gucci

C’est dans un film ce truc, avec des homosexuels. Ce mot en mettra deux trois mal à l’aise mais c’était pas clair, on savait pas trop dans quel sens, pourquoi. Bon, il l’aimait. Puis il lui a mis la bouche dans du Gucci. C’était ça le film. Quelqu’un a dit c’est du placement de produit mais c’est pas le sujet. C’était accidentel. À cause des muqueuses. Il a fait la grimace, il a craché. Il a bien essuyé chaque lèvre, il a recraché pas mal de fois après ça. Ça devait lui niquer chaque lèvre même en recrachant ça devait faire ça. Piquer et tout. Ça devait sentir ce qu’on sent quand il y a de l’inox ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou dans un verre et que ça se mélange à la langue, tu vois ? Bon, à un moment il a quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou d’amusement peut-être bien, d’amusement à l’égard de cette situation qu’il a bien fallu mettre de côté (on peut dire ça). Après, il a commencé à venir le soir avec des cernes. Y avait de la fatigue dans son œil et des traces rouges, il lui manquait des cils. Personne disait rien. C’était normal. Ils travaillaient trop. Les deux homosexuels, ils travaillaient trop. Ils profitaient de leur corps et de leur jeunesse. C’est ce genre de film. Ils ingéraient des aliments transformés qu’ils mangeaient vite, trop vite, en regardant des écrans. Et puis il a commencé à dire non, l’un des deux, celui qui s’était pris le Gucci dans la bouche, et y avait plus aucune faim dans son corps. Et fallait respecter ça. Fallait pas le forcer. Autrement il réagissait violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était surtout ça le pire. Son visage, combien de fois ça me plantait le cœur ce visage ? Il voulait rien savoir. Souvent l’autre avait mal. Il s’est mis à mentir. À rentrer le soir de plus en plus tard ou tôt. À prétexter des trucs. À donner des excuses. Jusqu’au jour où, non, plus rien. Y avait plus que du silence à sa bouche, enfin dans sa bouche. Au mieux, des échos. Il claquait des portes. Souvent, il faisait ça, il claquait des portes. Pissait sur les murs. Sentait l’animal. Il avait de la mousse dans le nez, des veines noires à la peau. Sous. Puis on disait qu’il perdrait le goût. Son travail. Il laissait sonner ses appels téléphoniques. Il regardait dans le vide et il laissait sonner ses appels téléphoniques et les courriers qu’on lui envoyait il les ouvrait jamais. L’autre a rien dit le jour où un médecin est venu le toucher dans son sommeil. Rien dit non plus le jour où il a refusé de se réveiller. Il a adopté la position allongée. Puis la respiration difficile. Puis des mycoses et des mycoses. Il s’endormait, il se réveillait en sursaut, y avait un appel d’air, on appelait ça un appel d’air, ça lui faisait comme un appel d’air et des plaques vers la gorge. Puis ses dents sont sorties, ça claquait, ça se déchausse, et l’autre a posé sa tête sur son épaule pour lui dire je sais plus.



22 octobre 2015
par Guillaume Vissac
Esquisses
Tags : Corps - Homosexualité
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{Révisions}

9 révisions

gucci, version 10 (22 octobre 2015)

Corps, Homosexualité
gucci Gucci
C’est C’était dans un film ce truc, avec des homosexuels. Ce mot en mettra mettait deux trois mal à l’aise mais c’était pas très clair, on savait pas trop ni dans quel sens, ni pourquoi. Bon, il l’aimait. Puis il lui a mis la bouche dans du Gucci. C’était ça le film. Quelqu’un a dit c’est du placement de produit mais c’est pas le sujet. C’était accidentel. À cause des muqueuses. Il a fait la grimace, il a craché. Il À cause des muqueuses , il a fait la grimace , il a craché , il a bien essuyé chaque lèvre, il a recraché pas mal de fois après ça. Ça devait lui niquer chaque lèvre même en recrachant ça devait faire ça . Piquer et tout. Ça devait sentir ce qu’on sent quand il y a de l’inox ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou dans un verre et que ça se mélange à la langue, tu vois ? Bon, à un moment il a quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou d’amusement peut-être bien, d’amusement à l’égard de cette situation qu’il a bien fallu mettre rapidement mise de côté, il faut bien le dire (on peut dire ça). Après, il a commencé à venir le soir avec des cernes. Y Il y avait de la fatigue dans son œil et des traces rouges, il lui manquait des cils. Personne disait rien. C’était normal. Ils travaillaient trop. Les deux homosexuels, ils travaillaient trop. Ils profitaient de leur corps et de leur jeunesse. C’est ce genre de film. Ils ingéraient des aliments transformés qu’ils mangeaient vite, trop vite, en regardant des écrans. Et puis il a commencé à dire non, l’un des deux, celui qui s’était pris le Gucci dans la boucheje crois , et y avait plus aucune faim dans son corps. Et fallait respecter ça. Fallait pas le forcer. Autrement il réagissait violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était surtout ça le pire. Son visage, combien de fois ça me plantait le cœur ce visage ? Il voulait rien savoir. Souvent l’autre avait mal. Il s’est mis à mentir. À rentrer le soir de plus en plus tard ou tôt. À prétexter des trucs. À donner des excuses. Jusqu’au jour où, non , il n’a plus riendit . Y avait plus que du silence à sa bouche, enfin dans sa bouche. Au mieux, des échos. Il claquait des portes. Souvent, il faisait ça, il claquait des portes. Pissait sur les murs. Sentait l’animal. Il avait de la mousse dans le nez, et des veines noires à la peau. Sous. Puis on disait qu’il perdrait perdait le goût. Son travail. Il laissait sonner ses appels téléphoniques. Il regardait dans le vide et il laissait sonner ses appels téléphoniques et les courriers qu’on lui envoyait il les ouvrait jamais. L’autre a rien dit le jour où un médecin est venu le toucher dans son sommeil. Rien dit non plus le jour où il a refusé de se réveiller. Il a adopté la position allongée. Puis la respiration difficile. Puis des mycoses et des mycoses. Il s’endormait, il se réveillait en sursaut, y avait un appel d’air, on appelait ça un appel d’air, ça lui faisait comme un appel d’air et des plaques vers la gorge. Puis ses dents sont sorties, ça claquait, ça se déchausse déchaussées , et l’autre a posé sa tête sur son épaule pour lui dire je sais plus.

gucci, version 9 (21 octobre 2015)

C’était dans un film ce truc, avec des homosexuels. Ce mot en mettait deux trois mal à l’aise mais c’était pas très clair, on savait pas trop ni dans quel sens ni et pourquoi. Bon, il l’aimait. Puis il lui a mis la bouche dans du Gucci. C’était ça le film. C’était accidentel. À cause des muqueuses, il a fait la grimace, il a craché, il a bien essuyé chaque lèvre, il a recraché pas mal de fois après ça. Ça devait lui niquer chaque lèvre. Piquer et tout. Ça devait sentir ce qu’on sent quand il y a de l’inox mange le goût des choses ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou dans un verre et que ça se mélange à la langue, tu voisce que je veux dire ? Bon, à un moment il a quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou d’amusement peut-être bien, d’amusement à l’égard de cette situation bien rapidement mise de côté, il faut bien le dire (on peut dire ça). Après, il a commencé à venir le soir avec des cernes. Il y avait de la fatigue dans son œil et des traces rouges, il lui manquait des vers les cils. Personne disait rien. C’était normal. Ils travaillaient trop. Les deux homosexuels, ils travaillaient trop. Ils profitaient de leur corps et de leur jeunesse. C’est ce genre de film. Ils ingéraient des aliments transformés qu’ils mangeaient vite, trop vite, en regardant des écrans. Et puis il a commencé à dire non, l’un des deux, celui qui s’était pris le Gucci dans la bouche je crois, et y avait plus aucune faim dans son corps. Et fallait respecter ça. Fallait pas le forcer. Autrement il réagissait violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était pire. Son visage, combien de fois ça me plantait le cœur ce visage ? Il voulait rien savoir. Souvent l’autre avait mal. Il s’est mis à mentir. À rentrer le soir de plus en plus tard ou tôt. À prétexter des trucs. À donner des excuses. Jusqu’au jour où il n’a plus rien dit. Y avait plus que du silence à sa bouche, enfin dans sa bouche. Au mieux, des échos. Il claquait des portes. Souvent, il faisait ça, il claquait des portes. Pissait sur les murs. Sentait l’animal. Il avait de la mousse dans le nez et des veines noires à la peau. Sous. Puis on disait qu’il perdait le goût. Son travail. Il laissait sonner ses appels téléphoniques. Il regardait dans le vide et il laissait sonner ses appels téléphoniques et les courriers qu’on lui envoyait il les ouvrait jamais. L’autre a rien dit le jour où un médecin est venu le toucher dans son sommeil. Rien dit non plus le jour où il a refusé de se réveiller. Il a adopté la position allongée. Puis la respiration difficile. Puis des les mycoses et des les mycoses. Il s’endormait, il se réveillait en sursaut, y avait un appel d’air, on appelait ça un appel d’air, ça lui faisait comme des plaques vers la gorge . Puis ses dents sont sorties, ça claquait, déchaussées, et l’autre a posé sa tête sur son épaule pour lui dire je sais plus.

gucci, version 8 (20 octobre 2015)

un exercice de confinement en cas d’alterte bactériologique

gucci, version 7 (20 octobre 2015)

un exercice de confinement en cas d’alterte bactériologique
C’était dans un film ce truc, avec des homosexuels. Ce mot en mettait deux trois mal à l’aise mais c’était pas très clair dans quel sens et pourquoi. Bon, il l’aimait je t’aimais . Puis il lui a tu m’as mis la bouche dans du Gucci. C’était accidentel. À cause des muqueuses, il a t’as fait la grimace, il a t’as craché, il a tu as bien essuyé chaque lèvre, il a t’as recraché pas mal de fois après ça encore . Ça devait lui niquer te piquer chaque lèvre. Ça devait sentir ce qu’on sent quand l’inox mange le goût des choses ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou dans un verre et que ça se mélange à la langue, tu vois ce que je veux dire  ? . Bon , à un moment il a T’as quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou d’amusement peut-être bien d’amusement à l’égard de cette situation bien rapidement mise de côté, il faut bien le dire (on peut j’ose le dire ça ). Après, il a t’as commencé à venir le soir avec des cernes. Il y avait de la fatigue dans son ton œil et des traces rouges vers les aux cils. Personne On disait rien. C’était normal. Ils travaillaient On travaillait trop. Les deux homosexuels, ils travaillaient trop. Ils profitaient On profitait de leur nos corps et de leur notre jeunesse. C’est ce genre de film. Ils ingéraient On ingérait des aliments transformés qu’ils mangeaient qu’on mangeait vite, trop vite, en regardant des écrans. Et puis il a t’as commencé à dire non, l’un des deux , celui qui s’était pris le Gucci dans la bouche je crois , et y avait plus aucune faim dans son ton corps. Et fallait Fallait respecter ça. Fallait pas le te forcer. Autrement il réagissait tu réagissais violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était pire. Son Ton visage, combien de fois ça me plantait m’a planté le cœur ce visage ? Il voulait T’as rien voulu savoir. Souvent l’autre avait j’avais mal. Il s’est Tu t’es mis à mentir. À rentrer le soir de plus en plus tard ou tôt. À prétexter des trucs. À donner des excuses. Jusqu’au jour où il n’a tu n’as plus rien dit. Y avait plus que du silence à sa ta bouche, enfin dans sa ta bouche. Au mieux, des échos. Il claquait Tu claquais des portes. Souvent, il faisait ça, il claquait des portes. Pissait Tu pissais sur les murs. Sentait Tu sentais l’animal. Il avait T’avais de la mousse dans le nez et des veines noires à la peau. Sous. Puis on disait qu’il perdait t’as perdu le goût. Son Ton travail. Il laissait Tu laissais sonner ses tes appels téléphoniques. Il regardait Tu regardais dans le vide et il laissait sonner ses appels téléphoniques et les courriers qu’on lui envoyait il t’envoyait tu les ouvrait ouvrais jamais. L’autre a T’as rien dit le jour où un médecin est venu le te toucher dans son ton sommeil. Rien T’as rien dit non plus le jour où il a t’as refusé de se te réveiller. Il a T’as adopté la position allongée. Puis la respiration difficile. Puis les mycoses et les mycoses. Il s’endormait Tu t’endormais , il se réveillait tu te réveillais en sursaut, y avait t’avais un appel d’air, on appelait ça un appel d’air. Puis ses tes dents sont sorties, ça claquait, déchaussées , et l’autre a j’ai posé sa ma tête sur son ton épaule pour lui te dire je sais plus.

gucci, version 6 (24 juillet 2015)

Bon, je t’aimais. Puis tu m’as mis la bouche dans du j’avais mis Gucci. C’était accidentel. À cause des muqueuses, t’as fait la grimace, t’as craché, tu as bien essuyé chaque lèvre, t’as recraché encore. Ça devait te piquer chaque lèvre. Ça devait sentir ce qu’on sent quand l’inox mange le goût des choses ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou dans un verre et que ça se mélange à la langue. T’as quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou d’amusement peut-être bien d’amusement à l’égard de cette situation bien rapidement mise de côté, il faut bien le dire ( j’ose le dire ). . Après, t’as commencé à venir le soir avec des cernes. Il y avait de la fatigue dans ton œil et des traces rouges aux cils. On disait rien. C’était normal. On travaillait trop. On profitait de nos corps et de notre jeunesse. On ingérait des aliments transformés qu’on mangeait vite, trop vite, en regardant des écrans. Et puis t’as commencé à dire non, y avait plus aucune faim dans ton corps. Fallait respecter ça. Fallait pas te forcer. Autrement tu réagissais violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était pire. Ton visage, combien de fois ça m’a planté le cœur ce visage ? T’as rien voulu savoir. Souvent j’avais mal. Tu t’es mis à mentir. À rentrer le soir de plus en plus tard ou tôt. À prétexter des trucs. À donner des excuses. Jusqu’au jour où tu n’as plus rien dit. Y avait plus que du silence à ta bouche, enfin dans ta bouche . Au mieux, des échos. Tu claquais des portes. Tu pissais sur les des murs. Tu sentais l’animal. T’avais de la mousse dans le nez et des veines noires à la peau. Sous. Puis t’as perdu le goût. Ton travail, t’y es plus retourné . Tu laissais sonner tes appels téléphoniques. Tu regardais dans le vide et les courriers qu’on t’envoyait tu les ouvrais jamais. T’as rien dit le jour où un médecin est venu te toucher dans ton propre sommeil. T’as rien dit le jour où t’as refusé de te réveiller. T’as adopté la position allongée. Puis la respiration difficile. Puis les mycoses et sous les mycoses aisselles . Tu t’endormais, puis tu te réveillais en sursaut, t’avais un appel d’air, on appelait ça un appel d’air dans la mâchoire . Puis tes dents sont sorties , ça claquait , ont commencé à claquer et j’ai posé ma tête sur ton épaule pour te dire je sais plus.

gucci, version 5 (15 mai 2015)

Bon , je Je t’aimais. Puis tu m’as mis la bouche à l’endroit sous la clavicule où j’avais mis vaporisé Gucci. C’était accidentel un accident . À cause des muqueuses, t’as tu as fait la grimace, t’as et puis tu as craché, tu as bien essuyé chaque lèvre, t’as recraché tu as craché encore. Ça devait te piquer chaque lèvre. Ça devait sentir ce qu’on que l’on sent quand lorsque l’inox mange de l’ustensile domine le goût des choses ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou dans un verre et ça qui se mélange mêle à la langue. T’as Tu as quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou d’amusement , qui sait , peut-être bien , d’amusement à l’égard de cette situation bien que l’on a rapidement mise de côté, il faut bien le dire ou oubliée peut-être . Des jours sont venus. Des semaines. Après , t’as Tu as commencé à venir revenir le soir avec des cernes. Il y avait de la fatigue dans ton œil regard et des traces rouges aux cils commissures de tes yeux . On n’en disait rien. C’était normal. On travaillait trop. On profitait de nos corps et de notre jeunesse. On ingérait des aliments transformés qu’on mangeait vite , trop vite , en regardant des écrans sur le pouce . Et puis t’as tu as commencé à dire répéter que non, y avait tu n’avais plus aucune faim dans ton corps. Fallait Il fallait respecter ça. Fallait pas te forcer. Autrement Il ne fallait pas te forcer , autrement tu réagissais violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était pire. Ton visage, combien de fois ça il m’a planté le cœur coeur ? T’as Tu n’as rien voulu savoir. Souvent j’avais mal. Tu t’es mis à mentir. À rentrer le soir de plus en plus tard ou tôt. À prétexter des trucs absurdités . À donner des excuses. À maintenir devant mon visage tempéré des excuses. Jusqu’au jour où tu n’as plus rien dit. Y Il n’y avait plus que du silence à la place de ta bouche. Au mieux, des échos. Tu claquais des les portes. Tu pissais sur des les murs. Tu sentais l’animal. T’avais Tu avais de la mousse dans le nez et des veines noires à travers la peau. Puis t’as tu as perdu goûten ton travail . Ton travail , t’y Puis tu n’y es plus retourné. Tu laissais sonner ignorais tes appels téléphoniques. Tu regardais dans le vide et les des courriers qu’on t’envoyait mais que tu les ouvrais jamais n’ouvrais pas . T’as Tu n’as rien dit le jour où un médecin est venu te toucher t’ausculter à même ta propre peau , dans ton propre sommeil. T’as Tu n’as rien dit le jour où t’as tu as refusé de te réveiller. T’as Tu as adopté la position allongée, loin de tout dans le doute . Puis la respiration fut difficile. Puis les mycoses Des champignons sous les aisselles. Tu t’endormais puis tu te réveillais en sursaut, t’avais un appel d’air dans la mâchoire. Puis tes dents ont commencé à claquer et j’ai posé ma tête sur ton épaule pour te dire je ne sais plus.

gucci, version 4 (3 mars 2015)

Je t’aimais. Puis tu Tu m’as mis la bouche à l’endroit sous la clavicule où j’avais vaporisé Gucci. C’était un accident. À cause des muqueuses Du parfum sur les lèvres , tu as fait la grimace et puis tu as craché, tu as bien essuyé chaque lèvre, tu as craché encore. Ça devait te piquer chaque lèvre. Ça devait sentir ce que l’on sent lorsque l’inox de l’ustensile domine le goût des choses ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou un verre qui se mêle à la langue nourriture . Tu as quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou, qui sait, peut-être, d’amusement à l’égard de cette situation que l’on a rapidement mise de côté, ou oubliée peut-être comme des adultes qu’il nous fallait apprendre à être . Des jours sont venus ont disparu . Des semaines. Tu as commencé à revenir le soir avec des cernes. Il y avait de la fatigue dans ton regard et des traces rouges aux commissures de tes yeux. On n’en disait rien. C’était normal. On travaillait trop. On profitait de nos corps et de notre jeunesse. On ingérait des aliments transformés qu’on mangeait sur le pouce. Et puis tu as commencé à répéter que non, tu n’avais plus aucune faim dans ton corps. Il fallait respecter ça. Il ne fallait pas te forcer, autrement tu réagissais violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était le pire. Ton visage, combien de fois il m’a planté comme des crocs dans le coeur ? Tu n’as rien voulu savoir. Tu disais tu j’exagères. Souvent Peut-être , sans doute , parfois , mais souvent j’avais mal. Tu Puis tu t’es mis à mentir. À rentrer le soir de plus en plus tard ou tôt dans la nuit . À prétexter des absurdités. À maintenir devant mon visage tempéré des excusesbafouillées . Jusqu’au jour où tu n’as plus rien dit. Il n’y avait plus que du silence à la place dans ta caverne de ta bouche. Au mieux , des Les échosrésonnaient mais en vain . Tu claquais les portes. Tu pissais sur les murs. Tu sentais l’animalbalafré . Tu avais de la mousse dans le nez et des veines noires à travers la peau. Puis tu as perdu goût en ton travail. Puis tu Tu n’y es plus retourné. Tu ignorais tes appels téléphoniques. Tu regardais dans le vide des courriers qu’on t’envoyait mais que tu n’ouvrais pas. Tu n’as rien dit le jour où un médecin est venu t’ausculter à même ta propre peau, dans ton propre sommeil. Tu n’as rien dit le jour où tu as refusé de te réveiller. Tu as adopté la position allongée, inutile , immobile , loin de tout dans le doute. Puis la respiration fut difficile. Des champignons t’ont poussé sous les aisselles. Tu t’endormais puis tu te réveillais en sursaut, un appel d’air dans la mâchoire. Puis tes dents ont commencé à claquer et j’ai posé ma tête sur ton épaule pour te dire au-revoir , j’y suis encore je ne sais plus crois .

gucci, version 3 (28 février 2015)

Je t’aimais. Tu m’as mis la bouche à l’endroit sous la clavicule où j’avais vaporisé le bec du flacon d’or Gucci. C’était un accident. Du parfum sur les lèvres, tu as fait la grimace et puis tu as craché, tu as bien essuyé chaque lèvre, tu as craché encore . Ça devait te piquer chaque lèvre. Ça devait sentir sur les pailles gustatives comme ce que l’on sent lorsqu’on sent lorsque le métal ou l’inox de l’ustensile domine le goût des choses d’une cuillère ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou un verre qui se mêle à la nourriture. Tu as quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou, qui sait, peut-être, d’amusement à l’égard de cette situation que l’on a rapidement mise de côté, comme des adultes qu’il nous fallait apprendre à être. Des jours ont disparu. Des semaines. Tu as commencé à revenir le soir avec des cernes. Il y avait de la fatigue dans ton regard et des traces peaux rouges aux commissures de tes des yeux. On n’en disait rien. C’était normal. On travaillait trop. On profitait de nos corps et de notre jeunesse. On ingérait des aliments transformés qu’on mangeait sur le pouce. Et puis tu as commencé à répéter que non, tu n’avais plus aucune faim dans ton corps. Il fallait respecter ça. Il ne fallait pas te forcer, autrement tu réagissais violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était le pire. Ton visage, combien de fois il m’a planté comme des crocs dans le coeur ? Tu n’as rien voulu savoir. Tu disais tu j’exagères que j’exagérais . Peut-être, sans doute, parfois, mais souvent j’avais mal. Puis tu t’es mis à mentir. À rentrer le soir de plus en plus tard dans la nuit. À prétexter des absurdités. À maintenir devant mon visage tempéré des excuses bafouillées. Jusqu’au jour où tu n’as plus rien dit. Il n’y avait plus que du silence dans ta caverne de bouche. Les échos résonnaient mais en vain. Tu claquais les portes. Tu pissais sur les murs. Tu sentais l’animal balafré. Tu avais de la mousse dans le nez et des veines noires à travers la peau. Puis tu as perdu goût en ton travail. Tu n’y es plus retourné. Tu ignorais tes appels téléphoniques. Tu regardais dans le vide des courriers qu’on t’envoyait mais que tu n’ouvrais pas. Tu n’as rien dit le jour où un médecin est venu t’ausculter à même ta propre peau, dans ton propre sommeil. Tu n’as rien dit le jour où tu as refusé de te réveiller. Tu as adopté la position allongée, inutile, immobile, loin de tout dans le doute. Puis la respiration fut difficile. Des champignons t’ont poussé sous les aisselles. Tu t’endormais puis tu te réveillais en sursaut, un appel d’air dans la mâchoire. Puis tes dents ont commencé à claquer et j’ai posé ma tête sur ton épaule pour te dire au-revoir, j’y suis encore je crois.

gucci, version 2 (26 février 2015)

Je t’aimais. Tu m’as mis la bouche à l’endroit sous la clavicule où j’avais vaporisé le bec du flacon d’or Gucci. C’était un accident. Du parfum sur les lèvres, tu as fait la grimace et puis tu as craché, tu as t’es bien essuyé chaque lèvre les lèvres . Ça devait te piquer chaque lèvre sur les lèvres . Ça devait sentir sur les pailles gustatives comme ce que l’on sent lorsqu’on sent le métal ou l’inox d’une cuillère ou qu’il reste des zébrures de liquide vaisselle dans une assiette ou un verre qui se mêle à la nourriture. Tu as quitté la pièce plein d’amertume ou d’acidité ou, qui sait, peut-être, d’amusement à l’égard de cette la situation que l’on a rapidement mise de côté, comme des adultes qu’il nous fallait apprendre à être. Des jours ont disparu. Des semaines. Tu as commencé à revenir le soir avec des cernes. Il y avait de la fatigue dans ton regard et des peaux rouges aux commissures des yeux. On n’en disait rien. C’était normal. On travaillait trop. On profitait de nos corps et de notre jeunesse. On ingérait des aliments transformés qu’on mangeait sur le pouce. Et puis tu as commencé à répéter que non, tu n’avais plus aucune faim dans ton corps. Il fallait respecter ça. Il ne fallait pas te forcer, autrement tu réagissais violemment, sans prévenir, avec les gestes et avec la parole et avec le visage. Le visage c’était le pire. Ton visage, combien de fois il m’a planté comme des crocs dans le coeur ? Tu n’as rien voulu savoir. Tu disais que j’exagérais. Peut-être, sans doute, parfois, mais souvent j’avais mal.
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