journal #013 : 12 avril 2007



samedi 15 février 2014, par Guillaume Vissac |
Tags : Coup de tête - Matriochkas - Paris - Train


Coup de tête est un roman paru aux éditions Publie.net en mars 2013, puis réédité en octobre 2017. Il bouge encore.
Son écriture s´est déroulée entre 2006 et 2012.
Ce journal temporellement décalé raconte l´histoire (falsifiée) de cette écriture.
Pour soutenir ce journal, achetez le livre. Lisez le.

Rennes. TGV première classe. Profiter du silence des trains en première.

Ces mots ça vient de Sablier [1].

Manuel Jodorov, avec ses cheveux verts, bleus ou rouges. Vifs. Ses bagues brillantes, son collier qui dépasse de sa chemise, sa peau orangée. La saveur de sa voix quand je suis à côté de lui. Les lunettes noires devant ses yeux noirs. Manuel Jodorov, la star. Manuel Jodorov, mon patron. Je m’en souviens.
— Vous commencez après-demain. Je vous retrouve là-bas. On se lâche plus après ça, compris ? Vous noterez tout. Tout. Je ne veux rien perdre, aucun détail. Pas de dictaphone, par contre. Ce que je veux, c’est un vrai...
Un vrai quoi, déjà ? Qu’est-ce que c’est que ce mot qu’il m’a dit et qui me rendait moi ? Ces quelques lettres qui remontent le long de ma colonne vertébrale, qui figent toute la surface de ma peau...
— ...sténographe.
Voilà, c’est ça. Moi. Et Manuel Jodorov, mon patron, mon idole, mon ombre. Le tout dans la jeep poussiéreuse. Sur la terre rouge et craquelée. C’est exactement comme ça que ça a commencé.
On rembobine.
Un peu plus tôt : les études, le diplôme, la galère, mon appartement, mon stage, la machine à café, le chien couvert de boue, ma mère à l’enterrement de ma tante, le goût des mélanges et de l’alcool sur ma langue, le goût d’un corps mélangé au mien, le silence des trains en première, les bagages à traîner, une photo, la rencontre, le mot de Jodorov, sa signature en bas de la feuille, la poignée de main de mon frère, le départ et mon arrivée à l’hôtel, jusqu’à cette jeep et ces terres rouges qu’elle traverse. Tout ça : mon double, ma vie merdique ; moi.
Tout ça pour en arriver à regretter le goût du sable.
Moi, ce connard de moi.

Paris : changement de gare, comme il y a quatre mois. La même chose mais en différent. Plein de photos pour Coup de tête.

(Source et journal bis)

titre documents joints

  • Sablier (PDF - 177.3 ko)

    Nouvelle (2006).

[1C’est la première nouvelle écrite. Elle date de novembre 2006. Par écrite je veux dire réécrite, selon une méthode qui sera reprise et complétée pour Coup de tête. L’expression silence des trains en première vient de là.


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Révisions

5 révisions

Journal de Coup de tête : 120407, version 6 (16 février 2014)

Sablier
Nouvelle (2006).

Journal de Coup de tête : 120407, version 5 (15 février 2014)

Sablier
Nouvelle (2006).

Rennes. TGV première classe. Profiter du silence des trains en première.

Ces mots ça vient de Sablier [1].

[1C’est la première nouvelle écrite. Elle date de novembre 2006. Par écrite je veux dire réécrite, selon une méthode qui sera reprise et complétée pour Coup de tête. L’expression silence des trains en première vient de là.

jpg/dsc00058.jpg, Sablier

Journal de Coup de tête : 120407, version 3 (15 février 2014)

TGV première classe. Profiter du silence des trains en première.

Sablier [2].

<blockquote>

Manuel Jodorov, avec ses cheveux verts, bleus ou rouges. Vifs. Ses bagues brillantes, son collier qui dépasse de sa chemise, sa peau orangée. La saveur de sa voix quand je suis à côté de lui. Les lunettes noires devant ses yeux noirs. Manuel Jodorov, la star. Manuel Jodorov, mon patron. Je m’en souviens.

Moi, ce connard de moi.

</blockquote>

Paris : changement de gare, comme il y a quatre mois. La même chose mais en différent. Plein de photos pour Coup de tête.

Rentré de Bretagne cette aprem. Neuf heures et quelques de train, mine de rien, ça vide, même en première.

Aller un peu mouvementé, retour plutôt calme mais pas forcément plus marrant. Comater en écoutant le tout dernier signle de Björk, regarder filer le paysage breton qui déjà s’ombrage mais non, je précise de suite, il n’a pas fait mauvais du tout pendant mon séjour, bien au contraire. Le temps de prendre un portrait reflété du blogueur qui traverse la France (presque) et voilà que j’embraye sur une nouvelle première classe.

[2C’est la première nouvelle écrite. Elle date de novembre 2006. Par écrite je veux dire réécrite, selon une méthode qui sera reprise et complétée pour Coup de tête. L’expression silence des trains en première vient de là.

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