260516


Brumes. Dans un avion qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Pays figé dans une cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans ma tête, comme dans Futurama [1], et placer une annonce. La journée déphasé au sens propre : essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans dissonance. Enregistrer des extraits de choses dites bouffés par la machine. Et voir le noir bouffer le bleu (ça ou l’inverse) à cause de l’impression. Tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côté. C’est et ça n’est pas une métaphore. D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Où est la manif ? On ne voit que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure. Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu lis des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid t’as trop chaud. Il fait poisseux dehors, et blanc. Des sirènes de flics, là. T’écoutes Les contremplations pour avoir dans la tête quelque chose qui sache t’émouvoir pendant quelques secondes. La nuit 56 est arrivée, c’est celle qui dit c’est un fragment infime de la folie de ceux qui avaient comme forces la foudre et le veut, les marées et le soleil, la gravité et l’électromagnétisme, toutes à portée de main, et qui sont allés chercher la fission de l’atome. Là comme un animal. Anh Mat pose cette citation de Duras que j’ignorais : il faudrait ecrire un journal comme on marche dans la rue. Toujours concernant l’exercice du journal (si c’en est un), Quentin en ses Relevés quand il écrit :

Se rendre à l’évidence : personne n’attend ce que j’écris, comme personne n’y voit quelque chose d’essentiel, d’évident artistiquement. La publication se place forcément dans une démarche de don, de commerce, qui me met finalement mal à l’aise, car j’en veux à tout le monde de ne pas acheter et consommer mon produit immédiatement. (Absurdité de penser ainsi, impossibilité de ne pas penser ainsi.) Pour cela, les Relevés sont une des meilleures choses littéraires qui me soient arrivées : je n’y attends rien de personne, creuse mon sillon comme une lame dans un champ, sans regarder ce qui se trouve autour, butant parfois sur des caillasses, mais sans aucune considération pour les talus, dans une espèce d’immense champ uniforme, où la seule chose à faire est de creuser, toujours, sans relâche, sans faiblir, sans terme, marquer son territoire, laisser quelque chose, une crevasse, minuscule, insurmontable, remarquable.

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260516, version 10 (26 juin 2016)

Brumes. Dans un avion des brumes qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Pays Ça ressemble à un pays figé dans une cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans ma tête, comme dans Futurama [1], et placer une annonce. La journée déphasé au sens propre : à essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans dissonance que ça ne dissone . Enregistrer À enregistrer des extraits de choses dites bouffés par la machine. Et À voir le noir bouffer le bleu (ça ou l’inverse) à cause de l’impression. Tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côté. C’est une métaphore et ça n’est n’en est pas une métaphore . D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Je ne sais pas est la manif ? . On Je ne voit vois que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Il semblerait que ça se passe en sous-sol. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure. , comme ça , plusieurs fois . Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu lis des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid t’as trop chaud. Il fait poisseux dehors, et blanc. Des sirènes de flics, là. T’écoutes [Les contremplations->https://viciouscircle.bandcamp.com/track/les-contremplations-flavien-berger] T’écoutes Les contemplations pour avoir dans la tête quelque chose qui sache parvienne à t’émouvoir pendant quelques secondes. La nuit 56 est arrivée, c’est celle qui dit c’est un fragment infime de la folie de ceux qui avaient comme forces la foudre et le veut, les marées et le soleil, la gravité et l’électromagnétisme, toutes à portée de main, et qui sont allés chercher la fission de l’atome. Plusieurs fois qu’on te dit, récemment, que le journal Quelque chose de réel. Là comme un animal. [Anh Mat->http://lesnuitsechouees.blogspot.fr] c’est quelque chose . Anh Mat pose cette citation de Duras que j’ignorais : il faudrait ecrire un journal comme on marche dans la rue. Toujours concernant l’exercice du journal (si c’en est un), Quentin en ses [Relevés->http://ql . Relevés quand il écrit  : relire.net] quand il écrit :

[1<iframe width="250 " height="135 " src="https://www Futurama , et placer une annonce .youtube.com/embed/vHSDb-oI808" frameborder="0" allowfullscreen>

Joachim Séné, Paris, Vide, Futurama, Rêve, Marguerite Duras, Quentin Leclerc, Anh Mat, Flavien Berger
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260516, version 9 (25 juin 2016)

Dans un avion des brumes qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Ça ressemble à un pays figé dans une cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans ma tête mon rêve , comme dans Futurama , et Futurama , pour placer une annonce. La journée déphasé au sens propredu terme : à essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans que ça ne dissone. À enregistrer des extraits de choses dites bouffés par la machine. À voir le noir bouffer le bleu (ça ou l’inverse) à cause de l’impression. Tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côté. C’est une métaphore et ça n’en est pas une. D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Je ne sais pas où est la manif. Je ne vois que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Il semblerait que ça se passe en sous-sol. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure, comme ça, plusieurs fois. Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu lis des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid puis t’as trop chaud. Il fait poisseux dehors , et blancdehors . Des sirènes de flics, là. T’écoutes Les contemplations pour avoir dans la tête quelque chose qui parvienne à t’émouvoir pendant quelques secondes. La nuit 56 est arrivée, c’est celle qui dit c’est un fragment infime de la folie de ceux qui avaient comme forces la foudre et le veut, les marées et le soleil, la gravité et l’électromagnétisme, toutes à portée de main, et qui sont allés chercher la fission de l’atome. Plusieurs fois qu’on te dit, récemment, que le journal journal c’est quelque chose . c’est quelque chose. Quelque chose de réel. Là comme un animal. Anh Mat pose cette citation de Duras que j’ignorais : il faudrait ecrire un journal comme on marche dans la rue. Toujours concernant l’exercice du journal (si c’en est un), Quentin en ses Relevés quand il écrit :

260516, version 8 (4 juin 2016)

Dans un avion des brumes qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Ça ressemble à un pays figé dans une cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans mon rêve, comme dans Futurama, pour plus placer une annonce. La journée déphasé au sens propre du terme : à essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans que ça ne dissone. À enregistrer des extraits de choses dites chose dite bouffés par la machine. À voir le noir bouffer le bleu (ça ou l’inverse) à cause de l’impression. Tu La métaphore suivante représente bien le ton du jour  : tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côtéde lui-même . C’est une métaphore et ça n’en est pas une . D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Je ne sais pas où est la manif. Je ne vois que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Il semblerait que ça se passe en sous-sol. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure, comme ça, plusieurs fois. Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu lis les des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid puis t’as trop chaud. Il fait poisseux et blanc dehors. Des sirènes de flics, là. T’écoutes Les contemplations pour avoir dans la tête quelque chose qui parvienne à t’émouvoir pendant quelques secondes. La nuit 56 est arrivée, c’est celle qui dit c’est un fragment infime de la folie de ceux qui avaient comme forces la foudre et le veut, les marées et le soleil, la gravité et l’électromagnétisme, toutes à portée de main, et qui sont allés chercher la fission de l’atome. Plusieurs fois qu’on te dit, récemment, que le journal c’est quelque chose. Quelque chose de réel. Là comme un animal. Anh Mat pose cette citation de Duras que j’ignorais : il faudrait ecrire un journal comme on marche dans la rue. Toujours concernant l’exercice du journal (si c’en est un), Quentin en ses Relevés quand il écrit :

260516, version 7 (27 mai 2016)

Dans un avion des brumes qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Ça ressemble à un pays figé dans une cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans mon rêve, comme dans Futurama, plus placer une annonce. La journée déphasé au sens propre du terme : à essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans que ça ne dissone. À enregistrer des extraits de chose dite bouffés par la machine. À voir le noir bouffer le bleu (ça ou l’inverse) à cause de l’impression. La métaphore suivante représente bien le ton du jour : tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côté de lui-même. C’est ça. D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Je ne sais pas où est la manif. Je ne vois que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Il semblerait que ça se passe en sous-sol. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure, comme ça, plusieurs fois. Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu les des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid puis t’as trop chaud. Il fait poisseux et blanc dehors. Des sirènes de flics, là. T’écoutes Les contemplations pour avoir dans la tête quelque chose qui parvienne à t’émouvoir pendant quelques secondes. La nuit 56 est arrivée, c’est celle qui dit c’est un fragment infime de la folie de ceux qui avaient comme forces la foudre et le veut, les marées et le soleil, la gravité et l’électromagnétisme, toutes à portée de main, et qui sont allés chercher la fission de l’atome. Plusieurs fois qu’on te dit, récemment, que le journal c’est quelque chose. Quelque chose de réel. Là comme un animal. Anh Mat pose cette citation de Duras que j’ignorais : il faudrait ecrire un journal comme on marche dans la rue. Toujours concernant l’exercice du journal (si c’en est un), Quentin en ses Relevés quand il écrit :

260516, version 6 (26 mai 2016)

Dans un avion des brumes qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Ça ressemble à un pays figé dans une cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans mon rêve, comme dans Futurama, plus placer une annonce. La journée déphasé au sens propre du terme : à essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans que ça ne dissone. À enregistrer des extraits de chose dite bouffés par la machine. La métaphore suivante représente bien le ton du jour : tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côté de lui-même. C’est ça. D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Je ne sais pas où est la manif. Je ne vois que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Il semblerait que ça se passe en sous-sol. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure, comme ça, plusieurs fois. Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu les des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid puis t’as trop chaud. Il fait poisseux et blanc dehors. Des sirènes de flics, là. T’écoutes Les contemplations pour avoir dans la tête quelque chose qui parvienne à t’émouvoir pendant quelques secondes. La nuit 56 est arrivée, c’est celle qui dit c’est un fragment infime de la folie de ceux qui avaient comme forces la foudre et le veut, les marées et le soleil, la gravité et l’électromagnétisme, toutes à portée de main, et qui sont allés chercher la fission de l’atome. Plusieurs fois qu’on te dit, récemment, que le journal c’est quelque chose. Quelque chose de réel. Là comme un animal. Anh Mat pose cette citation de Duras que j’ignorais : il faudrait ecrire un journal comme on marche dans la rue. Toujours concernant l’exercice du journal (si c’en est un), Quentin en ses Relevés quand il écrit :

260516, version 5 (26 mai 2016)

Dans un avion des brumes qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Ça ressemble à un pays figé dans une cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans mon rêve, comme dans Futurama, plus placer une annonce. La journée déphasé au sens propre du terme : à essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans que ça ne dissone. À enregistrer des extraits de chose dite bouffés par la machine. La métaphore suivante représente bien le ton du jour : tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côté de lui-même. C’est ça. D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Je ne sais pas où est la manif. Je ne vois que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Il semblerait que ça se passe en sous-sol. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure, comme ça, plusieurs fois. Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu les des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid puis t’as trop chaud. Il fait poisseux et blanc dehors. Des sirènes de flics, là. T’écoutes Les contemplations pour avoir dans la tête quelque chose qui parvienne à t’émouvoir pendant quelques secondes. La [nuit 56->http://jsene.net/spip.php?article856] est arrivée, c’est celle qui dit c’est un fragment infime de la folie de ceux qui avaient comme forces la foudre et le veut, les marées et le soleil, la gravité et l’électromagnétisme, toutes à portée de main, et qui sont allés chercher la fission de l’atome. Plusieurs fois qu’on te dit, récemment, que le journal c’est quelque chose. Quelque chose de réel. Là comme un animal. Anh Mat pose cette citation de Duras que j’ignorais : il faudrait ecrire un journal comme on marche dans la rue.

260516, version 4 (26 mai 2016)

Dans un avion des brumes qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Ça ressemble à un pays figé dans une cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans mon rêve, comme dans Futurama, plus placer une annonce. La journée déphasé au sens propre du terme : à essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans que ça ne dissone. À enregistrer des extraits de chose dite bouffés par la machine. La métaphore suivante représente bien le ton du jour : tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côté de lui-même. C’est ça. D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Je ne sais pas où est la manif. Je ne vois que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Il semblerait que ça se passe en sous-sol. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure, comme ça, plusieurs fois. Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu les des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid puis t’as trop chaud. Il fait poisseux et blanc dehors. Des sirènes de flics, là. T’écoutes Les contemplations pour avoir dans la tête quelque chose qui parvienne à t’émouvoir pendant quelques secondes. Plusieurs fois qu’on te dit, récemment, que le journal c’est quelque chose. Quelque chose de réel. Là comme un animal. Anh Mat pose cette citation de Duras que j’ignorais : il faudrait ecrire un journal comme on marche dans la rue.

260516, version 3 (26 mai 2016)

Dans un avion des brumes qui frôle le pic d’une montagne à Guernesey. Ça ressemble à un pays figé dans une le cendre antédiluvienne. Par exemple : des rochers de boue grise. Il y a des bavardages et des noms de marque dit oralement, à l’américaine, preuve qu’on a dû payer pour s’insérer dans mon rêve, comme dans Futurama, plus placer une annonce . La journée déphasé au sens propre du terme : à essayer d’accoler une ligne d’image à une ligne de son sans que ça ne dissone. À enregistrer des extraits de chose dite bouffés par la machine. La métaphore suivante représente bien le ton du jour : tu branches ton portable pour recharge à un fil branché nulle part de l’autre côté de lui-même. C’est ça. D’autres dizaines de cars de CRS défilent encore sous gyrophare. Je ne sais pas où est la manif. Je ne vois que les effets secondaires de la manif, pas l’épicentre. On me demande où c’est l’Avenue du Maine et en anglais j’en ai aucune idée. Il semblerait que ça se passe en sous-sol. Quelqu’un dit eh, j’pleure, eh, j’pleure, comme ça, plusieurs fois. Je sers à rien là où je suis. Sur l’écran tu les des trucs comme Entre 18 000 et 100 000 manifestants contre la « loi travail » à Paris, comme Le Royaume-Uni va-t-il légiférer sur les escarpins en entreprise ? T’as trop froid puis t’as trop chaud. Il fait poisseux et blanc dehors. Des sirènes de flics, là. T’écoutes Les contemplations pour avoir dans la tête quelque chose qui parvienne à t’émouvoir pendant quelques secondes. Plusieurs fois qu’on te dit, récemment, que le journal c’est quelque chose. Quelque chose de réel. Là comme un animal.

260516, version 2 (26 mai 2016)

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