040413


Un rêve sur l’incommunicabilité : j’essaye de dire à E. quelque chose d’important, je sais pas quoi, mais important, et chaque fois que j’essaye la trame scénaristique me balance dans le passé, alors je dois faire l’effort de revenir au temps présent, un autre temps présent, dans un autre lieu, d’autres circonstances, pour essayer de lui dire à nouveau, avant d’être rejeté dans le passé encore. Il y a du verre brisé, des passerelles vides suspendues dans les airs, dans des centres commerciaux décharnés, et elle me demande, E. je veux dire, tu connais mon mari ?, et oui, c’est le cas, mais c’est la première fois qu’elle me parle dans un langage d’adulte, mon mari, rêve et réalité confondus, alors c’est pas conforme, comme langue, non pas conforme.

Termine mes petits envois Coup de tête papier, première vague. Aucun des trois témoins d’amputation n’a répondu à mon mail demandant une adresse, ou plutôt : un mail m’est revenu undelivered, un autre est resté sans réponse et le troisième, et bien, j’ai jamais eu de lui qu’un numéro de tel égaré depuis longtemps. Dommage.

Le soir, attendant H., prépare du manj avec mes véritables mains humaines. Sur Arte, épisode 1 et 2 de Real humans, super. H. me dit de lire Les robots.

Mueller (277 mots) :

Le missaire insulté a des pouces tout autour des
points cardinaux de sa cage thoracique : d’abord
sur les os & ensuite sur la chair. Apparaissent,
disparaissent, repoussent à d’autres endroits où
la peau les dessine. – C’esta moa qwe to cauzu ?
Mueller acquiesce. – Ja ne suiz pazarmé. Mueller
s’en fiche. – Doit bien y avoir quelqu’un dedans
la ville qui a un arc & des flèches ou un sabre,
non ? qu’il lui dit. – Ja ne suiz pazarmé, qu’il
répète, le missaire. L’autre missaire, mutique &
couard, s’écrase. Du sable remonte le long d’une
de ses chevilles. Mueller a l’épine vertébrale &
les os scapulaires qui tremblotent : il veille à
rester bien face au missaire. – Quel est son nom
à ta ville, missaire ? – Thoaar eg, répond l’une
des bouches du missaire. – Thoaar eg, répète Iav
Samot la main jaune, la bouche pleine de craie &
de suie mélangées. – Thoaar eg, dit le missaire.
— Et personne à Thoaar eg n’a de sabre, d’arc ou
de rocs ? Je mets ma vie en jeu au sakderocs. Je
t’attends, va me chercher des rocs. Des nuages &
des visages de poussières s’élèvent derrière les
2 missaires. C’est le chaos de la ville veltige.
L’oeil de Ra tourbillonne dans les volutes de la
poussière. – Sal ano centa kaz, lui dit le grand
missaire, celui de droite, ce qui est plutôt dur
à traduire en l’état. Ce que Mueller a entendu &
compris a rapport avec l’absorption de poussière
par la bouche & les yeux & il l’interprète comme
une menace. – Aboule mes rocs, sakamierdaze, dit
Mueller, de la pisse chaude prête à gicler là où
sa bite se tord. Les 2 bouches bluffent. Je sais
ce que je dis : suis idéalement bien placé pour.

<  -  >

Partager

Révisions

3 révisions

040413, version 4 (8 avril 2013)

Coup de tête, Amputation, E., H., Temps, Rêve, Mueller, Real Humans, Isaac Asimov
Un rêve sur l’incommunicabilitépermanente : j’essaye de dire à [E E .->mot28] quelque chose d’important important , je sais pas quoi, mais important, et chaque fois que j’essaye la trame scénaristique me balance dans le passé, alors je dois faire l’effort de revenir au temps présent, un autre temps présent, dans un autre lieu, d’autres circonstances, pour essayer de lui dire à nouveau, avant d’être rejeté dans le passé encore. Il y a du verre brisé, des passerelles vides suspendues dans les airs , dans des centres commerciaux décharnés, et elle me demande, [E E .->mot28] je veux dire, tu connais mon mari ?, et oui, c’est le cas, mais c’est la première fois qu’elle me parle dans un langage d’adulte, mon mari, rêve et réalité confondus, alors c’est pas conforme, comme langue, non pas conformedu tout .

040413, version 3 (6 avril 2013)

Un rêve sur l’incommunicabilité permanente : j’essaye de dire à E. , dire quelque chose important, je sais pas quoi, mais important, et chaque fois que j’essaye la trame scénaristique me balance dans le passé, alors je dois faire l’effort de revenir au temps présent, un autre temps présent, dans un autre lieu, d’autres circonstances, pour essayer de lui dire à nouveau, avant d’être rejeté dans le passé encore. Il y a du verre brisé, des passerelles vides dans des centres commerciaux décharnés, et elle me demande, E. je veux dire , tu connais mon mari ?, et oui, c’est le cas, mais c’est la première fois qu’elle me parle dans un langage d’adulte, mon mari , rêve et réalité confondus, alors c’est ça me paraît pas conforme, comme cette langue, pas conforme du tout.

Termine mes petits envois Coup de tête en papier, la première vague du reste. Aucun des trois témoins d’amputation n’a n’ont répondu à mon mail leur demandant une leur adresse, ou plutôt : un mail m’est revenu non delivered, un autre est resté sans réponse non répondu et le troisièmelarron , et bien, j’ai je n’ai jamais eu de lui qu’un numéro de tel téléphone égaré depuis longtemps. Dommage.

040413, version 2 (5 avril 2013)

Le soir, attendant H., prépare du manj avec mes véritables mains humaines. Sur Arte, épisode 1 et 2 de Real humans, surprenant, aime beaucoup. H. me dit de lire Les robots.

Mueller (277 mots) :

Le missaire insulté a des pouces tout autour des

ce que je dis : suis idéalement bien placé pour.

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |