080914


Il est question d’un tram, blanc, élégant, qui fait le tour de la ville et qui boucle. La carte est gigantesque. Nous l’attendons le long des voies, c’est la nuit majuscule. On me montre une photo de plusieurs personnes qui me sont chères (ou qui m’ont été chères) autour d’une voiture, c’est un moment passé. Surprenant une conversation par dessus une épaule ou un masque d’épaule je n’ose pas dire la phrase je la connais cette fille. Au réveil quelqu’un me parle de Nico Muhly et je me rappelle qu’il faudrait que j’écoute le nouveau Blonde Redhead.

Beau temps. Du soleil. Lecture de Comment va le monde avec toi [1] » dehors et sous un marronnier. À quelqu’un je réponds : je serais biologiquement incapable de faire ça. C’est une bonne journée : tout est partie de la nuit calme et je n’ai mal nulle part. Les hommes contraints d’être en costume, que c’est triste. On m’envoie quelques mails qui disent woof [2] et je m’échine, le soir, à gribouiller un chapitre deux presque incompréhensible à mon Transoxiane quatre qui ne sait pas son nom. Je pense que j’ai raison d’écrire ça [3] mais que c’est trop, beaucoup trop vaporeux. C’est issu du domaine du rêve, or ce devrait être mécanique et précis comme une sorte de compte-rendu. Froid.

28 septembre 2014
par Guillaume Vissac
Journal
#Blonde Redhead #Laure Morali #Nico Muhly #Rêve #Tram #Transoxiane

[1« Sans doute que j’aime cette sensation de tournis, la lumière bleue translucide dans la mince épaisseur du rideau, s’abandonner comme un paquet de linge au déploiement, accepter d’être la dernière chair avant l’océan, pour les âmes. »

[2Mais c’est faux : on m’envoie quelques mails qui disent Woolf.

[3D’où vient-elle cette formule : j’ai raison d’écrire ça ?

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080914, version 7 (28 septembre 2014)

Il est question d’un tram, blanc, élégant, qui fait tout le tour de la ville et qui boucle plusieurs fois . La carte est gigantesque. Nous l’attendons le long des voies, c’est la nuit majuscule. On me montre une photo de plusieurs personnes qui me sont chères (ou qui m’ont été chères) autour d’une voiture, c’est un moment passé. Surprenant une conversation par dessus une épaule ou un masque d’épaule je n’ose pas dire la phrase je la connais cette fille. Au réveil quelqu’un me parle de [Nico Muhly->http://nicomuhly Nico Muhly et je me rappelle qu’il faudrait écouter le dernier Blonde Redhead .com] et je me rappelle qu’il faudrait que j’écoute le nouveau Blonde Redhead.
Rêve, Tram, Blonde Redhead, Transoxiane, Nico Muhly, Laure Morali
jpg/p1000933.jpg

080914, version 6 (9 septembre 2014)

Beau temps. Du soleil. Lecture de Morali (phrase courte 1) dehors et sous un marronnier. À quelqu’un je réponds : je serais biologiquement incapable de faire ça. C’est une bonne journée : tout est partie de la nuit calme et je n’ai mal nulle part. Je suis complètement d’accord avec ça : ne pas laisser filer les jours vers la nuit. Les hommes contraints d’être en costume, que c’est triste. On m’envoie quelques mails qui disent woof [1] et je m’échine, le soir, à gribouiller un chapitre deux presque incompréhensible à mon Transoxiane quatre qui ne sait pas son nom. Je pense que j’ai raison d’écrire ça [2] mais que c’est trop, beaucoup trop vaporeux. C’est issu du domaine du rêve, or ce devrait être mécanique et exact comme un compte rendu froid. C’est l’envers du chapitre un dit de contamination.

[1Mais c’est faux : on m’envoie quelques mails qui disent Woolf.

[2D’où vient-elle cette formule : j’ai raison d’écrire ça ?

080914, version 5 (8 septembre 2014)

Beau temps. Du soleil. Lecture de Morali (phrase courte 1) dehors et sous un marronnier. À quelqu’un je réponds : je serais biologiquement incapable de faire ça. C’est une bonne journée : tout est partie de la nuit calme et je n’ai mal nulle part. Je suis complètement d’accord avec ça : ne pas laisser filer les jours vers la nuit. On m’envoie quelques mails qui disent woof [3] et je m’échine, le soir, à gribouiller un chapitre deux presque incompréhensible à mon Transoxiane quatre qui ne sait pas son nom. Je pense que j’ai raison d’écrire ça [4] mais que c’est trop, beaucoup trop vaporeux. C’est issu du domaine du rêve, or ce devrait être mécanique et exact comme un compte rendu froid. C’est l’envers du chapitre un dit de contamination.

[3Mais c’est faux : on m’envoie quelques mails qui disent Woolf.

[4D’où vient-elle cette formule : j’ai raison d’écrire ça ?

080914, version 4 (8 septembre 2014)

Beau temps. Du soleil. Lecture de Morali (phrase courte 1) dehors et sous un marronnier. À quelqu’un je réponds : je serais biologiquement incapable de faire ça. C’est une bonne journée : tout est partie de la nuit calme et je n’ai mal nulle part. Je suis complètement d’accord avec ça : ne pas laisser filer les jours vers la nuit. On m’envoie quelques mails qui disent woof [5] et je m’échine, le soir, à gribouiller un chapitre deux presque incompréhensible à mon Transoxiane quatre qui ne sait pas son nom.

[5Mais c’est faux : on m’envoie quelques mails qui disent Woolf.

080914, version 3 (8 septembre 2014)

Il est question d’un tram blanc, élégant , et moderne qui fait tout le tour de la ville plusieurs fois. La carte est gigantesque. Nous l’attendons le long des voies, c’est la nuit majuscule . On me montre une photo de plusieurs personnes qui me sont chères (ou qui m’ont été chères) autour d’une voiture, c’est un moment passé. Surprenant une conversation par dessus une épaule ou un masque d’épaule je n’ose pas dire la phrase je la connais cette fille. Au réveil quelqu’un me parle de Nico Muhly et je me rappelle qu’il faudrait écouter le dernier Blonde Redhead.

Beau temps. Du soleil. Lecture de Morali (phrase courte 1) dehors et sous un marronnier maronnier . À A quelqu’un je réponds prononce cette phrase : je serais biologiquement incapable de faire ça. C’est une bonne journée : tout est partie de la nuit calme et je n’ai mal nulle part. Je complètement d’accord : ne pas laisser filer les jours vers la nuit.

080914, version 2 (8 septembre 2014)

Il est question d’un tram blanc et moderne qui fait tout le tour de la ville plusieurs fois. La carte est gigantesque. Nous l’attendons le long des voies dans la nuit. On me montre une photo de plusieurs personnes qui me sont chères (ou qui m’ont été chères) autour d’une voiture, c’est un moment passé. Surprenant une conversation par dessus une épaule ou un masque je n’ose pas dire la phrase je la connais cette fille. Au réveil quelqu’un me parle de Nico Muhly et je me rappelle souviens qu’il faudrait écouter le dernier Blonde Redhead.

Beau temps. Du soleil. Lecture de Morali (phrase courte 1) sous un maronnier. A quelqu’un je prononce cette phrase : je serais biologiquement incapable de faire ça.

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