260613


Je trouve le corps sans vie d’un homme, je le connais je crois, allongé nu dans un lit des pieds sec à la tête. Les mots rigidité cadavérique vont au-delà de la peau, de la mâchoire. Des formes géométriques s’étendent hors du corps allongé comme des branches écorchées en extase.

La steppe de Gobi devient leur yourte et, peu à peu, ils s’accoutument au sable jaune clair et froid qui pénètre par tous les pores. Le matin au réveil, ils se retrouvent recouverts du sable apporté par le vent. Pour s’en débarrasser, ils doivent se frotter les yeux et les oreilles, tapoter leurs vêtements et secouer leurs bottes. Quand ils boivent du thé, il reste une couche de sable au fond de leur bol, et leurs dents crissent lorsqu’ils mâchent de la viande ou du fromage séchés. Ils prononcent désormais le mot sable avec autant de respect qu’ils pensent et disent d’ordinaire pierre ou glacier.

Galsan Tschinag, La Caravane, traduction Dominique Petit et Françoise Toraille, Picquier

Les sensations sont à peu près les mêmes, à J+1 après l’ostéo, qu’à la suite de la première séance, le mois dernier. Des douleurs, oui, des têtes réduites.

Parce que je dois trouver Thomas à 18h et que je suis en avance un détour par les souterrains culturels pour L’odyssée traduite par Jaccottet (alors je suis en retard). Le reconnais (plus mince) dans la foule et retour en surface. Posé au Num pour boire un verre, deux, car le service y est toujours impec, rapide et tout (on finira par manger, alors une note de 110€ net). Carbonisé par ma semaine minable suis perdu quelque part au fond de mes humeurs vides mais il me parle de Coup de tête, qu’il a eu la gentillesse de lire, et je réponds maladroitement encore sur certains trucs précis. Un moment il me dit : t’écriras quoi dans ton journal ? Boit une bière thaï non deux. Moi pas. Je mange presque rien il me semble. Lui dis j’ai écouté A$ap Rocky, j’aime bien. Lui donne le nom de ma boite et lui révèle qui est Mueller. Je me souviens plus quel âge il a. Tout ça est très confus je crois bien. Je sais qu’il me quitte pour rejoindre une soirée Mario Kart quelque part sur SNES et moi je me dis qu’il est comme P. je sais plus quand, il peut me draguer la migraine hors de la gueule (je rentre).

Mueller (93 mots) :

J’attends de longues minutes sous le silence, le
chuchotement du vent planant contre la pierre. A
la place de la mer immobile, à ma droite, ce que
je vois ressemble aux vaisseaux minuscules d’une
de mes pupilles ou de l’un de mes yeux. Les fils
se superposent aux images véritables. On dirait,
plus ou moins, les fins brins verts d’un fenouil
feuillu. Les têtes minuscules semblent chercher,
comme des poulets sans tête, par à-coups, Le Cap
& ses corps, à présent disparus, passés derrière
la face cachée de la falaise, tous poings levés.

<  -  >

Partager

Révisions

5 révisions

260613, version 6 (30 juin 2013)

Migraine, Coup de tête, Corps, Rêve, Mueller, Galsan Tschinag

Je trouve le corps sans vie d’un homme, je le connais je crois, allongé nu dans un lit des pieds sec à la tête. Les mots rigidité cadavérique vont veulent dire que c’est au-delà de la peau, de la mâchoire, des yeux que ça se propage . Des formes géométriques s’étendent hors du corps allongé comme des branches écorchées en extase.

Galsan Tschinag, La Caravane, traduction Dominique Petit et Françoise Toraille, Picquier

Les sensations sont à peu près les mêmes, à J+1 Les sensations sont à peu près les mêmes , à J+1 après l’ostéo, qu’à la suite de la première séance, [le le mois dernier->article1997 ]. dernier . Des douleurs, oui, des têtes réduites.

260613, version 5 (30 juin 2013)

Je trouve le corps sans vie d’un homme, je le connais je crois, allongé nu dans un lit des pieds sec à la têtesec . Les Ce que ça veut dire en fait les mots rigidité cadavérique veulent dire cadavérique , c’est que c’est ça vaut au-delà de la peau, de la mâchoire, des yeux que ça se propage . Des formes géométriques s’étendent hors du corps allongé comme des branches écorchées en extase.

260613, version 4 (29 juin 2013)

Je trouve le corps sans vie d’un vieil homme, je le connais je crois, allongé nu dans un lit des pieds à la tête sec étiré . Ce que ça veut dire en fait les mots rigidité cadavérique, c’est que ça vaut au-delà de la peau, de la mâchoire, des yeux. Des formes géométriques s’étendent hors du corps allongé comme des branches écorchées en extase extension .

Les sensations sont à peu près les mêmes, à J+1 après l’ostéo, qu’à la suite de la première séance, le mois dernier . Des douleurs, oui, des têtes mais réduites.

Parce que je dois trouver retrouver Thomas à 18h et que je suis en avance un petit détour par les souterrains culturels pour L’odyssée traduite par Jaccottet, du coup je suis ce qui me met en retard, mais je le reconnais (en plus mince amaigri ) dans la foule et retour en surface. Posé au Num pour boire un verre, deux, car le service y est toujours impec impeccable et cool et rapide (on finira par manger, alors une note de 110€ net). Carbonisé par ma semaine minable suis perdu quelque part au fond de mes des humeurs vides mais il me parle de Coup de tête, qu’il a eu la gentillesse de lire, et je réponds maladroitement encore sur certains trucs précis. Un moment il me dit : t’écriras quoi dans ton journal ? Et moi lui dire : et toi quoi dans le tien ? Ne parlons pas de la web-association des auteurs. Boit Il boit une bière thaï non deux . Moi pas quoi . Je mange presque rien personne je croispas . Lui dis que j’ai écouté A$ap Rocky, j’aime bien. Lui Je lui donne le nom de ma boite et lui révèle qui est Mueller. Je me souviens plus quel âge il a. Tout ça est très confus je crois bien. Je sais qu’il me quitte pour rejoindre une soirée Mario Kart quelque part sur SNES et moi je me dis qu’il est comme P. je sais plus quand, il peut me draguer la migraine hors de la gueule (et je rentre).

260613, version 3 (27 juin 2013)

<blockquote>

La steppe de Gobi devient leur yourte et, peu à peu, ils s’accoutument au sable jaune clair et froid qui pénètre par tous les pores. Le matin au réveil, ils se retrouvent recouverts du sable apporté par le vent. Pour s’en débarrasser, ils doivent se frotter les yeux et les oreilles, tapoter leurs vêtements et secouer leurs bottes. Quand ils boivent du thé, il reste une couche de sable au fond de leur bol, et leurs dents crissent lorsqu’ils mâchent de la viande ou du fromage séchés. Ils prononcent désormais le mot sable avec autant de respect qu’ils pensent et disent d’ordinaire pierre ou glacier.

</blockquote>

260613, version 2 (27 juin 2013)

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |