310816


Nous avons complètement perdu les pédales, brûlé toutes les clôtures, bouffé toute la touchonka et je désespère que nous prenions un jour nos affaires pour repartir d’ici. Ce serait une grande joie. En attendant, je suis malade et je fixe le plafond en songeant au bonheur : se promène-t-il quelque part dans ces forêts empoisonnées ?

Markiyan Kamysh, La zone, Arthaud

Vas-y on est en août, ils nous foutent des navets. Le Cocoon est pas bon. Je tombe dans des trous noirs. C’est pas une bonne journée. Contrôle f bonheur. Y a cet autre extrait qui rejoint celui de Galia Ackerman sur le temps distendu dans la Zone [1] :

J’ai calculé… j’arrive à deux cents jours à peu près. Deux cents jours dans la Zone, pas mal comme titre d’un mauvais film d’horreur. Deux cents ans, trente-six mille jours, quelques millions de minutes au milieu du béton froid et des marais chauds. Tous les immeubles se sont écroulés, se sont effondrés sous terre et ont enlacé le magma, figés par sa chaleureuse étreinte. Seulement, moi, je n’arrive pas à m’échapper.
Au début, nous plaisantions au sujet de nos barbes de trois jours, puis nous nous traitions carrément de barbus. Aujourd’hui, nous ne rigolons plus. Nos barbes traînent sur le sol, nul besoin de balayer. Il suffit de faire un aller-retour dans la pièce. La poussière s’installe par couches et nous traçons des mots au sol. On dirait des lettres formant le mot « mort » comme mes biscuits dans le bol de lait du petit déjeuner.

29 septembre 2016
par Guillaume Vissac
Journal
#Cocoon #Galia Ackerman #Markiyan Kamysh #Nucléaire #Sébastien Ménard #Temps #Vide

[1Je fais don de cet extrait corné ici au Traité des poussières de Seb.

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5 révisions

310816, version 6 (29 septembre 2016)

Vide, Temps, Cocoon, Sébastien Ménard, Nucléaire, Markiyan Kamysh, Galia Ackerman
Vas-y on est en août, ils nous foutent des navets. Le Cocoon est pas bon. Je tombe dans des trous noirs. C’est pas une bonne journée. Contrôle f bonheur. Y a cet autre extrait qui rejoint celui de Galia Ackerman sur le temps distendu dans la Zone[diafragm.net/spip/spip.php?article3286" class='spip_out' rel='external'>Je fais don de cet extrait corné ici au [Traité des poussières de Seb.]] dans la Zone :

310816, version 5 (29 septembre 2016)

Markiyan Kamysh , La La zone, Arthaud

Vas-y on est en août, ils nous foutent des navets. Le Cocoon est pas bon. Je tombe dans des trous noirs. C’est pas une bonne journée. Contrôle f bonheur. Y a cet autre extrait qui rejoint [celui celui de Galia Ackerman *** sur le temps distendu->article3370] distendu dans la Zone  : dans la Zone :

jpg/dsc_0089-2.jpg

310816, version 4 (3 septembre 2016)

Vas-y on est en août, et ils nous foutent des navets. Le Cocoon est pas bon. Je tombe dans des trous noirs. C’est pas une bonne journée. Contrôle f bonheur. Y a cet autre extrait qui rejoint celui de *** sur le temps distendu dans la Zone :

310816, version 3 (31 août 2016)

<blockquote>

Nous avons complètement perdu les pédales, brûlé toutes les clôtures, bouffé toute la touchonka et je désespère que nous prenions un jour nos affaires pour repartir d’ici. Ce serait une grande joie. En attendant, je suis malade et je fixe le plafond en songeant au bonheur : se promène-t-il quelque part dans ces forêts empoisonnées ?

La zone

</blockquote>

Vas-y on est en août et ils nous foutent des navets. Le Cocoon est pas bon. Je tombe dans des trous noirs. C’est pas une bonne journée. Contrôle f bonheur. Y a cet autre extrait qui rejoint celui de *** sur le temps distendu dans la Zone :

<blockquote>

J’ai calculé… j’arrive à deux cents jours à peu près. Deux cents jours dans la Zone, pas mal comme titre d’un mauvais film d’horreur. Deux cents ans, trente-six mille jours, quelques millions de minutes au milieu du béton froid et des marais chauds. Tous les immeubles se sont écroulés, se sont effondrés sous terre et ont enlacé le magma, figés par sa chaleureuse étreinte. Seulement, moi, je n’arrive pas à m’échapper.

Au début, nous plaisantions au sujet de nos barbes de trois jours, puis nous nous traitions carrément de barbus. Aujourd’hui, nous ne rigolons plus. Nos barbes traînent sur le sol, nul besoin de balayer. Il suffit de faire un aller-retour dans la pièce. La poussière s’installe par couches et nous traçons des mots au sol. On dirait des lettres formant le mot « mort » comme mes biscuits dans le bol de lait du petit déjeuner.

310816, version 2 (31 août 2016)

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