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Le maté est arrivé hier : une calebasse, une bombilla (mais qui se pronnonce cha) et 500g de Yerba Maté d’Uruguay Canarias. C’est pas aussi mauvais que ça à quoi je m’attendais. Je veux dire ça l’est, surtout que j’ai bien dû le rater (c’est tout un bins), mais beaucoup moins que le café par exemple. Ça demande un certain temps de préparation. Pour les effets bénéfiques supposés, on va attendre et voir. Il n’y a pas grand chose d’autre à en dire et c’est une tristesse assourdissante qui a pris possession de moi, par exemple quand je lis cette phrase [1] : La mère nous regarde et ne nous voit pas ou voit des choses de nous que nous, nous ne savons pas. Toute la journée passée ou presque sur un article que je dois rendre à la fin de ce mois. J’aurais dû boucler ça en deux heures, passer de 15000 signes à 10000 signes (mais non). Et ce n’est pas fini. Je terminerai Omar et Greg, un livre qui est et n’est pas sur le FN. Au niveau de l’écriture, on est entre le générique d’Amicalement Vôtre et Svetlana Alexievitch. L’alternance des récits (chacun des personnages conduit le sien, on passe de l’un à l’autre) construit une narration en canon (des canons dissonants, d’autres fois concordants). Il y a des correspondances et des effets de rupture. C’est fluide. Beaucoup repensé à ce texte de Lou, pendant. Il faudra que je lui passe ce livre. Guyotat chez Marie Richeux dans « Par les temps qui courent », qui est la première émission de radio que j’écoute en direct depuis des années : déplacement des figures, pas de psychologie, s’en remettre à la matière. Comme dans ce bout de la ruelle pavée entre des taudis bas qui résonnent de criailleries d’enfants, l’eau noire du canal fendue par une longue péniche de sable blond éclairé par des lumignons, dont les flancs charrient les glaces qui regèlent. Que veux-tu dire, ou croire, ou penser, après avoir lu ça ?

13 octobre 2018
par Guillaume Vissac
Journal
#François Beaune #Lou Sarabadzic #Marie Richeux #Pierre Guyotat #Publie.net #Roberto Bolaño #Svetlana Alexievich

[1Tirée des Chiens romantiques de Bolańo parus chez Christian Bourgois et traduits par Robert Amutio.

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110918, version 2 (11 septembre 2018)

Le maté est arrivé hier : une calebasse, une bombicha et 500g de Yerba Maté d’Uruguay de marque Canarias. Ce n’est pas aussi dégueulasse que ça à quoi je m’attendais. Je veux dire ça l’est, surtout que je n’ai pas du le préparer parfaitement bien (c’est tout un bins), mais beaucoup moins que le café par exemple. Ça demande surtout un temps fou. Pour les effets bénéfiques supposés, on va attendre un peu de voir ce que ça donne.
Guillaume Vissac

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