100818


Je déteste porter un sac à dos vide. Depuis toujours. Je commence mille et un trucs sans jamais les finir. Tout est faux dans ce que je fais. La température a baissé de quinze degrés en deux jours et puis là elle remonte. Les mecs qui posent les échafaudages ils s’engueulent dans une langue étrangère que je serais bien incapable d’identifier. J’ai jamais ressenti quoi que ce soit de particulier au moment de recevoir mes livres. Je veux dire mes exemplaires. Aujourd’hui c’est pareil. À chaque fois que je me rends ici je me trompe de sortie de métro à cause des automatismes que j’ai et, comme à chaque fois que je viens, j’échappe la porte qui claque lourdement et je parviens pas à comprendre si le premier palier il compte pour un étage ou non. C’est au quatrième. Je n’arrive pas à lire, je lis deux pages et ensuite je repose le truc et je commence autre chose. Il y a un endroit dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où j’écris scrupuleusement le nom des gens que je m’apprête à rencontrer, surtout quand il faut que je les demande, par exemple dans la proximité un peu statique d’un interphone, car j’ai aucune mémoire pour ça, le nom de qui que ce soit. Quand on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble je garde mes écouteurs parce qu’au fond j’ai pas envie qu’on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble. Quant au livreur qui m’appelle ce matin pour que je vienne moi chercher le carton de livres qu’il est censé me monter, il n’aura pas la patience d’attendre que je descende les cinq étages alors il me rappelle pendant que j’en suis à descendre les cinq étages, c’est que je gêne là où je suis ; mais qui ne gêne pas dans ce monde ? Je suis pas fiché nulle part dans aucun fichier d’actualité car je me suis pas intéressé à aucun fait d’actualité depuis des semaines. En revanche je parle avec ce type dont le prénom n’est pas pas son vrai prénom jusqu’à (très vite en fait) qu’on n’ait plus rien à se dire. Pourquoi je fais ça déjà ? À la Poste c’est l’affluence des grands jours Dieu sait pourquoi et, comme chaque fois que j’envois un paquet à Roxane, je me dirai eh merde, j’ai oublié de mettre ça avec.... Comme si le prochain n’allait pas intervenir dans quelques jours à peine. J’ai pas envie d’écrire Eff comme chaque jour depuis qu’on est rentré et qu’écrire Eff, soudainement, est devenu un problème. Le problème, c’est pas Eff. C’est celui qui en est à espérer pouvoir disparaître au loin dans une nuée chimique, une forme d’évaporation, avant la fin de la semaine. Maintenant en réalité.

<  -  >

Partager

Révisions

6 révisions

100818, version 7 (10 septembre 2018)

Métro, Paris, Vide
jpg/dsc_0372.jpg
Je déteste porter un sac à dos vide. Depuis toujours. Je commence mille et un trucs sans jamais les finir. Tout est faux dans ce que je fais. La température a baissé de quinze degrés en deux jours et puis là elle remonte. Les mecs qui posent les échafaudages ils s’engueulent dans une langue étrangère que je serais bien incapable d’identifier. J’ai jamais ressenti quoi que ce soit de particulier au moment de recevoir mes livres. Je veux dire mes exemplaires. Aujourd’hui c’est pareil n’y fait pas exception . À chaque fois que je me rends à cet endroit précisément je me trompe de sortie de métro à cause des automatismes que j’ai et, comme à chaque fois que je sors là, je me dis que peut-être je croiserais T. (ils habitent pas très loin), sauf que là ils seront en Suisse avec H. donc je sais pertinemment que non (et je me le dis quand même malgré tout). À chaque fois que je me rends ici je me trompe de sortie de métro à cause des automatismes que j’ai et Et , comme à chaque fois que je viens, j’échappe la porte qui claque lourdement et je ne parviens pas à comprendre si le premier palier il compte pour un étage ou non. C’est au quatrième. Je n’arrive pas à lire, je lis deux pages et ensuite je repose le truc et je commence autre chose. Il y a un endroit dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où j’écris scrupuleusement le nom des gens que je m’apprête à rencontrer, surtout quand il faut que je les demande, par exemple dans la proximité à un peu statique d’un interphone, car j’ai je n’ai aucune mémoire pour ça, le nom de qui que ce soit quelqu’un . Quand on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble je garde mes écouteurs parce qu’au fond j’ai pas envie qu’on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble. Quant au livreur qui m’appelle ce matin pour que je vienne moi chercher le carton de livres qu’il est censé me monter, il n’aura n’a pas la patience d’attendre que je descende les cinq étages alors il me rappelle pendant que j’en suis à descendre les cinq étages, c’est que je gêne là où je suis ; mais qui ne gêne pas dans ce monde ? Je suis pas fiché nulle part dans aucun fichier d’actualité car je me suis pas intéressé à aucun fait d’actualité depuis des semaines. En revanche je parle avec ce type dont le prénom n’est pas pas son vrai prénom jusqu’à (très vite en fait) qu’on n’ait plus rien à se dire. Pourquoi je fais ça déjà ? À la Poste c’est l’affluence des grands jours Dieu sait pourquoi et, comme chaque fois que j’envois un paquet à Roxane, ( souvent ), je me dirai eh merde , j’ai oublié de merde j’aurais mettre ça avec.... ou E . Comme , comme si le prochain n’allait pas intervenir dans quelques jours à peine, bref . J’ai pas envie d’écrire Eff comme chaque jour depuis qu’on est rentré et qu’écrire Eff, soudainement, est devenu un problème. Le problème, c’est pas Eff. C’est celui qui en est à espérer pouvoir disparaître au loin dans une nuée chimique, une forme d’évaporation , avant la fin de la semaine. Maintenant en réalité.

100818, version 6 (8 septembre 2018)

Je déteste porter un sac à dos vide. Depuis toujours. Je commence mille et un trucs sans jamais les finir. Tout est faux dans ce que je fais. La température a baissé de quinze degrés en deux jours et puis là elle remonte. Les mecs qui posent les échafaudages ils s’engueulent dans une langue étrangère que je serais bien incapable d’identifier. J’ai jamais ressenti quoi que ce soit de particulier au moment de recevoir mes livres. Je veux dire mes exemplaires. Aujourd’hui n’y fait pas exception. À chaque fois que je me rends à cet endroit précisément je me trompe de sortie de métro à cause des automatismes que j’ai et, comme à chaque fois que je sors là, je me dis que peut-être je croiserais T. ou E. (ils habitent pas très loin), sauf que là ils seront en Suisse avec H. donc je sais pertinemment que non (et je me le dis quand même malgré tout). Et, comme à chaque fois que je viens, j’échappe la porte qui claque lourdement et je ne parviens pas à comprendre si le premier palier il compte pour un étage ou non. C’est au quatrième. Je n’arrive pas à lire, je lis deux pages et ensuite je repose le truc et je commence autre chose. Il y a un endroit dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où j’écris scrupuleusement le nom des gens que je m’apprête à rencontrer, surtout quand il faut que je les demande, par exemple à un interphone, car je n’ai aucune mémoire pour ça, le nom de quelqu’un. Quand on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble je garde mes écouteurs parce qu’au fond j’ai pas envie qu’on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble. Quant au livreur qui m’appelle ce matin pour que je vienne moi chercher le carton de livres qu’il est censé me monter, il n’a pas la patience d’attendre que je descende les cinq étages alors il me rappelle pendant que j’en suis à descendre les cinq étages, c’est que je gêne là où je suis  ; suis , mais qui ne gêne pas dans ce monde ? Je suis pas fiché nulle part dans aucun fichier d’actualité car je me suis pas intéressé à aucun fait d’actualité depuis des semaines. En revanche je parle avec ce type dont le prénom n’est pas pas son vrai prénom jusqu’à (très vite en fait) qu’on n’ait plus rien à se dire. Pourquoi je fais ça déjà ? À la Poste c’est l’affluence des grands jours Dieu sait pourquoi et, comme chaque fois que j’envois un paquet à Roxane (souvent), je me dirai merde j’aurais dû mettre ça avec..., comme si le prochain n’allait pas intervenir dans quelques jours à peine, bref. J’ai pas envie d’écrire Eff comme chaque jour depuis qu’on est rentré et qu’écrire Eff, soudainement, est devenu un problème. Le problème, c’est pas Eff. C’est celui qui en est à espérer pouvoir disparaître au loin dans une nuée chimique avant la fin de la semaine. Maintenant en réalité.

100818, version 5 (16 août 2018)

Je déteste porter un sac à dos vide. Depuis toujours. Je commence mille et un trucs sans jamais les finir. Tout est faux dans ce que je fais j’ai fait . La température a baissé de quinze degrés en deux jours et puis là elle remonte. Les mecs qui posent montent les échafaudages à quelques mètres d’ici ils s’engueulent dans une langue étrangère que je serais bien incapable d’identifier. J’ai jamais ressenti quoi que ce soit de particulier au moment de recevoir quand j’ai reçu mes livres. Je veux dire mes exemplaires. Aujourd’hui n’y fait pas exception. À chaque fois que je me rends à cet endroit précisément je me trompe de sortie de métro à cause des automatismes que j’ai et, comme à chaque fois que je sors là, je me dis que peut-être je croiserais T. ou E. (ils qui habitent pas très loin), , sauf que là ils seront en Suisse avec H. donc je sais pertinemment que non (pourtant je me le dis quand même malgré tout). Et, comme à chaque fois que je viens, j’échappe la porte qui claque lourdement et je ne parviens pas à comprendre si le premier palier il compte pour un étage ou non. C’est au quatrième. Je n’arrive pas à lire, je lis deux pages et ensuite je repose le truc et je commence autre chose. Il y a un endroit dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où j’écris scrupuleusement le nom des gens que je m’apprête à rencontrer, surtout quand il faut que je les demande, par exemple à un interphone, car je n’ai aucune mémoire pour ça, le nom de quelqu’un personne . Quand on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble je garde mes écouteurs parce qu’au fond j’ai pas envie qu’on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble. Quant au Quand on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble j’enlève pas mes écouteurs parce qu’au fond j’ai pas envie qu’on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble et le livreur qui m’appelle ce matin pour que je vienne descende moi chercher le carton de livres qu’il est censé me monter , il qui m’est destiné n’a pas la patience d’attendre que je descende les cinq étages alors il me rappelle pendant que j’en suis à descendre les cinq étages, c’est que je gêne là où je suis, mais qui ne gêne pas dans ce monde ? Je suis pas fiché nulle part dans aucun fichier d’actualité car je me suis pas intéressé à aucun fait d’actualité depuis des semaines. En revanche je parle avec ce type dont le prénom n’est pas pas son vrai prénom jusqu’à (très vite en fait) qu’on n’ait plus rien à se dire. Pourquoi je fais ça déjà ? À la Poste c’est l’affluence des grands jours Dieu sait pourquoi et, comme chaque fois que j’envois un paquet à Roxane (souvent), je me dirai merde j’aurais dû mettre ça avec..., comme si le prochain n’allait pas intervenir dans quelques jours à peine, bref. J’ai pas envie d’écrire Eff comme chaque jour depuis qu’on est rentré et qu’écrire Eff, soudainement, est devenu un problème. Le problème, c’est pas Eff. C’est celui qui en est à espérer pouvoir disparaître au loin dans une nuée chimique avant la fin de la semaine. Maintenant en réalité.

100818, version 4 (14 août 2018)

Je déteste porter un sac à dos vide. Depuis toujours. Je commence mille et un trucs sans jamais les finir. Tout est faux dans ce que j’ai fait. La température a baissé de quinze degrés en deux jours et puis là elle remonte. Les mecs qui montent les échafaudages à quelques mètres d’ici ils s’engueulent dans une langue étrangère que je serais bien incapable d’identifier. J’ai jamais ressenti quoi que ce soit de particulier quand j’ai reçu mes livres. Aujourd’hui n’y fait pas exception. À chaque fois que je me rends à cet endroit précisément je me trompe de sortie de métro à cause des automatismes que j’ai et, comme à chaque fois que je sors là, je me dis que peut-être je croiserais T. ou E. qui habitent pas très loin, sauf que là ils seront en Suisse avec H. donc je sais pertinemment que non (pourtant je me le dis quand même malgré tout). Et, comme à chaque fois que je viens me rends ici encore , j’échappe la porte qui claque lourdement et je ne parviens pas à comprendre réaliser si le premier palier il compte pour un étage ou non. C’est au quatrième donc non . Je n’arrive pas à lire, je lis deux pages et ensuite je repose le truc et je commence autre chose. Il y a un endroit dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où j’écris scrupuleusement le nom des gens que je m’apprête à rencontrer rencontre , surtout quand il faut que je les demande, par exemple à un interphone, car je n’ai aucune mémoire pour ça, le nom de personne d’autrui . Quand on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble j’enlève pas mes écouteurs parce qu’au fond j’ai pas envie qu’on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble et le livreur qui m’appelle ce matin pour que je descende moi chercher le carton de livres qui m’est destiné n’a pas la patience d’attendre que je descende les cinq étages alors il me rappelle pendant que j’en suis à descendre les cinq étages, c’est que je gêne là où je suis, mais qui ne gêne pas dans ce monde ? Je suis pas fiché fichier nulle part dans aucun fichier d’actualité dont tout le monde parle car je me suis pas intéressé à aucun fait d’actualité depuis des semaines dont tout le monde parle . En revanche je parle avec ce type dont le prénom n’est pas pas son vrai prénom jusqu’à (très vite en fait) qu’on n’ait plus rien à se dire. Pourquoi je fais ça déjà ? À la Poste c’est l’affluence des grands jours Dieu sait pourquoi et, comme chaque fois que j’envois un paquet à Roxane (souvent), je me dirai merde j’aurais dû mettre ça avec..., comme si le prochain n’allait pas intervenir dans quelques jours à peine, bref. J’ai pas envie d’écrire Eff comme chaque jour depuis qu’on est rentré et qu’écrire Eff, soudainement, est devenu un problème. Le problème, c’est pas Eff. C’est celui qui en est à espérer pouvoir disparaître au loin dans une nuée chimique avant la fin de la semaine. Maintenant en réalité.

100818, version 3 (11 août 2018)

Je déteste porter un sac à dos vide. Depuis toujours. Je commence mille et un trucs sans jamais les finir. Tout est faux dans ce que j’ai fait. La température a baissé de quinze degrés en deux jours et puis là elle remonte. Les mecs qui montent les échafaudages à quelques mètres d’ici ils s’engueulent dans une langue étrangère que je serais bien incapable d’identifier. J’ai jamais ressenti quoi que ce soit de particulier quand j’ai reçu mes livres. Aujourd’hui n’y fait pas exception. À chaque fois que je me rends à cet endroit précisément je me trompe de sortie de métro à cause des automatismes que j’ai et, comme à chaque fois que je sors là, je me dis que peut-être je croiserais T. ou E. qui habitent pas très loin, sauf que là ils seront en Suisse avec H. donc non. Et, comme à chaque fois que je me rends ici encore, j’échappe la porte qui claque lourdement et je ne parviens pas à réaliser si le premier palier il compte pour un étage ou non. Je n’arrive pas à lire, je lis deux pages et ensuite je repose le truc et je commence autre chose. Il y a un endroit dans Keep, c’est-à-dire dans mon téléphone, où j’écris scrupuleusement le nom des gens que je m’apprête à rencontre, surtout quand il faut que je les demande, par exemple à un interphone, car je n’ai aucune mémoire pour ça, le nom d’autrui. Quand on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble j’enlève pas mes écouteurs parce qu’au fond j’ai pas envie qu’on me parle dans la cour intérieure de l’immeuble et le livreur qui m’appelle ce matin pour que je descende moi chercher le carton de livres qui m’est destiné n’a pas la patience d’attendre que je descende les cinq étages alors il me rappelle pendant que j’en suis à descendre les cinq étages, c’est que je gêne là où je suis, mais qui ne gêne pas dans ce monde ? Je suis pas fichier nulle part dans aucun fichier dont tout le monde parle car je me suis pas intéressé à aucun fait d’actualité dont tout le monde parle. En revanche je parle avec ce type dont le prénom n’est pas pas son vrai prénom jusqu’à (très vite en fait) qu’on n’ait plus rien à se dire. Pourquoi je fais ça déjà ? À la Poste c’est l’affluence des grands jours Dieu sait pourquoi et, comme chaque fois que j’envois un paquet à Roxane (souvent), je me dirai merde j’aurais dû mettre ça avec..., comme si le prochain n’allait pas intervenir dans quelques jours à peine, bref. J’ai pas envie d’écrire Eff comme chaque jour depuis qu’on est rentré et qu’écrire Eff, soudainement, est devenu un problème. Le problème, c’est pas Eff. C’est celui qui en est à espérer pouvoir disparaître au loin dans une nuée chimique avant la fin de la semaine. Maintenant en réalité.

100818, version 2 (10 août 2018)

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |