270517


Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’hier. J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étirée plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspérités. Ils sont lisses, il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il n’y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. Et aucune scène au cours de laquelle Fantômas [1], déguisé en marquis de je-ne-sais-plus-quoi, parviendrait en moins de quarante secondes, nous dit le texte, à se grimmer en une concierge avec qui le marquis parlait quelques minutes plus tôt pour simuler à son interlocuteur deux personnes au lieu d’une : c’est-à-dire donc qu’il se parle, hors champ, avec lui-même, faisant les voix et tout. D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est fixée. 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres. Et 2000 mots encore [2], mais recopiés d’il y a deux semaines, à Narbonne ou après, que je mets un temps fou à reprendre. Comme je reprends aussi plusieurs fois des passages de Barefoot in the Head, car je décroche à de nombreuses reprises. Alors lire, relire. Imprimer à ce livre une autre temporalité. Plus lentement, y aller plus lentement. Comme lorsque ce personnage, Koninkrijk, rentrant chez lui retrouver sa femme apathique, glissant la clé dans sa serrure : le temps se gèle. The very intensity almost betrayed the secrecy for, when the key intruded downstairs into the elaborate orifice of the lock, there appeared to be a universe of time before he would appear at the stair top and discover that long-tranced inactivity of hers. C’est qu’ils sont bombardés de drogues hallucinogènes, tous. Deux pages plus tôt, c’est un Koninkrijk lancé en pleine vitesse sur une autobahn, qui s’accomplit autant dans la vitesse de son véhicule que dans la vitesse de son sang craché dans ses artères.

27 juin 2017
par Guillaume Vissac
Journal
#Brian Aldiss #Lapins #Marcel Allain #Neil Gaiman #Pierre Souvestre #Temps #Vélo

[1Dans Un roi prisonnier de Fantômas.

[2Et 577 autres, recopiés à nouveau, après être allé récupérer Pouloupe chez le vétérinaire puis la victoire de Thibaut Pinot à Asagio.

<  -  >

Partager

Révisions

9 révisions

270517, version 10 (27 juin 2017)

Temps, Lapins, Neil Gaiman, Vélo, Brian Aldiss, Pierre Souvestre, Marcel Allain
jpg/dsc_0448-2.jpg
Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’[hier->article3688 ]. d’hier . J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étirée plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspéritéspour les saisir . Ils sont lisses , il Il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il n’y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. Et aucune scène au cours de laquelle Fantômas [1], déguisé en marquis de je-ne-sais-plus-quoi, parviendrait en moins de quarante secondes, nous dit le texte, à se grimmer en une concierge avec qui le marquis parlait quelques minutes plus tôt pour simuler à son interlocuteur deux personnes au lieu d’une : c’est-à-dire donc qu’il se parle, hors champ, avec lui-même, faisant les voix et tout. D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est fixée. 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres. Et 2000 mots encore [2] chez le vétérinaire puis la victoire de Thibaut Pinot à Asagio.]], mais recopiés d’il y a deux semaines, à Narbonne ou après, que je mets un temps fou à reprendre. Comme je reprends aussi plusieurs fois des passages de Barefoot in the Head, car je décroche à de nombreuses reprises. Alors lire, relire. Imprimer à ce livre une autre temporalité. Plus lentement, y aller plus lentement. Comme lorsque ce personnage, Koninkrijk, rentrant chez lui retrouver sa femme apathique, glissant la clé dans sa serrure : le temps se gèle. The very intensity almost betrayed the secrecy for, when the key intruded downstairs into the elaborate orifice of the lock, there appeared to be a universe of time before he would appear at the stair top and discover that long-tranced inactivity of hers. C’est qu’ils sont bombardés de drogues hallucinogènes, tous. Deux pages plus tôt, c’est un Koninkrijk lancé en pleine vitesse sur une autobahn, qui s’accomplit autant dans la vitesse de son véhicule que dans la vitesse de son sang craché dans ses artères.

[1Dans Un roi prisonnier de Fantômas.

[2Et 577 autres, recopiés à nouveau, après être allé récupérer Pouloupe Pouloupe chez le vétérinaire puis la victoire de Thibaut Pinot à Asagio .

270517, version 9 (26 juin 2017)

Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’hier. J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étirée plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspérités pour les saisir. Il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il n’y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. Et aucune scène au cours de laquelle Fantômas [3], déguisé en marquis de je-ne-sais-plus-quoi, parviendrait en moins de quarante secondes, nous dit le texte, à se grimmer en une concierge avec qui le marquis parlait quelques minutes plus tôt pour simuler à son interlocuteur deux personnes au lieu d’une : c’est-à-dire donc qu’il se parle , hors champ , avec lui-même , faisant les voix et tout . D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est fixée. 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres. Et 2000 mots encore [4], mais recopiés d’il y a deux semaines, à Narbonne ou après, que je mets un temps fou à reprendre. Comme je reprends aussi plusieurs fois des passages de Barefoot in the Head, car je décroche à de nombreuses reprises. Alors lire, relire. Imprimer à ce livre une autre temporalité. Plus lentement, y aller plus lentement. Comme lorsque ce personnage, Koninkrijk, rentrant chez lui retrouver sa femme apathique, glissant la clé dans sa serrure : le temps se gèle. The very intensity almost betrayed the secrecy for, when the key intruded downstairs into the elaborate orifice of the lock, there appeared to be a universe of time before he would appear at the stair top and discover that long-tranced inactivity of hers. C’est qu’ils sont bombardés de drogues hallucinogènes, tous. Deux pages plus tôt, c’est un Koninkrijk lancé en pleine vitesse sur une autobahn, qui s’accomplit autant dans la vitesse de son véhicule que dans la vitesse de son sang craché dans ses artères.

[3Dans Un roi prisonnier de Fantômas.

[4Et 577 autres, recopiés à nouveau, après être allé récupérer Pouloupe chez le vétérinaire puis la victoire de Thibaut Pinot à Asagio.

270517, version 8 (25 juin 2017)

Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’hier. J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étirée étiré plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspérités pour les saisir. Il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il n’y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. Et aucune scène au cours de laquelle Fantômas [5], déguisé en marquis de je-ne-sais-plus-quoi, parviendrait parvient en moins de quarante secondes, nous dit le texte, à se grimmer en une la concierge avec qui le marquis parlait quelques minutes plus tôt pour simuler à son interlocuteur deux personnes au lieu d’une. D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est fixée. 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres. Et 2000 mots encore [6], mais recopiés d’il y a deux semaines, à Narbonne ou après, que je mets un temps fou à reprendre. Comme je reprends aussi plusieurs fois des passages de Barefoot in the Head, car je décroche à de nombreuses reprises. Alors lire, relire. Imprimer à ce livre une autre temporalité. Plus lentement, y aller plus lentement. Comme lorsque ce personnage, Koninkrijk, rentrant chez lui retrouver sa femme apathique, glissant la clé dans sa serrure : , le temps se gèle. The very intensity almost betrayed the secrecy for, when the key intruded downstairs into the elaborate orifice of the lock, there appeared to be a universe of time before he would appear at the stair top and discover that long-tranced inactivity of hers. C’est qu’ils sont bombardés de drogues hallucinogènes, tous. Deux pages plus tôt, c’est un Koninkrijk lancé en pleine vitesse sur une autobahn, qui s’accomplit autant dans la vitesse de son véhicule que dans la vitesse de son sang craché dans ses artères.

[5Dans Un roi prisonnier de Fantômas.

[6Et 577 autres, recopiés à nouveau, après être allé récupérer Pouloupe chez le vétérinaire puis la victoire de Thibaut Pinot à Asagio.

270517, version 7 (21 juin 2017)

Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’hier. J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étiré plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. Par exemple (à supprimer tout ça) : Célim va devoir fatalement revenir vers Claire et elle, elle est partie en Suisse. Un père qui meurt ou quelque chose. Alors il quitte tout pour aller la retrouver elle, grisé par cette idée plus grande que lui. Comment veux-tu qu’elle le reçoive ? Je ne sais pas encore. Il a probablement dû en passer par une série de sauts de puce en stop ou en covoiturage. Peu importe. Elle a tout laissé, elle aussi, derrière elle. D’une certaine façon, ils sont ensemble un peu. Le père meurt. Une sœur qui disparaît aussi. À chaque fois qu’elle essaye de repartir quelque chose l’en empêche. Il y aura des soupçons sur lui, il faudra que ça déforme tout, la perception qu’on a de ces personnages. Et on voit tout via son prisme à elle. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspérités pour les saisir. Il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il n’y y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. Et aucune scène au cours de laquelle Fantômas [7], déguisé en marquis de je-ne-sais-plus-quoi, parvient en moins de quarante secondes, nous dit le texte, à se grimmer en la concierge avec qui le marquis parlait quelques minutes plus tôt pour simuler à son interlocuteur deux personnes au lieu d’une. D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est fixée concentrée . 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres. Et 2000 mots encore [8], mais recopiés d’il y a deux semaines, à Narbonne ou après, que je mets un temps fou à reprendre. Comme je reprends aussi plusieurs fois des passages de Barefoot in the Head, car je décroche à de nombreuses reprises. Alors lire, relire. Imprimer à ce livre une autre temporalité. Plus lentement, y aller plus lentement. Comme lorsque ce personnage, Koninkrijk, rentrant chez lui retrouver sa femme apathique, glissant la clé dans sa serrure, le temps se gèle. The very intensity almost betrayed the secrecy for, when the key intruded downstairs into the elaborate orifice of the lock, there appeared to be a universe of time before he would appear at the stair top and discover that long-tranced inactivity of hers. C’est qu’ils sont bombardés de drogues hallucinogènes, tous. Deux pages plus tôt, c’est un Koninkrijk lancé en pleine vitesse sur une autobahn , autobahn , qui s’accomplit autant dans la vitesse de son véhicule que dans la vitesse de son sang craché dans ses artères.

[7Dans Un roi prisonnier de Fantômas.

[8Et 577 autres, recopiés à nouveau, après être allé récupérer Pouloupe chez le vétérinaire puis la victoire de Thibaut Pinot à Asagio.

270517, version 6 (27 mai 2017)

Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’hier. J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étiré plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. Par exemple (à supprimer tout ça) : Célim va devoir fatalement revenir vers Claire et elle, elle est partie en Suisse. Un père qui meurt ou quelque chose. Alors il quitte tout pour aller la retrouver elle, grisé par cette idée plus grande que lui. Comment veux-tu qu’elle le reçoive ? Je ne sais pas encore. Il a probablement dû en passer par une série de sauts de puce en stop ou en covoiturage. Peu importe. Elle a tout laissé, elle aussi, derrière elle. D’une certaine façon, ils sont ensemble un peu. Le père meurt. Une sœur qui disparaît aussi. À chaque fois qu’elle essaye de repartir quelque chose l’en empêche. Il y aura des soupçons sur lui, il faudra que ça déforme tout, la perception qu’on a de ces personnages. Et on voit tout via son prisme à elle. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspérités pour les saisir. Il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. Et aucune scène au cours de laquelle Fantômas [9], déguisé en marquis de je-ne-sais-plus-quoi, parvient en moins de quarante secondes, nous dit le texte, à se grimmer en la concierge avec qui le marquis parlait quelques minutes plus tôt pour simuler à son interlocuteur deux personnes au lieu d’une. D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est concentrée. 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres. Et 2000 mots encore [10]Et 2000 mots encore , mais recopiés d’il y a deux semaines, à Narbonne ou après, que je mets un temps fou à reprendre. Comme je reprends aussi plusieurs fois des passages de Barefoot in the Head, car je décroche à de nombreuses reprises. Alors lire, relire. Imprimer à ce livre une autre temporalité. Plus lentement, y aller plus lentement. Comme lorsque ce personnage, Koninkrijk, rentrant chez lui retrouver sa femme apathique, glissant la clé dans sa serrure, le temps se gèle. The very intensity almost betrayed the secrecy for, when the key intruded downstairs into the elaborate orifice of the lock, there appeared to be a universe of time before he would appear at the stair top and discover that long-tranced inactivity of hers. C’est qu’ils sont bombardés de drogues hallucinogènes, tous. Deux pages plus tôt, c’est un Koninkrijk lancé en pleine vitesse sur une autobahn, qui s’accomplit autant dans la vitesse de son véhicule que dans la vitesse de son sang craché dans ses artères.

[9Dans Un roi prisonnier de Fantômas.

[10Et 577 autres, recopiés à nouveau, après être allé récupérer Pouloupe chez le vétérinaire puis la victoire de Thibaut Pinot à Asagio.

270517, version 5 (27 mai 2017)

Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’hier. J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étiré plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. Par exemple (à supprimer tout ça) : Célim va devoir fatalement revenir vers Claire et elle, elle est partie en Suisse. Un père qui meurt ou quelque chose. Alors il quitte tout pour aller la retrouver elle, grisé par cette idée plus grande que lui. Comment veux-tu qu’elle le reçoive ? Je ne sais pas encore. Il a probablement dû en passer par une série de sauts de puce en stop ou en covoiturage. Peu importe. Elle a tout laissé, elle aussi, derrière elle. D’une certaine façon, ils sont ensemble un peu. Le père meurt. Une sœur qui disparaît aussi. À chaque fois qu’elle essaye de repartir quelque chose l’en empêche. Il y aura des soupçons sur lui, il faudra que ça déforme tout, la perception qu’on a de ces personnages. Et on voit tout via son prisme à elle. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspérités pour les saisir. Il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. Et aucune scène au cours de laquelle Fantômas [11], déguisé en marquis de je-ne-sais-plus-quoi, parvient en moins de quarante secondes, nous dit le texte, à se grimmer en la concierge avec qui le marquis parlait quelques minutes plus tôt pour simuler à son interlocuteur deux personnes au lieu d’une. D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est concentrée. 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres. Et 2000 mots encore, mais recopiés d’il y a deux semaines, à Narbonne ou après, que je mets un temps fou à reprendre. Comme je reprends aussi plusieurs fois des passages de Barefoot in the Head, car je décroche à de nombreuses reprises. Alors lire, relire. Imprimer à ce livre une autre temporalité. Plus lentement, y aller plus lentement. Comme lorsque ce personnage, Koninkrijk, rentrant chez lui retrouver sa femme apathique, glissant la clé dans sa serrure, le temps se gèle. The very intensity almost betrayed the secrecy for, when the key intruded downstairs into the elaborate orifice of the lock, there appeared to be a universe of time before he would appear at the stair top and discover that long-tranced inactivity of hers. C’est qu’ils sont bombardés de drogues hallucinogènes, tous. Deux pages plus tôt, c’est un Koninkrijk lancé en pleine vitesse sur une autobahn, qui s’accomplit autant dans la vitesse de son véhicule que dans la vitesse de son sang craché dans ses artères.

[11Dans Un roi prisonnier de Fantômas.

270517, version 4 (27 mai 2017)

Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’hier. J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étiré plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. Par exemple (à supprimer tout ça) : Célim va devoir fatalement revenir vers Claire et elle, elle est partie en Suisse. Un père qui meurt ou quelque chose. Alors il quitte tout pour aller la retrouver elle, grisé par cette idée plus grande que lui. Comment veux-tu qu’elle le reçoive ? Je ne sais pas encore. Il a probablement dû en passer par une série de sauts de puce en stop ou en covoiturage. Peu importe. Elle a tout laissé, elle aussi, derrière elle. D’une certaine façon, ils sont ensemble un peu. Le père meurt. Une sœur qui disparaît aussi. À chaque fois qu’elle essaye de repartir quelque chose l’en empêche. Il y aura des soupçons sur lui, il faudra que ça déforme tout, la perception qu’on a de ces personnages. Et on voit tout via son prisme à elle. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspérités pour les saisir. Il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est concentrée. 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres. Et 2000 mots encore, mais recopiés d’il y a deux semaines, à Narbonne ou après, que je mets un temps fou à reprendre. Comme je reprends aussi plusieurs fois des passages de Barefoot in the Head, car je décroche à de nombreuses reprises. Alors lire, relire. Imprimer à ce livre une autre temporalité. Plus lentement, y aller plus lentement. Comme lorsque ce personnage, Koninkrijk, rentrant chez lui retrouver sa femme apathique, glissant la clé dans sa serrure, le temps se gèle. The very intensity almost betrayed the secrecy for, when the key intruded downstairs into the elaborate orifice of the lock, there appeared to be a universe of time before he would appear at the stair top and discover that long-tranced inactivity of hers. C’est qu’ils sont bombardés de drogues hallucinogènes, tous. Deux pages plus tôt, c’est un Koninkrijk lancé en pleine vitesse sur une autobahn, qui s’accomplit autant dans la vitesse de son véhicule que dans la vitesse de son sang craché dans ses artères.

270517, version 3 (27 mai 2017)

Je recopie péniblement les 685 mots manuscrits d’hier. J’ai meublé. Je ne sais plus trop quoi dire, je suis arrivé au bout d’une idée qu’il me semble avoir étiré plus que nécessaire. J’essaye de construire dans ma tête les développements futurs. Par exemple (à supprimer tout ça) : Célim va devoir fatalement revenir vers Claire et elle, elle est partie en Suisse. Un père qui meurt ou quelque chose. Alors il quitte tout pour aller la retrouver elle, grisé par cette idée plus grande que lui. Comment veux-tu qu’elle le reçoive ? Je ne sais pas encore. Il a probablement dû en passer par une série de sauts de puce en stop ou en covoiturage. Peu importe. Elle a tout laissé, elle aussi, derrière elle. D’une certaine façon, ils sont ensemble un peu. Le père meurt. Une sœur qui disparaît aussi. À chaque fois qu’elle essaye de repartir quelque chose l’en empêche. Il y aura des soupçons sur lui, il faudra que ça déforme tout, la perception qu’on a de ces personnages. Et on voit tout via son prisme à elle. M’arrive souvent de lire des manuscrits vraiment écrits, auxquels il ne faudrait pas toucher une virgule, qui fonctionnent, mais qui manquent complètement d’aspérités pour les saisir. Il n’y a pas d’accroche, pas de prise, aucune tension pour nous conduire ailleurs. Je commence à craindre, un peu, que Eff soit ça. Et qu’il y ait rien à en sortir, rien à en lire, rien à en dire. D’autres fois, je me dis aussi que ce que je fais est toujours plus intéressant dans les projets périphériques, auxquels j’accorde pourtant si peu de mon temps, qu’aux projets cœurs vers lesquels toute mon attention est concentrée. 636 mots aujourd’hui. Puis 326 autres.

270517, version 2 (27 mai 2017)

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |