060418


J’aimerais que le mot enfer, au pluriel, soit féminin comme amour. Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernière. Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je connais pas le nom de mes voisins, moi, à peine le prénom d’une et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, celle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors et qui est mélancolie (l’homme, pas le chat). Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui donc on partage une cloison, et qu’on entend remettre ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, moi je sais rien de lui. Sur ce truc que je m’imaginais faire, je veux dire écrire, je réalise soudain en écoutant le Palimpsest : le sujet de ce truc, c’est ni la mort, ni les métamorphoses, c’est l’imminence. C’est la singularité du Palimpsest que de jouer avec cette imminence, cette clarté que le son nous promet, mais qui n’advient jamais régulièrement, et rarement à l’échelle de cette suite. 537 mots d’Eff seront bien sûr écrits là-dessus, pendant que sous la couche de scalp qui me couvrait le crâne des cercles concentriques issus du Nocertone faisaient leur œuvre silencieuse. ASSE - PSG (1-1). Koltès : Un scorpion qu’on tue revient toujours. Gabrielle Wittkop : Le cosmos tout entier ne tient-il pas en un seul grain de sable ? [1]

6 mai 2018
par Guillaume Vissac
Journal
#Bernard-Marie Koltès #Football #Gabrielle Wittkop #Simeon ten Holt

[1Et ailleurs dans Combat de nègre et de chiens, dans les Carnets : Quel petit grain de sable on est, ouh !

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060418, version 10 (9 mai 2018)

J’aimerais que le mot enfer, au pluriel, soit féminin comme amour. Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernière. Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je connais pas le nom de mes voisins, moi, à peine le prénom d’une et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, celle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors et qui est mélancolie ( l’homme , pas le chat ). . Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui donc on partage une cloison, et qu’on entend remettre ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, moi je sais rien de lui. Sur ce truc que je m’imaginais faire, je veux dire écrire, je réalise soudain en écoutant le Palimpsest  : le sujet de ce truc , c’est ni la mort , ni les métamorphoses , c’est l’imminence . Palimpsest [1]  : le sujet de ce truc, c’est ni la mort, ni les métamorphoses, c’est l’imminence. C’est la singularité du Palimpsest que de jouer avec cette imminence, cette clarté que le son nous promet, mais qui n’advient jamais régulièrement, et rarement à l’échelle de cette suite. 537 mots d’Eff seront bien sûr écrits là-dessus, pendant que sous la couche de scalp qui me couvrait le crâne des cercles concentriques issus du Nocertone faisaient leur œuvre silencieuse. ASSE - PSG (1-1). Koltès : Un scorpion qu’on tue revient toujours. Gabrielle Wittkop : Le cosmos tout entier ne tient-il pas en un seul grain de sable ? [2]

[1J’ai délaissé Eadem Sed Aliter .

[2Et ailleurs dans Combat de nègre et de chiens, dans les Carnets : Quel petit grain de sable on est, ouh !

060418, version 9 (6 mai 2018)

Football, Simeon ten Holt, Bernard-Marie Koltès, Gabrielle Wittkop
J’aimerais que le mot enfer, au pluriel, soit féminin comme amour. Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute [Les pieds sur terre->https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre] J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernière. Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je connais pas le nom de mes voisins, moi, à peine le prénom d’une parmi d’autres et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, celle elle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors. Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui on partage une cloison, et qu’on entend remettre ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, moi je sais rien de lui. Sur ce truc que je m’imaginais faire, je veux dire écrire, je réalise soudain en écoutant le Palimpsest [3] (la clé elle git dans la musique )  : le sujet de ce truc, c’est ni la mort, ni les métamorphoses, c’est l’imminence. C’est la singularité du Palimpsest que de jouer avec cette imminence, cette clarté que le son nous promet, mais qui n’advient jamais régulièrement, et rarement à l’échelle de cette suite. 537 mots d’Eff seront bien sûr écrits là-dessus, pendant que sous la couche de scalp qui me couvrait courait le crâne des cercles concentriques issus du Nocertone faisaient leur œuvre silencieuse. ASSE - PSG (1-1). Koltès : Un scorpion qu’on tue revient toujours. Gabrielle Wittkop : Le cosmos tout entier ne tient-il pas en un seul grain de sable ? [4]

[3J’ai délaissé Eadem Sed Aliter.

[4Et ailleurs dans Combat de nègre et de chiens, dans les Carnets : Quel petit grain de sable on est, ouh !

060418, version 8 (5 mai 2018)

J’aimerais que le mot enfer, au pluriel, soit féminin comme amour. Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernièredéjà . Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je connais pas le nom de mes voisins, moi, à peine le prénom d’une parmi d’autres et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, elle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors. Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui on partage une cloison, et qu’on entend remettre ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, moi je sais rien de lui. Sur ce truc que je m’imaginais faire, je veux dire écrire, je réalise soudain en écoutant le Palimpsest [5] , qui me berçait hier , qui aujourd’hui m’agace .]] (la clé elle git dans la musique) : le sujet de ce truc, c’est ni la mort, ni les métamorphoses, c’est l’imminence. C’est , à ce qu’il me semble , la singularité du Palimpsest que de jouer avec cette imminence, cette clarté que le son nous promet, mais qui n’advient jamais régulièrement, et rarement à l’échelle de cette suite. 537 mots d’Eff seront bien sûr écrits là-dessus, pendant que sous la couche de scalp qui me courait le crâne des cercles concentriques issus du Nocertone faisaient leur œuvre silencieuse. ASSE - PSG (1-1). Koltès : Un scorpion qu’on tue revient toujours. Gabrielle Wittkop : Le cosmos tout entier ne tient-il pas en un seul grain de sable ? [6]

[5J’ai délaissé ce morceau qui s’appelle Eadem Sed Aliter.

[6Et ailleurs dans Combat de nègre et de chiens, dans les Carnets : Quel petit grain de sable on est, ouh !

060418, version 7 (29 avril 2018)

J’aimerais que le Le mot enfer, au pluriel, soit est-ce qu’il ne serait pas féminin , comme amour . amour  ? Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernière déjà. Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je ne connais pas le nom de mes voisins, moi , à peine le prénom d’une parmi d’autres et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, elle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors. Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui on l’on partage donc une cloison, et qu’on entend remettre dont on sait quand il remet ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, moi je ne sais rien de lui. Sur ce truc que je m’imaginais faire, je veux dire écrire, je réalise soudain en écoutant le Palimpsest [7] (la clé elle git dans la musique) : le sujet de ce truc, c’est ni la mort, ni les métamorphoses, c’est l’imminence. C’est, à ce qu’il me semble, la singularité du Palimpsest que de jouer avec cette imminence, cette clarté que le son nous promet, mais qui n’advient jamais régulièrement, et rarement à l’échelle de cette suite. 537 mots d’Eff seront bien sûr écrits là-dessus, pendant que sous la couche de scalp qui me courait le crâne des cercles concentriques issus du Nocertone faisaient leur œuvre silencieuse. ASSE - PSG (1-1). Koltès : Un scorpion qu’on tue revient toujours. Gabrielle Wittkop : Le cosmos tout entier ne tient-il pas en un seul grain de sable ? [8]

[7J’ai délaissé ce morceau qui s’appelle Eadem Sed Aliter, qui me berçait hier, qui aujourd’hui m’agace.

[8Et ailleurs dans Combat de nègre et de chiens, dans les Carnets : Quel petit grain de sable on est, ouh !

060418, version 6 (7 avril 2018)

Le mot enfer, au pluriel, est-ce qu’il ne serait pas féminin, comme amour ? Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernière déjà. Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je ne connais pas le nom de mes voisins, à peine le prénom d’une et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, elle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors. Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui l’on partage donc une cloison, et dont on sait quand il remet ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, je ne sais rien de lui. Sur ce truc que je m’imaginais faire, je veux dire écrire, je réalise soudain en écoutant le Palimpsest [9] (la clé elle git dans la musique) : le sujet de ce truc, c’est ni la mort, ni les métamorphoses, c’est l’imminence. C’est, à ce qu’il me semble, la singularité du Palimpsest que de jouer avec cette imminence, cette clarté que le son nous promet, mais qui n’advient jamais régulièrement, et rarement à l’échelle de cette suite. 537 mots d’Eff seront bien sûr écrits là-dessus, pendant que sous la couche de scalp qui me courait le crâne des cercles concentriques issus du Nocertone faisaient leur œuvre silencieuse. ASSE - PSG (1-1). Koltès : Un scorpion qu’on tue revient toujours. Gabrielle Wittkop : Le cosmos tout entier ne tient-il pas en un seul grain de sable ? [10]

[9J’ai délaissé ce morceau qui s’appelle Eadem Sed Aliter, qui me berçait hier, qui aujourd’hui m’agace.

[10Et ailleurs dans Combat de nègre et de chiens, dans les Carnets : Quel petit grain de sable on est, ouh !

060418, version 5 (7 avril 2018)

Le mot enfer, au pluriel, est-ce qu’il ne serait pas féminin, comme amour ? Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernière déjà. Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je ne connais pas le nom de mes voisins, à peine le prénom d’une et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, elle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors. Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui l’on partage donc une cloison, et dont on sait quand il remet ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, je ne sais rien de lui. Sur ce truc que je m’imaginais faire, je veux dire écrire, je réalise soudain en écoutant le Palimpsest [11] (la clé elle git dans la musique) : le sujet de ce truc, c’est ni la mort, ni les métamorphoses, c’est l’imminence. C’est, à ce qu’il me semble, la singularité du Palimpsest que de jouer avec cette imminence, cette clarté que le son nous promet, mais qui n’advient jamais régulièrement, et rarement à l’échelle de cette suite. 537 mots d’Eff seront bien sûr écrits là-dessus, pendant que sous la couche de scalp qui me courait le crâne des cercles concentriques issus du Nocertone faisaient leur œuvre silencieuse. Koltès : Un scorpion qu’on tue revient toujours. Gabrielle Wittkop : Le cosmos tout entier ne tient-il pas en un seul grain de sable ? [12]

[11J’ai délaissé ce morceau qui s’appelle Eadem Sed Aliter, qui me berçait hier, qui aujourd’hui m’agace.

[12Et ailleurs dans Combat de nègre et de chiens, dans les Carnets : Quel petit grain de sable on est, ouh !

060418, version 4 (6 avril 2018)

Le mot enfer, au pluriel, est-ce qu’il ne serait pas féminin, comme amour ? Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernière déjà. Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je ne connais pas le nom de mes voisins, à peine le prénom d’une et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, elle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors. Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui l’on partage donc une cloison, et dont on sait quand il remet ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, je ne sais rien de lui. Sur ce truc que je m’imaginais faire, je veux dire écrire, je réalise soudain en écoutant le Palimpsest [13] (la clé elle git dans la musique) : le sujet de ce truc, c’est ni la mort, ni les métamorphoses, c’est l’imminence. C’est, à ce qu’il me semble, la singularité du Palimpsest que de jouer avec cette imminence, cette clarté que le son nous promet, mais qui n’advient jamais régulièrement, et rarement à l’échelle de cette suite. 537 mots d’Eff seront bien sûr écrits là-dessus, pendant que sous la couche de scalp qui me courait le crâne des cercles concentriques issus du Nocertone faisaient leur œuvre silencieuse.

[13J’ai délaissé ce morceau qui s’appelle Eadem Sed Aliter, qui me berçait hier, qui aujourd’hui m’agace.

060418, version 3 (6 avril 2018)

Le mot enfer, au pluriel, est-ce qu’il ne serait pas féminin, comme amour ? Ça m’arrangerait. Mais non. J’écoute Les pieds sur terre tout en nourrissant le tableur que je devais finir la semaine dernière déjà. Un livreur UPS sonne, il me demande si je connais quelqu’un, je veux dire il me donne son nom. C’est un voisin. Il doit habiter proche. Mais je ne connais pas le nom de mes voisins, à peine le prénom d’une et le reste c’est toujours celle qui a les cheveux comme ça, celle qui est chiante, elle qui répond jamais quand on lui dit bonjour, celui qui joue de la viole, celui qui fait sortir son chat dehors. Ce genre de trucs. Même notre voisin de pallier, avec qui l’on partage donc une cloison, et dont on sait quand il remet ses cintres sur la barre en fer de sa penderie à cause du bruit que ça fait, je ne sais rien de lui.

060418, version 2 (6 avril 2018)

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