240117


Commencé un nouveau traitement dimanche qui s’appelle Nocertone. Mais depuis rien pour la douleur elle-même, c’est un compagnon silencieux. Silencieux mais présent comme un doigt sur la tempe. Beaucoup de tableaux Excel, et pas toujours les mêmes, et ensuite des contrats à signer que je signe. C’est électronique. Je cherche des choses à écouter le long, il n’y a rien. Un temps interminable à recopier dans de l’écran les 1027 mots d’avant-hier manuscrits. Et ceux d’hier derrière, combien ? 1097. Et les 915 mots du jour (et la boucle est bouclée). Camille de Toledo dans Vies et mort d’un terroriste américain : il (...) faudrait sans cesse changer de temps, exploiter au maximum l’élasticité du présent, du passé, du futur. Guyotat :

Si j’ai aidé un peu à ce que toutes ces choses soient un peu secouées, la sexualité, c’est en allant au bout, au bout de la figuration, au bout du désir. C’est cette hantise, cette obsession qui est très différente de quand j’ai commencé à écrire, d’aller le plus loin possible dans le verbe de l’ardeur, dans le désir. C’est pour cette raison que certains passages de Tristan et Isolde sont d’une ardeur difficilement égalable — je rêve de faire un texte aussi ardent. Il faut aller au bout de cette chose qui nous tient tous, qui revient sans cesse, tous les matins, toutes les heures pour certains ; une chose à la fois révoltante et merveilleuse. Je suis là-dedans et pas ailleurs. C’est une réalité qui n’est pas seulement sexuelle, qui est aussi naturelle. L’ardeur est la montée, la redescente de quelque chose, vers la fusion.

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240117, version 7 (26 février 2017)

Migraine, Publie.net, Pierre Guyotat, Temps, Lapins, Camille de Toledo
Commencé un nouveau traitement Je joue à un petit jeu dangereux avec ma propre tête. Commencé un nouveau traitement de fond dimanche qui s’appelle Nocertoneet qui n’est pas nouveau . Mais depuis rien pour la douleur elle-même, c’est un compagnon silencieux. Silencieux mais présent comme un doigt sur la tempe. Beaucoup de tableaux Excel excel , et pas toujours les mêmes, et ensuite des contrats à signer que je signe. C’est électronique. C’est un geste de la main qui t’imite le délié d’une écriture à l’encre, quand bien même il n’y aura aucune encre à invoquer nulle part. Je cherche des choses à écouter le long, il n’y a rien. Soudain, une merveilleuse nouvelle : c’est une table ronde, pas une communication à écrire de zéro. Un poids de moins sur le cœur, à supposer qu’il y en ait encore un sous la cage thoracique. J’envoie des smileys dans des mails à base de 3 et de crochet qu’on ouvre. Campagne de financement participatif pour payer l’enterrement d’une mère et sa fille, 18 ans, pour qu’elle puisse payer son appart, ses factures, une partie de ses études. Un Je mets un temps interminable à recopier dans de l’écran les 1027 mots d’avant-hier d’avant hier manuscrits . manuscrits. Et ceux d’hier derrière, combien ? 1097. Et les 915 mots du jour (et la boucle est bouclée). Camille de Toledo dans Vies et mort d’un terroriste américain : il (...) faudrait sans cesse changer de temps, exploiter au maximum l’élasticité du présent, du passé, du futur. Guyotat :
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240117, version 6 (25 janvier 2017)

Je joue à un petit jeu dangereux avec ma propre tête. Commencé un nouveau traitement de fond dimanche qui s’appelle Nocertone et qui n’est pas nouveau. Mais depuis rien pour la douleur elle-même, c’est un compagnon silencieux. Silencieux mais présent comme un doigt sur la tempe. Beaucoup de tableaux excel, et pas toujours les mêmes, et ensuite des contrats à signer que je signe. C’est électronique. C’est un geste de la main qui t’imite le délié d’une écriture à l’encre, quand bien même il n’y aura aucune encre à invoquer nulle part. Je cherche des choses à écouter le long, il n’y a rien. Soudain, une merveilleuse nouvelle : c’est une table ronde, pas une communication à écrire de zéro. Un poids de moins sur le cœur, à supposer qu’il y en ait encore un sous la cage thoracique. J’envoie des smileys dans des mails à base de 3 et de crochet qu’on ouvre. Campagne de financement participatif pour payer l’enterrement d’une mère et sa fille, 18 ans, pour qu’elle puisse payer son appart, ses factures, une partie de ses études. Je mets un temps interminable à recopier dans de l’écran les 1027 mots d’avant hier manuscrits. Et ceux d’hier derrière, combien ? 1097. Et les 915 mots du jour (et la boucle est bouclée). Camille de Toledo dans Vies et mort d’un terroriste américain : il (...) faudrait sans cesse changer de temps, exploiter au maximum l’élasticité du présent, du passé, du futur. Guyotat :

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Si j’ai aidé un peu à ce que toutes ces choses soient un peu secouées, la sexualité, c’est en allant au bout, au bout de la figuration, au bout du désir. C’est cette hantise, cette obsession qui est très différente de quand j’ai commencé à écrire, d’aller le plus loin possible dans le verbe de l’ardeur, dans le désir. C’est pour cette raison que certains passages de Tristan et Isolde sont d’une ardeur difficilement égalable — je rêve de faire un texte aussi ardent. Il faut aller au bout de cette chose qui nous tient tous, qui revient sans cesse, tous les matins, toutes les heures pour certains ; une chose à la fois révoltante et merveilleuse. Je suis là-dedans et pas ailleurs. C’est une réalité qui n’est pas seulement sexuelle, qui est aussi naturelle. L’ardeur est la montée, la redescente de quelque chose, vers la fusion.

240117, version 5 (24 janvier 2017)

Je joue à un petit jeu dangereux avec ma propre tête. Commencé un nouveau traitement de fond dimanche qui s’appelle Nocertone et qui n’est pas nouveau. Mais depuis rien pour la douleur elle-même, c’est un compagnon silencieux. Silencieux mais présent comme un doigt sur la tempe. Beaucoup de tableaux excel, et pas toujours les mêmes, et ensuite des contrats à signer que je signe. C’est électronique. C’est un geste de la main qui t’imite le délié d’une écriture à l’encre, quand bien même il n’y aura aucune encre à invoquer nulle part. Je cherche des choses à écouter le long, il n’y a rien. Soudain, une merveilleuse nouvelle : c’est une table ronde, pas une communication à écrire de zéro. Un poids de moins sur le cœur, à supposer qu’il y en ait encore un sous la cage thoracique. J’envoie des smileys dans des mails à base de 3 et de crochet qu’on ouvre. Campagne de financement participatif pour payer l’enterrement d’une mère et sa fille, 18 ans, pour qu’elle puisse payer son appart, ses factures, une partie de ses études. Je mets un temps interminable à recopier dans de l’écran les 1027 mots d’avant hier manuscrits. Et ceux d’hier derrière, combien ? 1097. Et les 915 mots du jour (et la boucle est bouclée).

240117, version 4 (24 janvier 2017)

Je joue à un petit jeu dangereux avec ma propre tête. Commencé un nouveau traitement de fond dimanche qui s’appelle Nocertone et qui n’est pas nouveau. Mais depuis rien pour la douleur elle-même, c’est un compagnon silencieux. Silencieux mais présent comme un doigt sur la tempe. Beaucoup de tableaux excel, et pas toujours les mêmes, et ensuite des contrats à signer que je signe. C’est électronique. C’est un geste de la main qui t’imite le délié d’une écriture à l’encre, quand bien même il n’y aura aucune encre à invoquer nulle part. Je cherche des choses à écouter le long, il n’y a rien. Soudain, une merveilleuse nouvelle : c’est une table ronde, pas une communication à écrire de zéro. Un poids de moins sur le cœur, à supposer qu’il y en ait encore un sous la cage thoracique. J’envoie des smileys dans des mails à base de 3 et de crochet qu’on ouvre. Je mets un temps interminable à recopier dans de l’écran les 1027 mots d’avant hier manuscrits. Et ceux d’hier derrière, combien ? 1097.

240117, version 3 (24 janvier 2017)

Je joue à un petit jeu dangereux avec ma propre tête. Commencé un nouveau traitement de fond dimanche qui s’appelle Nocertone et qui n’est pas nouveau. Mais depuis rien pour la douleur elle-même, c’est un compagnon silencieux. Silencieux mais présent comme un doigt sur la tempe. Beaucoup de tableaux excel, et pas toujours les mêmes, et ensuite des contrats à signer que je signe. C’est électronique. C’est un geste de la main qui t’imite le délié d’une écriture à l’encre, quand bien même il n’y aura aucune encre à invoquer nulle part. Je cherche des choses à écouter le long, il n’y a rien. Soudain, une merveilleuse nouvelle : c’est une table ronde, pas une communication à écrire de zéro. Un poids de moins sur le cœur, à supposer qu’il y en ait encore un sous la cage thoracique. J’envoie des smileys dans des mails à base de 3 et de crochet qu’on ouvre. Je mets un temps interminable à recopier dans de l’écran les 1027 mots d’avant hier manuscrits. Et ceux d’hier derrière, combien ?
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240117, version 2 (24 janvier 2017)

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