160714


Trop chaud pour courir. Je n’ai pas le temps de rien faire au bureau [1]. Je lis sans lire, debout, ma veste à la main, décintrée, dans le wagon qui tangue. J’écris des incongruités, des bouts de textes courts qui ne sont pas intrinsèquement mauvais mais qui ne sont pas issus ni de ma main ni de ma langue. J’ai attendu longtemps sous l’air climatisé que mon numéro 2843 soit annoncé sur l’écran (je suis parti au 2813, soit vingt minutes après mon arrivée). Un grand quinquagénaire élégant et précieux sorti de l’ascenseur lorsque j’y suis entré a lâché dans la petite cabine trois place une abominable boule puante qui provenait de ses pets. Partout où nous jetons nos yeux il y a de la poussière. La fin de saison est poussive : nous sommes fatigués des efforts fournis durant des mois, il y a eu la League Europa par exemple, les derniers matchs de la saison sont durs, nous n’avons plus qu’un point d’avance pour conserver notre quatrième place qualificative pour un tour préliminaire de Ligue des Champions et, la saison prochaine, je me dis, si nous la jouons cette compétition, nous aurons besoin d’un cador au milieu, quitte à claquer des thunes pour lui, car nous sommes limités dans ce compartiment de jeu [2]. Le soir je passe au douze où le grand maigre me tient la jambe alors je laisse sur le comptoir un paquet et une liasse de documents orange au papier perforé.

10 août 2014
par Guillaume Vissac
Journal
#Boulot #Football #Métro #PES ou FIFA

[1À la fin de la semaine je serai en congés, j’ai mille trucs à finir, je ne les finirai pas.

[2Je parle de Séville.

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160714, version 7 (10 août 2014)

Boulot, Métro, Football, PES ou FIFA
Trop Fait trop chaud pour [courir->mot613 ]. courir . Je n’ai pas le temps de rien faire au bureau [1]. Je lis sans lire, debout, ma veste à la main, décintrée, dans le wagon qui tangue. J’écris des incongruités, des bouts de textes courts qui ne sont pas intrinsèquement mauvais mais qui ne sont pas issus ni de ma main ni de ma langue. C’est le visage de Thomas Pynchon que l’on devine, la tête enfouie sous un sac en papier, dans le Simpson du jour. J’ai attendu longtemps sous l’air climatisé que mon numéro 2843 soit annoncé sur l’écran (je suis parti au à 2813, soit vingt minutes après mon arrivée). Un grand quinquagénaire élégant et précieux sorti de l’ascenseur lorsque j’y suis entré a lâché dans la petite minuscule cabine trois place une abominable boule puante qui provenait de ses pets. Partout où nous jetons nos yeux il y a de la poussière. La fin de saison est poussive : nous sommes fatigués des efforts fournis durant des mois, il y a eu la League Europa par exemple, les derniers matchs de la saison sont durs, nous n’avons plus qu’un point d’avance pour conserver notre quatrième place qualificative pour un tour préliminaire de Ligue des Champions et, la saison prochaine, je me dis, si nous la jouons cette compétition, nous aurons besoin d’un cador au milieu, quitte à claquer craquer des thunes pour lui, car nous sommes limités dans ce compartiment de jeu[">Je parle de [Séville.]]. Séville .]]. Le En partant le soir même je passe au douze où le grand maigre me tient la jambe alors et je laisse sur le comptoir un paquet et une liasse de documents orange au papier perforé.

[1À Je n’ai pas le temps de rien faire au bureau[[À la fin de la semaine je serai en congés, j’ai mille trucs à finir, je ne les finirai pas.

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160714, version 6 (10 août 2014)

Fait trop chaud pour courir. Je n’ai pas le temps de rien faire au bureau [2]. Je lis sans lire, debout, ma veste à la main, décintrée, dans le wagon qui tangue. J’écris des incongruités, des bouts de textes courts qui ne sont pas intrinsèquement mauvais mais qui ne sont pas issus ni de ma main ni de ma langue. C’est le visage de Thomas Pynchon que l’on devine, la tête enfouie sous un sac en papier, dans le Simpson du jour. J’ai attendu longtemps sous l’air climatisé que mon numéro 2843 soit annoncé sur l’écran (je suis parti à 2813, vingt minutes après mon arrivée). Un grand quinquagénaire élégant et précieux sorti de l’ascenseur lorsque j’y suis entré a lâché dans la minuscule cabine trois place une abominable boule puante qui provenait de ses pets. Partout où nous jetons nos yeux il y a de la poussière. La fin de saison est poussive : nous sommes fatigués des efforts fournis durant des mois, il y a eu la League Europa par exemple notamment , les derniers matchs de la saison sont durs, nous n’avons plus qu’un point d’avance pour conserver notre quatrième place qualificative pour un tour préliminaire de Ligue des Champions et, la saison prochaine, je me dis, si nous la jouons cette compétition, nous aurons besoin d’un cador au milieu, quitte à craquer des thunes pour lui, car nous sommes limités dans ce compartiment de jeu [3]. jeu [4] Je parle de Séville.. En partant le soir même je passe au douze où le grand maigre me tient la jambe et je laisse sur le comptoir un paquet et une liasse de documents orange au papier perforé.

[2À la fin de la semaine je serai en congés, j’ai mille trucs à finir, je ne les finirai pas.

[3Je parle de Séville .

[4e

160714, version 5 (7 août 2014)

Fait Il fait trop chaud pour courir. Je n’ai pas le temps de rien faire au bureau [5]. Je lis sans lire, debout, ma veste à la main, décintrée, dans le wagon qui tangue. J’écris des incongruités, des bouts de textes courts qui ne sont pas intrinsèquement mauvais mais qui ne sont pas issus ni venus de ma main ni de ma langue. C’est le visage de Thomas Pynchon que l’on devine, la tête enfouie sous un sac en papier, dans le Simpson du jour. J’ai attendu longtemps sous l’air climatisé que mon numéro 2843 soit annoncé sur l’écran (je suis parti à 2813, vingt minutes après mon arrivée être arrivé ). Un grand quinquagénaire élégant et précieux est sorti de l’ascenseur lorsque au moment moi j’y suis entré a lâché dans , il venait de lâcher de la minuscule cabine trois place une abominable boule puante qui provenait de ses pets. Partout où nous jetons nos yeux il y a de la poussière. La fin de saison est poussive : nous sommes fatigués des efforts fournis durant des mois, il y a eu la League Europa notamment, les derniers matchs de la saison sont durs, nous n’avons plus qu’un point d’avance pour conserver notre quatrième place qualificative pour un tour préliminaire de Ligue des Champions et, la saison prochaine, je me dis, si nous la jouons cette compétition, nous aurons besoin d’un cador au milieu, quitte à craquer des thunes tunes pour lui, car nous sommes limités dans ce compartiment de jeu [6] jeu . Je parle de Séville.. En partant le soir même je passe au douze où le grand maigre me tient la jambe et je laisse sur le comptoir un paquet et une liasse de documents orange au papier perforé.

[5À la fin de la semaine je serai en congés, j’ai mille trucs à finir, que je ne les finirai pas.

[6e

160714, version 4 (28 juillet 2014)

Il fait trop chaud pour courir. Je n’ai pas le temps de rien faire au bureau [7]. Je lis sans lire, debout, ma veste à la main, décintrée, dans le wagon qui tangue. J’écris des incongruités, des bouts de textes courts qui ne sont pas intrinsèquement mauvais mais qui ne sont pas venus de ma main ni de ma langue. C’est le visage de Thomas Pynchon que l’on devine, la tête enfouie sous un sac en papier, dans le Simpson du jour. J’ai attendu longtemps sous l’air climatisé que mon numéro 2843 soit annoncé sur l’écran (je suis parti à 2813, vingt minutes après être arrivé). Un grand quinquagénaire élégant et précieux est sorti de l’ascenseur au moment où moi j’y suis entré, il venait de lâcher de la minuscule cabine trois place une abominable boule puante qui provenait de ses pets. Partout où nous jetons nos yeux il y a de la poussière. La fin de saison est poussive : nous sommes fatigués des efforts fournis durant des mois, il y a eu la League Europa notamment, les derniers matchs de la saison sont durs dur , nous n’avons plus qu’un point d’avance pour conserver notre quatrième place qualificative pour un tour préliminaire de Ligue League des Champions et, la saison prochaine, je me dis, si nous la jouons cette compétition, nous aurons besoin d’un cador au milieu, quitte à craquer des tunes thunes pour lui, car nous sommes limités dans ce compartiment de jeu. En partant le soir même je passe au douze où le grand maigre me tient la jambe et je laisse sur le comptoir un paquet et une liasse de documents orange au papier perforé.

[7À la fin de la semaine je serai en congés, j’ai mille trucs à finir que je ne finirai pas, je le sais .

160714, version 3 (16 juillet 2014)

Il fait trop chaud pour courir. Je n’ai pas le temps de rien faire au bureau [8]. Je lis sans lire, debout, ma veste à la main, décintrée, dans le wagon qui tangue. J’écris des incongruités, des bouts de textes courts qui ne sont pas intrinsèquement mauvais mais qui ne sont pas venus de ma main ni de ma langue. C’est le visage de Thomas Pynchon que l’on devine, la tête enfouie sous un sac en papier, dans le Simpson du jour. J’ai attendu longtemps sous l’air climatisé que mon numéro 2843 soit annoncé sur l’écran (je suis parti à 2813, vingt minutes après être arrivé). Un grand quinquagénaire élégant et précieux est sorti de l’ascenseur au moment où moi j’y suis entré, il venait de lâcher de la minuscule cabine trois place une abominable boule puante qui provenait de ses pets. Partout où nous jetons nos yeux il y a de la poussière. La fin de saison est poussive : nous sommes fatigués des efforts fournis durant des mois, il y a eu la League Europa notamment, les derniers matchs de la saison sont dur, nous n’avons plus qu’un point d’avance pour conserver notre quatrième place qualificative pour un tour préliminaire de League des Champions et, la saison prochaine, je me dis, si nous la jouons cette compétition, nous aurons besoin d’un cador au milieu, quitte à craquer des thunes pour lui, car nous sommes limités dans ce compartiment de jeu. En partant le soir même je passe au douze où le grand maigre me tient la jambe et je laisse sur le comptoir un paquet et une liasse de documents orange au papier perforé.

[8À la fin de la semaine je serai en congés, j’ai mille trucs à finir que je ne finirai pas, je le sais.

160714, version 2 (16 juillet 2014)

Il fait trop chaud pour courir. Je n’ai pas le temps de rien faire au bureau [9]. Je lis sans lire, debout, ma veste à la main, décintrée, dans le wagon qui tangue. J’écris des incongruités, des bouts de textes courts qui ne sont pas intrinsèquement mauvais mais qui ne sont pas venus de ma main ni de ma langue. C’est le visage de Thomas Pynchon que l’on devine, la tête enfouie sous un sac en papier, dans le Simpson du jour. J’ai attendu longtemps sous l’air climatisé que mon numéro 2843 soit annoncé sur l’écran (je suis parti à 2813, vingt minutes après être arrivé). Un grand quinquagénaire élégant et précieux est sorti de l’ascenseur au moment où moi j’y suis entré, il venait de lâcher de la minuscule cabine trois place une abominable boule puante qui provenait de ses pets. En partant le soir même je passe au douze où le grand maigre me tient la jambe et je laisse sur le comptoir un paquet et une liasse de documents orange au papier perforé.

[9À la fin de la semaine je serai en congés, j’ai mille trucs à finir que je ne finirai pas, je le sais.

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