290417


Ils tuèrent une chèvre de montagne qui s’était aventurée près du rivage, Roy s’émerveillant du sang d’abord si rouge sur le pelage blanc avant qu’il ne vire au noir. Il faisait désormais un tel froid que l’animal dégageait un nuage de vapeur tandis qu’ils le vidaient. Le lendemain matin, le sommet des montagnes était couvert de neige, comme si l’esprit de la chèvre s’y était envolé, et au bout d’une semaine, la neige était descendue à mi-chemin de la cabane, couche blanche immobile dans l’air sans vent, étincelante dans l’après-midi.
Ils se remirent à travailler sur leur cache. Ses coins s’étaient arrondis et la terre tout autour s’était affaissée. Ils la creusèrent de nouveau, pelletée après pelletée, redessinèrent les parois et l’approfondirent jusqu’à la base rocheuse, puis Roy fit passer les pieux à son père, qui les fixa cette fois-ci avec de la ficelle avant d’en clouer les coins. Ils installèrent ensuite les perches sur le dessus, les attachèrent et les fixèrent sur les bords avec des clous de vingt-cinq centimètres enfoncés dans les pieux, puis ils arrimèrent un second toit, plus petit, au-dessus du trou irrégulier et ils reculèrent enfin pour admirer leur œuvre.

David Vann, Sukkwan Island, Gallmeister, traduction Laura Derajinski

Il y a cette femme, elle est en train de mourir. Juste, elle n’en est pas vraiment sûre. 1148 mots. Reste du temps à bosser sur le site, passer à Spip 3.4.1, non, 3.1.4, et voir ce qu’il faut mettre sur la page d’accueil, comment. Ce n’est pas un sommaire ni une table des matières, c’est quoi ? C’est une série de petites portes. Ces exercices de traduction (adaptation, dit Joachim) de poèmes [1] dont Joachim ne connaît pas la langue sont absolument saisissants, et représentatifs d’une forme d’effervescence, sur le web, de traduction spontanée. Nouvelle étape, londonienne cette fois, puis écossaise, dans notre série rôliste lovecraftienne. Si nous ne mourrons pas, nous sommes néanmoins confrontés à des visions de femmes et d’hommes abandonnés dans des baignoires, cadavres d’eux-mêmes, des tuyaux plein le crâne en putréfaction, ce qui nous coûtera quelques points de santé mentale. T. a lu CdT, il m’en parle. C’est dur de retrouver dans ma mémoire des trucs qui datent, parfois, de plus de dix ans. Je devrais, dira-t-il, lire Molloy.

<  -  >

Partager

Révisions

6 révisions

290417, version 7 (29 mai 2017)

Coup de tête, Joachim Séné, Rêve, Spip, Traduire, T., Samuel Beckett, H. P. Lovecraft, David Vann
jpg/dsc_0376-2.jpg
Il y a cette femme, elle est allée monter dans un building à la façade miroir, elle a rendez-vous là, j’ai oublié pourquoi. Prendra un ascenseur. Un siège dans cet ascenseur. Une tablette sur ce siège, sur quoi poser un livre ou quelque chose. Quelqu’un dans un angle obscur la menacera d’une arme, elle se protège à l’aide de la tablette, il tire. cette La balle est passée dans la matière métallique mais , semble-t-il , la femme, elle est en train de mourir. Juste, elle n’en est pas vraiment sûre. 1148 mots. Reste du temps à bosser sur le site, passer à Spip 3.4.1, non, 3.1.4, et voir ce qu’il faut mettre sur la page d’accueil, et comment. Ce n’est pas un sommaire ni une table des matières, c’est quoi ? C’est une série de petites portes. Ces exercices de traduction (adaptation, dit [Joachim->http://jsene.net] Ces exercices de traduction ( adaptation , dit Joachim ) de poèmes[" class='spip_out' rel='external'>Ici [« Non pas sphérique ni arrondie ».]] ]. dont Joachim ne connaît pas la langue sont absolument saisissants , et représentatifs d’une forme d’effervescence, sur le web, de traduction spontanée. Nouvelle étape, londonienne cette fois, puis écossaise, dans notre série rôliste lovecraftienne. Si nous ne mourrons pas, nous sommes néanmoins confrontés à des visions de femmes et d’hommes abandonnés dans des baignoires, cadavres d’eux-mêmes, des tuyaux plein le crâne en putréfaction, ce qui nous coûtera quelques points de santé mentale. T. a lu [CdT->https://www.publie.net/livre/coup-de-tete-i-guillaume-vissac/], il a lu CdT et m’en parle. C’est dur de retrouver dans ma mémoire des trucs qui datent, parfois, de plus de dix ans. Je devrais, dira-t-il, lire Molloy. ]]

290417, version 6 (27 mai 2017)

Il y a cette femme, elle est allée monter dans un building à la façade miroir, elle a rendez-vous là, j’ai oublié pourquoi. Prendra un ascenseur. Un siège dans cet ascenseur. Une tablette sur ce siège, sur quoi poser un livre ou quelque chose. Quelqu’un dans un angle obscur la menacera d’une arme, elle se protège à l’aide de la tablette, il tire. La balle est passée dans la matière métallique mais, semble-t-il, la femme est en train de mourir. Juste, elle n’en est pas vraiment sûre. 1148 mots. Reste du temps à bosser sur le site, passer à Spip 3.4.1, non, 3.1.4, et voir ce qu’il faut mettre sur la page d’accueil et comment. Ce n’est pas un sommaire ni une table des matières, c’est quoi ? C’est une série de petites portes. Ces exercices de traduction (adaptation, dit Joachim) de poèmes [1]dont Joachim ne connaît pas la langue sont absolument représentatifs d’une forme d’effervescence, sur le web, de en traduction spontanée. Nouvelle étape, londonienne cette fois, puis écossaise, dans notre série de jeu de rôle lovecraftienne. Si nous ne mourrons pas, nous sommes néanmoins confrontés à des visions de femmes et d’hommes abandonnés dans des baignoires, cadavres d’eux-mêmes, des tuyaux plein le crâne en putréfaction, ce qui nous coûtera quelques points de santé mentale. T. a lu CdT et m’en parle. C’est dur de retrouver dans ma mémoire des trucs qui datent, parfois, de plus de dix anssur ça . Je devrais, dira-t-il, lire Molloy.

290417, version 5 (1er mai 2017)

Il y a cette femme, elle est allée monter dans un building à la façade miroir, elle a rendez-vous là j’ai oublié pourquoi. Prendra un ascenseur. Un siège dans cet ascenseur. Une tablette sur ce siège, sur quoi poser un livre ou quelque chose. Quelqu’un dans un angle obscur la menacera d’une arme, elle se protège à l’aide de la tablette, il tire. La balle est passée dans la matière métallique mais, semble-t-il, la femme est en train de mourir. Juste, elle n’en est pas vraiment sûre. 1148 mots. Reste du temps à bosser sur le site, passer à Spip 3.4.1, non, 3.1.4, et voir ce qu’il faut mettre sur la page d’accueil et comment. Ce n’est pas un sommaire ni une table des matières, c’est quoi ? C’est une série de petites portes. Ces exercices de traduction (adaptation, dit Joachim) de poèmes [2]dont Joachim ne connaît pas la langue sont absolument représentatifs d’une forme d’effervescence, sur le web, en traduction spontanée. Nouvelle étape, londonienne cette fois, puis écossaise, dans notre série de jeu de rôle lovecraftienne. Si nous ne mourrons pas, nous sommes néanmoins confrontés à des visions de femmes et d’hommes abandonnés dans des baignoires, cadavres d’eux-mêmes, des tuyaux plein le crâne en putréfaction, ce qui nous coûtera quelques points de santé mentale. T. a lu CdT et m’en parle. C’est dur de retrouver dans ma mémoire des trucs qui datent, parfois, de plus de dix ans sur ça. Je devrais, dira-t-il, lire Molloy.

290417, version 4 (30 avril 2017)

Il y a cette femme, elle est allée monter dans un building à la façade miroir, elle a rendez-vous là j’ai oublié pourquoi. Prendra un ascenseur. Un siège dans cet ascenseur. Une tablette sur ce siège, sur quoi poser un livre ou quelque chose. Quelqu’un dans un angle obscur la menacera d’une arme, elle se protège à l’aide de la tablette, il tire. La balle est passée dans la matière métallique mais, semble-t-il, la femme est en train de mourir. Juste, elle n’en est pas vraiment sûre. 1148 mots. Reste du temps à bosser sur le site, passer à Spip 3.4.1, non, 3.1.4, et voir ce qu’il faut mettre sur la page d’accueil et comment. Ce n’est pas un sommaire ni une table des matières, c’est quoi ? C’est une série de petites portes. Ces exercices de traduction (adaptation, dit Joachim) de poèmes [3]dont Joachim ne connaît pas la langue sont absolument représentatifs d’une forme d’effervescence, sur le web, en traduction spontanée. Nouvelle étape, londonienne cette fois, puis écossaise, dans notre série de jeu de rôle lovecraftienne. Si nous ne mourrons pas, nous sommes néanmoins confrontés à des visions de femmes et d’hommes abandonnés dans des baignoires, cadavres d’eux-mêmes, des tuyaux plein le crâne en putréfaction, ce qui nous coûtera quelques points de santé mentale. T. a lu CdT et m’en parle.

290417, version 3 (29 avril 2017)

1148 mots. Reste du temps à bosser sur le site, passer à Spip 3.4.1, non, 3.1.4, et voir ce qu’il faut mettre sur la page d’accueil et comment. Ce n’est pas un sommaire ni une table des matières, c’est quoi ? C’est une série de petites portes. Ces exercices de traduction (adaptation, dit Joachim) de poèmes [4] dont Joachim ne connaît pas la langue sont absolument représentatifs d’une forme d’effervescence, sur le web, en traduction spontanée.

1148 mots.

290417, version 2 (29 avril 2017)

<blockquote>

Ils tuèrent une chèvre de montagne qui s’était aventurée près du rivage, Roy s’émerveillant du sang d’abord si rouge sur le pelage blanc avant qu’il ne vire au noir. Il faisait désormais un tel froid que l’animal dégageait un nuage de vapeur tandis qu’ils le vidaient. Le lendemain matin, le sommet des montagnes était couvert de neige, comme si l’esprit de la chèvre s’y était envolé, et au bout d’une semaine, la neige était descendue à mi-chemin de la cabane, couche blanche immobile dans l’air sans vent, étincelante dans l’après-midi.

Ils se remirent à travailler sur leur cache. Ses coins s’étaient arrondis et la terre tout autour s’était affaissée. Ils la creusèrent de nouveau, pelletée après pelletée, redessinèrent les parois et l’approfondirent jusqu’à la base rocheuse, puis Roy fit passer les pieux à son père, qui les fixa cette fois-ci avec de la ficelle avant d’en clouer les coins. Ils installèrent ensuite les perches sur le dessus, les attachèrent et les fixèrent sur les bords avec des clous de vingt-cinq centimètres enfoncés dans les pieux, puis ils arrimèrent un second toit, plus petit, au-dessus du trou irrégulier et ils reculèrent enfin pour admirer leur œuvre.

David Vann, Sukkwan Island, Gallmeister, traduction Laura Derajinski

</blockquote>

1148 mots.

Guillaume Vissac

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |