230413


Suis pas certain de vouloir vivre dans un monde où une marque (quelle que soit cette marque) te demande, à 7h13 du mat’, quelle est la première chose que tu fais, justement, le matin. Dans un avenir plus ou moins proche ces mêmes marques nous parleront de vives voix sans notre accord, dans le bruit blanc de nos crânes dopés aux stéroïdes de communication (Twitter n’est qu’un préambule). Seul véritable luxe, le silence. Tout le monde n’aura pas les moyens d’en avoir, tout comme en Chine présente, selon cette émission cathodique, les pauvres bouffent de la bouffe de pauvre, issue de bêtes malades, contaminées, et les élites s’approvisionnent dans des biofermes secrètes réservées à leur seule consommation. D’ailleurs, nous approchons doucement de la date fatidique du 21 octobre 2015, jour où Marty et le Doc mettent un pied dans le futur de Retour vers le futur II, qui est un futur probablement aussi désespérant que le présent de l’époque, que notre présent actuel, et dans lequel la littérature numérique n’existe pas, au contraire du papier anti-poussière et des voitures volantes.

Deux mails dans la journée : l’un concerne cette lecture autour des vases communicants, le 2 mai prochain, à la bibliothèque Faidherbe, et suite auquel je me demande encore quel texte je pourrais lire (je pense à trois : Triac, Atacama metropolis et Cent-énième étage) ; l’autre est un spam envoyé par l’Etablissement Français du sang en Ile de France qui m’encourage à donner quelques litres du mien, auquel je souhaiterais répondre (mais je ne le ferai pas) qu’en tant que dep mon sang l’Etat français il n’en veut pas, alors je me le garde.

Parfois, une fois la journée close, ne chercher qu’une seule chose : débarrasser nos peaux de leurs couches synthétiques en faux polyester et plonger son squelette sous une eau bouillonnante jusqu’à faire abstraction non seulement de toutes choses mais surtout de toutes formes de choses. S’en servir les jours de crâne, ne surtout pas se laisser enfermer sous la douleur, la dissoudre à l’eau chaude, et si j’ai une pensée pour l’oeil de demain, victime qui sait de toutes les formes envisageables de la postapocalypse, qui vit lui dans un monde où l’eau claire est comptée, probablement, mais qui me lit malgré tout grâce aux copies carbones réalisées sur le réseau à mon insu dans notre monde présent, je m’excuse, sincèrement, de ce grand gaspillage d’eau potable, mais cette eau que j’arrache à l’avenir est aussi une eau qui m’est précieuse, elle qui m’épargnera si j’ai de la chance une dose de paracétamol de plus, létale nécessairement, tant je me doute que d’ici 2055 le paracétamol aura été reconnu nocif pour la santé humaine, capable de faire germer sous les crânes qui en usent, devenus pommes de terres, des armées de racines concentriques mastiquantes.

Mueller (115 mots) :

Le fiable n’a pas eu le temps d’utiliser son nez
ou ses lèvres pour m’expliquer, au juste, ce qui
avait motivé son récit de la villofixoa que nous
avions traversée plusieurs jours plus tôt... Une
tête bien ronde a explosé. La sienne. Une flèche
en tek, sculptée au coeur, est apparue de part &
d’autre de son crâne mou. Une gerbe de sang ocre
a embrassé le visage de Mueller qui sourit & s’y
lèche la moustache & la barbe. Goût de girolle &
de cendres & d’acier. Il s’échappe de lui-même &
de sa carcasse tendre comme on ôte un vêtement :
debout sur ses 2 jambes il profite du soleil sur
ses yeux. Les corps se regardent. Mueller aussi.

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5 révisions

230413, version 6 (27 avril 2013)

Migraine, Homosexualité, Temps, Vases communicants, Postapocalypse, Mueller

Suis pas certain de vouloir vivre dans un monde où une marque (quelle que soit cette marque) te demande, à 7h13 du mat ’, matin , quelle est la première chose que tu fais, justement, le matin. Dans un avenir plus ou moins proche ces mêmes marques nous parleront de vives voix sans notre accord, dans le bruit blanc de nos crânes dopés aux stéroïdes de communication (Twitter n’est qu’un préambule). Seul véritable luxe, le silence. Tout le monde n’aura pas les moyens d’en avoir de se l’offrir , tout comme en Chine présente, selon cette émission cathodique, les pauvres bouffent de la bouffe de pauvre, issue de bêtes malades, contaminées, et les élites s’approvisionnent dans des biofermes secrètes réservées à leur seule consommation. D’ailleurs, nous approchons doucement de la date fatidique du 21 octobre 2015, jour où Marty et le Doc mettent un pied dans le futur de Retour vers le futur II, qui est un futur probablement aussi désespérant que le présent de l’époque, que notre présent actuel, et dans lequel la littérature numérique n’existe pas, au contraire du papier anti-poussière et des voitures volantes.

Deux mails dans la journée : l’un concerne cette lecture autour des vases communicants, le 2 mai prochain, à la bibliothèque Faidherbe, et suite auquel je me demande encore quel texte je pourrais lire (je pense à trois : [Triac->http://lafilledesastres.com/2011/12/01/guillaume-vissactriac/], [Atacama metropolis->http://sauvageana.blogspot.fr/2012/05/vases-communicants-mai-2012-guillaume.html] et [Cent-énième étage->http://www.theoneshotmi.com/2012/01/guillaume-vissac-au-cent-enieme-etage.html], le 2 mai prochain , à la bibliothèque Faidherbe , et suite auquel je me demande encore quel texte au juste je pourrais lire ( je pense à trois  : Triac , Attacama metropolis et Cent-énième étage ) ; l’autre est un spam envoyé par l’Etablissement Français du sang en Ile de France qui m’encourage à donner quelques litres du mien, auquel je souhaiterais répondre (mais je ne le ferai pas) qu’en tant que dep dep mon sang l’Etat français il n’en veut pas , alors je me le garde . mon sang l’Etat français il n’en veut pas, alors je me le garde.

230413, version 5 (27 avril 2013)

Un autre accident de voiture frôlé de près mais il nous dit, sa main sur nos épaules, de ne pas nous en faire, et qu’il est là pour nous.

Suis pas certain de vouloir vivre dans un monde où une marque (quelle que soit cette marque) te demande, à 7h13 du matin, quelle est la première chose que tu fais, justement, le matin. Dans un avenir plus ou moins proche ces mêmes marques nous parleront de vives voix sans attendre notre accord, dans le bruit blanc silence bourdonnant de nos crânes dopés aux stéroïdes de communication (Twitter n’est qu’un préambulebalbutiant ). Seul véritable luxe, le silence. Tout le monde n’aura pas les moyens de se l’offrir, tout comme en Chine présente, selon [cette émission cathodique->http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3356-c-effet-papillon.html]Le véritable luxe , justement , ce sera le silence , tout le monde n’aura pas les moyens de se l’offrir , tout comme en Chine présente , selon cette émission cathodique , les pauvres bouffent de la bouffe de pauvre, issue de bêtes malades, contaminées, et les élites s’approvisionnent dans des biofermes secrètes réservées à leur seule consommation. D’ailleurs, nous approchons doucement de la date fatidique du 21 23 octobre 2015, jour où Marty et le Doc mettent un pied dans le futur de Retour vers le futur II, qui est un futur probablement aussi désespérant que le présent de l’époque, que notre présent actuel, et dans lequel la littérature numérique n’existe pas, au contraire du papier anti-poussière et des voitures volantes.

230413, version 4 (25 avril 2013)

Suis Je ne suis pas certain de vouloir vivre dans un monde où une marque (et quelle que soit cette marque) te me demande, à 7h13 du matin, quelle est la première chose que tu je fais, justement, le matin. Dans un avenir plus ou moins proche ces mêmes marques nous parleront de vives voix sans attendre notre accordpour les entendre , dans le silence bourdonnant de nos crânes dopés aux stéroïdes de communication (Twitter n’est qu’un préambule balbutiant). Le véritable luxe, justement , ce sera le silence, et tout le monde n’aura pas les moyens de se l’offrir, tout un peu comme en Chine présente actuelle , selon cette émission cathodique, les pauvres bouffent de la bouffe de pauvre, issue de bêtes malades, contaminées, et les élites s’approvisionnent dans des biofermes fermes bio secrètes réservées à leur seule consommation. D’ailleurs, nous approchons doucement de la date fatidique du 23 octobre 2015, jour où Marty et le Doc mettent un pied dans le futur de Retour vers le futur II, qui est un futur probablement aussi désespérant que le présent de l’époque, que notre présent actuel, et dans lequel la littérature numérique n’existe pas, au contraire du papier anti-poussière et des voitures volantes.

230413, version 3 (24 avril 2013)

Mueller (115 mots) :

Le fiable n’a pas eu le temps d’utiliser son nez

ses yeux. Les corps se regardent. Mueller aussi.

230413, version 2 (23 avril 2013)

Parfois, une fois la journée close, ne vouloir qu’une seule chose : débarrasser nos peaux de leurs couches synthétiques de faux polyester et plonger son squelette sous une eau bouillonnante jusqu’à faire abstraction non seulement de toutes choses mais surtout de toutes formes de choses. S’en servir les jours de crâne, ne surtout pas se laisser enfermer sous la douleur, la dissoudre à l’eau chaude, et si j’ai une pensée pour l’oeil de demain, victime qui sait de toutes les formes envisageables de la postapocalypse, qui vit lui dans un monde où l’eau claire est comptée, probablement, mais qui me lit malgré tout grâce aux copies carbones réalisées sur le réseau à mon insu dans notre monde présent, je m’excuse sincèrement, sincèrement, de ce grand gaspillage d’eau potable dont je parle, mais cette eau que j’arrache à l’avenir est aussi une eau précieuse, précieuse, qui m’épargnera si j’ai de la chance une dose de paracétamol de plus, létale nécessairement, tant je me doute que d’ici ce futur imaginé le paracétamol aura été reconnu nocif pour la santé humaine, capable de faire germer sous les crânes qui en usent, devenus pommes de terres, des armées de racines concentriques aliénantes.

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