100313


Sur web, des lectures essentielles : par exemple la série écrire, c’est courir sur un cri de Mahigan Lepage que Virgnie Clayssen rapproche des Lettres à un jeune poète. Ecrire, crier, crire. Truc avec lequel suis moins d’accord, une phrase où il est dit que le roman ne crie plus (me semble que c’est un fantasme ou bien une coquetterie de langue française). Pas grave, cette série de sept textes porte elle-même un cri juste, fort. Y trouve aussi passage que je note pour ma vraie collection de fuir est une pulsion adolescentes :

À dix-sept ans, quand j’ai fini mon secondaire, j’ai voulu casser cette inhibition de mouvement. Je suis parti dans l’Ouest sur le pouce, seul, presque sans argent. J’ai tenté de fuir, de dépêcher mon pas loin en avant. Mais le réel est ardu, je m’en suis vite rendu compte. Pour fuir en aventurier, et continuer la route longtemps, vivre ainsi, il m’aurait fallu une force que je n’avais pas. Je me suis rendu jusqu’à Banff, j’ai travaillé dans un hôtel, et quand je me suis fait mettre à la porte, je suis rentré chez ma mère dans le Bas-Saint-Laurent.

Dans la nuit, un tweet de Julien Boutonnier, et je suis très touché, et même le lui dis :

Au restau dans le Forez pour fêter les soixante à mon père : homard³. Détour par la Haute-Loire pour qu’H. découvre la vieille maison en pierre près d’un village masqué dans la vallée.

Photo H.

Mueller (306 mots) :

Une voix derrière le verre liquide d’Imke Leal.
Elle dit : - Comme je crois te l’avoir déjà dit
les murs de la citadelle étaient lisses & il se
trouve que ce détail a son importance. Le corps
de l’homme décapité, la conscience du Collur en
la carcasse emprisonnée, s’est précipité sur ce
mur les paumes en avant & a imploré le peuple à
l’intérieur des murs de lui ouvrir. Personne ne
lui a répondu. Le corps de l’homme décapité, la
conscience du Collur tourbillonnant dessous ses
os brisés, tenta ensuite d’escalader ces murs :
mais crois-tu qu’il se passa ? Le mur lisse eut
le réflexe de recracher son corps sur le sable.
L’homme décapité hurla de toute sa gorge rauque
décapitée pour implorer qu’on lui ouvre mais là
encore, personne ne lui ouvrit. Il jeta ensuite
tous ses kilos de corps contre le derme lisse &
glacé des murs mais son corps se brisa avant de
se resouder à nouveau. Il fit plusieurs fois le
tour de la citadelle en hurlant. Dans un sens &
dans un autre : sans résultat. Ce que j’ai omis
de te dire, c’est que cette citadelle avait une
porte, une gigantesque porte lisse. Or au coeur
de cette porte il y avait une poignée. Le corps
de l’homme décapité est passé tant de fois face
à cette porte, tant & tant de fois devant cette
poignée, sans jamais la voir, ni la reconnaître
ni l’effleurer de chaque bout de ses doigts. Il
ne l’a jamais vue & aujourd’hui encore il ne la
voit pas. Car il faut que tu saches, toi le fou
furieux, toi l’assassin, toi le pris au piège à
même sa propre peau, qu’un homme des hordes, un
Collur qui plus est, en perpétuel mouvement sur
l’échine de la steppe, dis-toi qu’il n’a jamais
vu ni aperçu aucune porte ou poignée de sa vie.

<  -  >

Partager

Révisions

4 révisions

100313, version 5 (14 mars 2013)

H., Mahigan Lepage, Rainer Maria Rilke, Père, Ailleurs, Mueller, Julien Boutonnier

Sur webaussi , des lectures essentielles : par exemple la série écrire, c’est courir sur un cri de Mahigan Lepage que Virgnie Clayssen rapproche des Lettres à un jeune poète. Ecrire, crier, crire. Truc avec lequel suis moins d’accord, une phrase où il est dit que le roman ne crie plus (me semble que c’est un fantasme ou bien une coquetterie de langue française). Pas grave, cette série de sept textes porte elle-même un cri juste, fort, rauque . Y trouve aussi un passage que je note pour ma vraie collection de fuir est une pulsion adolescentes :

Dans la nuit, un tweet de Julien Boutonnier, et je suis très touché, et même je le lui dis :

Au restau restaurant dans le Forez pour fêter les soixante à mon père : un homard³. Détour par la Haute-Loire pour qu’H. découvre voie la vieille maison en pierre près d’un village masqué dans la vallée.

100313, version 4 (14 mars 2013)

Sur web aussi, des lectures essentielles : par exemple le cas de la série [écrire écrire , c’est courir sur un cri de Mahigan Lepage->http://www . Lepage que Virgnie Clayssen rapproche des Lettres à un jeune poète . mahigan.ca/spip.php ?rubrique68] que [Virgnie Clayssen->http://www.archicampus.net/wordpress] [rapproche->https://twitter.com/mahiganl/status/310646294253281280] des [Lettres à un jeune poète->http://www.publie.net/fr/ebook/9782814502451/lettres-a-un-jeune-poete]. Ecrire, crier, crire. Truc avec lequel suis moins d’accord, une phrase où [il est dit->http://www.mahigan.ca/spip.php?article318] Une chose avec laquelle je suis en désaccord , une phrase il est dit que sans doute le roman ne crie plus ( , qui est il me semble que c’est un une sorte de fantasme ou bien une coquetterie de langue française ( ou francophone ou francophile ). Pas grave Peu importe , cette série de sept textes porte elle-même un cri juste , fort, rauque . Y [trouve->http://www.mahigan.ca/spip.php?article313] aussi Y trouve même un passage que je note pour ma [vraie collection->article1029] vraie collection de fuir est une pulsion adolescentes  : de fuir est une pulsion adolescentes :
png/capture_d_ecran_2013-03-14_a_19.26.16.png

100313, version 3 (11 mars 2013)

Mueller (306 mots) :

Une voix derrière le verre liquide d’Imke Leal.

vu ni aperçu aucune porte ou poignée de sa vie.

100313, version 2 (10 mars 2013)

Sur web aussi, des lectures essentielles : le cas de la série écrire, c’est courir sur un cri de Mahigan Lepage que Virgnie Clayssen rapproche des Lettres à un jeune poète . . que Virgnie Clayssen rapproche des Lettres à un jeune poète. Ecrire, crier, crire. Une chose avec laquelle je suis en désaccord, une phrase où il est dit que sans doute le roman ne crie plus, qui est il me semble une sorte de comme un fantasme ou bien une coquetterie française (ou francophone ou francophile). Peu importe, cette série de sept textes porte elle-même un cri fort. Y trouve même un passage que je note pour ma vraie collection de fuir fuir est une pulsion pulsion adolescentes :

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |