050318


Je peux pas écrire et vivre. C’est l’un ou l’autre. Je veux dire ce sera. Si j’écris, je vis pas. Si je choisis de vivre, écrire ça fonctionne pas. Je sais pas faire autrement. Comme quand on jouait au foot derrière le gymnase, il y a longtemps : quand je suis un joueur de champ je préfère être gardien. Mais quand je suis gardien je voulais prendre part au jeu... Pour une raison non seulement qui ne m’échappe pas mais qui me brise le cœur, je n’ai jamais évolué à ce poste, en club. Dans les cages. Je jouais défenseur central (à l’époque on dira même stoppeur, mais ça n’existe plus stoppeur, libéro). Ça n’a pas duré bien longtemps. Quelques années. Je me suis pété le bras et puis... La vie suivra son cours. Jouer au foot derrière le gymnase : c’est un terrain bosselé tout petit avec des ronces sur tout un côté. L’autre côté, c’est le mur du gymnase. Des fois, là-haut, il y a des visages pour nous regarder faire, c’est-à-dire rien, jouer. On se perd toujours dans le score. On finit jamais le moindre match. Ce sera jusqu’à ce que la nuit elle tombe (et après), ou jusqu’à ce qu’on en vienne aux mains pour une querelle d’arbitrage ou de ballon crevé, ou de gants. Des gants dans quoi on crache pour que ça accroche mieux. Et 507 mots pour Eff, bien pauvres, qui n’ont rien à voir avec tout ça.

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050318, version 7 (5 avril 2018)

Adolescence, Corps, Football, Mémoire
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Je peux pas écrire et vivre. C’est Ce sera l’un ou l’autre. Je veux dire ce sera. Si j’écris, je vis pas. Si je choisis de vivre vis , écrire ça fonctionne pas. L’un ne nourrit pas l’autre. Je sais saurai pas faire autrement. Comme quand on jouait au foot derrière le gymnase, il y a longtemps : quand je suis un joueur de champ je préfère être gardien. Mais quand je suis gardien je voulais prendre part au jeu... Pour une raison non seulement qui ne m’échappe pas mais qui me brise le cœur, je n’ai jamais évolué à ce poste, en club. Dans les cages. Je jouais défenseur central (à l’époque on dira même stoppeur, mais ça n’existe plus stoppeur, et libéro). Ça n’a pas duré bien longtemps. Quelques années. Je me suis pété le bras et puis... La vie suivra son cours. C’est l’un des trucs qui me manquent le plus au monde, avoir douze ans et jouer au foot derrière le gymnase. Jouer au foot derrière le gymnase  : c’est C’est un terrain bosselé tout petit avec des ronces sur tout un côté. L’autre côté, c’est le mur du gymnase. Des fois, là-haut, il y a des visages pour nous regarder faire, c’est-à-dire rien, jouer. On se perd toujours dans le score. On finit jamais le moindre match. Ce sera jusqu’à ce que la nuit elle tombe (et après), ou jusqu’à ce qu’on en vienne aux mains pour une querelle d’arbitrage ou de ballon crevé, ou de gants. Des gants dans quoi on crache pour que ça accroche mieux. Et 507 mots pour Eff, bien pauvres, qui n’ont rien à voir avec tout ça.

050318, version 6 (4 avril 2018)

Je peux pas écrire et vivre. Ce sera C’est l’un ou l’autre. Si j’écris, je vis pas. Si je vis, écrire ça fonctionne pas. L’un ne nourrit pas l’autre, ça l’annule . Je saurai saurais pas faire autrement. Comme quand on jouait au foot derrière le gymnase, il y a longtemps enfants : quand je suis un joueur de champ je préfère être gardien. Mais quand je suis gardien je voulais prendre part au jeu... . Pour une raison non seulement qui ne m’échappe pas mais qui me brise le cœur, je n’ai jamais évolué à ce poste été dans les cages en club , en clubje jouais défenseur central . Dans les cages. Je jouais défenseur central (à l’époque on dira même stoppeur, mais ça n’existe plus stoppeur et libéro). Ça n’a pas duré bien longtemps. Quelques années. Je me suis pété le bras et puis... La vie suivra son cours. C’est l’un des trucs qui me manquent le plus au monde, avoir douze ans et jouer au foot derrière le gymnase. C’est un terrain bosselé tout petit avec des ronces sur tout un côté. L’autre côté, c’est le mur du gymnase. Des fois, là-haut, il y a des visages pour nous regarder faire, c’est-à-dire rien, jouer. On se perd toujours dans le score. On ne finit jamais le moindre match. Ce sera jusqu’à ce que la nuit elle tombe (et après), ou jusqu’à ce qu’on en vienne aux mains pour une querelle d’arbitrage ou de ballon crevé, ou de gants. Des gants dans quoi on crache pour que ça accroche mieux. Et 507 mots pour Eff, bien pauvres, qui n’ont rien à voir avec tout ça.

050318, version 5 (31 mars 2018)

Je Un truc irrésolu  : je ne peux pas écrire et vivre. C’est l’un ou l’autreici . Si j’écris, je ne vis pas. Si je vis, écrire ça fonctionne pas c’est impossible . L’un ne nourrit pas l’autre, ça l’annule mais l’annihile complètement . Je ne saurais pas faire autrement. Comme C’est comme quand on jouait au foot derrière le gymnase, enfants : quand je suis un joueur de champ je préfère être gardien. Mais quand je suis gardien je voulais veux vraiment prendre part au jeu. Pour une raison qui m’échappe [1]Pour une raison non seulement qui ne m’échappe pas mais qui me brise le cœur , je n’ai jamais été dans les cages en club, en club je jouais défenseur central. Ça n’a pas duré bien longtemps. Quelques années. Je me suis pété le bras et puis... La vie suivra son cours. C’est l’un des trucs qui me manquent le plus au monde [2]C’est l’un des trucs qui me manquent le plus au monde , avoir douze ans et jouer au foot derrière le gymnase. C’est un terrain bosselé tout petit avec des ronces sur tout un côté. L’autre côté, c’est le mur du gymnase. Des fois, là-haut, il y a des visages pour nous regarder faire, c’est-à-dire rien, jouer. On se perd toujours dans le score. On ne finit jamais le moindre match. Ce sera jusqu’à ce que la nuit elle tombe (et après), ou jusqu’à ce qu’on en vienne aux mains pour une querelle d’arbitrage ou de ballon crevé, ou de gants. Des gants dans quoi on crache pour que ça accroche mieux. Et 507 mots pour Eff, bien pauvres, qui n’ont rien à voir avec ça .

[1C’est faux : je sais très bien pourquoi. A. m’avait demandé de ne pas le faire, il y avait déjà quelqu’un de très bon là-bas pour ça. Et, plusieurs années plus tard, lorsque ce même A. m’a demandé pourquoi je n’avais jamais fait gardien en club, ayant probablement oublié ce qu’il m’avait dit (mais moi non), ça m’a juste brisé le cœur. J’étais vraiment bon là-dedans.

[2Ça et, pour une raison qui m’échappe, qui cette fois-ci m’échappe réellement, viscéralement on pourrait dire, nager. Nager putain.

050318, version 4 (5 mars 2018)

Un truc irrésolu : je ne peux pas écrire et vivre. C’est l’un ou l’autre ici. Si j’écris, je ne vis pas. Si je vis, écrire c’est impossible. L’un ne nourrit pas l’autre mais l’annihile complètement. Je ne saurais pas faire autrement. C’est comme quand on jouait au foot derrière le gymnase, enfants : quand je suis un joueur de champ je préfère être gardien. Mais quand je suis gardien je veux vraiment prendre part au jeu. Pour une raison qui m’échappe [3], je n’ai jamais été dans les cages en club, en club je jouais défenseur central. Ça n’a pas duré bien longtemps. Quelques années. Je me suis pété le bras et puis... La vie suivra son cours. C’est l’un des trucs qui me manquent le plus au monde [4], avoir douze ans et jouer au foot derrière le gymnase. C’est un terrain bosselé tout petit avec des ronces sur tout un côté. L’autre côté, c’est le mur du gymnase. Des fois, là-haut, il y a des visages pour nous regarder faire, c’est-à-dire rien, jouer. On se perd toujours dans le score. On ne finit jamais le moindre match. Ce sera jusqu’à ce que la nuit elle tombe (et après), ou jusqu’à ce qu’on en vienne aux mains pour une querelle d’arbitrage ou de ballon crevé, ou de gants. Des gants dans quoi on crache pour que ça accroche mieux. Et 507 mots pour Eff, bien pauvres.

[3C’est faux : je sais très bien pourquoi. A. m’avait demandé de ne pas le faire, il y avait déjà quelqu’un de très bon là-bas pour ça. Et, plusieurs années plus tard, lorsque ce même A. m’a demandé pourquoi je n’avais jamais fait gardien en club, ayant probablement oublié ce qu’il m’avait dit (mais moi non), ça m’a juste brisé le cœur. J’étais vraiment bon là-dedans.

[4Ça et, pour une raison qui m’échappe, qui cette fois-ci m’échappe réellement, viscéralement on pourrait dire, nager. Nager putain.

050318, version 3 (5 mars 2018)

Un truc irrésolu : je ne peux pas écrire et vivre. C’est l’un ou l’autre ici. Si j’écris, je ne vis pas. Si je vis, écrire c’est impossible. L’un ne nourrit pas l’autre mais l’annihile complètement. Je ne saurais pas faire autrement. C’est comme quand on jouait au foot derrière le gymnase, enfants : quand je suis un joueur de champ je préfère être gardien. Mais quand je suis gardien je veux vraiment prendre part au jeu. Pour une raison qui m’échappe [5], je n’ai jamais été dans les cages en club, en club je jouais défenseur central. Ça n’a pas duré bien longtemps. Quelques années. Je me suis pété le bras et puis... La vie suivra son cours. C’est l’un des trucs qui me manquent le plus au monde [6], avoir douze ans et jouer au foot derrière le gymnase. C’est un terrain bosselé tout petit avec des ronces sur tout un côté. L’autre côté, c’est le mur du gymnase. Des fois, là-haut, il y a des visages pour nous regarder faire, c’est-à-dire rien, jouer. On se perd toujours dans le score. On ne finit jamais le moindre match. Ce sera jusqu’à ce que la nuit elle tombe (et après), ou jusqu’à ce qu’on en vienne aux mains pour une querelle d’arbitrage ou de ballon crevé, ou de gants. Des gants dans quoi on crache pour que ça accroche mieux.

[5C’est faux : je sais très bien pourquoi. A. m’avait demandé de ne pas le faire, il y avait déjà quelqu’un de très bon là-bas pour ça. Et, plusieurs années plus tard, lorsque ce même A. m’a demandé pourquoi je n’avais jamais fait gardien en club, ayant probablement oublié ce qu’il m’avait dit (mais moi non), ça m’a juste brisé le cœur. J’étais vraiment bon là-dedans.

[6Ça et, pour une raison qui m’échappe, qui cette fois-ci m’échappe réellement, viscéralement on pourrait dire, nager. Nager putain.

050318, version 2 (5 mars 2018)

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