210118


La nouvelle existence étiole les souvenirs des anciens gestes, des anciennes coutumes, des anciens modes de vie abandonnés sur l’astre mort, distant, situé dorénavant à des années-lumière, le point minuscule, à peine perceptible au sein de leur univers, dont ils s’éloignent chaque jour davantage, le considérant sans doute pareil à une réserve d’Indiens après une sorte de Wounded Knee national, feutré mais implacable (la chronologie le leur permettrait si l’hypothèse qu’ils aient été informés dudit massacre ne semblait douteuse). Plutôt que ce purgatoire gris, au temps immobile et uniforme, mieux vaut, à défaut d’un paradis inaccessible, cet enfer aux tons crépusculaires d’où jaillirait bientôt, à n’en pas douter, un feu régénérateur.

Jean-Pierre Suaudeau, Les forges, un roman, Joca Séria, P. 87-88

Toujours j’aurai la crainte, dans une salle de cinéma, juste avant que le truc il commence, de m’être trompé de film et d’être coincé là. C’est comme cette image célèbre de la lune chez Méliès : j’y vois moins une fusée plantée dans son œil que la loupe qu’un diamantaire se met pour examiner les pierres précieuses. Sur ce livre, Les forges, je repenserai à cette BD de Richard McGuire, Ici, où l’on suit les évolutions d’un lieu géographique précis (une maison) à différentes époques, sans lien chronologique. Ici, ce sont les forges de Trignac près de Saint-Nazaire qui sont le personnage central du roman. Au dix-neuvième siècle jusqu’à notre époque présente, pas forcément dans l’ordre. Écriture ciselée mais aussi ample, généreuse, avec beaucoup de souffle, de Jean-Pierre. Et notamment ce bout de phrase, qui court sur plusieurs pages : devant les vibrements divins de la mer viride où glissera, à l’occasion, la silhouette d’un dundee, d’un chasse-marée ou d’un lougre. Cet autre extrait que j’irai corner pour pouvoir l’ajouter, ensuite, à l’herbier pour Morphine(s). C’est un beau texte. Je me retrouve encore à lire ou à relire un livre de chez Joca Séria, c’est arrivé pas mal de fois ces derniers temps. J’entamerai la deuxième partie du Morphine(s) 04, une quinzaine de pages imprimées avant d’aller voir Three Billboards avec H., avec confiance et sérénité. C’est rare ça. Notons le.

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210118, version 6 (21 février 2018)

H., ///, Jean-Pierre Suaudeau, Richard McGuire, Georges Méliès
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<blockquote>La nouvelle existence étiole les souvenirs des anciens gestes, des anciennes coutumes, des anciens modes de vie abandonnés sur l’astre mort, distant, situé dorénavant à des années-lumière, le point minuscule, à peine perceptible au sein de leur univers, dont ils s’éloignent chaque jour davantage, le considérant sans doute pareil à une réserve d’Indiens après une sorte de Wounded Knee national, feutré mais implacable (la chronologie le leur permettrait si l’hypothèse qu’ils aient été informés dudit massacre ne semblait douteuse). Plutôt que ce purgatoire gris, au temps immobile et uniforme, mieux vaut, à défaut d’un paradis inaccessible, cet enfer aux tons crépusculaires d’où jaillirait bientôt, à n’en pas douter, un feu régénérateur.

Jean-Pierre Suaudeau, [Les Les forges, un roman->http://www roman , Joca Séria , P .jocaseria.fr/Catalogue/Livres/Fiche%20livre/lesforges.html], Joca Séria, P. 87-88

</blockquote>

Toujours j’aurai la crainte, dans une salle de cinéma, juste avant que le truc il commence, de m’être trompé de film et d’être coincé là. C’est comme cette image célèbre de la lune [chez Méliès->https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Voyage_dans_la_Lune] C’est comme cette image célèbre de la lune chez Méliès : j’y vois moins une fusée plantée dans son œil que la loupe qu’un diamantaire se met pour examiner les pierres précieuses. Sur ce livre, [Les forges->http://www.jocaseria.fr/Catalogue/Livres/Fiche%20livre/lesforges.html], je repenserai Sur ce livre , Les forges , je repenserai à cette BD de Richard McGuire, Ici, où l’on suit les évolutions d’un lieu géographique précis (une maison) à différentes époques, sans lien chronologique. Ici, ce sont les forges de Trignac près de Saint-Nazaire qui sont le personnage central du roman. Au dix-neuvième siècle jusqu’à notre époque présente, pas forcément dans l’ordre. Écriture ciselée mais aussi ample, généreuse, avec beaucoup de souffle, de [Jean-Pierre->https://www Jean-Pierre .publie.net/search/suaudeau/ ?type=product]. Et notamment ce bout de phrase, qui court sur plusieurs pages : devant les vibrements divins de la mer viride où glissera, à l’occasion, la silhouette d’un dundee, d’un chasse-marée ou d’un lougre. Cet autre extrait que j’irai corner pour pouvoir l’ajouter, ensuite, à [l’herbier l’herbier pour Morphine(s)->article3818 ]. Morphine(s ). C’est un beau texte. Je me retrouve encore à lire ou à relire un livre de chez [Joca Séria->http://www Joca Séria .jocaseria.fr/], c’est arrivé pas mal de fois ces derniers temps. J’entamerai la deuxième partie du Morphine(s) 04, une quinzaine de pages imprimées avant d’aller voir Three Billboards avec H., avec confiance et sérénité. C’est rare ça. Notons le.

210118, version 5 (20 février 2018)

<blockquote>La nouvelle existence étiole les souvenirs des anciens gestes, des anciennes coutumes, des anciens modes de vie abandonnés sur l’astre mort, distant, situé dorénavant à des années-lumière, le point minuscule, à peine perceptible au sein de leur univers, dont ils s’éloignent chaque jour davantage, le considérant sans doute pareil à une réserve d’Indiens après une sorte de Wounded Knee national, feutré mais implacable (la chronologie le leur permettrait si l’hypothèse qu’ils aient été informés dudit massacre ne semblait douteuse). Plutôt que ce purgatoire gris, au temps immobile et uniforme, mieux vaut, à défaut d’un paradis inaccessible, cet enfer aux tons crépusculaires d’où jaillirait bientôt, à n’en pas douter, un feu régénérateur.

Jean-Pierre Suaudeau, Les forges, un roman, Joca Séria, P. 87-88

</blockquote>

Toujours j’aurai la crainte, dans une salle de cinéma, juste avant que le truc film il commence, de m’être trompé de film et d’être coincé là. C’est comme cette image célèbre de la lune chez dans ce film de Méliès : j’y vois moins une fusée plantée dans son œil que la loupe qu’un diamantaire se met pour examiner les pierres précieuses. Sur ce livre, Les forges, c’est étonnant  : je repenserai à cette BD de Richard McGuire, Ici, où l’on suit les évolutions d’un lieu géographique précis (une maison) à différentes époques, sans lien chronologique. Ici, ce sont les forges de Trignac près de Saint-Nazaire qui sont le personnage central du roman. Au dix-neuvième siècle jusqu’à notre époque présente, pas forcément dans l’ordre. Écriture Joie de retrouver l’écriture ciselée mais aussi ample, généreuse, avec beaucoup de souffle, de Jean-Pierre. Et notamment ce bout de phrase, qui court sur plusieurs pages : devant les vibrements divins de la mer viride où glissera, à l’occasion, la silhouette d’un dundee, d’un chasse-marée ou d’un lougre. Cet autre extrait que j’irai corner pour pouvoir l’ajouter, ensuite, à l’herbier pour Morphine(s). C’est un beau texte. Je C’est un beau texte , et je me retrouve encore à lire ou à relire un livre de chez Joca Séria, c’est arrivé souvent ces derniers temps . J’entamerai la deuxième partie du Morphine(s) 04, une quinzaine de pages imprimées avant d’aller voir Three Billboards avec H., avec confiance et sérénité. C’est rare ça. Notons le.

210118, version 4 (17 février 2018)

<blockquote>La nouvelle existence étiole les souvenirs des anciens gestes, des anciennes coutumes, des anciens modes de vie abandonnés sur l’astre mort, distant, situé dorénavant à des années-lumière, le point minuscule, à peine perceptible au sein de leur univers, dont ils s’éloignent chaque jour davantage, le considérant sans doute pareil à une réserve d’Indiens après une sorte de Wounded Knee national, feutré mais implacable (la chronologie le leur permettrait si l’hypothèse qu’ils aient été informés dudit massacre ne semblait douteuse). Plutôt que ce purgatoire gris, au temps immobile et uniforme, mieux vaut, à défaut d’un paradis inaccessible, cet enfer aux tons crépusculaires d’où jaillirait bientôt, à n’en pas douter, un feu régénérateur.

Jean-Pierre Suaudeau, Les forges, un roman, Joca Séria, P. 87-88

</blockquote>

Toujours j’aurai la crainte, dans une salle de cinéma, juste avant que le film il commence, de m’être trompé de film et d’être coincé là. C’est comme cette image célèbre de la lune dans ce film de Méliès : j’y vois moins une fusée plantée dans son œil que la qu’une loupe qu’un diamantaire se met dans l’œil pour examiner les pierres précieuses. Sur ce livre, Les forges, c’est étonnant : je repenserai à cette BD de Richard McGuire, Ici, où l’on suit les évolutions d’un lieu géographique précis (une maison) à différentes époques, sans lien chronologique. Ici, ce sont les forges de Trignac près de Saint-Nazaire qui sont le personnage central du roman. Au dix-neuvième siècle jusqu’à notre époque présente, pas forcément dans l’ordre. Joie de retrouver l’écriture ciselée mais aussi ample, généreuse, avec beaucoup de souffle, de Jean-Pierre. Et notamment ce bout de phrase, qui court sur plusieurs pages : devant les vibrements divins de la mer viride où glissera, à l’occasion, la silhouette d’un dundee, d’un chasse-marée ou d’un lougre. Cet autre extrait que j’irai corner pour pouvoir l’ajouter, ensuite, à l’herbier pour Morphine(s). C’est un beau texte, et je me retrouve encore à lire ou à relire un livre de chez Joca Séria, c’est arrivé souvent ces derniers temps. J’entamerai la deuxième partie du Morphine(s) 04, une quinzaine de pages imprimées avant d’aller voir Three Billboards avec [H H .->mot59], avec confiance et sérénité. C’est rare ça. Notons le.

210118, version 3 (4 février 2018)

<blockquote>La nouvelle existence étiole les souvenirs des anciens gestes, des anciennes coutumes, des anciens modes de vie abandonnés sur l’astre mort, distant, situé dorénavant à des années-lumière, le point minuscule, à peine perceptible au sein de leur univers, dont ils s’éloignent chaque jour davantage, le considérant sans doute pareil à une réserve d’Indiens après une sorte de Wounded Knee national, feutré mais implacable (la chronologie le leur permettrait si l’hypothèse qu’ils aient été informés dudit massacre ne semblait douteuse). Plutôt que ce purgatoire gris, au temps immobile et uniforme, mieux vaut, à défaut d’un paradis inaccessible, cet enfer aux tons crépusculaires d’où jaillirait bientôt, à n’en pas douter, un feu régénérateur.

Jean-Pierre Suaudeau, Les forges, un roman, Joca Séria, P. 87-88

</blockquote>

Toujours j’aurai la crainte, dans une salle de cinéma, juste avant que le film il commence, de m’être trompé de film et d’être coincé là. C’est comme cette image célèbre de la lune dans ce film de Méliès : j’y vois moins une fusée plantée dans son œil qu’une loupe qu’un diamantaire se met dans l’œil pour examiner les pierres précieuses. Sur ce livre, Les forges, que Jean-Pierre m’a fait l’amitié de m’envoyer , c’est étonnant : je repenserai à cette BD de Richard McGuire, Ici, où l’on suit les évolutions d’un lieu géographique précis (une maison) à différentes époques, sans lien chronologique. Ici, ce sont les forges de Trignac près de Saint-Nazaire qui sont le personnage central du roman. Au dix-neuvième siècle jusqu’à notre époque présente, pas forcément dans l’ordre. Joie de retrouver l’écriture ciselée mais aussi ample, généreuse, avec beaucoup de souffle, de Jean-Pierre. Et notamment ce bout de phrase, qui court sur plusieurs pages : devant les vibrements divins de la mer viride où glissera, à l’occasion, la silhouette d’un dundee, d’un chasse-marée ou d’un lougre. Cet autre extrait que j’irai corner pour pouvoir l’ajouter, ensuite, à l’herbier pour Morphine(s). C’est un beau texte, et je me retrouve encore à lire ou à relire un livre de chez Joca Séria, c’est arrivé souvent ces derniers temps. J’entamerai la deuxième partie du Morphine(s) 04, une quinzaine de pages imprimées avant d’aller voir Three Billboards avec H., avec confiance et sérénité. C’est rare ça. Notons le.

210118, version 2 (21 janvier 2018)

<blockquote>La nouvelle existence étiole les souvenirs des anciens gestes, des anciennes coutumes, des anciens modes de vie abandonnés sur l’astre mort, distant, situé dorénavant à des années-lumière, le point minuscule, à peine perceptible au sein de leur univers, dont ils s’éloignent chaque jour davantage, le considérant sans doute pareil à une réserve d’Indiens après une sorte de Wounded Knee national, feutré mais implacable (la chronologie le leur permettrait si l’hypothèse qu’ils aient été informés dudit massacre ne semblait douteuse). Plutôt que ce purgatoire gris, au temps immobile et uniforme, mieux vaut, à défaut d’un paradis inaccessible, cet enfer aux tons crépusculaires d’où jaillirait bientôt, à n’en pas douter, un feu régénérateur.

Jean-Pierre Suaudeau, Les forges, un roman, Joca Séria, P. 87-88

</blockquote>

Toujours j’aurai la crainte, dans une salle de cinéma, juste avant que le film il commence, de m’être trompé de film et d’être coincé là. C’est comme cette image célèbre de la lune dans ce film de Méliès : j’y vois moins une fusée plantée dans son œil qu’une loupe qu’un diamantaire se met dans l’œil pour examiner les pierres précieuses. Sur ce livre, Les forges, que Jean-Pierre m’a fait l’amitié de m’envoyer, c’est étonnant : je repenserai à cette BD de Richard McGuire, Ici, où l’on suit les évolutions d’un lieu géographique précis (une maison) à différentes époques, sans lien chronologique. Ici, ce sont les forges de Trignac près de Saint-Nazaire qui sont le personnage central du roman. Au dix-neuvième siècle jusqu’à notre époque présente, pas forcément dans l’ordre. Joie de retrouver l’écriture ciselée mais aussi ample, généreuse, avec beaucoup de souffle, de Jean-Pierre. Et notamment ce bout de phrase, qui court sur plusieurs pages : devant les vibrements divins de la mer viride où glissera, à l’occasion, la silhouette d’un dundee, d’un chasse-marée ou d’un lougre. Cet autre extrait que j’irai corner pour pouvoir l’ajouter, ensuite, à l’herbier pour Morphine(s). C’est un beau texte, et je me retrouve encore à lire ou à relire un livre de chez Joca Séria, c’est arrivé souvent ces derniers temps. J’entamerai la deuxième partie du Morphine(s) 04, une quinzaine de pages imprimées avant d’aller voir Three Billboards avec H., avec confiance et sérénité. C’est rare ça. Notons le.

Guillaume Vissac

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