010713


SOME OF US WENT out for lunch to a new place every day and made lunch an event. Others, like Old Brizz, stayed in and had the same thing, day after day. Sometimes it was to save money. Other times it was to avoid the company of people who, from nine to noon and from one to six, we had to give ourselves over to unconditionally. For an hour in between, time reverted back to us, and sometimes we took advantage of that hour by closing our doors and eating alone.

Joshua Ferris, Then We Came to the End

Plus trop sûr de savoir si j’ai mal ou plutôt je crois que non mais un ongle invisible est planté dans ma tête, c’est ce que j’appelais l’aiguille, hier, et elle est encore là. C’est minuscule, c’est grâce aux trucs de l’ostéo, ouais mais c’est là, ça me rend dingue, je prends des grammes pour rien. Le fait est que la lumière me dérange, le fait est que j’ai besoin de dormir trois semaines de suite au moins. Tout m’énerve, ça m’énerve, j’imagine je devrais juste m’abstenir de trancher des cyborgs au katana ou de m’en prendre quatre à domicile contre Chelsea en Cup (ouais mais bon je le fais pas).

Suite lecture de Ferris, me donne envie de ressortir l’iPhone, dictaphone on, d’enregistrer autour moi des dialogues, enfin des trucs qui se disent, et de m’en servir deux ans plus tard, par hasard, dans un tronçon ///. Pense à C’était de Joachim Séné, à certains de Fresán, car c’est une suite de petites anecdotes, histoires, calées sans ordre chronologique quasi. Cet extrait est réel : me retrouve à le lire au café où je mange en lisant tous les jours, oloé un petit peu, les yeux plantés dans l’eink et surtout pas au-dessus de ma tête, tous les collègues ou presque viennent se servir ici, sur place, à emporter, il faut que je reste en tête à tête avec moi-même voilà l’histoire. Si je viens ici, c’est autant pour la bouffe, l’habitude, et parce que j’y retrouve derrière le comptoir la seule personne dans ma journée qui me demandera : vous lisez quoi en ce moment ? Et je connais pas son nom ni ce qu’elle pense mais je sais que ça l’intriguait le Dictionnaire khazar et que son gamin tentera le concours de l’ENS l’année prochaine. Je prends plus de muffin depuis des jours, c’est pas les 68kg qui m’en empêchent, c’est autre chose je crois, superstition de crâne et de corps, j’ai pris des fraises c’est fade. Quoiqu’il en soit, dans Then We Came to the End, ça va au-delà de la simple représentation de la vie en entreprise, au-delà de la boulimie d’informations dépourvues de sens chronologique trop clair, par exemple : c’est cette façon de toujours dire nous sans dire une seule fois je.

Le soir, The We and the I. H. me dira j’ai l’impression d’être au taf, un film qui finalement reprend les mêmes aiguilles : suite de micro-conversations, parfois enfilées les unes dans les autres, parfois amputées d’elles-mêmes, une langue défaite refaite, sa propre langue. Cette image c’est le stomach de l’un, il a les mots Life is tatoués dessus sauf que ça s’arrête là.

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010713, version 6 (19 janvier 2014)

Suite lecture de Ferris, me donne envie de ressortir l’iPhone, dictaphone on, d’enregistrer autour moi des dialogues, enfin des trucs qui se disent, et de m’en servir deux ans plus tard, par hasard, dans un tronçon ///. Pense à C’était de Joachim Séné, à certains de Fresán, car c’est une suite de petites anecdotes, histoires, calées sans ordre chronologique quasi. Cet extrait est réel : me retrouve à le lire au café où je mange en lisant tous les jours, oloé un petit peu, les yeux plantés dans l’eink et surtout pas au-dessus de ma tête, tous les collègues ou presque viennent se servir ici, sur place, à emporter, il faut que je reste en tête à tête avec moi-même voilà l’histoire. Si je viens ici, c’est autant pour la bouffe, l’habitude, et parce que j’y retrouve derrière le la comptoir la seule personne dans ma journée qui me demandera : vous lisez quoi en ce moment ? Et je connais pas son nom ni ce qu’elle pense mais je sais que ça l’intriguait le Dictionnaire khazar et que son gamin tentera le concours de l’ENS l’année prochaine. Je prends plus de muffin depuis des jours, c’est pas les 68kg qui m’en empêchent, c’est autre chose je crois, superstition de crâne et de corps, j’ai pris des fraises c’est fade. Quoiqu’il en soit, dans Then We Came to the End, ça va au-delà de la simple représentation de la vie en entreprise, au-delà de la boulimie d’informations dépourvues de sens chronologique trop clair, par exemple : c’est cette façon de toujours dire nous sans dire une seule fois je.

010713, version 5 (5 juillet 2013)

Migraine, Boulot, Joachim Séné, H., Rodrigo Fresán, Michel Gondry, Metal Gear Solid, ///, Joshua Ferris

Plus trop sûr de savoir si j’ai mal ou plutôt je crois savoir non que non mais un ongle invisible est planté dans ma tête, c’est ce que j’appelais l’aiguille, hier, et elle est encore là. C’est minuscule, c’est grâce aux trucs de l’ostéo, ouais mais c’est là, ça me rend dingue, je prends des grammes pour rien. Le fait est que la lumière me dérange, le fait est que j’ai besoin de dormir trois semaines de suite au moins. Tout Le fait que tout m’énerve, ça m’énerve, j’imagine je devrais juste m’abstenir de trancher des cyborgs au katana ou de m’en prendre quatre à domicile contre Chelsea en Cup (ouais mais bon je le fais pas).

Suite lecture de Ferris, me donne envie de ressortir l’iPhone, dictaphone on, d’enregistrer autour moi des dialogues, enfin des trucs qui se disent, et de m’en servir deux ans plus tard, par hasard, dans un tronçon ///. Pense à C’était de Joachim Séné, à certains de Fresán, car c’est une suite de petites anecdotes, histoires, calées sans ordre chronologique quasi. Cet extrait est réel : me retrouve à le lire au café où je mange en lisant tous les jours, oloé un petit peu, les yeux plantés dans l’eink et surtout pas au-dessus de ma tête, tous les collègues ou presque viennent se servir ici, sur place, à emporter, il faut que je reste en tête à tête avec moi-même voilà l’histoire. Si je viens ici, c’est autant pour la bouffe, l’habitude, et parce que j’y retrouve derrière la comptoir la seule personne dans ma journée qui me demandera : vous lisez quoi en ce moment ? Et je connais pas son nom ni ce qu’elle pense mais je sais que ça l’intriguait le [Dictionnaire khazar->http://fricfracclub.com/spip/spip.php?article512] Et je connais pas son nom ni qui elle vote mais je sais que ça l’intriguait le Dictionnaire khazar et que son gamin tentera le concours de l’ENS l’année prochaine. Je prends plus de muffin depuis des jours, c’est pas les 68kg qui m’en empêchent, c’est autre chose je crois, superstition de crâne et de corps, j’ai pris des fraises c’est fade. Quoiqu’il en soit, dans Then We Came to the End, ça va au-delà de la simple représentation de la vie en entreprise, au-delà de la boulimie d’informations dépourvues de sens chronologique trop clair, par exemple : , c’est cette façon de toujours dire nous sans dire une seule fois je.

010713, version 4 (5 juillet 2013)

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SOME OF US WENT out for lunch to a new place every day and made lunch an event. Others, like Old Brizz, stayed in and had the same thing, day after day. Sometimes it was to save money. Other times it was to avoid the company of people who, from nine to noon and from one to six, we had to give ourselves over to unconditionally. For an hour in between, time reverted back to us, and sometimes we took advantage of that hour by closing our doors and eating alone.

Joshua Ferris, Then We Came to the End

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Plus trop sûr de savoir si j’ai mal Plus trop sûr de savoir si j’ai mal ou plutôt je crois savoir non que non mais un ongle invisible est planté dans ma tête, c’est ce que j’appelais l’aiguille, hier , hier et elle est encore . , et elle est encore là. C’est minuscule, c’est grâce aux trucs de l’ostéoC’est minuscule , c’est grâce aux trucs de l’ostéo , ouais mais c’est là, ça me rend dingue, je prends des grammes pour rien. Le fait est que la lumière me dérange, le fait est que j’ai besoin de dormir trois semaines de suite au moins. Le simple fait que tout m’énerve m’énerve, j’imagine je devrais juste m’abstenir de trancher des cyborgs au katana ou de m’en prendre quatre à domicile contre Chelsea en Cup (ouais mais bon je le fais pas).

010713, version 3 (5 juillet 2013)

Plus Suis plus trop sûr de savoir si j’ai mal ou pas ou plutôt non je crois savoir non que non mais un ongle invisible est planté dans ma tête, c’est ce que j’appelais l’aiguille, hier, et elle est encore là. C’est minuscule, c’est grâce aux trucs de l’ostéo, ouais mais c’est là, ça me rend dingue, et je prends des grammes pour rien. Le fait est que la lumière me dérange, le fait est que j’ai besoin de dormir trois semaines de suite au moins. Le simple Tout m’énerve à commencer par le fait que tout m’énerve m’énerve m’énerve , j’imagine que je devrais juste m’abstenir de trancher des cyborgs au katana ou de m’en prendre quatre à domicile contre Chelsea en Cup (ouais mais bon je le fais pas).

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010713, version 2 (2 juillet 2013)

Suis plus trop sûr de savoir si j’ai mal ou pas ou plutôt non je crois savoir que non mais un ongle invisible est planté dans ma tête, c’est ce que j’appelais l’aiguille, hier, et elle est encore là. C’est minuscule, c’est grâce aux trucs de l’ostéo, mais c’est là, ça me rend dingue et alors je prends des grammes pour rien. Le fait est que la lumière me dérange, le fait est que j’ai besoin de dormir trois semaines de suite au moinset pas de subir la gueule des autres . Tout m’énerve à commencer par le fait que tout m’énerve, j’imagine que je devrais m’abstenir de trancher des cyborgs au katana katan ou de m’en prendre quatre à domicile contre Chelsea en Cup (ouais mais bon je le fais pas).

Suite lecture de Ferris, me donne envie de ressortir l’iPhone, dictaphone on, d’enregistrer alentour les dialogues, enfin les trucs qui se disent, et de m’en servir dans deux ans , par hasard , dans un tronçon ///. . , et de m’en servir dans deux ans, par hasard, dans un tronçon ///. Pense à C’était C’était de Joachim Séné, à certains trucs de Fresan, car c’est une suite de petites anecdotes, histoires, calées sans ordre chronologique quasi. Cet extrait est réel : je me retrouve à le lire au café où je mange en lisant tous les jours, oloé un petit peu, les yeux plantés dans l’eink et surtout pas au-dessus de ma tête, presque tous les collègues viennent se servir ici , sur place, ou à emporter, il faut que je reste en tête à tête avec moi-même voilà pourquoi. Si je viens ici, c’est autant pour la bouffe, l’habitude, et parce que j’y retrouve derrière la comptoir la seule personne ici dans ma journée qui me demandera : vous lisez quoi en ce moment ? Et je connais pas son prénom ni le nom de ses gosses mais je sais que ça l’intriguait le Dictionnaire khazar Dictionnaire khazar et que son fils tentera le concours de l’ENS l’année prochaine. Je prends plus de muffin depuis des jours, c’est pas les 68kg qui m’en empêchent, c’est autre chose je crois, superstition de crâne et de corps, j’ai pris des fraises c’est fade. Quoiqu’il en soit, dans truc, ça va vaut au-delà de la simple représentation de la vie en entreprise, au-delà de la boulimie d’informations dépourvues dépourvu de sens chronologique trop clair, par exemple, c’est cette façon de toujours dire nous nous sans jamais dire une fois je . je .

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