221018


Il fait jour tôt (et nuit). Plusieurs trucs fermés aujourd’hui. Pas à Akihabara. Paradis des geeks et des amateurs de mangas. Plusieurs magasins gigantesques avec, sur des étages entiers, goodies, figurines. Chez Mandarake, le fameux tome 16 de Dragon Ball (je le cherchais). C’est le premier, le tout premier, que j’ai jamais lu. Pourquoi le 16 ? Ça aurait tout aussi bien pu être un autre. Mais ce sera celui-là, une époque dans la chronologie antérieure à ce que le dessin animé avait pu me montrer, enfant. Là, ce tome 16, c’est 300 yen, un peu plus de 2€. Alors pourquoi le Hunter X Hunter 0 est à 1800 ? [1] On ne saura pas. Dans une autre de ces boutiques, des particuliers peuvent vendre leurs figurines d’animes ou de jeux vidéos via un magasin : face à ces vitrines, tu dois remplir une fiche avec les informations relatives aux pièces que tu veux. Tu donnes la fiche à un vendeur, une vendeuse. Pour manger, dans le quartier, on se débrouillera mieux qu’hier avec un tout petit boui-boui dans lequel vont des gens qui travaillent à proximité. Là, tu choisis à l’entrée sur une machine ce que tu veux manger et tu payes. La machine te sort un ticket et tu t’assois où il y a de la place, et seul. H. est donc un peu plus loin. On est au comptoir, un truc en forme de U avec, à l’intérieur du U, le mec qui sert les plats, prend les tickets et remplit les pots à eau, toujours avec beaucoup de glace pilée. Il vérifie souvent qu’il y a toujours de l’eau à l’intérieur. C’est des ramens. C’est délicieux. Quelque chose comme 500, 600 yen. Il y a un truc frit sur le dessus (c’est quoi ?). Le bouillon est formidable. Et tout le monde mange en ne regardant rien, et vite. Il n’y a pas de musique derrière. Juste le son des slurps des ramens et du bouillon. Pas très loin, dans un bâtiment qui semblait entièrement dédié aux pachinkos, ces machine à sous qui se déclinent en rangées entières sur une infinité de modèles et de licences, par exemple ici il y en aura une qui reprend l’univers de Bastard !!, c’est juste l’enfer sur terre. Ce sont des dizaines et dizaines de ces trucs qui clignotent de partout et du bruit insoutenable recouvert par d’autres bruits encore, parasites ceux-là, qui viennent d’on ne sait où. Il n’y a quasiment personne mais c’est [...1...]. Ailleurs, à Shinjuku, [...2...]. On voulait voir la ville dans son ensemble, prendre de la hauteur au sommet du Tokyo Metropolitan Government Building (on peut y monter gratuitement), c’est fermé. On est lundi. Est-ce que ça a un rapport, être lundi ? Il y a un café, là, où l’on peut boire des potions comme dans Final Fantasy (sauf que là les potions, c’est des simili-Virgin-Mojito, pourquoi pas) et des pancakes en forme de gluants. Le soir, pour trouver un restaurant près de là où on loge (Minami Senju), c’est plus compliqué. [...3...] Façade blanchie, lumière très basse. C’est ouvert. On mangera là. La télé locale allumée. C’est, comment dire, préoccupant. J’écris dans la pénombre avec un stylo bleu ces lignes.

22 novembre 2018
par Guillaume Vissac
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#Ailleurs #Dragon Ball #Dragon Quest #Final Fantasy #H. #Hunter X Hunter #Ville

[1Réponse : il est hors commerce.

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221018, version 3 (22 novembre 2018)

H., Ville, Final Fantasy, Ailleurs, Dragon Quest, Dragon Ball, Hunter X Hunter
Il fait jour tôt (et nuit). Plusieurs trucs fermés aujourd’hui. Pas à Akihabara. Paradis des geeks et des amateurs de mangas. Plusieurs magasins gigantesques avec, sur des étages entiers, goodies, figurines. Chez Mandarake, le fameux tome 16 de Dragon Ball (je le cherchais). C’est le premier, le tout premier, que j’ai jamais lu. Pourquoi le 16 ? Ça aurait tout aussi bien pu être un autre. Mais ce sera celui-là, une époque dans la chronologie antérieure à ce que le dessin animé avait pu me montrer, enfant. Là, ce tome 16, c’est 300 yen, un peu plus de 2€. Alors pourquoi le Hunter X Hunter 0 est à 1800 ? [1] On ne saura pas. Dans une autre de ces boutiques, des particuliers peuvent vendre leurs figurines d’animes ou de jeux vidéos via un magasin : face à ces vitrines, tu dois remplir une fiche avec les informations relatives aux pièces que tu veux. Tu donnes la fiche à un vendeur, une vendeuse. Pour manger, dans le quartier, on se débrouillera mieux qu’hier avec un tout petit boui-boui dans lequel vont des gens qui travaillent à proximité. Là, tu choisis à l’entrée sur une machine ce que tu veux manger et tu payes. La machine te sort un ticket et tu t’assois où il y a de la place, et seul. H. est donc un peu plus loin. On est au comptoir, un truc en forme de U avec, à l’intérieur du U, le mec qui sert les plats, prend les tickets et remplit les pots à eau, toujours avec beaucoup de glace pilée. Il vérifie souvent qu’il y a toujours de l’eau à l’intérieur. C’est des ramens. C’est délicieux. Quelque chose comme 500, 600 yen. Il y a un truc frit sur le dessus (c’est quoi ?). Le bouillon est formidable. Et tout le monde mange en ne regardant rien, et vite. Il n’y a pas de musique derrière. Juste le son des slurps des ramens et du bouillon. Pas très loin, dans un bâtiment qui semblait entièrement dédié aux pachinkos, ces machine à sous qui se déclinent en rangées entières sur une infinité de modèles et de licences, par exemple ici il y en aura une qui reprend l’univers de Bastard !!, c’est juste l’enfer sur terre. Ce sont des dizaines et dizaines de ces trucs qui clignotent de partout et du bruit insoutenable recouvert par d’autres bruits encore, parasites ceux-là, qui viennent d’on ne sait où. Il n’y a quasiment personne mais c’est [...1...]. Ailleurs, à Shinjuku, [...2...]. On voulait voir la ville dans son ensemble, prendre de la hauteur au sommet du Tokyo Metropolitan Government Building (on peut y monter gratuitement), c’est fermé. On est lundi. Est-ce que ça a un rapport, être lundi ? Il y a un café, là, où l’on peut boire des potions comme dans Final Fantasy (sauf que là les potions, c’est des simili-Virgin-Mojito, pourquoi pas) et des pancakes en forme de gluants. Le soir, pour trouver un restaurant près de là où on loge (Minami Senju), c’est plus compliqué. [...3...] Façade blanchie, lumière très basse. C’est ouvert. On mangera là. La télé locale allumée. C’est, comment dire, préoccupant. J’écris dans la pénombre avec un stylo bleu ces lignes.

[1Réponse : il est hors commerce.

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221018, version 2 (5 novembre 2018)

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