020714


"So, what do you think about that ?" he asked cautiously, wanting to get her opinion on the whole Daniel thing.
Bekka shrugged and chewed. "Whatever," she said, her new word for "You’re welcome," "Hello," "Goodbye," and "I’m only eight."
"I really just don’t want all his stuff there. His car already blocks our car in the driveway."
"Bummer," Ira said, his new word for "I must remain as neutral as possible" and "Your mother’s a whore."
"I don’t want a stepfather," Bekka said.
"Maybe he could just live on the steps," Ira said, and Bekka smirked, her mouth full of mozzarella.
"Besides," she said, "I like Larry better. He’s stronger."
"Who’s Larry ?" Ira said, instead of "bummer."
"He’s this other dude," Bekka said. She sometimes referred to her mother as a "dudette."
"Bummer," Ira said. "Big, big bummer."

Lorrie Moore, Debarking in The Collected Stories of Lorrie Moore

Je me demande ce qu’il en est de nos identités numériques lorsque nous décidons d’abandonner de nous-mêmes nos comptes, ici par exemple un compte Twitter, alors on dirait que nous céderions notre @, c’est-à-dire notre pseudonyme, notre visage dans la machine, je ne me suis jamais posé la question mais j’imagine qu’il y a une option prévue pour, une requête, lorsqu’on exprime le souhait non seulement d’arrêter d’utiliser l’outil (Twitter) mais également d’effacer son activité passée et, donc, sa réalité personnelle sur ce réseau. Par la suite, c’est déjà arrivé je veux dire, je veux dire par là qu’il m’est déjà arrivé de me dire mais tiens qu’est devenu @machin, alors je cherche @machin et je me rends compte que @machin s’est métamorphosé en adolescente albanaise ou en haltérophile (ce qu’il n’était pas à l’origine, @machin) bref, par la suite, peut-on cocher une option pour réserver son alias afin que personne ne l’utilise à sa place ? Ou bien est-on condamné à choisir entre son identité numérique et sa liberté spirituelle ?

Lu cette très bonne étude de la chanson The Man Who Sold the World dont, par exemple, j’ignorais la genèse (ou bien alors je l’ai lu dans le Bowie de Buckley et je l’ai oubliée). J’avoue aimer assez la version disco-glam de Lulu déguisée en gangster. La version dite de réappropriation avec Brian Eno en 1995 je ne crois pas la connaître (mais je me souviens d’un live étrange et épuré qui doit dater de la même période [1]). Je n’ai jamais vraiment beaucoup aimé la version Unplugged de Nirvana en 94 et puis, Nirvana, je n’ai jamais réellement écouté, et je ne me suis jamais réellement autorisé à l’écouter car, à l’époque, ça aurait été empiéter sur le territoire musical de mon frère (ça c’était impossible).

Énervé, agacé, toute la journée durant. J’essaye de me calmer ça échoue. J’ai besoin de courir précisément ce que j’ai déjà couru hier, 33 minutes encore, 5km encore, sur le tout même Recomposed qu’hier. Il y a des chiens heureux. Ça aide.

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020714, version 6 (14 juillet 2014)

"So So , what do you think about that ?" he asked cautiously, wanting to get her opinion on the whole Daniel thing.

Je me demande ce qu’il en est de nos identités numériques lorsque nous décidons d’abandonner de nous-mêmes nos comptes, ici par exemple un compte Twitter, alors on dirait que nous céderions notre @, c’est-à-dire notre pseudonyme, notre visage dans la machine, je ne me suis jamais posé la question mais j’imagine qu’il y a une option prévue pour, une requête, lorsqu’on exprime le souhait non seulement d’arrêter d’utiliser l’outil (Twitter) mais également d’effacer son activité passée passé et, donc, sa réalité personnelle sur ce réseau. Par la suite, c’est déjà arrivé je veux dire, je veux dire par là qu’il m’est déjà arrivé de me dire mais tiens qu’est devenu @machin, alors je cherche @machin et je me rends compte que @machin s’est métamorphosé en adolescente albanaise ou en haltérophile (ce qu’il n’était pas à l’origine, @machin) bref, par la suite, peut-on cocher une option pour réserver son alias afin que personne ne l’utilise à sa place ? Ou bien est-on condamné à choisir entre son identité numérique et sa liberté spirituelle ?

020714, version 5 (14 juillet 2014)

David Bowie, Twitter, Brian Eno, D., Courir, Lorrie Moore, Carl Craig, Moritz von Oswald, Nirvana

<blockquote>

So, what do you think about that ?" he asked cautiously, wanting to get her opinion on the whole Daniel thing.

"Bummer," Ira said. "Big, big bummer."

Lorrie Moore, Debarking in The Collected Stories of Lorrie Moore

</blockquote>

Je me demande ce qu’il en est de nos identités numériques lorsque nous décidons d’abandonner de nous-mêmes nos comptes notre compte , ici par exemple un compte Twitter, alors on dirait que nous céderions notre @, c’est-à-dire notre pseudonyme, notre visage dans la machine, je ne me suis jamais posé la question mais j’imagine qu’il y a une option prévue pour, une requête, lorsqu’on exprime le souhait non seulement d’arrêter d’utiliser l’outil (Twitter) mais également d’effacer son activité passé et, donc, sa réalité personnelle personnel sur ce réseau. Par la suite, c’est déjà arrivé je veux dire, je veux dire par là qu’il m’est déjà arrivé de me dire mais tiens qu’est devenu @machin, alors je cherche @machin et je me rends compte que @machin s’est métamorphosé en adolescente albanaise ou en haltérophile (ce qu’il n’était pas à l’origine, @machin machin ) bref, par la suite, peut-on cocher une option pour réserver son alias afin que personne ne l’utilise à sa place ? Ou bien est-on condamné à choisir entre son identité numérique et sa liberté spirituelle ?

020714, version 4 (11 juillet 2014)

Je me demande ce qu’il en est de nos identités numériques lorsque nous décidons d’abandonner de nous-mêmes notre compte, ici par exemple un compte Twitter, alors on dirait que nous céderions notre @, c’est-à-dire notre pseudonyme, notre visage dans la machine, je ne me suis jamais posé la question mais j’imagine qu’il y a une option prévue pour, une requête, lorsqu’on exprime le souhait non seulement d’arrêter d’utiliser l’outil (Twitter) mais également d’effacer son activité passé et, donc, sa réalité personnel sur ce réseau. Par la suite, c’est déjà arrivé je veux dire, je veux dire par là qu’il m’est déjà arrivé de me dire mais tiens qu’est devenu @machin, alors je cherche @machin et je me rends compte que @machin s’est métamorphosé en adolescente albanaise ou en haltérophile ( ce qu’il n’était pas à l’origine , machin ) ogre turco-mongol bref, par la suite, peut-on cocher une option pour réserver son alias afin que personne ne l’utilise à sa place ? Ou bien est-on condamné à choisir entre son identité numérique et sa liberté spirituelle ?

Lu cette très bonne étude de la chanson The Man Who Sold the World dont, par exemple, j’ignorais la genèse (ou bien alors je l’ai lu dans le Bowie de Buckley et je l’ai oubliée oublié ). J’avoue aimer assez la version disco-glam de Lulu déguisée en gangster. La version dite de réappropriation avec Brian Eno en 1995 je ne crois pas la connaître (mais je me souviens d’un live étrange et épuré qui doit dater de la même période [1]). Je n’ai jamais vraiment beaucoup aimé la version Unplugged de Nirvana en XX et puis, Nirvana, je n’ai jamais réellement écouté, et je ne me suis jamais réellement autorisé à l’écouter car, à l’époque, ça aurait été empiéter sur le territoire musical de mon frère et ça c’était donc impossible.

[1En fait c’est ça.

020714, version 3 (4 juillet 2014)

Je me demande ce qu’il en est de nos identités numériques lorsque nous décidons d’abandonner de nous-mêmes notre compte, ici par exemple un compte Twitter, alors on dirait que nous céderions notre @, c’est-à-dire notre pseudonyme, notre visage dans la machine, je ne me suis jamais posé la question mais j’imagine qu’il y a une option prévue pour, une requête, lorsqu’on exprime le souhait non seulement d’arrêter d’utiliser l’outil (Twitter) mais également d’effacer son activité passé et, donc, sa réalité personnel sur ce réseau. Par la suite, c’est déjà arrivé je veux dire, je veux dire par là qu’il m’est déjà arrivé de me dire mais tiens qu’est devenu @machin, alors je cherche @machin et je me rends compte que @machin s’est métamorphosé en adolescente albanaise ou en ogre robot turco-mongol bref, par la suite, peut-on cocher une option pour réserver son alias afin que personne ne l’utilise à sa place ? Ou bien est-on condamné à choisir entre son identité numérique et sa liberté spirituelle ?

Lu cette très bonne étude de la chanson The Man Who Sold the World dont, par exemple, j’ignorais la genèse (ou bien alors je l’ai lu dans le Bowie de Buckley d’Untel et je l’ai oublié). J’avoue aimer assez beaucoup la version disco-glam de Lulu déguisée en gangster. La version dite de réappropriation avec Brian Eno en 1995 je ne crois pas la connaître (mais je me souviens d’un live étrange et épuré qui doit dater de la même période [2] période ). ). Je n’ai jamais vraiment beaucoup aimé la version Unplugged de Nirvana en XX et puis, Nirvana, je n’ai jamais réellement écouté, et je ne me suis jamais réellement autorisé autoriser à l’écouter car, à l’époque, ça aurait été empiéter sur le territoire musical de mon frère et ça c’était donc impossible je n’aurais pas pu le faire .

[2En fait c’est ça .

020714, version 2 (3 juillet 2014)

Lorrie Moore

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