260117


Une bonne journée jusqu’à ce que la CB rende l’âme : muette. C’est marqué de partout sur les écrans des automates. Je dois bien avoir le livre de Philippe Vasset quelque part, je le revois, juste je sais plus si je l’ai lu ou non. Puis c’est se dépêcher d’attraper un métro en retard et non seulement le prendre dans le mauvais sens mais c’est même pas la bonne ligne. Derrière encore des ribambelles de chiffres pour t’identifier au service vocal de ta banque pour y faire quelque chose, et il t’identifie que dalle, alors c’est faire dièse dièse dièse dièse dièse dièse jusqu’à ce qu’il finisse par crasher puis t’envoyer sur un correspondant humain (mais il n’y a aucun correspondant humain). Chez Charybde néanmoins pour La part inventée et un Alexievitch en poche. J’écrirai ensuite ces mots avec de l’encre et hors l’écran. La carte micro SD (ou peu importe comment ils appellent ça de nos jours) du tel a disparu. Elle est dans l’appareil mais il ne la voit pas. Muette encore. Un mois des photos du journal sont dedans. Ça n’a aucune importance mais c’est un fait de plus à rajouter à la liste des faits qui m’amènent à penser que cette journée s’est retournée sur elle et brutalement. Joué avec le feu encore pour voir jusqu’où le Nocertone il pouvait me couvrir en cas épisodique où la douleur taperait. Allé trop loin semble-t-il. C’est démonté par un cocktail chimique serré que je reviens du vernissage de l’exposition In Situ de Mathilde Roux rue d’Elzévir. Toute la série des hommes est très forte [1]. Un rythme dingue car c’est le mot qui me viendra. Le rythme d’une déclamation à voix haute, d’une performance sonore. D’autant plus de sens, du coup, de lire ici samedi mon à crâne fendre et en belle compagnie. Et Eff aussi je l’écrirai à la main quelque part entre le cocktail médicamenteux et, quoi, le départ vers la galerie ou le retour ? Faut pas me faire confiance pour la temporalité. Je croyais qu’il était genre deux heure du mat’, il est dix heures moins dix. J’ai dû prendre en dix jours plus de triptans que je suis censé en prendre en un mois. Je lis Je paie beaucoup plus lentement. Ces derniers jours une lecture vive, rapide, frénétique même. Un mois au lieu de deux d’un coup. C’est un tout autre rythme là encore et tout est différent. Alicia Kozameh : Ce qui n’a pas été vu aujourd’hui ne sera pas vu demain [2]. Et Guyotat aussi : Quand vous avez passé soixante-quinze ans comme moi, penser que vous avez été un enfant et que vous êtes le même, c’est vertigineux. Votre corps a crû — et décroît — autour de votre cerveau, lui-même se développant.

4 mars 2017
par Guillaume Vissac
Journal
#Alicia Kozameh #Emmanuel Adely #Mathilde Roux #Métro #Migraine #Philippe Vasset #Pierre Guyotat #Rodrigo Fresán #Svetlana Alexievich

[1La photo est empruntée ici à Mathilde.

[2Je crois
que j’ai déjà citée
cette phrase...

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260117, version 7 (4 mars 2017)

Migraine, Métro, Pierre Guyotat, Rodrigo Fresán, Philippe Vasset, Alicia Kozameh, Svetlana Alexievich, Mathilde Roux, Emmanuel Adely
Une bonne journée jusqu’à ce que la CB rende l’âme : à cause du fait qu’elle est muette. C’est marqué de partout sur les écrans des automates. Je dois bien avoir le livre de Philippe Vasset quelque part, je le revois, juste je sais plus si je l’ai lu ou non pas . Puis c’est se dépêcher d’attraper un le métro en retard et non seulement on le prendre prendra dans le mauvais sens mais c’est même pas la bonne ligne. Derrière Et derrière encore c’est entrer des ribambelles de chiffres pour t’identifier au service vocal de ta banque pour y faire quelque chose, et il t’identifie que dalle, le service , alors c’est faire dièse dièse dièse dièse dièse dièse jusqu’à ce qu’il finisse par crasher boucler puis t’envoyer sur un correspondant humain (mais il n’y a aucun correspondant humain). de disponible actuellement nous vous invitons à réitérer votre appel oui mais quand  ? Chez [Charybde->https://www.charybde.fr] Chez Charybde néanmoins pour La part inventée le dernier Fresan et un Alexievitch en poche. J’écrirai ensuite ces mots avec de l’encre et hors l’écran. La carte micro SD (ou peu importe comment ils appellent ça de nos jours) du tel téléphone a disparu. Elle est dans l’appareil mais il ne la voit pas. Muette encore. Un mois des photos du journal journal sont dedans . sont dedans. Ça n’a aucune importance mais c’est un fait de plus à rajouter à la liste des faits qui m’amènent à penser que cette journée s’est retournée sur elle et elle-même brutalement. Joué avec le feu encore pour voir jusqu’où le Nocertone Joué avec le feu encore pour voir jusqu’où le Nocertone il pouvait me couvrir en cas épisodique où [la douleur->mot1] la douleur taperait . taperait. Allé trop loin semble-t-il. C’est démonté par un cocktail chimique serré musclé que je reviens du vernissage de l’exposition In Situ de [Mathilde Roux->http://www Mathilde Roux rue d’Elzéir .mathilderoux.fr] [rue d’Elzévir->http://www.sixelzevir.net]. Toute la série des hommes est très forte[forte .mathilderoux.fr" class='spip_out' rel='external'>La photo est empruntée ici à [Mathilde.]]. Un Et j’ignorais qu’il pouvait être question de rythme dingue dans un tableau car c’est le mot qui me viendra. non pas le rythme d’un texte car c’est encore autre chose il me semble. Le rythme d’une déclamation à voix haute , d’une performance sonore . D’autant plus de sens, du coup, de lire ici samedi mon à crâne fendre ( et en belle compagnie. ). Et Eff aussi je l’écrirai à la main quelque part entre le cocktail médicamenteux et, quoi, le départ vers la galerie ou le retour ? Faut pas me faire confiance pour la temporalité. Je croyais qu’il était genre deux heure du mat’, il est dix heures moins dix. J’ai dû prendre en dix jours plus de triptans que je suis censé en prendre en un mois. Je lis Je paie beaucoup plus lentementderrière . Ces derniers jours une lecture vive, rapide, frénétique même. Un mois au lieu de deux d’un coup. C’est un tout autre rythme là encore et tout est différent. Alicia Kozameh : Ce qui n’a pas été vu aujourd’hui ne sera pas vu demain[[Je crois
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260117, version 6 (26 février 2017)

Une bonne journée jusqu’à ce que la CB rende l’âme à cause du fait qu’elle est muette. C’est marqué de partout sur les écrans des automates, mais aussi sur n’importe quel TPE auquel je suis confronté aujourd’hui . Je dois bien avoir le livre de Philippe Vasset quelque part, je le revois, juste je sais plus si je l’ai lu ou pas. Puis Et quand après vingt minutes à la Poste passées au guichet à ce qui m’en prend d’habitude cinq à l’automate c’est se dépêcher d’attraper le métro puisqu’on est en retard à présent et non seulement on prend le prendra métro dans le mauvais sens mais c’est même pas la bonne ligne. Ce n’est pas grave, dit Ψ, simplement la séance sera plus courte. Et derrière encore c’est entrer des ribambelles de chiffres pour t’identifier au service vocal de ta la banque pour y faire quelque chose, et il t’identifie que dalle, le service, alors c’est faire dièse dièse dièse dièse jusqu’à ce qu’il finisse par boucler puis t’envoyer sur un correspondant humain (mais il n’y a aucun correspondant humain de disponible actuellement nous vous invitons à réitérer votre appel oui mais quand ? ). car à présent tous les open space du monde ils sont vides, on l’a lu dans Carrières de sable plus ou moins). Chez Charybde néanmoins pour le dernier Fresan et un Alexievitch en poche. J’écrirai ensuite ces mots avec de l’encre et hors l’écran. La carte micro SD (ou peu importe comment ils appellent ça de nos jours) du téléphone a disparu . qui ça ils  ? ) du téléphone a disparu. Elle est dans l’appareil mais il ne la voit pas. Un mois des photos du journal sont dedans. Ça n’a aucune importance mais c’est un fait de plus à rajouter à la liste des faits qui m’amènent à penser que cette journée s’est retournée sur elle-même brutalement comme une crêpe . Joué avec le feu jeu encore pour voir jusqu’où le Nocertone il pouvait me couvrir en cas épisodique où la douleur taperait. Allé trop loin semble-t-il. C’est démonté par un cocktail chimique musclé que je reviens du vernissage de l’exposition In Situ de Mathilde Roux rue d’Elzéir. Toute la série des hommes est très forte. Et j’ignorais qu’il pouvait être question de rythme dans un tableau car c’est le mot qui me viendra. non pas le rythme d’un texte car c’est encore autre chose il me semble. Le rythme d’une performance. D’autant plus de sens, du coup, de lire ici samedi mon à crâne fendre (et en belle compagnie). Et Eff aussi je l’écrirai à la main quelque part entre le cocktail médicamenteux et, quoi, le départ vers la galerie ou le retour ? Faut pas me faire confiance pour la temporalité. Je croyais qu’il était genre deux heure du mat’, il est dix heures moins dix. J’ai dû prendre en dix jours plus de triptans que je suis censé en prendre en un mois. On peut dire que je flippe. Je lis Je paie beaucoup plus lentement derrière. Ces derniers jours une lecture vive, rapide, frénétique même. Un mois au lieu de deux d’un coup. C’est un tout autre rythme là encore et tout est différent. Alicia Kozameh : Ce qui n’a pas été vu aujourd’hui ne sera pas vu demain[[Je crois

260117, version 5 (18 février 2017)

Une C’était une bonne journée jusqu’à ce que la CB ne fonctionne plus et rende l’âme à cause du fait qu’elle est muette. C’est Carte muette , c’est marqué de partout sur les écrans des automates, mais aussi sur n’importe quel TPE auquel je suis confronté aujourd’hui. Je dois bien avoir le livre de Philippe Vasset quelque part, je le revoisbien , juste je sais plus si je l’ai lu ou pas. Et quand après vingt minutes à la Poste passées au guichet à ce qui m’en prend d’habitude cinq à l’automate c’est se dépêcher d’attraper le métro puisqu’on est en retard à présent et non seulement on prend le métro dans le mauvais sens mais c’est même pas la bonne ligne. Ce n’est pas grave, dit Ψ, simplement la séance sera plus courte. En fait non. Et derrière encore c’est entrer des ribambelles de chiffres pour t’identifier au service vocal de la banque pour y faire quelque chose, et il t’identifie que dalle, le service, alors c’est faire dièse dièse dièse dièse jusqu’à ce qu’il finisse par boucler puis t’envoyer sur un correspondant humain (mais il n’y a aucun correspondant humain de disponible actuellement nous vous invitons à réitérer votre appel oui mais quand ? car à présent tous les open space du monde ils sont vides son vide , on l’a lu dans Carrières de sable plus ou moins). Chez Charybde néanmoins pour le dernier Fresan et un Alexievitch en poche. J’écrirai ensuite ces mots avec de l’encre et hors l’écran. La carte micro SD (ou peu importe comment ils appellent ça de nos jours — qui ça ils ?) du téléphone a disparu. Elle est dans l’appareil mais il ne la voit pas. Un mois des photos du journal sont dedans. Ça n’a aucune importance mais c’est un fait de plus à rajouter à la liste des faits de ceux qui m’amènent à penser que cette journée s’est retournée sur elle-même comme une crêpe. Joué avec le jeu encore pour voir jusqu’où le Nocertone il pouvait me couvrir en cas épisodique la douleur taperait d’épisode . Allé trop loin semble-t-il. C’est démonté par un cocktail chimique musclé que je reviens du vernissage de l’exposition In Situ de Mathilde Roux rue d’Elzéir. Toute la série scène des hommes est très forte. Et j’ignorais qu’il pouvait être question de rythme dans un tableau car c’est le mot qui me viendra. non pas le rythme d’un texte car c’est encore autre chose il me semble. Le rythme d’une performance. D’autant plus de sens, du coup, de lire ici samedi mon à crâne fendre ( et en belle compagnie ). fendre . Et Eff aussi je l’écrirai à la main quelque part entre le cocktail médicamenteux et, quoi, le départ vers la galerie ou le retour ? Faut Il ne faut pas me faire confiance pour la temporalité. Je croyais qu’il était genre deux heure du mat’, il est dix heures moins dix. J’ai dû prendre en dix jours plus de triptans que je suis censé prendre en un mois. On peut dire que je flippe. Je lis Je paie beaucoup plus lentement derrière. Ces derniers jours une lecture vive, rapide, frénétique même. Un mois au lieu de deux d’un coup. C’est un tout autre rythme là encore et tout est différent. Alicia Kozameh : Ce qui n’a pas été vu aujourd’hui ne sera pas vu demain[[Je crois

260117, version 4 (2 février 2017)

cette phrase...]]. Et Guyotat aussi : Quand vous avez passé soixante-quinze ans comme moi, penser que vous avez été un enfant et que vous êtes le même, c’est vertigineux. Votre corps a crû — et décroît — autour de votre cerveau, lui-même se développant.

260117, version 3 (29 janvier 2017)

C’était une bonne journée jusqu’à ce que la CB ne fonctionne plus et rende l’âme à cause du fait qu’elle est muette. Carte muette, c’est marqué de partout sur les écrans des automates, mais aussi sur n’importe quel TPE auquel je suis confronté aujourd’hui. Je dois avoir le livre de Philippe Vasset quelque part, je le revois bien, juste je sais plus si je l’ai lu ou pas. Et quand après vingt minutes à la Poste passées au guichet à ce qui m’en prend d’habitude cinq à l’automate c’est se dépêcher d’attraper le métro puisqu’on est en retard à présent et non seulement on prend le métro dans le mauvais sens mais c’est même pas la bonne ligne. Ce n’est pas grave, dit Ψ, simplement la séance sera plus courte. En fait non. Et derrière encore c’est entrer des ribambelles de chiffres pour t’identifier au service vocal de la banque pour y faire quelque chose, et il t’identifie que dalle, le service, alors c’est faire dièse dièse dièse dièse jusqu’à ce qu’il finisse par boucler puis t’envoyer sur un correspondant humain (mais il n’y a aucun correspondant humain de disponible actuellement nous vous invitons à réitérer votre appel oui mais quand ? car à présent tous les open space du monde son vide, on l’a lu dans Carrières de sable plus ou moins). Chez Charybde néanmoins pour le dernier Fresan et un Alexievitch en poche. J’écrirai ensuite ces mots avec de l’encre et hors l’écran. La carte micro SD (ou peu importe comment ils appellent ça de nos jours — qui ça ils ?) du téléphone a disparu. Elle est dans l’appareil mais il ne la voit pas. Un mois des photos du journal sont dedans. Ça n’a aucune importance mais c’est un fait de plus à rajouter à la liste de ceux qui m’amènent à penser que cette journée s’est retournée sur elle-même comme une crêpe. Joué avec le jeu encore pour voir jusqu’où le Nocertone pouvait me couvrir en cas d’épisode. Allé trop loin semble-t-il. C’est démonté par un cocktail chimique musclé que je reviens du vernissage de l’exposition In Situ de Mathilde Roux rue d’Elzéir. Toute la scène des hommes est très forte. Et j’ignorais qu’il pouvait être question de rythme dans un tableau car c’est le mot qui me viendra. non pas le rythme d’un texte car c’est encore autre chose il me semble. Le rythme d’une performance. D’autant plus de sens, du coup, de lire ici samedi mon à crâne fendre. Et Eff aussi je l’écrirai à la main quelque part entre le cocktail médicamenteux et, quoi, le départ vers la galerie ou le retour ? Il ne faut pas me faire confiance pour la temporalité. Je croyais qu’il était genre deux heure du mat’, il est dix heures moins dix. J’ai dû prendre en dix jours plus de triptans que je suis censé prendre en un mois. On peut dire que je flippe. Je lis Je paie beaucoup plus lentement derrière. Ces derniers jours une lecture vive, rapide, frénétique même. Un mois au lieu de deux d’un coup. C’est un tout autre rythme là encore et tout est différent. Alicia Kozameh : Ce qui n’a pas été vu aujourd’hui ne sera pas vu demain[[Je crois

260117, version 2 (26 janvier 2017)

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