200918


Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, reposé. Je parle de celui non pas que je vais prendre un peu plus tard dans la journée mais que j’ai pris la veille. Peut-être que c’est de la superstition (le mot que je cherche, c’est sans doute placébo). Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre », qui est sans doute mon émission de radio préférée. Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, quel que soit le sujet, ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de repos. De l’âme par exemple. Or, l’âme, c’est important. Ce truc qui s’écoulerait loin dans le noir, dans des abîmes ou des abysses de nous, probablement là où le maté s’en va. Pourtant, à en croire les adages il faudrait remplir son rôle sur cette terre. Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne (!) avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on considère qu’un animal n’est heureux qu’à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire d’une invasion possible par son ennemie mortelle (c’est très sérieux la vie des bêtes). Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas (il faut noter ici que la dopamine est l’ennemie de la sérotonine). Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne. Et c’est probablement une bonne chose. Futile, peut-être, mais bonne. Et je m’y tiens. Je veux dire, je me retiens à ça. Comme je me retiens à ce coup de fil de Philippe, en fin d’après-midi, qui me dira combien le Chien l’emporte. Ou bien aux deux mails perso dont je remets les réponses au lendemain depuis plusieurs semaines, enfin envoyés. Ou à ces 1500 mots et quelques que j’écrirais pour Eff, que j’ai la sensation, encore groggy de les avoir couchés, d’avoir parfaitement réussis. Mais je ne me suis pas relu et je ne le ferai pas. Plus. Pas pour ça toujours. Pour l’instant, à un mois de la date que je me suis fixée pour terminer ce premier jet de deux ans, je remplis mon rôle. Je fais ce pourquoi je suis là sur cette terre. J’y parviens. C’est beau.

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200918, version 11 (7 novembre 2018)

Publie.net, Amy Hempel, Lapin, Philippe Aigrain, Claude Simon
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Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, reposé. Je parle de celui non pas que je vais prendre un peu plus tard dans la journée mais que j’ai pris la veille. Peut-être que c’est de la superstition (le mot que je cherche, c’est sans doute peut-être placébo). Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant [«  «  Les pieds sur terre »-> https://www .  ». franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre], qui est sans doute mon émission de radio préférée. Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, quel que soit le sujet, ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de repos. De l’âme par exemple. Or, l’âme, c’est important. Ce truc qui s’écoulerait loin dans le noir, dans des abîmes ou des abysses de nous, probablement là où le maté s’en va. Pourtant, à en croire les adages il faudrait remplir son rôle sur cette terre. Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne (!) avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on considère qu’un animal n’est heureux qu’à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire d’une invasion possible par son ennemie mortelle (c’est très sérieux la vie des bêtes). Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas (il faut noter ici que la dopamine est l’ennemie de la sérotonine). Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne. Et c’est probablement une bonne chose. Futile, peut-être, mais bonne. Et je m’y tiens. Je veux dire, je me retiens à ça. Comme je me retiens à ce coup de fil de [Philippe->http://www Philippe , en fin d’après-midi , qui me dira combien le Chien l’emporte .atelierdulavedan.net], en fin d’après-midi, qui me dira combien le Chien l’emporte. Ou bien aux deux mails perso dont je remets les réponses au lendemain depuis plusieurs semaines, enfin envoyés. Ou à ces 1500 mots et quelques que j’écrirais pour Eff, que j’ai la sensation, encore groggy de les avoir couchés, d’avoir parfaitement réussis. Mais je ne me suis pas relu et je ne le ferai pas. Plus. Pas pour ça toujours. Pour l’instant, à un mois de la date que je me suis fixée pour terminer ce premier jet de deux ans, je remplis mon rôle. Je fais ce pourquoi je suis là sur cette terre. J’y parviens. C’est beau.

200918, version 10 (7 novembre 2018)

Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, et reposé. Je parle de celui non pas que je vais prendre un peu plus tard dans la journée mais que j’ai pris la veille. Peut-être que c’est de la superstition ( le mot que , je cherche , c’est peut-être placébo ). veux dire un placébo . Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre ». Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, quel que soit le sujet, ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de repos. De l’âme par exemple. Or, l’âme, c’est important. Ce truc qui s’écoulerait loin dans le noir, dans des abîmes ou des abysses de nous, probablement là où le maté va. Pourtant, à en croire les adages il faudrait remplir son rôle sur cette terre. Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne (!) avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on considère qu’un animal n’est heureux qu’à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire d’une invasion possible par de son ennemie mortelle ( c’est très sérieux la vie des bêtes ). . Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas (il faut noter ici que la dopamine est l’ennemie de la sérotonine). Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne. Et c’est probablement une bonne chose. Futile, peut-être, mais bonne. Et je m’y tiens. Je veux dire, je me retiens à ça. Comme je me retiens à ce coup de fil de Philippe, en fin d’après-midi, qui me dira combien le Chien l’emporte. Ou bien aux deux mails perso dont je remets les réponses au lendemain depuis plusieurs semaines, enfin envoyés. Ou à ces 1500 mots et quelques que j’écrirais pour Eff, que j’ai la sensation, encore groggy de les avoir couchés, d’avoir parfaitement réussis. Mais je ne me suis pas relu et je ne le ferai pas. Plus. Pas pour ça toujours. Pour l’instant, à un mois de la date que je me suis fixée pour terminer ce premier jet de deux ans, je remplis mon rôle. Je fais ce pourquoi je suis là sur cette terre.

200918, version 9 (16 octobre 2018)

Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, et reposé. Je parle de celui non pas que je vais prendre un peu plus tard dans la journée mais que j’ai pris la veille. Peut-être que c’est de la superstition, je veux dire un placébo. Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre ». Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, quel que soit le sujet, ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de repos. De l’âme par exemple. Ce truc qui s’écoulerait loin dans le noir, dans des abîmes ou des abysses de nous, probablement là où le maté va. Pourtant, à en croire les adages il faudrait remplir son rôle sur cette terre. Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne (!) avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on considère qu’un animal n’est est heureux qu’à à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire de son ennemie mortelle. Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas (or il faut noter ici que la dopamine est l’ennemie de la sérotonine). Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne. Et c’est probablement une bonne chose. Futile, peut-être, mais bonne. Et c’est probablement futile. Et Mais je m’y tiens. Je veux dire, je me retiens à ça. Comme je me retiens à ce coup de fil de Philippe, en fin d’après-midi, qui me dira combien le Chien l’emporte. Ou bien aux deux mails perso dont je remets les réponses au lendemain depuis plusieurs semaines, enfin envoyés. Ou à ces 1500 mots et quelques que j’écrirais pour Eff, que j’ai la sensation, encore groggy de les avoir couchés, d’avoir parfaitement réussis. Mais je ne me suis pas relu et je ne le ferai fais pas. Plus. Pas pour ça toujours. Pour l’instant, à un mois de la date que je me suis fixée pour terminer ce premier jet de deux ans, je remplis mon rôle. Je fais ce pourquoi je suis là sur cette terre.

200918, version 8 (13 octobre 2018)

Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, et reposé. Je parle de celui non pas que je vais prendre un peu plus tard dans la journée mais que j’ai pris la veille. Peut-être que c’est de la superstition, je veux dire un placébo. Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre ». Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, quel que soit le sujet, ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de repos. De l’âme par exemple. Ce truc qui s’écoulerait loin dans le noir, dans des abîmes ou des abysses de nous, probablement là où le maté va. Pourtant, à en croire les adages il faudrait remplir son rôle sur cette terre. Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne (!) avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on considère qu’un animal est heureux à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire de son ennemie mortelle. Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas (or il faut noter ici que la dopamine est l’ennemie de la sérotonine). Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne. Et c’est probablement une bonne chose. Et c’est probablement futile. Mais je m’y tiens. Je veux dire, je me retiens à ça. Comme je me retiens à ce coup de fil de Philippe, en fin d’après-midi, qui me dira combien le Chien l’emporte. Ou bien aux deux mails perso dont je remets les réponses au lendemain depuis plusieurs semaines, enfin envoyés. Ou à ces 1500 mots et quelques que j’écrirais pour Eff, que j’ai la sensation, encore groggy grogi de les avoir couchés, d’avoir parfaitement réussis. Mais je ne me suis pas relu et je ne le fais pas. Plus. Pas pour ça toujours. Pour l’instant, à un mois de la date que je me suis fixée pour terminer ce premier jet de deux trois ans, je remplis mon rôle. Je fais ce pourquoi je suis là sur cette terre.

200918, version 7 (20 septembre 2018)

Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, et reposé. Je parle de celui non pas que je vais prendre un peu plus tard dans la journée mais que j’ai pris la veille. Peut-être que c’est de la superstition, je veux dire un placébo. Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre ». Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, quel que soit le sujet, ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de repos. De l’âme par exemple. Ce truc qui s’écoulerait loin dans le noir, dans des abîmes ou des abysses de nous, probablement là où le maté va. Pourtant, à en croire les adages il faudrait remplir son rôle sur cette terre. Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne (!) avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on considère qu’un animal est heureux à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire de son ennemie mortelle. Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas (or il faut noter ici que la dopamine est l’ennemie de la sérotonine). Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne. Et c’est probablement une bonne chose. Et c’est probablement futile. Mais je m’y tiens. Je veux dire, je me retiens à ça. Comme je me retiens à ce coup de fil de Philippe, en fin d’après-midi, qui me dira combien le Chien l’emporte. Ou bien aux deux mails perso dont je remets les réponses au lendemain depuis plusieurs semaines, enfin envoyés. Ou à dans ces 1500 mots et quelques que j’écrirais pour Eff, que j’ai la sensation, encore grogi de les avoir couchés, d’avoir parfaitement réussis. Mais je ne me suis pas relu et je ne le fais pas. Plus. Pas pour ça toujours. Pour l’instant, à un mois de la date que je me suis fixée pour terminer ce premier jet de trois ans, je remplis mon rôle. Je fais ce pourquoi je suis là sur cette terre.

200918, version 6 (20 septembre 2018)

Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, et reposé. Je parle de celui non pas que je vais prendre un peu plus tard dans la journée mais que j’ai pris la veille. Peut-être que c’est de la superstition, je veux dire un placébo. Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre ». Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, quel que soit le sujet , ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de reposde l’âme . De l’âme par exemple. Ce truc qui s’écoulerait loin dans le noir, dans des abîmes ou des abysses de nous, probablement là où le maté va. Pourtant, à en croire les adages il faudrait adagesil conviendrait de remplir son rôle sur cette terre. Et voyant [cette vidéo virale->https://twitter.com/jiveDurkey/status/1042761755812880384] de l’armée chilienne (!) Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on considère part du principe qu’un animal est heureux à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire de son ennemie mortelle. Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas ( or il faut noter ici que la dopamine est l’ennemie de la sérotonine ). . Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne. Et c’est probablement une bonne chose. Et c’est probablement futile. Mais je m’y tiens. Je veux dire, je me retiens à ça. Comme je me retiens à ce coup de fil de Philippe, en fin d’après-midi, qui me dira combien le Chien l’emporte. Ou dans ces 1500 mots et quelques que j’écrirais pour Eff, que j’ai la sensation, encore grogi de les avoir couchés, d’avoir parfaitement réussis. Mais je ne me suis pas relu et je ne le fais pas. Plus. Pas pour ça toujours. Pour l’instant, à un mois de la date que je me suis fixée pour terminer ce premier jet de trois ans, je remplis mon rôle. Je fais ce pourquoi je suis là sur cette terre.

200918, version 5 (20 septembre 2018)

Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, et reposé. Je parle de celui non pas que Pourtant , je vais prendre mais que j’ai l’avais pris la veille. Peut-être que c’est de la superstition, je veux dire un placébo. Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre ». Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de repos de l’âme. Pourtant, à en croire les adagesil conviendrait de remplir son rôle sur cette terre. Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on part du principe qu’un animal est heureux à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire de son ennemie mortelle. Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas. Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne.

200918, version 4 (20 septembre 2018)

Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, et reposé. Pourtant, je l’avais pris la veille. Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Une espèce d’évidence. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre ». Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, je dois l’avouer , ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est une forme de repos de l’âme reposant . Pourtant, à en croire les adagesil conviendrait de remplir son rôle sur cette terre. Et voyant cette vidéo virale de l’armée chilienne avec ses chiens, qui marchent fièrement avec leurs petits chaussons, et ses chiots enrubannés sur la poitrine des officiers, leur tête émergeant juste, je me souviendrai que l’on part du principe qu’un animal est heureux à partir du moment où il remplit son rôle. C’est certainement vrai de Poulpir qui, pendant l’hospitalisation de Tartelette, s’ennuyait de n’avoir plus besoin de garder la frontière pour défendre son territoire de son ennemie mortelle. Mais ne l’est-ce pas également de moi lorsque je respecte à la minute près le planning élaboré en début de semaine ? Il doit y avoir un genre de molécules que sécrète le cerveau dans ce genre de cas. Et je suis juste content d’arriver pile au bout de mes micro-tâches à l’instant exact où il avait été prévu que j’y parvienne.

200918, version 3 (20 septembre 2018)

Le maté me fait le matin me réveiller d’un coup, assez tôt, et reposé. Là, par exemple, j’aurai la certitude qu’il me fallait urgemment lire tout Claude Simon. C’était limpide. Pendant un long moment j’éradiquerai des ExtentValue en écoutant « Les pieds sur terre ». Est-ce que ça a du sens d’écrire ça ? Je pourrais tout aussi bien dire qu’il s’agit d’une tâche robotique que mon corps abat sans moi. Abattre sans même y être, parfois, je dois l’avouer, ça m’est d’un grand soulagement. N’être personne ni même rien c’est reposant.

200918, version 2 (20 septembre 2018)

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