilse Weber, et le nom d’une chanson qui s’appelle Wiegala.

Commence l’épisode un de Toxic Toxique , un truc où des gros insectoïdes de l’espace mangent des phalanges humaines puis je repense au mec vu sur la 6 juste avant le départ, bien jeune, amputé sous le genou sans prothèse, qui refuse de s’asseoir dans la rame quand on le lui propose, et qui fait tourner sous ses doigts le plastique des béquilles, et après Coup de tête sais que je serai à jamais sensible à ce genre de corps-là.

080313, version 3 (9 mars 2013)

Mueller (168 mots) :

Une voix derrière le verre liquide d’Imke Leal.

de poussière se gonfla en direction de l’ouest.

080313, version 2 (9 mars 2013)

Alors, bien sûr, il faut qu’on soit un huit mars pour qu’on nous sorte une sélection, je parle de la radio, pour qu’on nous sorte une sélection de compositrices, quelle tristesse, je parle pas que de tout plus la radio, mais je découvre malgré tout un nom, Ilse Weber, et le nom d’une chanson qui s’appelle Wiegala.

Des années que j’avais pas pris le train avec H. Lui dis : y a deux types de personnes, ceux qui regardent dans la boîte et ceux qui regardent pas. Beaucoup d’yeux dans la 14 regardent, y en a même une qui dit à voix haute et en faisant le geste : il a une tâche blanche sur le nez !

À bord du 6689, en face elle lit le dernier Elle (Spécial beauté : un corps pour l’été, tout de suite), lui un gros bouquin blanc (Développez en Ajax). Lu les nouvelles érotiques qu’E. m’a envoyées y a six mois et lui écris dans la foulée : j’ai lu tes Insomnies, je lui dis.

Commence l’épisode un de Toxique, un truc où des gros insectoïdes de l’espace mangent des phalanges humaines puis je repense au mec vu sur la 6 juste avant le départ, bien jeune, amputé sous le genou sans prothèse, qui refuse de s’asseoir dans la rame quand on le lui propose, et qui fait tourner sous ses doigts le plastique des béquilles, et après Coup de tête sais que je serai à jamais sensible à ce genre de corps-là.

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |