031115


C’est un poème au creux et il est infecté. Matière noire, on dirait que c’est la peau, non, sous la peau. Je sais pas si c’est la matière ou si c’est l’écriture ce qui est sous la peau, c’est pas clair ce qui est sous la peau. Et au sortir, j’aurai l’impression d’avoir écrit toute la nuit, dans mon sommeil, mais l’écriture d’un autre. Comme un mauvais goût dans la bouche qui part pas [1]. Celui qui fuit n’a que les kilomètres qui le séparent de son point de départ pour prendre la mesure de sa foi personnelle, écrit Thierry Pardo dans sa Petite géographie de la fuite. Une boule à thé, c’est 2.90€. Les 18° celsius sont partis, maintenant c’est un nuage de particules. Sur l’affiche, c’est écrit qu’on recherche des témoignages pour quiconque aurait aperçu un renard à Paris ou en région parisienne. Il y en a un ici, dans ce journal, quelque part. C’était il y a quelques années, à faire les poubelles du parc de Villeroy. Il ne tient qu’à nous de faire du désespoir de notre époque, une épopée salvatrice. C’est quoi ou c’est qui les karemfilia ? Parfois, je comprends pas la virgule. Le I want you to walk, bien sûr, il y aurait matière à noircir des pages sur ces quelques mots. Le Bowie de Buckley parle d’un handicapé (« j’aimerais tant que tu puisses marcher »), on peut le voir aussi comme un retournement des discours, une réminiscence de la toute petite enfance (« je t’embrasse, tu es beau, marche donc »), ou comme une invitation à l’être aimé à rejoindre cette voix (« lève-toi et marche »), voir à marcher avec lui (« suis-moi »). C’est dans cette diffraction des sens possibles qu’il est, le truc [2].

Au petit jour, on se quittera sans échanger nos adresses. D’abord parce que nous n’en avons pas, mais surtout parce que nous savons que l’instant d’éternité était à cueillir là, cette nuit précisément dans cette taverne de la côte et nous lui avons fait honneur de nos échanges, de nos blessures de nos espoirs. L’éternité ne souffre aucune contrefaçon.

Thierry Pardo, Petite géographie de la fuite, les éditions du passage, P. 44

8 décembre 2015
par Guillaume Vissac
Journal
#David Bowie #Football #Rêve #Temps #Thierry Pardo

[1Comme un match où tu joues comme un dieu pendant 90 minutes mais où tu cadres rien, tu fous tout sur la barre et les connards d’en face t’en plantent un bien merdique dans ton dos sur une erreur minable. Précisément ce match-là.

[2Le truc, c’est que cet extrait-là, celui de gauche, recouvre tout ce à quoi je m’éprouve, tenir traces de toutes les heures, inséminer les échanges, les paroles, les moments d’être ensemble de notions étrangères voire antagoniste telles que la rentabilité, la performance, la valeur. Et de ne pas accepter que d’une parole fugace je ne puisse pas en faire une rencontre qui ferait des fils dans le temps. Apprendre ça, c’est apprendre le sens de l’infinitésimal et de la grande brièveté (j’en ai besoin).

<  -  >

Partager

Révisions

5 révisions

031115, version 6 (9 décembre 2015)

David Bowie, Temps, Rêve, Football, PES ou FIFA, Thierry Pardo
C’est un poème au creux et il est infecté. Matière noire, on dirait que c’est la peau, non, sous la peau. Je sais pas si c’est la matière ou si c’est l’écriture ce qui est sous la peau, c’est pas clair ce qui est sous la peau. Et au sortir, j’aurai l’impression d’avoir écrit toute la nuit, dans mon sommeil, mais l’écriture d’un autre. Comme un mauvais goût dans la bouche qui part pas[. ce match-là ." class='spip_out' rel='external'>Comme un match où tu joues comme un dieu pendant 90 minutes mais où tu cadres rien, tu fous tout sur la barre et les connards d’en face t’en plantent un bien merdique dans ton dos sur une erreur minableà la 93ème . Précisément [ce match-là]. lequipe.fr/Football/Actualites/Battu-par-le-real-madrid-le-psg-s-en-mord-les-doigts/604660].]]. Celui qui fuit n’a que les kilomètres qui le séparent de son point de départ pour prendre la mesure de sa foi personnelle, écrit Thierry Pardo dans sa Petite géographie de la fuite. Une boule à thé, c’est 2.90€. Les 18° celsius sont partis, maintenant c’est un nuage de particules. Sur l’affiche, c’est écrit qu’on recherche des témoignages pour quiconque aurait aperçu un renard à Paris ou en région parisienne. Il y en a un ici, dans ce journal, quelque part. C’était il y a quelques années, à faire les poubelles du parc de Villeroy. Il ne tient qu’à nous de faire du désespoir de notre époque, une épopée salvatrice. C’est quoi ou c’est qui les karemfilia ? Parfois, je comprends pas la virgule. Le I want you to walk, bien sûr, il y aurait matière à noircir des pages sur ces quelques mots. Le Bowie de Buckley parle d’un handicapé (« j’aimerais tant que tu puisses marcher »), on peut le voir aussi comme un retournement des discours, une réminiscence de la toute petite enfance (« je t’embrasse, tu es beau, marche donc »), ou comme une invitation à l’être aimé à rejoindre cette voix (« lève-toi et marche »), voir à marcher avec lui (« suis-moi »). C’est dans cette diffraction des sens possibles qu’il est, le truc [1].

[1Le truc, c’est que cet extrait-là, celui de gauche, recouvre tout ce à quoi je m’éprouve, tenir traces de toutes les heures, inséminer les échanges, les paroles, les moments d’être ensemble de notions étrangères voire antagoniste telles que la rentabilité, la performance, la valeur. Et de ne pas accepter que d’une parole fugace je ne puisse pas en faire une rencontre qui ferait des fils dans le temps. Apprendre ça, c’est apprendre le sens de l’infinitésimal et de la grande brièveté (j’en ai besoin).

031115, version 5 (8 décembre 2015)

C’est un poème au creux et il est infecté. Matière noire, on dirait que c’est la peau, non, sous la peau. Je sais pas si c’est la matière ou si c’est l’écriture ce qui est sous la peau, c’est pas clair ce qui est sous la peau. Et au sortir, j’aurai l’impression d’avoir écrit toute la nuit, dans mon sommeil, mais l’écriture d’un autre. Comme un mauvais goût dans la bouche qui part pas [2]. Celui qui fuit n’a que les kilomètres qui le séparent de son point de départ pour prendre la mesure de sa foi personnelle, écrit Thierry Pardo dans sa [Petite Petite géographie de la fuite->http://www . fuite . editionsdupassage.com/fr/livre/nouveautes/85/petite-geographie-de-la-fuite]. Une boule à thé, c’est 2.90€. Les 18° celsius sont partis, maintenant c’est un nuage de particules. Sur l’affiche, c’est écrit qu’on recherche des témoignages pour quiconque aurait aperçu un renard à Paris ou en région parisienne. Il y en a un ici, dans ce journal journal , quelque part . , quelque part. C’était il y a quelques années, à faire les poubelles du parc de Villeroy. Il ne tient qu’à nous de faire du désespoir de notre époque, une épopée salvatrice. C’est quoi ou c’est qui les karemfilia ? Parfois, je comprends pas la virgule. Le I want you to walk, Le I want you to walk , bien sûr, il y aurait matière à noircir des pages sur ces quelques mots. Le Bowie de Buckley parle d’un handicapé (« j’aimerais tant que tu puisses marcher »), on peut le voir aussi comme un retournement des discours, une réminiscence de la toute petite enfance (« je t’embrasse, tu es beau, marche donc »), ou comme une invitation à l’être aimé à rejoindre cette voix (« lève-toi et marche »), voir à marcher avec lui (« suis-moi »). C’est dans cette diffraction des sens possibles qu’il est, le truc [3].

[2Comme un match où tu joues comme un dieu pendant 90 minutes mais où tu cadres rien, tu fous tout sur la barre et les connards d’en face t’en plantent un bien merdique dans ton dos sur une erreur minable à la 93ème . Précisément ce match-là.

[3Le truc, c’est que cet extrait-là, celui de gauche, recouvre tout ce à quoi je m’éprouve, tenir traces de toutes les heures, inséminer les échanges, les paroles, les moments d’être ensemble de notions étrangères voire antagoniste telles que la rentabilité, la performance, la valeur. Et de ne pas accepter que d’une parole fugace je ne puisse pas en faire une rencontre qui ferait des fils dans le temps. Apprendre ça, c’est apprendre le sens de l’infinitésimal et de la grande brièveté (j’en ai besoin).

David Bowie, Temps, Rêve, PES ou FIFA, Thierry Pardo
[ ->https://fr . <img1610|center > wikipedia.org/wiki/Whiplash_(film,_2014)]

031115, version 4 (7 décembre 2015)

<img1610|center > whiplash
jpg/sundance-whiplash-11.jpg
C’est un poème au creux et il est infecté. Matière noire, on dirait que c’est sous la peau, non , sous la peau . Je ne sais pas si c’est la matière ou si c’est l’écriture ce qui est sous la peau, c’est ce n’est pas clair ce qui est sous la peau . Et au sortirEt au sortir du rêve , j’aurai l’impression d’avoir écrit toute la nuitdurant , dans mon sommeil, mais l’écriture d’un autre. Comme un mauvais goût dans la bouche qui part pas [4]. Celui qui fuit n’a que les kilomètres qui le séparent de son point de départ pour prendre la mesure de sa foi personnelle, écrit Thierry Pardo dans sa Petite géographie de la fuite. Une boule à thé, c’est 2.90€. Les 18° celsius sont partis, maintenant c’est un nuage de particules. Sur l’affiche, c’est il est écrit qu’on recherche des témoignages pour quiconque aurait aperçu un renard à Paris ou en région parisienne. Il y en a un ici, dans ce journal, quelque part. C’était il y a quelques années, à faire les poubelles du parc de Villeroy. Il ne tient qu’à nous de faire du désespoir de notre époque, une épopée salvatrice. C’est quoi ou c’est qui les karemfilia karemfilia ? Parfois, je ne comprends pas la virgule. Le I want you to walk, bien sûr, il y aurait matière à noircir des pages sur ces quelques mots. Le Bowie de Buckley parle d’un handicapé («  ( j’aimerais tant que tu puisses marcher »), ), on peut le voir aussi comme un retournement des discours, une réminiscence de la toute petite enfance («  ( je t’embrasse, tu es beau, marche donc »), ), ou comme une invitation à l’être aimé à rejoindre cette voix («  le narrateur ( lève-toi et marche »), ), voir à marcher avec lui («  ( suis-moi »). ). C’est dans cette diffraction des sens possibles qu’il est, le truc [5].

[4Comme un match où tu joues comme un dieu pendant 90 minutes mais où tu cadres rien, tu fous tout sur la barre et les connards d’en face t’en plantent plante un bien merdique dans ton dos sur une erreur minable. Précisément ce match-là.

[5Le truc, c’est que cet extrait-là, celui de gauche, recouvre tout ce à quoi je m’éprouve, tenir traces de toutes les heures, inséminer les échanges, les paroles, les moments d’être ensemble de notions étrangères voire antagoniste telles que la rentabilité, la performance, la valeur. Et de ne pas accepter que d’une parole fugace je ne puisse pas en faire une rencontre qui ferait des fils dans le temps. Apprendre ça, c’est apprendre le sens de l’infinitésimal et de la grande brièveté (j’en ai besoin).

031115, version 3 (3 novembre 2015)

C’est un poème au creux et il est infecté. Matière noire, on dirait que c’est sous la peau. Je ne sais pas si c’est la matière ou si c’est l’écriture qui est sous la peau, ce n’est pas clair. Et au sortir du rêve, j’aurai l’impression d’avoir écrit toute la nuit durant, dans mon sommeil, mais l’écriture d’un autre. Comme un mauvais goût dans la bouche qui part pas [6]. Celui qui fuit n’a que les kilomètres qui le séparent de son point de départ pour prendre la mesure de sa foi personnelle, écrit Thierry Pardo dans sa Petite géographie de la fuite. Une boule à thé, c’est 2.90€. Les 18° celsius sont partis, maintenant c’est un nuage de particules. Sur l’affiche, il est écrit qu’on recherche des témoignages pour quiconque aurait aperçu un renard à Paris ou en région parisienne. Il y en a un ici, dans ce journal, quelque part. C’était il y a quelques années, à faire les poubelles du parc de Villeroy. Il ne tient qu’à nous de faire du désespoir de notre époque, une épopée salvatrice. C’est quoi ou c’est qui les karemfilia ? Parfois, je ne comprends pas la virgule. Le I want you to walk, bien sûr, il y aurait matière à noircir des pages sur ces quelques mots. Le Bowie de Buckley parle d’un handicapé (j’aimerais tant que tu puisses marcher), on peut le voir aussi comme un retournement des discours, une réminiscence de la toute petite enfance (je t’embrasse, tu es beau, marche donc), ou comme une invitation à l’être aimé à rejoindre le narrateur (lève-toi et marche), voir à marcher avec lui (suis-moi). C’est dans cette diffraction des sens possibles qu’il est, le truc [7].

[6Comme un match tu joues comme un dieu pendant 90 minutes mais tu cadres rien , tu fous tout sur la barre et les connards d’en face t’en plante un bien merdique dans ton dos sur une erreur minable pas . Précisément ce match-là.

[7Le truc, c’est que cet extrait-là, celui de gauche, recouvre tout ce à quoi je m’éprouve, tenir traces de toutes les heures, inséminer les échanges, les paroles, les moments d’être ensemble de notions étrangères voire antagoniste telles que la rentabilité, la performance, la valeur. Et de ne pas accepter que d’une parole fugace je ne puisse pas en faire une rencontre qui ferait des fils dans le temps. Apprendre ça, c’est apprendre le sens de l’infinitésimal et de la grande brièveté (j’en ai besoin).

whiplash

031115, version 2 (3 novembre 2015)

C’est un poème au creux et il est infecté. Matière noire, on dirait que c’est sous la peau. Je ne sais pas si c’est la matière ou si c’est l’écriture qui est sous la peau, ce n’est pas clair. Et au sortir du rêve, j’aurai l’impression d’avoir écrit toute la nuit durant, dans mon sommeil, mais l’écriture d’un autre. Comme un mauvais goût dans la bouche qui part pas. Celui qui fuit n’a que les kilomètres qui le séparent de son point de départ pour prendre la mesure de sa foi personnelle, écrit Thierry Pardo dans sa Petite géographie de la fuite. Une boule à thé, c’est 2.90€. Les 18° celsius sont partis, maintenant c’est un nuage de particules. Sur l’affiche, il est écrit qu’on recherche des témoignages pour quiconque aurait aperçu un renard à Paris ou en région parisienne. Il y en a un ici, dans ce journal, quelque part. C’était il y a quelques années, à faire les poubelles du parc de Villeroy. Il ne tient qu’à nous de faire du désespoir de notre époque, une épopée salvatrice. C’est quoi ou c’est qui les karemfilia ? Parfois, je ne comprends pas la virgule. Le I want you to walk, bien sûr, il y aurait matière à noircir des pages sur ces quelques mots. Le Bowie de Buckley parle d’un handicapé (j’aimerais tant que tu puisses marcher), on peut le voir aussi comme un retournement des discours, une réminiscence de la toute petite enfance (je t’embrasse, tu es beau, marche donc), ou comme une invitation à l’être aimé à rejoindre le narrateur (lève-toi et marche), voir à marcher avec lui (suis-moi). C’est dans cette diffraction des sens possibles qu’il est, le truc [8].

[8Le truc, c’est que cet extrait-là, celui de gauche, recouvre tout ce à quoi je m’éprouve, tenir traces de toutes les heures, inséminer les échanges, les paroles, les moments d’être ensemble de notions étrangères voire antagoniste telles que la rentabilité, la performance, la valeur. Et de ne pas accepter que d’une parole fugace je ne puisse pas en faire une rencontre qui ferait des fils dans le temps. Apprendre ça, c’est apprendre le sens de l’infinitésimal et de la grande brièveté (j’en ai besoin).

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |