041013


Cette histoire de muscler les moelles du rêve pour apprendre à mieux les tenir au réveil ça fonctionne (déjà fait l’expérience durant la période des rêves 140c). Même chose alors, même si je ne prends en note qu’un fragment télégraphique de chaque (encore que). Dans celui-ci, il n’est pas réellement important de savoir que j’ai créé une machine d’art contemporain dont l’apparence est la suivante : un grand mur d’écrans disparates via lesquels sont projetées, pour la moitié d’entre eux, les images diffusées en direct depuis la vidéosurveillance présente dans la pièce où se masse le public, et sur l’autre moitié l’extrait d’un film automatiquement généré et puisé dans une base de données en fonction de sa concordance avec les images issues de la surveillance. Par exemple, si un gorille était présent dans la pièce, devant l’installation (ce qui n’est pas le cas dans le rêve), des images de King Kong seraient automatiquement générées et diffusées autour ou entre les siennes. Dans le rêve, ce sont des extraits de Jurasic Park. Mais ça n’est pas important : pas important non plus la rencontre d’une certaine Sylvianne Py dont j’ignore tout or le nom, idem l’atelier d’art rouillé dans lequel je me trouve. Tout ce qui m’importe me concerne : je suis dans une bibliothèque, accroupi sur le dernier rayon. Je cherche le livre de V. au rayon poésie. Quelqu’un me dit la couverture aurait dû être en laine et tricotée mais ça n’a pas été possible, à cause de l’éditeur. Si je ne trouve pas le livre, c’est que j’ai déjà vécu cette scène une première fois et que je l’ai déjà acheté. Je le cherche quand même.

Cette phrase surréaliste concernant ce qu’ils appellent déjà (les claviers et les ondes l’appellent déjà) la tragédie de Lampedusa : « Il faut que les caméras de télévision viennent ici, montrent les cadavres, sinon c’est comme si ces tragédies n’existaient pas ». Cette dépêche concise (604 mots avant d’être reformatée), qui ne nous apprend en réalité très peu de choses, comporte neuf fois le mot tragédie (une fois tous les 67 mots). Bien sûr, c’est souvent du discours rapporté : c’est la même chose pour la télévision.

Quentin nage à travers les mines : je pense aux mines sous terre. Par ailleurs, nouvel épisode, chez Joachim Séné, de sa série Je ne me souviens pas, auquel je raccroche cet extrait d’Eumeswil, lu matin.

On envisage déjà l’environnement ; c’est ainsi que la collaboration des phalanstères entre eux provoque un changement de climat, et un changement favorable. Il règne en tous lieux, comme sous des verrières, une température agréable et harmonieuse. L’eau de mer devient potable, les animaux sauvages sont apprivoisés. La terre devient habitable, même dans ses déserts et aux pôles, au-dessus desquels se forment des courants lumineux d’où rayonne la chaleur. La population croîtra, pour atteindre les trois milliards. L’homme grandit jusqu’à une taille de deux mètres, vit jusqu’à cent cinquante ans. Le chiffre trois joue un rôle important ; ce qui dénote un esprit harmonieux. Les travaux se divisent en travaux nécessaires, utiles et agréables. Le produit brut est réparti entre trois classes, celle du capital, celle du travail et celle du talent. La femme peut vivre avec un époux, un amant, un reproducteur, ou aussi avec les trois à la fois. De même, l’homme a le choix entre ces trois possibilités. L’éducation des enfants incombe aux grands-mères.

Ernst Jünger, Eumeswil, Folio, traduction Henri Plard, P. 430-431

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041013, version 6 (11 octobre 2013)

Cette histoire de muscler les moelles du rêve pour apprendre à mieux les tenir au réveil ça fonctionne (déjà fait l’expérience durant la période des rêves 140c). Même chose alors aujourd’hui , même si je ne prends en note qu’un fragment télégraphique de chaque (encore que). Dans celui-ci, il n’est pas réellement important de savoir que j’ai créé une machine d’art contemporain dont l’apparence est la suivante : un grand mur d’écrans disparates via lesquels sont projetées, pour la moitié d’entre eux, les images diffusées en direct depuis la vidéosurveillance présente dans la pièce où se masse le public, et sur l’autre moitié l’extrait d’un film automatiquement généré et puisé dans une base de données en fonction de sa concordance avec les images issues de la surveillance. Par exemple, si un gorille était présent dans la pièce, devant l’installation l’œuvre (ce qui n’est pas le cas dans le rêve), des images de King Kong seraient automatiquement générées et diffusées autour ou entre les siennes. Dans le rêve, ce sont des extraits de Jurasic Park. Ce n’est pas dans un musée mais dans une salle à manger pro. Il est plus grand que ma hauteur et tout le monde a apporté un repas pour la collectivité. Mais ça n’est pas important : pas important non plus la rencontre d’une certaine Sylvianne Py dont j’ignore tout or le nom, idem l’atelier d’art rouillé dans lequel je me trouve. Tout ce qui m’importe La seule seconde importante me concerne : je suis dans une bibliothèque, accroupi sur le dernier rayon. Je cherche le livre de [V V .->mot89] En voilà une idée . au rayon poésie. Quelqu’un me dit la couverture aurait dû être en laine et tricotée mais que ça n’a pas été possible, à cause de l’éditeur. Si je ne trouve pas le livre, c’est que j’ai déjà vécu cette scène une première fois et que je l’ai déjà acheté. Je le cherche quand même.Antoine Bréa me suggérait le rêve lucide.
Mort, Joachim Séné, V., Ernst Jünger, Rêve, Quentin Leclerc

041013, version 5 (11 octobre 2013)

Cette histoire Cette histoire de muscler les moelles du rêve pour apprendre à mieux les tenir au réveil ça fonctionne (j’en avais déjà fait l’expérience durant la période des [rêves 140c->article1116] rêves 140c ). ). Même C’est la même chose aujourd’hui, même si je ne prends en note qu’un fragment télégraphique de chaque (encore que). Dans celui-ci, il n’est pas réellement important de savoir que j’ai créé une machine d’art contemporain dont l’apparence est la suivante : un grand mur d’écrans disparates via lesquels sont projetées projetés , pour la moitié d’entre eux, les images diffusées en direct depuis la vidéosurveillance présente ici-même , dans la pièce se masse le public dans laquelle l’œuvre est installée , et sur l’autre moitié l’extrait d’un film automatiquement généré et puisé dans une base de données en fonction de sa concordance avec les images issues de la surveillance. Par exemple, si un gorille était présent dans la pièce, devant l’œuvre (ce qui n’est pas le cas dans le rêve), des images de King Kong seraient automatiquement générées et diffusées autour ou entre les siennes. Dans le rêve, ce sont des extraits de Jurasic Park. Ce n’est pas dans un musée mais dans une salle à manger pro d’entreprise . Il est plus grand que ma propre hauteur et tout le monde a apporté ( chacun ) un repas complet pour la collectivité. Mais ça n’est pas important : pas important non plus que la rencontre d’une certaine Sylvianne Py dont j’ignore tout or le nom, idem l’atelier d’art rouillé dans lequel je me trouve mets les pieds . La seule seconde importante dans ce rêve me concerne : je suis dans une bibliothèque partie librairie-bibliothèque de l’atelier d’art rouillé , accroupi sur le dernier rayon. Je cherche le livre de V. , au rayon poésie. Quelqu’un me dit que la couverture aurait dû être en laine et tricotée mais que ça n’a pas été possible, à cause de l’éditeur. Si je ne trouve pas le livre, c’est que j’ai déjà vécu cette scène une première fois et que je l’ai déjà acheté. Je le cherche quand même. Antoine Bréa me suggérait le parlait de rêve lucidel’autre jour . En voilà une idée.

041013, version 4 (8 octobre 2013)

Cette histoire de muscler les moelles du rêve Cette histoire de muscler les moelles du rêve pour apprendre à mieux les tenir au réveil ça fonctionne (j’en avais déjà fait l’expérience durant la période l’épisode des rêves 140c). C’est la même chose aujourd’hui, même si je ne prends en note qu’un fragment télégraphique de chaque (encore que). Dans celui-ci, il n’est pas réellement important de savoir que j’ai créé une machine d’art contemporain dont l’apparence est la suivante : un grand mur d’écrans disparates via dans lesquels sont projetés, pour la moitié d’entre eux, les images diffusées en direct depuis la vidéosurveillance ici-même, dans la pièce dans laquelle l’œuvre est installée, et sur l’autre moitié l’extrait d’un film automatiquement généré et puisé dans une base de données en fonction de sa concordance avec les images issues de la surveillance. Par exemple, si un gorille était présent dans la pièce, devant l’œuvre (ce qui n’est pas le cas dans le rêve), des images de King Kong seraient automatiquement générées et diffusées autour ou entre les siennes. Dans le rêve, ce sont des extraits de Jurasic Park. Ce n’est pas dans un musée mais dans une salle à manger d’entreprisequ’est exposé l’objet . Il est plus grand que ma propre hauteur verticalité et tout le monde a apporté (chacun) un repas complet pour la collectivité boite . Mais ça n’est pas important : pas plus que la rencontre d’une certaine Sylvianne Py dont j’ignore tout or le nom, idem l’atelier d’art rouillé dans lequel je mets les pieds. La seule seconde importante dans ce rêve me concerne : je suis dans une partie librairie-bibliothèque de l’atelier d’art rouillé, accroupi sur le dernier rayon. Je cherche le livre de V., au rayon poésie. Quelqu’un me dit que la couverture aurait dû être en laine tricotée mais que ça n’a pas été possible, à cause de l’éditeur. Si je ne trouve pas le livre, c’est que j’ai déjà vécu cette scène une première fois et que je l’ai déjà acheté. Je le cherche quand même. Antoine Bréa me parlait de rêve lucide l’autre jour. En voilà une idée.

041013, version 3 (6 octobre 2013)

Cette histoire de muscler les moelles du rêve pour apprendre à mieux les tenir retenir au réveil ça fonctionne ( , j’en avais déjà fait l’expérience durant l’épisode des rêves 140c). . C’est la même chose aujourd’hui, même si je ne prends en note qu’un fragment télégraphique de chaque (encore que). Dans celui-ci, il n’est pas réellement important de savoir que j’ai créé une machine d’art contemporain dont l’apparence est la suivante  : qui consiste en un grand mur d’écrans disparates dans lesquels sont projetés, pour la moitié d’entre eux, les images diffusées en direct depuis la vidéosurveillance ici-même, dans la pièce dans laquelle l’œuvre est installée, et sur l’autre moitié l’extrait d’un film automatiquement généré et puisé dans une base de données en fonction de sa concordance avec les images issues de la surveillance. Par exemple, si un gorille était présent dans la pièce devant l’œuvre (ce qui n’est pas le cas dans le rêve), des images de King Kong seraient automatiquement générées et diffusées autour ou entre les siennes. Dans le rêve, ce sont des extraits de Jurasic Park. Ce n’est pas dans un musée mais dans une salle à manger d’entreprise qu’est exposé l’objet. Il est plus grand que ma propre verticalité et tout le monde a apporté (chacun) un repas complet pour la boite. Mais ça n’est pas important : pas plus que la rencontre d’une certaine Sylvianne Py dont j’ignore tout or le nom ou presque , idem l’atelier d’art rouillé dans lequel je mets les pieds. La seule seconde importante dans ce rêve me concerne : je suis dans une partie librairie-bibliothèque de l’atelier d’art rouillé, accroupi sur le proche du dernier rayon. Je cherche le livre de V., au rayon poésieévidemment . Quelqu’un me dit que la couverture aurait dû être en laine tricotée mais que ça n’a pas été possible, à cause de l’éditeur. Si je ne trouve pas le livre, c’est que j’ai déjà vécu cette scène une première fois et que je l’ai déjà acheté. Je le cherche quand même. Antoine Bréa me parlait de rêve lucide l’autre jour. En voilà une idée.

041013, version 2 (4 octobre 2013)

Cette histoire de muscler les moelles du rêve pour apprendre à mieux les retenir au réveil fonctionne, j’en avais déjà fait l’expérience durant l’épisode des rêves 140c. C’est la même chose aujourd’hui actuellement , même si je ne prends en note qu’un fragment télégraphique de chaque chacun (encore que). Dans celui-ci, il n’est pas réellement important de savoir que j’ai créé une machine d’art contemporain qui consiste en un mur d’écrans disparates dans lesquels sont projetés, pour la moitié d’entre eux, les images diffusées en direct depuis la vidéosurveillance ici-même , dans la pièce dans laquelle l’œuvre est installée, et sur l’autre moitié l’extrait d’un film automatiquement généré et puisé dans une base de données en fonction de sa concordance avec les images de la surveillance. Par exemple, si un gorille était présent dans la pièce devant l’œuvre (ce qui n’est pas le cas dans le rêve), des images de King Kong King Kong seraient automatiquement générées et diffusées autour ou entre les siennes. Dans le rêve, ce sont des extraits de Jurasic Jurasic Park. . Ce n’est pas dans un musée mais dans une salle à manger d’entreprise qu’est exposé l’objet. Il est plus grand que ma propre verticalité et tout le monde a apporté (chacun) un repas complet pour la boite. Mais ça n’est pas important : pas plus que la rencontre d’une certaine Sylvianne Py dont j’ignore tout ou presque, idem l’atelier d’art rouillé dans lequel je mets les pieds. La seule seconde importante dans ce rêve me concerne : je suis dans une partie librairie-bibliothèque de l’atelier d’art rouillé, accroupi proche du dernier rayon. Je cherche le livre de V., au rayon poésie évidemment. Quelqu’un me dit que la couverture aurait dû être en laine tricotée mais que ça n’a pas été possible à cause de avec l’éditeur. . Si je ne trouve pas le livre, c’est que j’ai déjà vécu cette scène une première fois et que je l’ai déjà acheté. Je le cherche quand même. Antoine Bréa me parlait de rêve lucide l’autre jour. En voilà une idée.

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