160614


Reçois paiement des cinq micro-textes crits en décembre pour la radio orange, quelques jours après avoir appris que les autres perspectives plus larges d’écrire pour cette même radio orange étaient pour l’heure remises aux calendes grecques [1]. C’est comme ça. Le règlement des cinq de décembre est, lui, bienvenu, mais rien qui puisse me convaincre de laisser tomber le taf alimentaire et de ne plus faire que ça [2].

La grève SNCF qui a commencé la semaine dernière contrarie nos plans pour la réunion Publie de demain. J’écris le Transoxiane trois chapitre seize le long de cette incertitude, en intercalant les écrans d’infolignes et les mails et messages sur l’écran du smartphone. Le sort est contre nous. Annuler ou reporter peut-être.

Retrouve Thomas pour un truc à Beaubourg, « Transgresser aujourd’hui » [3] après quoi Guyotat lit un bout d’Eden Eden Eden lequel, pris à la fin du bouquin, est un interminable pragraphe qui ne veut pas finir, les pages il a beau les tourner le livre ne s’épuisera jamais, c’est hypnotique et c’est tout comme regarder les knee play de l’Einstein on the beach, béat. Quelques personnes, au fil de la lecture, quittent la salle. Il y a des visages retournés ou gênés. C’est étonnant de le voir lire, Guyotat lui-même, un moine à la main qui retourne, au-dessus du poignet, une vinaigrette à l’envers, invisible. Je note quelque part que quelqu’un à un nom [4]. Les tétons où palpitent les langues. Son torse s’agenouille. Des instants de tendresse désarmants au milieu des sucs corporels et de la violence physique. La toute fin est très belle. Nous sortons, il fait nuit, Thomas allume une clope qui ne veut pas rougir. on s’assoit quelque part, on boit un verre, on mange un truc, ils jouent ce truc par dessus nous je crois, je ne prononcerai pas ce que je formule à l’invisible dans ma tête silencieuse, je trébuche sur le relief des choses, je ne sais pas répondre à ses questions qui commencent par des lettres mais je sais : je sais combien il pèse, je sais quel âge il a [5], je sais qu’un jour (un seul) un concombre lui a sauvé la vie. Proche de nous quelqu’un dit les comédies musicales c’est pas de l’art, c’est quelque chose d’autre je n’ai pas noté quoi (on ne saura jamais). To reel c’est tituber. On nous demande, portable en main, l’écran tourné vers nous, un accent étranger à la langue, si le mot gueule, en français, ça s’écrit bien comme ça. C’est le cas. Avec deux u.

 [6]

23 juin 2014
par Guillaume Vissac
Journal
#Pierre Guyotat #Transoxiane

[1C’est bien comme ça qu’on dit, calendes ? Spontanément toujours envie de dire calanques.

[2Que quoi ?

[3Mais qu’en est-il du titre de cette conférence, Transgresser aujourd’hui, il n’en est pas question, et je me pose les mêmes questions que se posent d’autres que moi à des milliers de kilomètres de distance, ici Berlol :

Et aujourd’hui, y a-t-il des choses qu’on ne peut pas dire ? Des sujets dont on ne parle pas dans les médias et desquels les politiques ne savent même pas qu’ils ne peuvent pas parler ?

[4Mais ce n’est pas un nom c’est l’akli.

[5Je lui ai dit j’aime mettre des chiffres sur les choses.

[6Pierre Guyotat lisant.

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160614, version 9 (23 juin 2014)

Reçois paiement des cinq micro-textes crits en décembre pour la radio orange, quelques jours après avoir appris que les autres perspectives plus larges d’écrire pour cette même radio orange étaient pour l’heure remises aux calendes grecques [1]. C’est comme ça. Le règlement des cinq de décembre est, lui, bienvenu, mais rien qui puisse me convaincre convaicnre de laisser tomber le taf alimentaire et de ne plus faire que ça [2]. ça .

La grève SNCF qui a commencé la semaine dernière contrarie nos plans pour la réunion [Publie->http://www Publie de demain .publie.net] de demain. J’écris le Transoxiane trois chapitre seize le long de cette incertitude, en intercalant les écrans d’infolignes et les mails et messages sur l’écran du smartphone téléphone . Le Le sort est contre nous. Annuler ou reporter peut-être.

[1C’est bien comme ça qu’on dit, calendes ? Spontanément toujours envie de dire calanques.

[2Que quoi  ?

Pierre Guyotat, Transoxiane
 [3]

[3Pierre Guyotat lisant.

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160614, version 8 (22 juin 2014)

Reçois paiement des cinq micro-textes crits écrits en décembre pour la radio orange, quelques jours après avoir appris que les autres perspectives plus larges d’écrire pour cette même radio orange étaient pour l’heure remises aux calendes grecques [4]. C’est comme ça. Le règlement des cinq de décembre est, lui, bienvenu, mais rien qui puisse me convaicnre convainque de laisser tomber le taf alimentaire et de ne plus faire que ça.

La grève SNCF qui a commencé la semaine dernière contrarie nos plans pour la réunion Publie de demain. J’écris le Transoxiane J’écris le Transoxiane trois chapitre seize le long de cette incertitude, en intercalant les écrans d’infolignes et les mails et messages sur l’écran téléphone. Le sort est contre nous. Annuler ou reporter peut-être.

Retrouve Thomas pour un truc à Beaubourg, « Transgresser aujourd’hui »[[Mais qu’en est-il du titre de cette conférence, Transgresser aujourd’hui, il n’en est pas question, et je me pose les mêmes questions que se posent d’autres que moi à des milliers de kilomètres de distance, je cite Berlol ici Berlol :

[4C’est bien comme ça qu’on dit, calendes ? Spontanément Toujours envie de dire calanques.

160614, version 7 (19 juin 2014)

Reçois paiement des cinq micro-textes écrits en décembre pour la radio orange, quelques jours après avoir appris que les autres perspectives plus larges d’écrire pour cette même radio orange étaient pour l’heure remises aux calendes grecques [5]. calanques moi .]]. C’est comme ça. Le règlement des cinq de décembre est, lui, bienvenu, mais rien qui me convainque de laisser tomber le taf alimentaire et de ne plus faire que ça.

<blockquote>Et aujourd’hui, y a-t-il des choses qu’on ne peut pas dire ? Des sujets dont on ne parle pas dans les médias et desquels les politiques ne savent même pas qu’ils ne peuvent pas parler ?</blockquote>

]]après quoi Guyotat lit un bout d’Eden Eden Eden (il transgressait hier) lequel, pris à la fin du bouquin, est un interminable extrait qui ne veut pas finir, les pages il a beau les tourner le livre ne s’épuise jamais, c’est hypnotique et c’est tout comme regarder les knee play de l’Einstein on the beach, béat . . Quelques personnes, au fil de la lecture, quittent la salle. Il y a des visages retournés terrifiés ou gênés. C’est étonnant de le voir lire, Guyotat lui-même, un moine à la main qui retourne, au-dessus du poignet, l’invisible vinaigrette à l’envers une lente mayonnaise . Je note quelque part que quelqu’un à un nom (c’est bidule). Les tétons où palpitent les langues. Son torse s’agenouille. Des instants de tendresse désarmants au milieu des sucs corporels et de la violence organique sidérale . La toute fin est toute belle. Nous sortons, il fait nuit, Thomas allume une clope qui ne s’allume pas. on s’assoit quelque part, on boit un verre, on mange un truc, Mimosa, ils jouent ce truc par dessus nous je crois, je ne dis pas ce que je formule à l’invisible dans ma tête silencieuse, je trébuche sur le relief de mes dents gencives , je ne sais pas répondre à ses questions qui commencent par un a mais je sais : je sais combien il pèse, je sais quel âge il a [6] cornichons verts ( qui ne seraient rien d’autres que de petits concombre ). , je sais qu’un jour (un seul) un concombre lui a sauvé la vie, je sais qu’il voue une haine viscérale pour les cornichons verts (qui ne seraient rien d’autres que de petits concombre). Proche de nous quelqu’un dit les comédies musicales c’est pas de l’art, c’est quelque chose d’autre je n’ai pas noté ce que c’était précisément. To reel c’est tituber. On nous demande, portable en main, l’écran tourné vers nous, un accent étranger à la langue, si le mot gueule, en français, ça s’écrit bien comme ça. C’est le cas. Deux Avec deux u.

[5C’est bien comme ça qu’on dit, calendes ? Toujours envie de dire calanques .

[6J’aime assez mettre des chiffres sur a , je sais qu’un jour ( un seul ) un concombre lui a sauvé la vie , je sais qu’il voue une haine viscérale pour les choses .

160614, version 6 (17 juin 2014)

Retrouve Thomas pour un truc à Beaubourg, « Transgresser aujourd’hui » [7] Retrouve Thomas pour un truc à Beaubourg , «  Transgresser aujourd’hui  » après quoi Guyotat lit un bout d’Eden Eden Eden (il transgressait hier) lequel, pris à la fin du bouquin, est un interminable extrait qui ne veut pas finir, les pages il a beau les tourner le livre ne s’épuise jamais, c’est hypnotique et c’est tout comme regarder les knee play de l’Einstein on the beach. Quelques personnes, au fil de la lecture, quittent la salle. Il y a des visages terrifiés ou gênés. C’est étonnant de le voir lire, Guyotat lui-même, un moine à la main qui retourne, au-dessus du poignet, une lente mayonnaise. Je note quelque part que quelqu’un à un nom (c’est bidule). Les tétons où palpitent les langues. Son torse s’agenouille. Des instants de tendresse désarmants au milieu des sucs corporels et de la violence sidérale. La toute fin est toute belle. Nous sortons, il fait nuit, Thomas allume une clope qui ne s’allume pas. on s’assoit quelque part, on boit un verre, on mange un truc, Mimosa, ils jouent ce truc par dessus nous je crois, je ne dis pas ce que je formule à l’invisible dans ma tête silencieuse, je trébuche sur le relief de mes gencives, je ne sais pas répondre à ses questions qui commencent par un a mais je sais : je sais combien il pèse, je sais quel âge il a, je sais qu’un jour (un seul) un concombre lui a sauvé la vie, je sais qu’il voue une haine viscérale pour les cornichons verts (qui ne seraient rien d’autres que de petits concombre). Proche de nous quelqu’un dit les comédies musicales c’est pas de l’art, c’est quelque chose d’autre je n’ai pas noté ce que c’était précisément. To reel c’est tituber. On nous demande, portable en main, l’écran tourné vers nous, un accent étranger à la langue, si le mot gueule, en français, ça s’écrit bien comme ça. C’est le cas. Avec deux u.

[7Mais qu’en est-il du titre de cette conférence, Transgresser aujourd’hui, il n’en est pas question, et je me pose les mêmes questions que se posent d’autres que moi à des milliers de kilomètres de distance, je cite Berlol ici :

Et aujourd’hui, y a-t-il des choses qu’on ne peut pas dire ? Des sujets dont on ne parle pas dans les médias et desquels les politiques ne savent même pas qu’ils ne peuvent pas parler ?

160614, version 5 (17 juin 2014)

Retrouve Thomas pour un truc à Beaubourg, « Transgresser aujourd’hui » après quoi Guyotat lit un bout d’Eden Eden Eden (il transgressait hier) lequel, pris à la fin du bouquin, est un interminable extrait qui ne veut pas finir, les pages il a beau les tourner le livre ne s’épuise jamais, c’est hypnotique et c’est tout comme regarder les knee play de l’Einstein on the beach. Quelques personnes, au fil de la lecture, quittent la salle. Il y a des visages terrifiés ou gênés. C’est étonnant de le voir lire, Guyotat lui-même, un moine à la main qui retourne, au-dessus du poignet, une lente mayonnaise. Je note quelque part que quelqu’un à un nom (c’est bidule). Les tétons où palpitent les langues. Son torse s’agenouille. Des instants de tendresse désarmants au milieu des sucs corporels et de la violence sidérale. La toute fin est toute belle. Nous sortons, il fait nuit, Thomas allume une clope qui ne s’allume pas. on s’assoit quelque part, on boit un verre, on mange un truc, Mimosa, ils jouent [ce truc->https://www.youtube.com/watch?v=xFCUsyrN2uk] par dessus nous je crois on s’assoit quelque part , on boit un verre , on mange un truc , je ne dis pas ce que je formule à l’invisible dans ma tête silencieuse, je trébuche sur le relief de mes gencives, je ne sais pas répondre à ses questions qui commencent par un a mais je sais : je sais combien il pèse, je sais quel âge il a, je sais qu’un jour (un seul) un concombre lui a sauvé la vie, je sais qu’il voue une haine viscérale pour les cornichons verts (qui ne seraient rien d’autres que de petits concombre). Proche de nous quelqu’un dit les comédies musicales c’est pas de l’art, c’est quelque chose d’autre je n’ai pas noté ce que c’était précisément. To reel c’est tituber. On nous demande, portable en main, l’écran tourné vers nous, un accent étranger à la langue, si le mot gueule, en français, ça s’écrit bien comme ça. C’est le cas. Avec deux u.

160614, version 4 (17 juin 2014)

Retrouve Thomas pour un truc à Beaubourg, « Transgresser aujourd’hui » après quoi Guyotat lit un bout d’Eden Eden Eden (il transgressait hier) lequel, pris à la fin du bouquin, est un interminable extrait qui ne veut pas finir, les pages il a beau les tourner le livre ne s’épuise jamais, c’est hypnotique et c’est tout comme regarder les knee play de l’Einstein on the beach. Quelques personnes, au fil de la lecture, quittent la salle. Il y a des visages terrifiés ou gênés. C’est étonnant de le voir lire, Guyotat lui-même, un moine à la main qui retourne, au-dessus du poignet, une lente mayonnaise. Je note quelque part que quelqu’un à un nom (c’est bidule). Les tétons où palpitent les langues. Son torse s’agenouille. Des instants de tendresse désarmants au milieu des sucs corporels et de la violence sidérale. La toute fin est toute belle. Nous sortons, il fait nuit, Thomas allume une clope qui ne s’allume pas. on s’assoit quelque part, on boit un verre, on mange un truc, je ne dis pas ce que je formule à l’invisible dans ma tête silencieuse, je trébuche sur le relief de mes gencives, je ne sais pas répondre à ses questions qui commencent par un a mais je sais : je sais combien il pèse, je sais quel âge il a, je sais qu’un jour (un seul) un concombre lui a sauvé la vie, je sais qu’il voue une haine viscérale pour les cornichons verts (qui ne seraient rien d’autres que de petits concombre). Proche de nous quelqu’un dit les comédies musicales c’est pas de l’art, c’est quelque chose d’autre je n’ai pas noté ce que c’était précisément . To reel c’est tituber. On nous demande, portable en main, l’écran tourné vers nous, un accent étranger à la langue, si le mot gueule, en français, ça s’écrit bien s’écrirait comme ça. C’est le cas. Avec deux u.

160614, version 3 (17 juin 2014)

Retrouve Thomas pour un truc à Beaubourg, « Transgresser aujourd’hui » après quoi Guyotat lit un bout d’Eden Eden Eden (il transgressait hier) lequel, pris à la fin du bouquin, est un interminable extrait qui ne veut pas finir, les pages il a beau les tourner le livre ne s’épuise jamais, c’est hypnotique et c’est tout comme regarder les knee play de l’Einstein on the beach. Quelques personnes, au fil de la lecture, quittent la salle. Il y a des visages terrifiés ou gênés. C’est étonnant de le voir lire, Guyotat lui-même, un moine à la main qui retourne, au-dessus du poignet, une lente mayonnaise. Je note quelque part que quelqu’un à un nom (c’est bidule). Les tétons où palpitent les langues. Son torse s’agenouille. Des instants de tendresse désarmants au milieu des sucs corporels et de la violence sidérale. La toute fin est toute belle. Nous sortons, il fait nuit, Thomas allume une clope qui ne s’allume pas. on s’assoit quelque part, on boit un verre, on mange un truc, je ne dis pas ce que je formule à l’invisible dans ma tête silencieuse, je trébuche sur le relief de mes gencives, je ne sais pas répondre à ses questions qui commencent par un a mais je sais : je sais combien il pèse, je sais quel âge il a, je sais qu’un jour (un seul) un concombre lui a sauvé la vie, je sais qu’il voue une haine viscérale pour les cornichons verts (qui ne seraient rien d’autres que de petits concombre). Proche de nous quelqu’un dit les comédies musicales c’est pas de l’art, c’est quelque chose d’autre. On nous demande, portable en main, l’écran tourné vers nous, un accent étranger à la langue, si le mot gueule, en français, ça s’écrirait comme ça. C’est le cas. Avec deux u.

160614, version 2 (16 juin 2014)

La grève SNCF qui a commencé la semaine dernière contrarie nos plans pour la réunion Publie de demain. J’écris le Transoxiane trois chapitre seize le long de cette incertitude, en intercalant les écrans d’infolignes et les mails et messages sur l’écran téléphone. Le sort est contre nous. Annuler ou reporter peut-être.

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