151215


Faisons-en une règle [1] : pas de visite libraire en décembre. Quentin à Corvisart. Il va pleuvoir quand on ressortira le sol mouillera la couleur jaune qui se prend dans la nuit, le jaune de l’électrique, baveux mais cuit quand même (c’est dans une onctuosité), un jaune que j’aime assez. Il est question de pas mal de mots différents, ce serait maladroit de les reporter là, ici, sans compter qu’il n’y a pas que de la parole. Regrettons l’absence de vaisseaux spatiaux dans l’Œuvre de Pierre Guyotat. Et quand je parle à Quentin de La supplication (mais sans le titre, j’ai oublié le titre) de Svetlana Alexievitch (mais sans le nom, j’ai oublié le nom aussi), derrière la nuit venue dans l’électroluminescence de la lecture sans un Watt de lumière il y aura ces trucs terribles, ce passage issue d’une oralité collective (on a parlé de Volodine aussi, Volodine il est là) :

— Tchernobyl... C’est une guerre au-dessus des guerres. L’homme ne trouve son salut nulle part. Ni sur la terre, ni dans l’eau, ni dans le ciel.
— Nous n’avons ni la télé, ni la radio. Nous ne savons pas ce qui se passe ailleurs, mais on vit plus tranquillement. Nous n’avons pas de quoi nous affliger. Des gens qui passent nous racontent qu’il y a des guerres partout. Et que le socialisme est fini, que l’on vit sous le capitalisme. Et que le tsar va revenir. Est-ce vrai ? 
— Parfois un sanglier sort de la forêt jusque dans le jardin. Et, d’autres fois, c’est un cerf. Les gens viennent rarement. À part les miliciens.

(...)

— Je me signe et je prie... Mon Dieu ! La milice a cassé mon grand four à deux reprises. Et moi, je suis revenue ! S’ils laissaient faire les gens, tout le monde rentrerait à genoux. Ils ont éparpillé notre chagrin à travers le monde. Seuls les morts reviennent ici. On n’autorise que le retour des morts. Les vivants, eux, se faufilent la nuit. Par la forêt...

Svetlana Alexievitch, La supplication.

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151215, version 6 (25 janvier 2016)

Publie.net, Pierre Guyotat, Antoine Volodine, Quentin Leclerc, Philippe Aigrain, Svetlana Alexievich
Faisons-en une règle[atelierdebricolage.net/?page_id=2783" class='spip_out' rel='external'>Une règle à saucissonner. [Quant au saucissonnet ci-joint, il vient de là.]] Faisons-en une règle : pas de visite libraire en décembre. [Quentin->http://ql.relire.net] Quentin à Corvisart. Il va pleuvoir quand on ressortira le sol mouillera prendra la couleur jaune qui se prend dans la nuit, le jaune de l’électrique, baveux mais cuit quand même (c’est dans une onctuosité), un jaune que j’aime assez. Il est question de pas mal de mots différents, ce serait maladroit de les reporter là, ici, sans compter qu’il n’y a pas que de la parole. Regrettons conjointement l’absence cruelle de vaisseaux spatiaux dans l’Œuvre de Pierre Guyotat. Et quand je parle à Quentin de La supplication (mais sans le titre, j’ai oublié le titre) de Svetlana Alexievitch (mais sans le nom, j’ai oublié le nom aussi), derrière la nuit venue dans l’électroluminescence de la lecture sans un Watt de lumière il y aura a ces trucs terribles, ce passage issue d’une oralité collective (on a parlé de Volodine aussi, Volodine il est là) :

151215, version 5 (23 janvier 2016)

Faisons-en une règle : pas de visite libraire en décembre. Quentin à Corvisart. Il va pleuvoir quand on ressortira le sol prendra la couleur jaune qui se prend dans la nuit, le jaune de l’électrique, baveux mais cuit quand même ( ferme dans l’onctuosité , c’est dans une onctuosité ), un jaune que j’aime assez tant . Il est question de pas mal de mots différents, ce serait maladroit de les reporter là, ici, sans compter qu’il n’y a pas que de la parole. Regrettons conjointement l’absence cruelle de vaisseaux spatiaux dans l’Œuvre de Pierre Guyotat. Et quand je parle à Quentin de La supplication (mais sans le titre, j’ai oublié) de Svetlana Alexievitch.Et quand je parle à Quentin de La supplication ( mais (mais sans le titre , j’ai oublié le titre ) de Svetlana Alexievitch ( mais sans le nom, j’ai oublié le nom aussi), la nuit venue dans l’électroluminescence de la lecture sans un Watt de lumière il y a ces trucs terribles, ce passage issue d’une oralité collective (on a parlé de Volodine aussi, Volodine il est là) :

151215, version 4 (16 décembre 2015)

Faisons-en une règle : pas de visite libraire en décembre. Quentin à Corvisart. Il va pleuvoir quand on ressortira et le sol prendra la couleur jaune de l’humeur qui se prend dans la nuit, le jaune de l’électrique, baveux mais ferme pur dans l’onctuosité, c’est un jaune que j’aime tant. Il est question de pas mal de mots différents, ce serait maladroit de les reporter là, ici , sans compter qu’il n’y a pas que de la parole . Regrettons Nous regrettons conjointement l’absence cruelle de vaisseaux spatiaux dans l’Œuvre l’œuvre de Pierre Guyotat. Et quand je parle à Quentin de La supplication (mais sans le titre, j’ai oublié) de Svetlana Alexievitch.(mais sans le nom, j’ai oublié aussi), la nuit venue dans l’électroluminescence de la lecture sans un Watt de lumière il y a ces trucs terribles, ce passage issue d’une oralité collective (on a parlé de Volodine aussi, Volodine il est là) :

151215, version 3 (16 décembre 2015)

[ ->http://www . <img1615|center > atelierdebricolage.net/ ?page_id=2783]

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