240613


La médecine du travail me dit apte (mais apte à quoi ?) et je repars oui mais pas par le RER B, puis A, pour rejoindre le bureau (le trajet le plus court), ni même par la 14 via la 6 mais bien par la 8 via le 6, soit l’itinéraire le plus long. Gagne quarante minutes de lire. Commence Fissions, Romain Verger, et un truc (quoi je sais pas) me pousse à le lire dans la journée entier, alors pas faire durer, lire d’une traite quasiment, quitte à me dire encore derrière les dernières pages : j’ai lu trop vite.

À un moment, un magicien affreusement gominé, vêtu d’un smoking blanc et dont les petits yeux pétillaient sous d’épais sourcils en bataille, durs comme des soies de mouche, s’est immiscé dans notre cercle.

(...)

Après quoi il s’est approché de moi. Donnez-moi quelque chose qui vous appartient, m’a-t-il dit. Je ne sais ce qui m’est passé par la tête, sans doute parce que j’étais éméché, j’ai tiré le chewing-gum que j’avais en bouche et le lui ai posé dans le creux de la main. Marie a blêmi et Simon a écarquillé les yeux. Le magicien quant à lui n’a pas sourcillé, son visage est resté placide, le regard tendu vers moi. Il a saisi mon chewing-gum entre ses doigts, l’a placé dans sa bouche et sans me quitter des yeux, s’est mis à le mâcher d’une mastication lente et appuyée qui me semblait interminable. En naïf qui s’évertue à démêler les tours de passe-passe du joueur de bonneteau, j’essayais de suivre sur ses joues luisantes de sueur les mouvements et torsions savantes de ses mâchoires comme la sourde agitation de sa langue, mais son regard perçant de mentaliste annihilait toute réflexion en moi. Rien n’existait que sa bouche et ses joues qui se déformaient et se creusaient comme sous l’effet di’nvisibles rabots. Au bout d’un moment, il s’est arrêté de mastiquer, a rouvert la bouche, m’a pris la main et a craché dans ma paume une petite boule brûlante qui n’avait plus rien du chewing-gum. C’était une minuscule et horrible tête renfrognée à la bouche frippée, comme une réduction de réduction de tête Shuar, de la taille d’une noisette.

Romain Verger, Fissions, Le Vampire Actif, P. 69-71

La nuit une veille maison en pierre, on danse avec la foudre nous autres. La voyons tomber quelque part elle se dirige vers moi, ce sont les pierres qui vont la boire il me semble. Peu après, la foudre tombe sur la girouette et nous barricadons les portes les fenêtres pour que la foudre ne rentre pas.

Pendant la consultation j’ai parlé des migraines, ça nous a occupé. Reviennent petit à petit. Demain retour chez l’ostéo pour finir le boulot (ou niquer la carcasse). On me pèse. À 68kg suis plus lourd que j’ai jamais été (peut-être c’est ça qui me fait pencher vers le sol).

Mueller (97 mots) :

Je reste arcbouté sur la roche & la crête dentée
me griffe les yeux (ou peut-être est-ce le vent)
& la tête de Mueller au loin, sous la falaise, a
la taille d’une prune mâle, de celles qu’on peut
trouver sous les branches des pruniers de Zaagzo
(de l’autre côté du fleuve Neem). La prune mâle,
lentement, glisse sur le côté de la roche & plus
bas, sur la plage sous la falaise, des coquilles
s’agglutinent. Ce ne sont pas des coquilles : ce
sont des têtes humaines. Dessous ces têtes, bras
& jambes & thorax sont en armes. Elles pointent.

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240613, version 8 (29 juin 2013)

La médecine du travail me dit apte (mais apte à quoi ?) et je repars oui mais pas par le RER B, puis A, pour rejoindre le bureau (le trajet le plus court), ni même par la 14 via la 6 mais bien par la 8 via le 6, soit l’itinéraire le plus long. Gagne quarante minutes de lire. Commence Fissions, Romain Verger, et un truc (quoi je sais pas) me pousse à le lire dans la journée entier, alors pas faire durer, lire d’une traite quasiment, quitte à me dire encore derrière les dernières pages : j’ai lu trop vite.

<blockquote>

À un moment, un magicien affreusement gominé, vêtu d’un smoking blanc et dont les petits yeux pétillaient sous d’épais sourcils en bataille, durs comme des soies de mouche, s’est immiscé dans notre cercle.

(...)

Après quoi il s’est approché de moi. Donnez-moi quelque chose qui vous appartient, m’a-t-il dit. Je ne sais ce qui m’est passé par la tête, sans doute parce que j’étais éméché, j’ai tiré le chewing-gum que j’avais en bouche et le lui ai posé dans le creux de la main. Marie a blêmi et Simon a écarquillé les yeux. Le magicien quant à lui n’a pas sourcillé, son visage est resté placide, le regard tendu vers moi. Il a saisi mon chewing-gum entre ses doigts, l’a placé dans sa bouche et sans me quitter des yeux, s’est mis à le mâcher d’une mastication lente et appuyée qui me semblait interminable. En naïf qui s’évertue à démêler les tours de passe-passe du joueur jouer de bonneteau, j’essayais de suivre sur ses joues luisantes de sueur les mouvements et torsions savantes de ses mâchoires comme la sourde agitation de sa langue, mais son regard perçant de mentaliste annihilait toute réflexion en moi. Rien n’existait que sa bouche et ses joues qui se déformaient et se creusaient comme sous l’effet di’nvisibles rabots. Au bout d’un moment, il s’est arrêté de mastiquer, a rouvert la bouche, m’a pris la main et a craché dans ma paume une petite boule brûlante qui n’avait plus rien du chewing-gum. C’était une minuscule et horrible tête renfrognée à la bouche frippée, comme une réduction de réduction de tête Shuar, de la taille d’une noisette.

Romain Verger, Fissions, Le Vampire Actif, P. 69-71

</blockquote>

La nuit une veille maison en pierre, on danse avec la foudre nous autres. La voyons tomber quelque part elle se dirige vers moi, ce sont les pierres qui vont la boire il me semble. Peu après, la foudre tombe sur la girouette et nous barricadons les portes les fenêtres pour que la foudre ne rentre pas.

Pendant la consultation j’ai parlé des migraines, ça nous a occupé. Reviennent petit à petit. Demain retour chez l’ostéo pour finir le boulot (ou niquer la carcasse). On me pèse. À 68kg suis plus lourd que j’ai jamais été (peut-être c’est ça qui me fait pencher vers le sol).

Mueller (97 mots) :

Je reste arcbouté sur la roche & la crête dentée
me griffe les yeux (ou peut-être est-ce le vent)
& la tête de Mueller au loin, sous la falaise, a
la taille d’une prune mâle, de celles qu’on peut
trouver sous les branches des pruniers de Zaagzo
(de l’autre côté du fleuve Neem). La prune mâle,
lentement, glisse sur le côté de la roche & plus
bas, sur la plage sous la falaise, des coquilles
s’agglutinent. Ce ne sont pas des coquilles : ce
sont des têtes humaines. Dessous ces têtes, bras
& jambes & thorax sont en armes. Elles pointent.

Migraine, Boulot, Corps, Rêve, Mueller, Romain Verger

240613, version 7 (29 juin 2013)

La médecine du travail me dit apte (mais apte à quoi ?) et je repars oui mais pas par le RER B, puis A, pour rejoindre le bureau (le trajet le plus court), ni même par la 14 via la 6 mais bien par la 8 via le 6, soit l’itinéraire le plus long. Gagne quarante minutes de lire. Commence Fissions, [Romain Verger->http://www.rverger.com/]Commence Fissions , Romain Verger , et un truc (quoi je sais pas) me pousse à le lire dans la journée entier, alors pas faire durer, lire d’une traite quasiment, quitte à me dire encore derrière les dernières pages : j’ai lu trop vite.

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À un moment, un magicien affreusement gominé, vêtu d’un smoking blanc et dont les petits yeux pétillaient sous d’épais sourcils en bataille, durs comme des soies de mouche, s’est immiscé dans notre cercle.

(...)

Après quoi il s’est approché de moi. Donnez-moi quelque chose qui vous appartient, m’a-t-il dit. Je ne sais ce qui m’est passé par la tête, sans doute parce que j’étais éméché, j’ai tiré le chewing-gum que j’avais en bouche et le lui ai posé dans le creux de la main. Marie a blêmi et Simon a écarquillé les yeux. Le magicien quant à lui n’a pas sourcillé, son visage est resté placide, le regard tendu vers moi. Il a saisi mon chewing-gum entre ses doigts, l’a placé dans sa bouche et sans me quitter des yeux, s’est mis à le mâcher d’une mastication lente et appuyée qui me semblait interminable. En naïf qui s’évertue à démêler les tours de passe-passe du jouer de bonneteau, j’essayais de suivre sur ses joues luisantes de sueur les mouvements et torsions savantes de ses mâchoires comme la sourde agitation de sa langue, mais son regard perçant de mentaliste annihilait toute réflexion en moi. Rien n’existait que sa bouche et ses joues qui se déformaient et se creusaient comme sous l’effet di’nvisibles rabots. Au bout d’un moment, il s’est arrêté de mastiquer, a rouvert la bouche, m’a pris la main et a craché dans ma paume une petite boule brûlante qui n’avait plus rien du chewing-gum. C’était une minuscule et horrible tête renfrognée à la bouche frippée, comme une réduction de réduction de tête Shuar, de la taille d’une noisette.

Romain Verger, Fissions, Le Vampire Actif, P. 69-71

</blockquote>

La Dans la nuit dans une veille maison en pierre, on danse avec la foudre nous autres. La voyons tomber quelque part elle se dirige vers moi, ce sont les pierres qui vont la boire il me semble. Peu après, la foudre tombe sur la girouette et nous barricadons les portes les fenêtres pour que la foudre ne rentre pas.

Pendant la consultation j’ai parlé des migraines migraines , ça nous a occupé . , ça nous a occupé. Reviennent petit à petit. Demain Demain retour chez l’ostéo pour finir le boulot (ou niquer la carcasse). On me pèse. À 68kg je suis plus lourd que j’ai jamais été (peut-être c’est ça qui me fait pencher vers le sol).

Mueller (97 mots) :

Je reste arcbouté sur la roche & la crête dentée
me griffe les yeux (ou peut-être est-ce le vent)
& la tête de Mueller au loin, sous la falaise, a
la taille d’une prune mâle, de celles qu’on peut
trouver sous les branches des pruniers de Zaagzo
(de l’autre côté du fleuve Neem). La prune mâle,
lentement, glisse sur le côté de la roche & plus
bas, sur la plage sous la falaise, des coquilles
s’agglutinent. Ce ne sont pas des coquilles : ce
sont des têtes humaines. Dessous ces têtes, bras
& jambes & thorax sont en armes. Elles pointent.

240613, version 6 (29 juin 2013)

La médecine du travail me dit apte (mais apte à quoi ?) et mais je repars oui mais pas par le RER B, puis A, pour rejoindre le bureau (le trajet le plus court), ni même par la 14 via la 6 mais bien par la 6 par le 8 via le 6 , soit l’itinéraire le plus longpour me permettre de lire . Gagne quarante minutes de lire. Commence Lecture Fissions, Romain Verger, et un truc (quoi je sais pas) me pousse à le lire dans la journée entier, alors pas faire durer, lire d’une traite quasiment, quitte à me dire encore derrière les dernières pages  : j’ai lu trop vite . ( car c’est faux ).

<blockquote>

À un moment, un magicien affreusement gominé, vêtu d’un smoking blanc et dont les petits yeux pétillaient sous d’épais sourcils en bataille, durs comme des soies de mouche, s’est immiscé dans notre cercle.

(...)

Après quoi il s’est approché de moi. Donnez-moi quelque chose qui vous appartient, m’a-t-il dit. Je ne sais ce qui m’est passé par la tête, sans doute parce que j’étais éméché, j’ai tiré le chewing-gum que j’avais en bouche et le lui ai posé dans le creux de la main. Marie a blêmi et Simon a écarquillé les yeux. Le magicien quant à lui n’a pas sourcillé, son visage est resté placide, le regard tendu vers moi. Il a saisi mon chewing-gum entre ses doigts, l’a placé dans sa bouche et sans me quitter des yeux, s’est mis à le mâcher d’une mastication lente et appuyée qui me semblait interminable. En naïf qui s’évertue à démêler les tours de passe-passe du jouer de bonneteau, j’essayais de suivre sur ses joues luisantes de sueur les mouvements et torsions savantes de ses mâchoires comme la sourde agitation de sa langue, mais son regard perçant de mentaliste annihilait toute réflexion en moi. Rien n’existait que sa bouche et ses joues qui se déformaient et se creusaient comme sous l’effet di’nvisibles rabots. Au bout d’un moment, il s’est arrêté de mastiquer, a rouvert la bouche, m’a pris la main et a craché dans ma paume une petite boule brûlante qui n’avait plus rien du chewing-gum. C’était une minuscule et horrible tête renfrognée à la bouche frippée, comme une réduction de réduction de tête Shuar, de la taille d’une noisette.

Romain Verger, Fissions, Le Vampire Actif, P. 69-71

</blockquote>

Dans la nuit dans une veille maison pierre, on danse avec la foudre nous autres . La voyons tomber quelque part elle se dirige vers moi, ce sont les pierres qui vont la boire il me semble. Peu après, la foudre tombe sur la girouette et nous barricadons les portes les fenêtres pour que la foudre ne rentre pas.

Pendant la consultation j’ai parlé des migraines, ça nous a occupé. Reviennent petit à petit. Demain retour chez l’ostéo pour finir le boulot (ou niquer la carcasse). On me pèse. À 68kg je suis plus lourd que j’ai jamais été (peut-être c’est ça qui me fait pencher vers le sol).

Mueller (97 mots) :

Je reste arcbouté sur la roche & la crête dentée
me griffe les yeux (ou peut-être est-ce le vent)
& la tête de Mueller au loin, sous la falaise, a
la taille d’une prune mâle, de celles qu’on peut
trouver sous les branches des pruniers de Zaagzo
(de l’autre côté du fleuve Neem). La prune mâle,
lentement, glisse sur le côté de la roche & plus
bas, sur la plage sous la falaise, des coquilles
s’agglutinent. Ce ne sont pas des coquilles : ce
sont des têtes humaines. Dessous ces têtes, bras
& jambes & thorax sont en armes. Elles pointent.

240613, version 5 (28 juin 2013)

La médecine du travail me dit apte donne apte (mais apte à quoi ?) mais et je ne repars pas par le RER B, puis le A, pour rejoindre le bureau (ce serait le trajet le plus court), ni même par la 14 via la 6 mais bien par la 6 puis par le 8, soit ce qui correspond à l’itinéraire le plus long pour me permettre de lire. Lecture Fissions , Romain Je lis Fissions , de Romai Verger, et un truc quelque chose (j’ignore quoi je sais pas ) me pousse à le lire dans la journée entier, alors de ne pas faire durer, de lire d’une traite quasiment ( car , même si c’est faux). . C’est un texte qui ressemble aux éditions Le Vampire Actif et je vais te dire une chose : mon rêve n’est pas d’un jour publier Gallimard ou Minuit mais Le Vampire Actif.

Dans la nuit dans une veille maison en pierre, on danse danser avec la foudre. La Nous la voyons tomber quelque part elle se dirige vers moi, ce sont les pierres qui vont la boire il me semble entière . Peu après, la foudre tombe sur la girouette et nous barricadons les portes les fenêtres pour que la foudre ne rentre pas.

Pendant la consultation j’ai parlé des migraines, ça nous a occupé. Reviennent petit à petit. Demain retour chez l’ostéo pour finir le boulot (ou niquer la carcasse). On me pèse. À 68kg je suis plus lourd que j’ai jamais été (peut-être c’est ça qui me fait pencher vers le sol).

Mueller (97 Mueller ( 97 mots) :

Je reste arcbouté sur la roche & la crête dentée
me griffe les yeux (ou peut-être est-ce le vent)
& la tête de Mueller au loin, sous la falaise, a
la taille d’une prune mâle, de celles qu’on peut
trouver sous les branches des pruniers de Zaagzo
(de l’autre côté du fleuve Neem). La prune mâle,
lentement, glisse sur le côté de la roche & plus
bas, sur la plage sous la falaise, des coquilles
s’agglutinent. Ce ne sont pas des coquilles : ce
sont des têtes humaines. Dessous ces têtes, bras
& jambes & thorax sont en armes. Elles pointent.

240613, version 4 (27 juin 2013)

La médecine du travail me donne apte (mais apte à quoi ?) et je ne repars pas par le RER B puis le A pour rejoindre le bureau (ce serait le trajet le plus court), ni même par la 14 via la 6 mais bien par la 6 puis par le 8, ce qui correspond à l’itinéraire le plus long pour me permettre de lire. Je lis Fissions, de Romai Verger et quelque chose (j’ignore quoi) me pousse à le lire dans la journée entier, de ne pas faire durer, de lire d’une traite, même si c’est faux. C’est un texte qui ressemble aux éditions Le Vampire Actif et je vais te dire une chose : mon rêve n’est pas d’un jour publier Gallimard ou Minuit mais Le Vampire Actif.

Dans la nuit dans une veille maison en pierre, danser avec la foudre. Nous la voyons tomber quelque part elle se dirige vers moi, ce sont les pierres qui vont la boire entière. Peu après, la foudre tombe sur la girouette et nous barricadons les portes les fenêtres pour que la foudre ne rentre pas.

Pendant la consultation j’ai parlé des migraines, ça nous a occupé. Reviennent petit à petit. Demain retour chez l’ostéo pour finir le boulot (ou niquer la carcasse). On me pèse. À 68kg je suis plus lourd que j’ai jamais été (peut-être c’est ça qui me fait pencher vers le sol).

Mueller (97 mots) :

Je reste arcbouté sur la roche & la crête dentée
me griffe les yeux (ou peut-être est-ce le vent)
& la tête de Mueller au loin, sous la falaise, a
la taille d’une prune mâle, de celles qu’on peut
trouver sous les branches des pruniers de Zaagzo
(de l’autre côté du fleuve Neem).
Pendant que les corps & que leur Cap descendent,
prudents, le long du fil de terre tout contre la
falaise, les têtes humaines microscopiques, sous
le vide, sur la plage en contrebas, lancent 1001
projectiles de la taille d’une noix d’Enghasttäl
en direction des corps & de leur Cap, prudents &
seuls, hagards, tout contre la falaise.
J’ignore
si les projectiles en question sont des flèches,
des pierres ou des billes mais je connais le son
qui tinte contre la pierre sale lors de l’impact
(ce son est un son blême).
Le
corps à la cicatrice stomacale s’en est pris un.
Il titube & s’accroche à la pierre. La prune mâle ,
lentement , glisse Mueller tire
sur son crin pour que les corps le suivent   : ils
passeront bientôt de l’autre côté de la roche pierre & plus
bas , sur la plage sous face cachée de la falaise, des coquilles
s’agglutinent saura les protéger . Ce ne sont pas des coquilles : ce
sont des têtes humaines.
Dessous ces têtes Avec sa voix raillée ,
Mueller commande aux corps quelque chose que , de
je suis , bras
&
jambes & thorax sont en armes je ne parviens pas à entendre .
Elles pointent.

240613, version 3 (25 juin 2013)

La médecine du travail me donne apte (mais apte à quoi ?) et je ne repars pas par le RER B puis le A pour rejoindre le bureau (ce serait le trajet le plus court), ni même par la 14 via la 6 mais bien par la 6 puis par le 8, ce qui correspond à l’itinéraire le plus long pour me permettre de lire. Je lis Fissions, de Romai Verger et quelque chose (j’ignore quoi) me pousse à le lire dans la journée entier, de ne pas faire durer, de lire d’une traite, même si c’est faux. C’est un texte qui ressemble aux éditions Le Vampire Actif et je vais te dire une chose : mon rêve n’est pas d’un jour publier Gallimard ou Minuit mais Le Vampire Actif.

Dans la nuit dans une veille maison en pierre, danser avec la foudre. Nous la voyons tomber quelque part elle se dirige vers moi, ce sont les pierres qui vont la boire entière. Peu après, la foudre tombe sur la girouette et nous barricadons les portes les fenêtres pour que la foudre ne rentre pas.

Pendant la consultation j’ai parlé des migraines, ça nous a occupé. Reviennent petit à petit. Demain retour chez l’ostéo pour finir le boulot (ou niquer la carcasse). On me pèse. À 68kg je suis plus lourd que j’ai jamais été (peut-être c’est ça qui me fait pencher vers le sol).

Mueller (97 mots) :

Pendant que les corps & que leur Cap descendent,
prudents, le long du fil de terre tout contre la
falaise, les têtes humaines microscopiques, sous
le vide, sur la plage en contrebas, lancent 1001
projectiles de la taille d’une noix d’Enghasttäl
en direction des corps & de leur Cap, prudents &
seuls, hagards, tout contre la falaise. J’ignore
si les projectiles en question sont des flèches,
des pierres ou des billes mais je connais le son
qui tinte contre la pierre sale lors de l’impact
(ce son est un son blême). Avec sa voix raillée,
Mueller commande aux corps quelque chose que, de
là où je suis, je ne parviens pas à entendre. Le
corps à la cicatrice stomacale s’en est pris un.
Il titube & s’accroche à la pierre. Mueller tire
sur son crin pour que les corps le suivent : ils
passeront bientôt de l’autre côté de la pierre &
la face cachée de la falaise saura les protéger.

240613, version 2 (24 juin 2013)

La médecine du travail me donne apte (mais apte à quoi ?) et je ne repars pas par le RER B puis le A pour rejoindre le bureau (ce serait le trajet le plus court), ni même par la 14 via la 6 mais bien par la 6 puis par le 8, ce qui correspond à l’itinéraire le plus long pour me permettre de lire. Je lis Fissions, de Romai Verger et quelque chose (j’ignore quoi) me pousse à le lire dans la journée entier, de ne pas faire durer, de lire d’une traite, même si c’est faux. C’est un texte qui ressemble aux éditions Le Vampire Actif et je vais te dire une chose : mon rêve n’est pas d’un jour publier Gallimard ou Minuit mais Le Vampire Actif.

Dans la nuit dans une veille maison en pierre, danser avec la foudre. Nous la voyons tomber quelque part elle se dirige vers moi, ce sont les pierres qui vont la boire entière. Peu après, la foudre tombe sur la girouette et nous barricadons les portes les fenêtres pour que la foudre ne rentre pas.

Pendant la consultation j’ai parlé des migraines, ça nous a occupé. Reviennent petit à petit. Demain retour chez l’ostéo pour finir le boulot (ou niquer la carcasse). On me pèse. À 68kg je suis plus lourd que j’ai jamais été (peut-être c’est ça qui me fait pencher vers le sol).

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