290613


les poèmes sont des fringues
portées dedans

Libre traduction d’un facebook-haïku de Seb Doubinsky

J’essaie comprendre ce qui défile dessous nos briques. Je crois pas que c’est la gay pride : c’est des camions industriels qui crachent des corps qui crachent du son.

Conseils de Christine sur mondeling : je suis : couperai aucun des trois fragments que je pensais couper. Le dernier chiffre ce sera vingt-quatre. Vingt-quatre photos pour vingt-quatre textes foutus dessous. Relis une dernière fois en affichant les caractères invisibles (les bleus) et, malgré le bad timing, l’enverrai demain à Louise, veille de deadline mentale (lui avais dit juillet).

Termine Mueller un jour plus tôt que cru. Avec ces quelques mots de plus, j’achève une fable qui a duré précisément cinq mois, vingt jours, et le fais pratiquement avec les mots choisis entre temps le 17. Ce que je respire c’est à la fois grand soulagement (enfin !) mais aussi un grand vide : cherche déjà à remplacer ce quart d’heure cette demi-heure d’écriture régulière quotidienne par autre chose, j’ignore quoi.

Achète encore des livres immatériels, dont ça à cause ou grâce à Karl Dubost.

Mueller, donc, suite & suite & fin (232 mots) :

Ils ont descendu un autre sentier côtier le long
de la falaise & ils longent la plage sèche, tous
doublés d’une ombre qui les miment aux chevilles
& qui déforment leurs jambes. De là où je suis &
de là où mes yeux se déportent, il m’est presque
impossible de dissocier Mueller de ses corps, un
corps de son ombre ou un bras d’une jambe. Je ne
suis plus que le témoin du vide qui se creuse de
plus en plus moite entre nous. Les têtes, celles
minuscules, ont disparu de mon champ de vision &
j’ignore où elles s’en sont allées, si elles ont
l’intention de fondre sur eux pour les mordre de
plein fouet & les arracher à eux-mêmes, pour les
vendre autre-part par exemple. La seule chose au
monde que je crois savoir, c’est qu’une ombre se
rapproche de la marée montante (est-ce Mueller ?
c’est difficile à dire) & que d’autres ombres se
rapprochent à leur tour. Ils resteront ainsi une
ou 2 minutes, pas plus, la gueule (je l’imagine)
tournée vers la mer, & c’est tout ce que je peux
vous dire là-dessus. J’ai tourné la tête. Il y a
une forêt de pins, il me semble, quelque part, à
à l’ombre de quoi je pourrais m’allonger. Le peu
de pas qu’il me reste à faire tonne dans mes os.

Explycyt le roman de Mueller
ici conté par un âne triste.

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4 révisions

290613, version 5 (3 juillet 2013)

J’essaie comprendre ce qui défile dessous sous nos briques. Je crois pas que c’est la gay pride : , c’est des camions industriels qui crachent des corps qui crachent du son.

Conseils de [Christine->http://christinejeanney.net/] sur mondeling Suis les conseils de Christine sur mondeling : je suis  : couperai coupe aucun des trois fragments que je pensais couper. Le dernier chiffre ce sera vingt-quatre vingt-sept . Vingt-quatre Vingt-sept photos pour vingt-quatre vingt-sept textes foutus dessous. Relis une dernière fois en affichant les caractères invisibles (tous les caractères bleus) et, malgré le [bad timing->http://publie-net . bad timing , l’enverrai demain à Louise , veille de deadline mentale ( lui avais dit avant juillet ). com/blog/archive/news/point-dinfo-manuscrits/], l’enverrai demain à [Louise->http://louiseimagine.me/], veille de deadline mentale (lui avais dit juillet).

Publie.net, Sébastien Doubinsky, Christine Jeanney, mondeling, Mueller

290613, version 4 (29 juin 2013)

Achète encore des livres immatériels, donc ça à cause ou grâce à Karl Dubost.

290613, version 3 (29 juin 2013)

Termine Mueller un jour plus tôt que cru. Avec ces quelques mots de plus, j’achève une fable qui a duré précisément cinq mois et vingt jours, et je le fais pratiquement avec les mots choisis entre temps le 17. Ce que je respire c’est à la fois un grand soulagement (enfin !) mais aussi un grand vide : je cherche déjà à remplacer ce quart d’heure ou demi-heure d’écriture régulière quotidienne par autre chose, j’ignore encore trop quoi.

290613, version 2 (29 juin 2013)

J’essaie comprendre ce qui défile sous nos briques. Je crois pas que c’est la gay pride, c’est des camions industriels qui crachent des corps qui crachent du son.

Suis les conseils de Christine sur mondeling : je coupe aucun des trois fragments que je pensais couper. Le dernier chiffre ce sera vingt-sept. Vingt-sept photos pour vingt-sept textes foutus dessous. Relis une dernière fois en affichant les caractères invisibles (tous les caractères bleus) et, malgré le bad timing, l’enverrai demain à Louise, veille de deadline mentale (lui avais dit avant juillet).

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