241018


De retour au marché d’Ameyoko [...1...] pour manger des ramen dans l’une des innombrables échoppes qui en font dans ces toutes petites ruelles. Il y a aussi, et ce n’est pas la première fois qu’on en voit, d’horribles bars à chats sauf qu’à la place des chats ce sont des animaux sauvages, comme des oiseaux de nuit ou des hérissons. Tu montes dans ces trucs et tu peux caresser les bêtes, des bêtes comme déphasées et apathiques. Le temps ici passe à une vitesse folle. Je prends X photos. J’entends parler des langues. Pourtant, dans les pubs, c’est-à-dire dans des écrans, sur des devantures, sur les affiches, dans les transports ou dans les gares, on retrouve des personnages connus. L’image de Son Goku, Vegeta ou Trunks sert à vendre grosso modo n’importe quoi. Mais, chose plus inattendue, des figures plus anciennes également. C’est le cas d’Aralé, héroïne du manga Dr Slump, et de Ken le survivant, qu’ici ils appellent plutôt « le poing de la Grande Ourse », que l’on a vu un peu partout ici depuis notre arrivée, et notamment dans des salles de pachinko. Là encore, les ramen sont à choisir sur une machine à l’entrée qui t’imprime un ticket, lequel devra ensuite être tendu au serveur de l’autre côté du bar. Il faut choisir la taille du bol, 160 ou 240g, déterminant probablement la quantité du bouillon. Je ne sais pas comment font ceux qui optent pour la plus grosse taille. 160g, c’est déjà très copieux. C’est moins fin qu’à Akihabara lundi mais ça te tient au corps toute la journée. Par exemple pour marcher au pied des buildings immenses près de la gare de Tokyo, avant de rallier le palais impérial (ou plutôt les jardins du palais impérial), une zone qui jouxte des quartiers d’affaire saturés de buildings, alors la vue que c’est quand les architectures se mélangent, c’est déroutant. Ici, le mot bara (rose), car il y en a. Mais tout est trop net, trop propre, et les allées trop goudronnées, pour qu’on se sente véritablement, je ne sais pas, les bienvenues dans ce lieu. Finalement, c’est surtout la ville qui (nous) appelle. Des choses de tous les jours. Telle lueur dans une ruelle. [...2...] Des échangeurs autoroutiers. Je voulais voir à tout prix des autoroutes à cause de la scène d’ouverture d’Akira : pour moi, le futur, c’était ça. [...3...] Ici aussi, on verra à quoi ressemblent les magazines de prépublication de mangas : des genres de bottins dans lesquels plusieurs séries paraissent, d’épisode en épisode, sur une qualité de papier précaire. Le soir, de retour à Shinjuku pour retrouver quelqu’un, K., [...4...] Il nous emmènera dans un restaurant en sous-sol où il fait bien plus chaud qu’en surface, et dans lequel on peut commander des trucs de divers horizons (japonais et occidentaux). K. [...5...] parle très bien anglais, avec un accent. [...6...] Mais il y a quelque part un hiatus : ce que nous sommes venus chercher ici, tout un pan de la culture japonaise, lui a tendance à la fuir et est en quête d’étranger. Il a fait une partie de ses études aux États-Unis. Il rêve d’Europe. Il ne connaît pas Chrono Cross ni Utena. Il a tendance à faire tout ce que, dans une liste, nous avions noté qu’il était mal vu de faire au Japon (par exemple traverser la rue quand le feu piéton n’est pas vert). C’est déroutant. À cause des transports qui prennent fin ici après minuit, [...7...] en gare de Minami-Senju, l’homme au guichet est encore le même que celui que nous avons vu à 10h ce matin.

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241018, version 3 (24 novembre 2018)

De retour au marché d’Ameyoko [...1...] pour manger des ramen dans l’une des innombrables échoppes qui en font dans ces toutes petites ruelles. Il y a aussi, et ce n’est pas la première fois qu’on en voit, d’horribles bars à chats sauf qu’à la place des chats ce sont des animaux sauvages, comme des oiseaux de nuit ou des hérissons. Tu montes dans ces trucs et tu peux caresser les bêtes, des bêtes comme déphasées et apathiques. Le temps ici passe à une vitesse folle. Je prends X photos. J’entends parler des langues. Pourtant, dans les pubs, c’est-à-dire dans des écrans, sur des devantures, sur les affiches, dans les transports ou dans les gares, on retrouve des personnages connus. L’image de Son Goku, Vegeta ou Trunks sert à vendre grosso modo n’importe quoi. Mais, chose plus inattendue, des figures plus anciennes également. C’est le cas d’Aralé, héroïne du manga Dr Slump, et de Ken le survivant, qu’ici ils appellent plutôt « le poing de la Grande Ourse », que l’on a vu un peu partout ici depuis notre arrivée, et notamment dans des salles de pachinko. Là encore, les ramen sont à choisir sur une machine à l’entrée qui t’imprime un ticket, lequel devra ensuite être tendu au serveur de l’autre côté du bar. Il faut choisir la taille du bol, 160 ou 240g, déterminant probablement la quantité du bouillon. Je ne sais pas comment font ceux qui optent pour la plus grosse taille. 160g, c’est déjà très copieux. C’est moins fin qu’à Akihabara lundi mais ça te tient au corps toute la journée. Par exemple pour marcher au pied des buildings immenses près de la gare de Tokyo, avant de rallier le palais impérial (ou plutôt les jardins du palais impérial), une zone qui jouxte des quartiers d’affaire saturés de buildings, alors la vue que c’est quand les architectures se mélangent, c’est déroutant. Ici, le mot bara (rose), car il y en a. Mais tout est trop net, trop propre, et les allées trop goudronnées, pour qu’on se sente véritablement, je ne sais pas, les bienvenues dans ce lieu. Finalement, c’est surtout la ville qui (nous) appelle. Des choses de tous les jours. Telle lueur dans une ruelle. [...2...] Des échangeurs autoroutiers. Je voulais voir à tout prix des autoroutes à cause de la scène d’ouverture d’Akira : pour moi, le futur, c’était ça. [...3...] Ici aussi, on verra à quoi ressemblent les magazines de prépublication de mangas : des genres de bottins dans lesquels plusieurs séries paraissent, d’épisode en épisode, sur une qualité de papier précaire. Le soir, de retour à Shinjuku pour retrouver quelqu’un, K., [...4...] Il nous emmènera dans un restaurant en sous-sol où il fait bien plus chaud qu’en surface, et dans lequel on peut commander des trucs de divers horizons (japonais et occidentaux). K. [...5...] parle très bien anglais, avec un accent. [...6...] Mais il y a quelque part un hiatus : ce que nous sommes venus chercher ici, tout un pan de la culture japonaise, lui a tendance à la fuir et est en quête d’étranger. Il a fait une partie de ses études aux États-Unis. Il rêve d’Europe. Il ne connaît pas Chrono Cross ni Utena. Il a tendance à faire tout ce que, dans une liste, nous avions noté qu’il était mal vu de faire au Japon (par exemple traverser la rue quand le feu piéton n’est pas vert). C’est déroutant. À cause des transports qui prennent fin ici après minuit, [...7...] en gare de Minami-Senju, l’homme au guichet est encore le même que celui que nous avons vu à 10h ce matin.
H., Chrono Cross, Ville, K., Ailleurs, Utena, Dragon Ball
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241018, version 2 (5 novembre 2018)

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