2%

Il travaillait boulevard Capine. On lui avait octroyé 2%. Il calculait, en partant de ce chiffre, les conséquences à venir sur sa vie véritable. Il y avait des spectacles complets sous les néons. Les lettres étaient illuminées (il faisait jour pourtant). Il ne savait pas où il allait : il est tombé dans un dédale de rues sous la surface. Il n’y avait pas de wagons ou de quais, il n’y avait que des rues, des couloirs, des corps à la sauvette, des stalactites de crasse entassées sur elle-même, germées mais beiges à la crête des faïences éventrées, et puis des ombres. Il s’est tourné plusieurs fois. Plusieurs fois il a fait demi-tour. Il a donné en petite monnaie l’équivalent de 2% du montant qu’il avait lui-même déduit de ses 2% mensuel. Pour qu’on l’aide à remonter le fil de ses pas. Pour qu’on écoute ses dires. Les couloirs, c’était une pente sèche. Les visages étaient froids. Le boulevard Capine oublié. De la bave lui est venue dans la mâchoire. C’était blanc de texture et de son sous la langue. Il continua à marcher mais plus vite. Il se perdit plus loin. Une partie de lui-même se demanda à un moment donné : aurais-je été mordu ? Si oui par qui (ou quoi) ? Et quand ? S’il avait été mordu peut-être existait-il, sous terre, un antidote. Mais les couloirs continuaient leur pente, peu importe la direction qu’il prenait, et il n’y avait rien d’autre que de la terre moisie sous le rideau du sol. Une partie de lui-même commença à douter. Un certain pourcentage. Et l’écume bouillonnait.



26 février 2015
par Guillaume Vissac
Esquisses
Tags : Métro
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2%, version 5 (26 février 2015)

2 % le boulevard
Métro
Il travaillait boulevard Capine. On lui avait octroyé 2%. Il calculait, en partant de ce chiffre, les conséquences à venir sur sa vie véritable. Il y avait des spectacles complets sous aux music halls sur les néons. Les lettres étaient illuminées (il faisait jour pourtant). Il ne savait pas où il allait : il est tombé dans un dédale de rues sous la surface souterraines . Il n’y avait pas de wagons ou de quais, il n’y avait que des rues, des couloirs, des corps à la sauvette vendeurs ambulants , des stalactites de crasse entassées sur elle-même, germées mais beiges à la crête des faïences éventrées, et puis des ombreserrantes . Il s’est tourné retourné plusieurs fois. Plusieurs fois il a fait demi-tour. Il a donné en petite monnaie l’équivalent de 2% du montant qu’il avait lui-même déduit de ses 2% mensuel. Pour qu’on l’aide à remonter le fil de ses pas. Pour qu’on écoute ses dires. Les couloirs, c’était une étaient en pente sèche. Les visages étaient froids. Le boulevard Capine oublié loin de lui . De la bave lui est venue dans la mâchoire. C’était blanc de texture et de son sous la langue. Il continua à marcher mais plus vite. Il se perdit plus loin. Une partie de lui-même se demanda à un moment donné : aurais-je été mordu ? Si oui par qui (ou quoi) et quand ? Et quand ? S’il avait été mordu peut-être existait-il, sous terre, un antidote. Mais les couloirs continuaient leur pente de descendre , peu importe la direction qu’il prenait choisissait de prendre , et il n’y avait rien d’autre que de la terre moisie sous la terre noire qui recouvrait le rideau du sol. Une partie de lui-même commença à douter. Un certain pourcentage. Et De l’écume bouillonnait.

2%, version 4 (17 août 2014)

Il travaillait boulevard Capine. On lui avait octroyé 2%. Il calculait, en partant de ce chiffre, les conséquences à venir sur sa vie véritable. Il y avait des spectacles complets aux music halls sur les néons le boulevard . Les lettres étaient illuminées (il faisait jour pourtant). Il ne savait pas où il allait : il est tombé dans un dédale de rues souterraines. Il n’y avait pas de wagons ou de quais, il n’y avait que des rues, des couloirs, des vendeurs ambulants, des stalactites de crasse entassées sur elle-même, germées mais beiges à la crête des faïences éventrées, et puis des ombres errantes. Il s’est retourné plusieurs fois. Plusieurs fois il a fait demi-tour. Il a donné en petite monnaie l’équivalent de 2% du montant qu’il avait lui-même déduit de ses 2% mensuel. Pour qu’on l’aide à remonter le fil de ses pas. Pour qu’on écoute ses dires. Les couloirs étaient en pente sèche. Les visages étaient froids. Le boulevard Capine loin de lui. De la bave lui est venue dans la mâchoire. C’était blanc de texture et de son sous la langue. Il continua à marcher mais plus vite. Il se perdit plus loin. Une partie de lui-même se demanda à un moment donné : aurais-je été mordu ? Si oui par qui (ou quoi) et quand ? S’il avait été mordu peut-être existait-il, sous terre, un antidote. Mais les couloirs continuaient de descendre, peu importe la direction qu’il choisissait de prendre, et il n’y avait rien d’autre que de la terre moisie sous la terre noire qui recouvrait le sol. Une partie de lui-même commença à douter. Un certain pourcentage. De l’écume bouillonnait.

2%, version 3 (28 mars 2014)

Il travaillait boulevard Capine. On lui avait octroyé 2%. Il calculait, en partant de ce chiffre , les conséquences à venir sur sa vie véritabledécoulant de ces chiffres . Il y avait des spectacles complets aux music halls sur le boulevard. Les lettres étaient illuminées (il faisait jour pourtant). Il ne savait pas où il allait : il est tombé dans un dédale de rues souterraines. Il n’y avait pas de wagons ou de quais, il n’y avait que des rues, des couloirs, des vendeurs ambulants, des stalactites de crasse entassées sur elle-même, germées mais beiges à la crête des faïences éventrées, et puis des ombres errantes. Il s’est retourné plusieurs fois. Plusieurs fois il a fait demi-tour. Il a donné en petite monnaie l’équivalent de 2% du montant qu’il avait lui-même déduit de ses 2% mensuel annuel . Pour qu’on l’aide à remonter le fil de ses pas. Pour qu’on écoute ses dires l’écoute se dire . Les couloirs étaient en pente sèche . Les visages étaient froids. Le boulevard Capine loin de lui. De la bave lui est venue dans la mâchoire. C’était blanc de texture et de son sous la langue. Il continua à marcher mais plus vite. Il se perdit plus loin. Une partie de lui-même se demanda à un moment donné : aurais-je été mordu ? Si oui par qui (ou quoi) et quand ? S’il avait été mordu peut-être existait-il, sous terre, un antidote. Mais les couloirs continuaient de descendre, peu importe la direction qu’il choisissait de prendre, et il n’y avait rien d’autre que de la terre moisie sous la terre noire qui recouvrait le sol. Une partie de lui-même commença à douter. Un certain pourcentage. De l’écume bouillonnaitsur son visage serein .

2%, version 2 (27 mars 2014)

Il travaillait boulevard Capine. On lui avait octroyé 2%. Il calculait les conséquences à venir ce que ça impliquait sur sa vie véritable découlant de que ces chiffres. Il y avait des spectacles complets aux music halls sur le boulevard. Les lettres étaient illuminées (il faisait jour pourtant). Il ne savait pas où il allait : il est tombé dans un dédale de rues souterraines. Il n’y avait pas de wagons ou de quais, il n’y avait que des rues, des couloirs, des vendeurs ambulants, des stalactites de crasse entassées sur elle-même , germées à la crête des faïences éventrées et des ombres errantes. Il s’est retourné plusieurs fois. Plusieurs fois il a fait demi-tour. Il a donné en petite monnaie l’équivalent de 2% du montant qu’il avait lui-même déduit de ses 2% annuel. Pour pour qu’on l’aide à remonter le fil de ses pas. Pour qu’on l’écoute se dire. Les couloirs étaient en pente. Les visages étaient froids froid . Le boulevard Capine loin de lui. De la bave lui est venue dans la mâchoire. C’était blanc de texture et de son sous à la langue. Il continua à marcher mais plus vite. Il se perdit plus loin. Une partie de lui-même se demanda à un moment donné : aurais-je été mordu ? Si oui par qui (ou quoi) et quand ? S’il avait été mordu peut-être existait-il, sous terre, un antidote. Mais les couloirs continuaient de à descendre, peu importe la direction qu’il choisissait de prendre, et il n’y avait rien d’autre que de la terre moisie sous la terre noire qui recouvrait nappait le sol par terre . Une partie de lui-même commença à douter. Un certain pourcentage. De l’écume bouillonnait sur son visage serein.

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