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Ross Robbins, Hôpital Psychiatrique

Première mise en ligne le , dernière mise à jour le 12 octobre 2014, par Guillaume Vissac, dans Traductions |
Tags : Corps - J.R.R. Tolkien - Ross Robbins

Je ne sais pas trop qui c’est Ross Robbins et je ne me souviens plus comment je suis tombé sur cette poetry suite intitulée Mental Hospital. Ces extraits ont été publiés sur le site NailedMagazine.com, un magazine online américain. Je ne sais même pas s’ils proviennent d’autre chose, s’il y a un livre autour, tout ce que je sais c’est ce que j’ai lu et que c’est bien kiffant. La traduction proposée sur cette page étant purement gratuite et 100% non-autorisée, je m’engage à la retirer si d’aventure l’auteur et/ou l’éditeur de ce texte en fait la demande.

Hôpital psychiatrique

Il y a quatre patients dans une chambre. L’un de mes acolytes souffre de séquelles neurologiques, il tire et traîne son côté droit le long de lui comme un clone parasite. Quand j’entre, il dort nu sur le ventre par-dessus les couvertures. Et j’entre, et j’entre, et j’entre. Je me couperais ma moitié gauche et la sienne droite, recoudrais nos bonnes moitiés l’une avec l’autre, on serait beaux et souples, une gazelle, on enverrait chier nos médocs et on les recracherait, on en viendrait à bout, on irait en orbite, on cramerait comme une bombe victorieuse.

Hôpital psychiatrique

Kim croit qu’elle vit dans un livre de Tolkien sur la schizophrénie on dirait. Elle est sûre que moi et Paul on est des sorciers du futur venus jeter des sorts sur ses poumons. Quand les assistants viennent pour la doucher elle croit qu’ils essayent de la tuer à coup de pneumonie et elle crie encore plus. Elle porte trois manteaux à la fois, des bouteilles d’eau dans chaque poche. Les masques tombent lorsqu’un membre du staff débarque pour la plaquer, l’infirmière en embuscade armée d’une seringue pleine de calme. L’eau gicle et Kim, sous ses cinq ou six couches de fringues qui puent, merdiques, succombe. Elle hurle des trucs sur la sorcellerie et la magie et puis sa propre mort inéluctable. « Quelle chance putain », dit Paul quand ils lui plantent l’aiguille.

Hôpital psychiatrique

Après ma première crise j’ai du sang sur le front et l’arête de mon nez où le béton m’a eu. Ma langue est faite de sang et quelqu’un la charcute pour y foutre une éponge.

Hôpital psychiatrique

Il y a un marché noir pour les briquets et pour tout ce qui coupe. Il y a un marché noir pour les émotions et les organes génitaux. Il y a beaucoup trop de gens qui baisent. Il y a un marché noir pour hier. Je sniffe la Ritalin de quelqu’un d’autre et j’ai besoin que tu me files une cigarette.

Hôpital psychiatrique

Ici y en a qui sont pas nets, du bruit blanc sur des jambes filiformes. Quand ils ouvrent la bouche, on entend juste les parasites. Ne parviennent pas à retenir les tempêtes de neige fluo et l’eau noire qui jaillissent de leurs dents et leur langue déchiquetée. Après un petit moment leurs yeux s’enfoncent dans le silence.

Hôpital psychiatrique

Nous dormons tous au premier étage d’un sac en papier, agités comme des fauves. Nous nous raccrochons désespérément à une certaine notion de communauté. Les salles sont des tumeurs qui métastasent dans le vagin stérile de l’hôpital.

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5 révisions

Ross Robbins, Hôpital Psychiatrique, version 6 (12 octobre 2014)

Je ne sais pas trop qui c’est Ross Robbins et je ne me souviens plus comment je suis tombé sur cette poetry suite intitulée Mental Hospital. Ces extraits ont été publiés sur le site NailedMagazine.com, un magazine online américain. Je ne sais même pas s’ils proviennent d’autre chose, s’il y a un livre autour, tout ce que je sais c’est ce que j’ai lu et que c’est bien kiffant. La traduction proposée sur cette page étant purement gratuite et 100% non-autorisée, je m’engage à la retirer si d’aventure l’auteur et/ou l’éditeur de ce texte en fait la demande.

</small > http://www . nailedmagazine.com/poetry/poetry-suite-by-ross-robbins/

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Hôpital psychiatrique

Il y a quatre patients dans une la chambre. L’un de mes acolytes frères qui souffre de séquelles neurologiques, il tire et traîne son côté droit le long de lui comme un clone jumeau parasite. Quand Lorsque j’entre, il dort se couche dans son lit et se met nu sur le ventre par-dessus les couvertures. Et j’entre j’entrerais , et j’entre j’entrerais , et j’entre j’entrerais . Je me couperais ma moitié gauche et la sienne droite, recoudrais nos bonnes moitiés l’une avec l’autre, on serait beaux et souples , agiles , une gazelle, on enverrait chier nos médocs et on les recracherait, on en viendrait à bout, on irait en orbite s’élèverait , on cramerait comme une bombe victorieuse.

Il y a un marché noir pour les briquets et pour tout ce qui coupe. Il y a un marché noir pour les émotions et les organes génitaux. Il y a beaucoup trop de gens qui baisent. Il y a un marché noir pour hier. Je sniffe la Ritalin de quelqu’un d’autre et j’ai besoin que tu me files une cigarette.
Corps, J.R.R. Tolkien, Ross Robbins

Ross Robbins, Hôpital Psychiatrique, version 5 (12 octobre 2014)

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Il y a quatre patients dans la chambre. L’un de mes frères camarades qui souffre de séquelles neurologiques tire et traîne son côté droit le long de lui comme un jumeau parasite. Lorsque j’entre, il se couche nu dans son lit et se met nu sur le ventre par-dessus les couvertures. Et j’entrerais, j’entrerais, j’entrerais. Je me couperais ma moitié gauche et la sienne droite, recoudrais nos bonnes moitiés l’une avec l’autre, on serait beaux, agiles, une gazelle, on enverrait chier nos médocs et on les recracherait, on en viendrait à bout, on s’élèverait, on cramerait comme une bombe victorieuse.

Kim croit qu’elle vit dans un livre de Tolkien sur la schizophrénie je croisbien . Elle est sûre que Paul et moi on serait sommes des sorciers venus du futur pour invoquer des sorts maléfiques sur ses poumons. Quand Lorsque les assistants viennent pour la doucher elle croit qu’ils essayent de la tuer à coup de pneumonie et elle crie encore d’autant plus. Elle porte trois manteaux à la fois et avec des bouteilles d’eau dans chaque poche. Tout le monde s’en rend compte découvre le pot-aux-roses lorsqu’un membre du staff débarque pour la plaquer le placage , et , l’infirmière toujours, l’infirmière en embuscade armée d’une seringue pleine de calme. L’eau jaillit / gicle et Kim, sous ses cinq ou six couches de fringues qui puent puantes , merdiques, succombe. Elle hurle des trucs sur la sorcellerie et la magie les sorts et puis sa propre mort inéluctable. « Quelle chance putain », dit Paul quand ils lorsqu’ils lui plantent l’aiguille.

Ross Robbins, Hôpital Psychiatrique, version 4 (16 août 2014)

Kim croit qu’elle vit dans un livre roman de Tolkien sur la schizophrénie je crois bien. Elle est sûre que Paul et moi sommes des sorciers venus du futur pour invoquer des sorts maléfiques sur ses poumons. Lorsque les assistants viennent pour la doucher elle croit qu’ils essayent de complotent pour la tuer à coup de pneumonie et elle crie d’autant plus. Elle porte trois manteaux à la fois avec des bouteilles d’eau dans chaque poche. Tout le monde découvre le pot-aux-roses lorsqu’un membre du staff débarque pour le placage, l’infirmière toujours en embuscade armée d’une seringue pleine de calme. L’eau jaillit / gicle et Kim, sous ses cinq ou six couches de fringues puantes, merdiques, succombe. Elle hurle des trucs sur la sorcellerie et les sorts et puis sa propre mort inéluctable. « Quelle chance putain », dit Paul lorsqu’ils lui plantent l’aiguille.

Après ma première crise j’ai du sang sur le front et l’arête de mon nez où le béton m’a eu. Ma langue est faite de sang et quelqu’un la charcute pour y foutre une éponge ( de cuisine ) au-dedans .

Il y a un marché noir pour les briquets et pour tout ce qui coupe. Il y a un marché noir pour les émotions et les organes génitaux. Il y a beaucoup trop de gens qui baisent. Il y a un marché noir pour hier / la veille . Je sniffe la Ritalin de quelqu’un d’autre et j’ai / j’aurais besoin que tu me files une cigarette.

Ross Robbins, Hôpital Psychiatrique, version 3 (8 mai 2014)

Il y a quatre patients dans la chambre. L’un de mes camarades qui souffre de séquelles neurologiques tire et traîne son côté droit le long de lui comme un jumeau parasite parasite/é . Lorsque j’entre, il se couche nu dans son lit et se met sur le ventre par-dessus les couvertures. Et j’entrerais, j’entrerais, j’entrerais. Je me couperais ma moitié gauche et la sienne droite, recoudrais nos bonnes moitiés l’une avec l’autre, on serait beaux, agiles, une gazelle, on enverrait chier nos médocs et on les recracherait, on en viendrait à bout, on s’élèverait, on cramerait comme une bombe victorieuse.

Kim croit qu’elle vit dans un roman de Tolkien sur la schizophrénie on dirait / je crois bien. Elle est sûre que Paul et moi sommes on est des sorciers venus du futur pour invoquer des sorts maléfiques sur ses poumons. Lorsque les assistants viennent pour la doucher elle croit qu’ils complotent pour la tuer à coup de pneumonie et elle crie d’autant plus. Elle porte trois manteaux à la fois avec des bouteilles d’eau dans chaque poche. Tout le monde découvre le pot-aux-roses lorsqu’un membre du staff débarque pour le placage, l’infirmière toujours en embuscade jamais trop loin armée d’une seringue pleine de calme. L’eau jaillit / gicle et Kim, sous ses cinq ou six couches de fringues puantes, merdiques, succombe. Elle hurle des trucs sur la sorcellerie et les sorts et puis sa propre mort inéluctable. « La chance putain / Quelle chance putain la salope », dit Paul lorsqu’ils lui plantent l’aiguille.

Ross Robbins, Hôpital Psychiatrique, version 2 (27 mars 2014)

Il y a quatre patients dans la chambre. L’un de mes camarades qui souffre de séquelles neurologiques neurologique tire et traîne son côté droit le long de lui comme un jumeau parasite/é parasite . Lorsque j’entre , il Il se couche nu dans son lit et se met sur le ventre par-dessus les couvertureslorsque j’entre . Et j’entrerais, j’entrerais, j’entrerais. Je me couperais ma moitié gauche et la sienne droite, recoudrais nos bonnes moitiés l’une avec l’autre, on serait beaux, et agiles, une gazelle, on enverrait chier nos médocs et on les recracherait, et on en viendrait à bout, on s’élèverait, on cramerait brûlerait comme une bombe victorieuse.

Kim croit qu’elle vit dans un roman de Tolkien sur la schizophrénie on dirait / je crois bien . Elle est sûre que Paul et moi on est des sorciers venus du futur qui sommes venus ici pour invoquer des sorts maléfiques sur ses poumons. Lorsque les assistants viennent pour la doucher elle croit pense qu’ils complotent pour la tuer à coup de pneumonie et elle crie crit d’autant plus. Elle porte trois manteaux à la fois avec des bouteilles d’eau dans chaque poche. Tout le monde découvre le pot-aux-roses lorsqu’un membre du staff débarque pour le placage, l’infirmière jamais trop loin armée d’une seringue pleine de calme. L’eau jaillit / gicle et Kim, sous ses cinq ou six couches de fringues puantes, merdiques, succombe. Elle hurle des trucs sur la sorcellerie et les sorts et sa propre mort inéluctable. « La chance putain / Quelle chance la salope », dit Paul lorsqu’ils lui plantent l’aiguille.



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