011215


And when the dark comes, he will look up and out and see a little smudge of light that is a galaxy that exploded millions of years ago, and the oppression that had gripped his heart lifts and he laughs, and he calls his wife and says : Look, we are seeing something that ceased to exist millions of years ago — and she sees, exactly, and laughs with him.

Doris Lessing, Shikasta

Je devrais pas écrire que je nage dans la Kétoprofène. Je devrais pas écrire, ça attise. En prendre, ça l’attise. Je le sais bien. Je le sais bien mais je nage. Nage dans ça. C’est de la brume que tout vient. Et c’est de la nage que vient le Kétoprofène. Et du Kétoprofène, aussi, que vient la brume. Donc c’est sans fin. Mais c’est pas vrai c’est faux. Il faut prendre le truc par la racine, il faut sortir dehors voir quelqu’un et parler. Ça va mieux en parlant. La formulation à voix haute de ce qui coince ça coincera moins derrière. Il faut relier les bons problèmes aux solutions, les bonnes. Et faut faire cet effort d’espérance et de confiance. Croire que les trucs qu’on sème ça va germer. Par exemple ce truc-là : la semaine dernière c’est cycle d’émissions sur l’hypertexte dans les Nouvelles vagues. Pas forcément au sens propre mais c’est emmerdant, oui, c’est ça le mot, emmerdant, qu’aucune de nos écritures y soit. Je parle même pas nécessairement de Publie mais des qui viennent d’ici, des qui explorent et dont on sait qu’elles explorent sur, par, via le web. Le fil twitter des NV appelle en urgence, mardi dernier, quelqu’un pour remplacer quelqu’un (sans doute) qui pratiquait le remix et la réécriture et la fanfiction sur le web. Ulysse c’en est, c’est même tout ça à la fois finalement. L’ai signalé, Joachim l’a signalé, merci. Mais bon, c’était trop tard. Ne pas croire que c’est autre chose que ça : une conjonction de machins, de la malchance par exemple. Nous, on est là à se défaire de nos SP papier nous-mêmes, plusieurs semaines parfois après la parution d’un titre parce qu’on n’a pas eu de dispo avant. Pour l’instant c’est comme ça. Ce qu’on fait c’est maladroit. Peut-être que c’est jeter des papiers dans le vide j’en sais rien. Peut-être peut-être pas. Mais il faut croire à ça. Pendant ce temps-là au moins ben on apprend à moins mal faire. Peu d’écrire, pas de taon. Bon. Tous mes yeux sont retournés vers Tchernobyl, j’y peux rien. Et aussi : cette histoire de vouloir pour une fois mettre à mal l’infraordinaire. J’ai rien contre ça, l’infraordinaire. Juste que je veux pas lire ça, écrire ça, tout le temps. Le dictionnaire Khazar, c’est un exemple de truc comme ça, pas infraordinaire. Idem 2666 [1]. Mais tout ça n’a aucune espèce d’importance. Je suis tombé sur ce poème à quatre mains de Philippe Aigrain et Christine Jeanney mis en ligne aujourd’hui et j’en suis bouleversé. C’est une lecture unique, il faudra revenir. C’est dans la langue et puis c’est dans le code. C’est dans l’éphémère apparition de la lettre et c’est dans la musique. C’est un objet oblique. Je ne reconnais pas vraiment leur écriture ni à l’un ni à l’autre, c’est ailleurs. Je me demande comment ça marche, dessous, mais ça c’est l’autre étape. L’après. D’abord, c’est une émotion vive.

8 janvier 2016
par Guillaume Vissac
Journal
#Christine Jeanney #Doris Lessing #Migraine #Milorad Pavić #Philippe Aigrain #Publie.net #Roberto Bolaño

[1Mélanger des trucs anodins, essentiels, des détails, de la très grande littérature passée.

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7 révisions

011215, version 8 (17 janvier 2016)

Migraine, Publie.net, Roberto Bolaño, Christine Jeanney, Milorad Pavić, Doris Lessing, Philippe Aigrain

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And when the dark comes, he will look up and out and see a little smudge of light that is a galaxy that exploded millions of years ago, and the oppression that had gripped his heart lifts and he laughs, and he calls his wife and says : Look, we are seeing something that ceased to exist millions of years ago — and she sees, exactly, and laughs with him.

Doris Lessing, Shikasta

</blockquote>

011215, version 7 (8 janvier 2016)

Migraine, Publie.net, Roberto Bolaño, Christine Jeanney, Milorad Pavić, Philippe Aigrain

shikasta d’hier ou d’aujourd’hui

Je devrais pas écrire que ça  : je nage dans la le Kétoprofène. Je devrais pas écrireça , ça attise. En prendre, aussi ça l’attise. Je le sais bien. Je le sais bien mais je nage. Nage dans ça. C’est de la brume que tout vient. Et c’est de la nage que vient le Kétoprofène. Et du Kétoprofène, aussi, que vient la brume. Donc c’est sans fin. Mais c’est pas vrai c’est faux. Il faut prendre le truc par la racine, il faut sortir dehors voir quelqu’un et , Moulin Rouge , au pied du Moulin Rouge , parler. Ça va mieux en parlant. La formulation à voix haute de ce qui coince et déjà ça coincera coince moins derrière . Il faut relier les bons problèmes aux bonnes solutions, les bonnes . Et Il faut faire cet effort effort-là d’espérance et de confiance. Croire que les trucs qu’on sème ça va vont germer. Par exemple ce truc-là : la semaine dernière c’est cycle d’émissions sur l’hypertexte dans les [Nouvelles vagues->http://www . Nouvelles vagues . franceculture.fr/emission-les-nouvelles-vagues-0]. Pas forcément au sens propre mais c’est emmerdant, oui, c’est ça le mot, emmerdant , emmerdant , qu’aucune de nos écritures y soit. Je parle même pas nécessairement de [Publie->http://www.publie.net] net / ? Pas forcément nous mais des qui viennent d’ici, des qui explorent et dont on sait qu’elles explorent sur, par , via le web. Le fil twitter des NV appelle appelait en urgence, mardi dernier, quelqu’un pour remplacer quelqu’un (sans doute) qui pratiquait le remix et la réécriture et la fanfiction sur le web. [Ulysse->http://www.fuirestunepulsion.net/ulysse/] Ulysse c’en est, c’est même tout ça à la fois finalement. L’ai signalé, [Joachim->http://jsene.net] dans cet autre NV . Joachim aussi l’a signalé, merci. Mais , bon, c’était trop tard. Ne pas croire que c’est autre chose que ça : une conjonction de machins, de la malchance par exemple. Nous, on est là à se défaire de nos SP papier nous-mêmes, plusieurs semaines parfois après la parution d’un titre parce qu’on n’a pas eu de la dispo avant. Pour l’instant c’est comme ça. Ce qu’on fait c’est maladroit. Peut-être que c’est jeter des papiers dans le vide j’en sais rien . Peut-être peut-être pas. Mais il faut croire à ça. Pendant ce temps-là au moins ben on apprend à moins mal faire. Peu d’écrire, pas peu de taon. Des idées d’user de l’audio pour écrire à voix haute un journal régulier. Y lire des bouts de truc, y lire. Bon. Tous mes yeux sont retournés vers sur Tchernobyl, j’y peux rien. Et aussi : cette histoire de vouloir pour une fois mettre à mal l’infraordinaire. J’ai rien contre ça, l’infraordinaire. Juste que je veux pas lire ça, écrire ça, tout le temps. [Le dictionnaire Khazar->http://www.franceculture.fr/emission-les-nouvelles-vagues-hypertextes-15-mon-livre-n-a-ni-debut-ni-milieu-ni-fin-il-faut-en-fair]Le dictionnaire Khazar , par exemple , évoqué dans les Nouvelles vagues , c’est un exemple de truc comme ça , pas infraordinaire. Idem [2666->http://www.franceculture.fr/emission-les-nouvelles-vagues-hypertextes-25-ceci-n-est-pas-une-adaptation-2015-11-24] [1]. .]] Mais tout ça n’a aucune espèce d’importance. Je suis tombé sur [ce poème à quatre mains de Philippe Aigrain et Christine Jeanney->http://www.atelierdebricolage.net/?p=6240] mis en ligne aujourd’hui et j’en suis bouleversé. C’est une lecture unique, il faudra faudrait revenir. C’est dans la langue et puis c’est dans le code. C’est dans l’éphémère apparition de la lettre et c’est dans la musique. C’est un objet oblique. Je ne reconnais pas vraiment leur écriture ni à l’un ni à l’autre, c’est ailleurs. Je me demande comment ça marche, dessous, mais ça c’est l’autre étape l’étape de l’après . L’après. D’abord, c’est une émotion très vive.

[1Mélanger Idem 2666[[Mélanger des trucs anodins, essentiels, des détails, de la très grande littérature passée.

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011215, version 6 (13 décembre 2015)

Je devrais pas écrire ça : je nage dans le Kétoprofène. Je devrais pas écrire ça, ça attise. En prendre aussi ça l’attise. Je le sais bien. Je le sais bien mais je nage. Nage dans ça. C’est de la brume que tout vient. Et c’est de la nage que vient le Kétoprofène. Et du Kétoprofène, aussi, que vient la brume. Donc c’est C’est donc sans fin. Mais c’est pas vrai c’est faux. Il faut prendre le truc par la racine, il faut sortir dehors voir quelqu’un, au Moulin Rouge, au pied du Moulin Rouge, et parler. Ça va mieux en parlant. La formulation à voix haute de ce qui coince et déjà ça coince moins. Il faut relier les bons problèmes aux bonnes solutions. Il faut faire cet effort-là effort d’espérance et de confiance. Croire que les trucs qu’on sème vont forcément germer. Par exemple ce truc-là : la semaine dernière c’est cycle d’émissions sur l’hypertexte dans les Nouvelles Nouvelles vagues. . Pas forcément au sens propre mais c’est emmerdant, oui, c’est ça le mot, emmerdant, qu’aucune de nos écritures y soit. Pas forcément nous mais des qui viennent d’ici, des qui explorent et dont on sait qu’elles explorent sur le web. Le fil twitter des NV appelait en urgence, mardi dernier, quelqu’un pour remplacer quelqu’un (sans doute) qui pratiquait le remix et la réécriture et la fanfiction sur le web. Ulysse Ulysse c’en est, c’est même tout ça à la fois finalement. Joachim aussi l’a signalé, merci. Mais, bon, c’était trop tard. Ne pas croire que c’est autre chose que ça : une conjonction de machins, de la malchance par exemple. Nous, on est là à se défaire de nos SP papier nous-mêmes, plusieurs semaines parfois après la parution d’un titre parce qu’on n’a pas eu la dispo avant. Pour l’instant c’est comme ça. Ce qu’on fait c’est maladroit. Peut-être que c’est jeter des papiers dans le vide. Peut-être pas. Mais il faut croire à ça. Pendant ce temps-là temps au moins ben on apprend à moins mal faire. Peu d’écrire, peu de taon. Des idées d’user de l’audio pour écrire à voix haute un journal régulier. Y lire des bouts de truc, y lire. Bon. Tous mes yeux sont retournés sur Tchernobyl, j’y je n’y peux rien. Et aussi : cette histoire de vouloir pour une fois mettre à mal l’infraordinaire. J’ai Je n’ai rien contre ça, l’infraordinaire. Juste que je ne veux pas lire ça, écrire ça, tout le temps. Le dictionnaire Khazar, par exemple, évoqué dans les Nouvelles vagues, c’est un exemple de truc pas infraordinaire. Idem 2666 [2] dans cet autre NV. Mais tout ça n’a aucune espèce d’importance. Je suis tombé sur ce poème à quatre mains de Philippe Aigrain et Christine Jeanney mis en ligne aujourd’hui et j’en suis bouleversé. C’est une lecture unique, il faudrait revenir. C’est dans la langue et puis c’est dans le code. C’est dans l’éphémère apparition de la lettre l’apparition des lettres et c’est dans la musique. C’est un objet oblique. Je ne reconnais pas vraiment leur écriture ni à l’un ni à l’autre, c’est ailleurs autrement . Je me demande comment ça marche, dessous, mais ça c’est l’étape de l’après. D’abord, c’est une émotion très vive.

[2Mélanger des trucs anodins, essentiels, des détails, de la très grande littérature passée.

011215, version 5 (2 décembre 2015)

shikasta d’hier ou d’aujourd’hui

011215, version 4 (1er décembre 2015)

Je devrais pas écrire ça : je nage dans le Kétoprofène. Je devrais pas écrire ça, ça attise. En prendre aussi ça l’attise. Je le sais bien. Je le sais bien mais je nage. Nage dans ça. C’est de la brume que tout vient. Et c’est de la nage que vient le Kétoprofène. Et du Kétoprofène, aussi, que vient la brume. C’est donc sans fin. Mais c’est pas vrai c’est faux. Il faut prendre le truc par la racine, il faut sortir dehors voir quelqu’un au Moulin Rouge, au pied du Moulin Rouge, et parler. Ça va mieux en parlant. La formulation à voix haute de ce qui coince et déjà ça coince moins. Il faut relier les bons problèmes aux bonnes solutions. Il faut faire cet effort là d’espérance et de confiance. Croire que les trucs qu’on sème vont forcément germer. Par exemple ce truc-là : la semaine dernière c’est cycle d’émissions sur l’hypertexte dans les Nouvelles vagues. Pas forcément au sens propre mais c’est emmerdant, oui, c’est ça le mot, emmerdant, qu’aucune de nos écritures y soit. Pas forcément nous mais des qui viennent d’ici, des qui explorent et dont on sait qu’elles explorent sur le web. Le fil twitter des NV appelait en urgence, mardi dernier, quelqu’un pour remplacer quelqu’un (sans doute) qui pratiquait le remix et la réécriture et la fanfiction sur le web. Ulysse c’en est, c’est même tout ça à la fois finalement. Joachim aussi l’a signalé, merci. Mais, bon, c’était trop tard. Ne pas croire que c’est autre chose que ça : une conjonction de machins, de la malchance par exemple. Nous, on est là à se défaire de nos SP papier nous-mêmes, plusieurs semaines parfois après la parution d’un titre parce qu’on n’a pas eu la dispo avant. Pour l’instant c’est comme ça. Ce qu’on fait c’est maladroit. Peut-être que c’est jeter des papiers dans le vide. Peut-être pas. Mais il faut croire à ça. Pendant ce temps là au moins ben on apprend à moins mal faire. Peu d’écrire, peu de taon. Des idées d’user de l’audio pour écrire à voix haute un journal régulier. Y lire des bouts de truc, y lire. Bon. Tous mes yeux sont retournés sur Tchernobyl, je n’y peux rien. Et aussi : cette histoire de vouloir pour une fois mettre à mal l’infraordinaire. Je n’ai rien contre ça, l’infraordinaire. Juste que je ne veux pas lire ça, écrire ça, tout le temps. Le dictionnaire Khazar, par exemple, évoqué dans les Nouvelles vagues, c’est un exemple de truc pas infraordinaire. Idem 2666 [3] dans cet autre NV. Mais tout ça n’a aucune espèce d’importance. Je suis tombé sur [ce poème à quatre mains de Philippe Aigrain et Christine Jeanney->http://www.atelierdebricolage.net/?p=6240] mis en ligne aujourd’hui et j’en suis bouleversé. C’est une lecture unique, il faudrait revenir. C’est dans la langue et puis c’est dans le code. C’est dans l’éphémère de l’apparition des lettres et c’est dans la musique. C’est un objet oblique. Je ne reconnais pas vraiment leur écriture ni à l’un ni à l’autre, c’est autrement. Je me demande comment ça marche, dessous, mais ça c’est l’étape de l’après. D’abord, c’est une émotion très vive.

[3Mélanger des trucs anodins, essentiels, des détails, de la très grande littérature passée.

011215, version 3 (1er décembre 2015)

Je devrais pas écrire ça : je nage dans le Kétoprofène. Je devrais pas écrire ça, ça attise. En prendre aussi ça l’attise. Je le sais bien. Je le sais bien mais je nage. Nage dans ça. C’est de la brume que tout vient. Et c’est de la nage que vient le Kétoprofène. Et du Kétoprofène, aussi, que vient la brume. C’est donc sans fin. Mais c’est pas vrai c’est faux. Il faut prendre le truc par la racine, il faut sortir dehors voir quelqu’un au Moulin Rouge, au pied du Moulin Rouge, et parler. Ça va mieux en parlant. La formulation à voix haute de ce qui coince et déjà ça coince moins. Il faut relier les bons problèmes aux bonnes solutions. Il faut faire cet effort là d’espérance et de confiance. Croire que les trucs qu’on sème vont forcément germer. Par exemple ce truc-là : la semaine dernière c’est cycle d’émissions sur l’hypertexte dans les Nouvelles vagues. Pas forcément au sens propre mais c’est emmerdant, oui, c’est ça le mot, emmerdant, qu’aucune de nos écritures y soit. Pas forcément nous mais des qui viennent d’ici, des qui explorent et dont on sait qu’elles explorent sur le web. Le fil twitter des NV appelait en urgence, mardi dernier, quelqu’un pour remplacer quelqu’un (sans doute) qui pratiquait le remix et la réécriture et la fanfiction sur le web. Ulysse c’en est, c’est même tout ça à la fois finalement. Joachim aussi l’a signalé, merci. Mais, bon, c’était trop tard. Ne pas croire que c’est autre chose que ça : une conjonction de machins, de la malchance par exemple. Nous, on est là à se défaire de nos SP papier nous-mêmes, plusieurs semaines parfois après la parution d’un titre parce qu’on n’a pas eu la dispo avant. Pour l’instant c’est comme ça. Ce qu’on fait c’est maladroit. Peut-être que c’est jeter des papiers dans le vide. Peut-être pas. Mais il faut croire à ça. Pendant ce temps là au moins ben on apprend à moins mal faire. Peu d’écrire, peu de taon. Des idées d’user de l’audio pour écrire à voix haute un journal régulier. Y lire des bouts de truc, y lire. Bon. Tous mes yeux sont retournés sur Tchernobyl, je n’y peux rien. Et aussi : cette histoire de vouloir pour une fois mettre à mal l’infraordinaire. Je n’ai rien contre ça, l’infraordinaire. Juste que je ne veux pas lire ça, écrire ça, tout le temps. Le dictionnaire Khazar, par exemple, évoqué dans les Nouvelles vagues, c’est un exemple de truc pas infraordinaire. Idem 2666 [4] dans cet autre NV.

[4Mélanger des trucs anodins, essentiels, des détails, de la très grande littérature passée.

011215, version 2 (1er décembre 2015)

Je devrais pas écrire ça : je nage dans le Kétoprofène. Je devrais pas écrire ça, ça attise. En prendre aussi ça l’attise. Je le sais bien. Je le sais bien mais je nage. Nage dans ça. C’est de la brume que tout vient. Et c’est de la nage que vient le Kétoprofène. Et du Kétoprofène, aussi, que vient la brume. C’est donc sans fin. Mais c’est pas vrai c’est faux. Il faut prendre le truc par la racine, il faut sortir dehors voir quelqu’un au Moulin Rouge, au pied du Moulin Rouge, et parler. Ça va mieux en parlant. La formulation à voix haute de ce qui coince et déjà ça coince moins. Il faut relier les bons problèmes aux bonnes solutions. Il faut faire cet effort là d’espérance et de confiance. Croire que les trucs qu’on sème vont forcément germer. Par exemple ce truc-là : la semaine dernière c’est cycle d’émissions sur l’hypertexte dans les Nouvelles vagues. Pas forcément au sens propre mais c’est emmerdant, oui, c’est ça le mot, emmerdant, qu’aucune de nos écritures y soit. Pas forcément nous mais des qui viennent d’ici, des qui explorent et dont on sait qu’elles explorent sur le web. Le fil twitter des NV appelait en urgence, mardi dernier, quelqu’un pour remplacer quelqu’un (sans doute) qui pratiquait le remix et la réécriture et la fanfiction sur le web. Ulysse c’en est, c’est même tout ça à la fois finalement. Joachim aussi l’a signalé, merci. Mais, bon, c’était trop tard. Ne pas croire que c’est autre chose que ça : une conjonction de machins, de la malchance par exemple. Nous, on est là à se défaire de nos SP papier nous-mêmes, plusieurs semaines parfois après la parution d’un titre parce qu’on n’a pas eu la dispo avant. Pour l’instant c’est comme ça. Ce qu’on fait c’est maladroit. Peut-être que c’est jeter des papiers dans le vide. Peut-être pas. Mais il faut croire à ça. Pendant ce temps là au moins ben on apprend à moins mal faire. Peu d’écrire, peu de taon. Des idées d’user de l’audio pour écrire à voix haute un journal régulier. Y lire des bouts de truc, y lire. Bon. Tous mes yeux sont retournés sur Tchernobyl, je n’y peux rien. Et aussi : cette histoire de vouloir pour une fois mettre à mal l’infraordinaire. Je n’ai rien contre ça, l’infraordinaire. Juste que je ne veux pas lire ça, écrire ça, tout le temps. Le dictionnaire Khazar, par exemple, évoqué dans les Nouvelles vagues, c’est un exemple de truc pas infraordinaire.

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