251118


Au bout d’un certain temps (la durée avait changé pour lui) il quitta l’hôtel et s’installa chez un étudiant américain. Moyennant un loyer modeste il vécut comme son double, comme son négatif. Il dormait dans son lit lorsque lui était dehors ; la nuit, il faisait Dieu sait quoi. En arrivant le matin il sortait ses draps d’une commode, en revêtait le matelas, et tirait les rideaux qui ne bloquaient pas entièrement le jour. Il dormait d’un sommeil de plomb. Le réveil, en sonnant, le surprenait toujours. Seule l’obscurité qui avait envahi la chambre lui confirmait l’écoulement des heures. Il ôtait ses draps, remettait en place la parure de lit du locataire légitime, prenait une douche, essuyait toutes les surfaces de manières à ce que rien, pas même une vapeur d’eau résiduelle, ne trahisse son passage ; il se rhabillait et désertait les lieux. Les deux jeunes gens ne se croisaient jamais et Gray veillait à ne rien déranger.

Jakuta Alikavazovic, La blonde et le bunker, L’olivier, P. 88

Il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Toujours là. Moi ou elle ? Deux. J’attends que des antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes. Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume où ils chantent rain keeps falling, tears keep falling. C’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs précisément. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion semble-t-il). Peut-être que pour Bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda, du 25 au 27 janvier prochain, et qu’il me reste à écrire, non, à inventer, il faudrait que je joue de ça. Une diction morcelée. Foncedée. Fiction ou diction ? Ou bien de l’autotune, je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi (un autre anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds dans cette ville. Et ça ne fait rien car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

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251118, version 13 (6 janvier 2019)

Il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Toujours là. Moi ou elle ? Deux. J’attends que des antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes. Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume où ils chantent rain keeps falling, tears keep falling. C’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs précisément. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion semble-t-il). Peut-être que pour Bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda, [du 25 au 27 janvier prochain->https://www.atelierdebricolage.net/wp-content/uploads/2019/01/annonceSeconda-pourA4-web net/wp-content/uploads/2018/12/annonceSeconda-pourA4-web .pdf], et qu’il me reste à écrire, non, à inventer, il faudrait que je joue de ça. Une diction morcelée. Foncedée. Fiction ou diction ? Ou bien de l’autotune, je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi (un autre anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds dans cette ville. Et ça ne fait rien car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.
Migraine, Mort, XXXTentacion, Jakuta Alikavazovic, Lil Peep, Bara no hanayome

251118, version 12 (25 décembre 2018)

Jakuta Alikavazovic, [La La blonde et le bunker->http://www bunker , L’olivier , P .editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823600629-la-blonde-et-le-bunker], L’olivier, P. 88

Il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleurÀ cause de la douleur , j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Toujours là. Moi ou elle ? Deux. J’attends que des antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par [ce duo posthume->https://www.youtube.com/watch?v=x5PlYjVPn5M] Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes. Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume où ils chantent rain keeps falling, tears keep falling. C’est Ça s’appelle «  Falling down  » et c’est , disons, sur ces quelques secondes que ça me touche, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs précisément. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion semble-t-il ). Peut-être que pour Bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda, [du 25 au 27 janvier prochain->https://www.atelierdebricolage.net/wp-content/uploads/2018/12/annonceSeconda-pourA4-web.pdf] Des adultes . Peut-être que pour Bara no hanayome , le texte que je lirai pour Seconda et qu’il me reste à écrire, non, à inventer, il faudrait que je joue de ça. Une diction morcelée. Foncedée. Fiction ou diction ? Ou bien de l’autotune, je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi ([ ( un autre->article4224] autre anniversaire ) alors je tangue , je flotte , je suis pas . anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds dans cette ville. Et , ça ne fait rien , car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

Migraine, Mort, XXXTentacion, Jakuta Alikavazovic, Lil Peep
jpg/dsc_1197.jpg

251118, version 11 (24 décembre 2018)

251118, version 10 (23 décembre 2018)

Il Donc il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Toujours là. Moi ou elle ? Deux. J’attends que des antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes. Le Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep , tous deux morts jeunes [1]. Ça s’appelle « Falling down » et c’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs précisément. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion). Peut-être que pour Bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda et qu’il me reste à écrire, non, à inventer, il faudrait que je joue de ça. Une diction morcelée. Foncedée. Fiction ou diction ? Ou bien de l’autotune, je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi (un autre anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Des adultes. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds dans cette ville. Et, ça ne fait rien, car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

[1Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume où ils chantent rain keeps falling, tears keep falling. .

251118, version 9 (20 décembre 2018)

Donc il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. Première fois, en X ans, que ça arrive. Étonnant. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Toujours là. Moi ou elle ? Deux Les deux . J’attends que des antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes [2]. Ça s’appelle « Falling down » et c’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs précisément. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion). Peut-être que pour Bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda et qu’il me reste à écrire, non, à inventer, il faudrait que je joue de ça. Une diction morcelée. Foncedée. Fiction ou diction ? Ou bien de l’autotune, je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi (un autre anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Des adultes. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds dans cette ville au Kremlin-Bicêtre . Et, ça ne fait rien, car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

[2Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume où ils chantent rain keeps falling, tears keep falling.

251118, version 8 (15 décembre 2018)

<blockquote>

Au bout d’un certain temps (la durée avait changé pour lui) il quitta l’hôtel et s’installa chez un étudiant américain. Moyennant un loyer modeste il vécut comme son double, comme son négatif. Il dormait dans son lit lorsque lui était dehors ; la nuit, il faisait Dieu sait quoi. En arrivant le matin il sortait ses draps d’une commode, en revêtait le matelas, et tirait les rideaux qui ne bloquaient pas entièrement le jour. Il dormait d’un sommeil de plomb. Le réveil, en sonnant, le surprenait toujours. Seule l’obscurité qui avait envahi la chambre lui confirmait l’écoulement des heures. Il ôtait ses draps, remettait en place la parure de lit du locataire légitime, prenait une douche, essuyait toutes les surfaces de manières à ce que rien, pas même une vapeur d’eau résiduelle, ne trahisse son passage ; il se rhabillait et désertait les lieux. Les deux jeunes gens ne se croisaient jamais et Gray veillait à ne rien déranger.

Jakuta Alikavazovic , La blonde et le bunker, L’olivier , P . 88 88

</blockquote>

Donc il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. Première Étonnant que ce soit la première fois, en X ans, que ça arrive. Étonnant Bon . C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Toujours là. Moi ou elle ? Les deux. J’attends que des antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes [3]. Ça s’appelle « Falling down » et c’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche. Ça s’appelle «  Falling down  » et c’est Quand il dit , disons donc , sur ces quelques secondes que ça me touche Rain keeps falling , tears keep falling , c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs précisément justement . Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion). Peut-être que pour Bara bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda et qu’il me reste à écrire, non , à inventer , il faudrait que je joue de ça. Une diction morcelée foncedée . Foncedée. Fiction ou diction ? Ou bien de l’autotune, je sais pas . Je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi (un autre anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Des adultes. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds au Kremlin-Bicêtre. Et, ça ne fait rien, car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

[3Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume où ils chantent rain keeps falling, tears keep falling.

251118, version 7 (8 décembre 2018)

Donc il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. Étonnant que ce soit la première fois, en X ans, que ça arrive. Disjoncte. Bon. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Toujours là. Moi ou elle ? Les deux. J’attends que des antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes [4]. Ça s’appelle « Falling down » et c’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche. Quand il dit, donc, Rain keeps falling, tears keep falling, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs justement. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion). Peut-être que pour bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda et qu’il me reste à écrire, il faudrait que je joue de ça. Une diction foncedée. Fiction ou diction ? Ou bien de l’autotune. Je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi (un autre anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Des adultes. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds au Kremlin-Bicêtre. Et, ça ne fait rien, car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

[4Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume où ils chantent rain keeps falling, tears keep falling.

251118, version 6 (1er décembre 2018)

Donc il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. Étonnant que ce soit la première fois, en X ans, que ça arrive. Disjoncte Ça disjoncte . Bon. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Toujours Douleurs toujours là. Moi ou elle ? Les deux. J’attends que des mes antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes [5]. Ça s’appelle « Falling down » et c’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche. Quand il dit, donc , Rain keeps falling, tears keep falling, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs justement. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion). Peut-être que pour bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda et qu’il me reste à écrire, il faudrait que je joue de ça. Une diction foncedée. Fiction ou diction ? Ou bien de l’autotune. Je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi (un autre anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Des adultes. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds au Kremlin-Bicêtre. Et, ça ne fait rien, car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

[5Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume où ils chantent rain keeps falling, tears keep falling.

251118, version 5 (27 novembre 2018)

Donc il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. Étonnant que ce soit la première fois, en X ans, que ça arrive. Ça disjoncte. Bon. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Douleurs toujours là. J’attends que mes antidouleurs me lavent. Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes [6]. jeunes . Ça s’appelle « Falling down » et c’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche. Quand il dit Rain keeps falling, tears keep falling, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs justement. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion). Peut-être que pour bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda et qu’il me reste à écrire, il faudrait que je joue de ça. Une diction foncedée. Ou bien de l’autotune. Je sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi (un autre anniversaire) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Des adultes. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds au Kremlin-Bicêtre. Et, ça ne fait rien, car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

[6Le présent c’est deux mecs de 20 ans qui enregistrent un duo posthume ils chantent rain keeps falling , tears keep falling .

251118, version 4 (26 novembre 2018)

Donc il ne faut pas faire marcher la machine à laver, les plaques électriques et la bouilloire en même temps. Étonnant que ce soit la première fois, en X ans, que ça arrive. Ça disjoncte. Bon. C’est un dimanche à jeter, de toute façon. À cause de la douleur, j’en ai dormi douze, et il est onze heures et demi (mais il fait blanc dehors) quand j’émerge de quelque chose (mais quoi ?). Douleurs toujours là. J’attends que mes antidouleurs me laventde ça . Et je suis fasciné par ce duo posthume entre XXXTentacion et Lil Peep, tous deux morts jeunes. Ça s’appelle « Falling down » et c’est, disons, sur ces quelques secondes que ça me touche. Quand il dit Rain keeps falling, tears keep falling, c’est-à-dire quand on émerge pour la première fois du refrain (qui compose les trois quarts de la chanson, très enjoué, lumineux même) et qu’on tombe complètement dans une forme de mélancolie qui confère presque au bredouillement, à une fonction du langage désamorcée par, peut-être, la prise d’antidouleurs justement. Ou d’antidépresseurs ? Quelque chose qui te numb jusqu’à ta propre bouche, ta propre voix (une constante dans le style et le flow de XXXTentacion). Peut-être que pour bara no hanayome, le texte que je lirai pour Seconda et qu’il me reste à écrire, il faudrait que je joue de ça. Une diction foncedée. Ou bien de l’autotune. Je ne sais pas. Trop de monde à cet anniversaire où on était l’après-midi ( un autre anniversaire ) alors je tangue, je flotte, je suis pas là. Des adultes. Mais c’est la première fois que je mettrai les pieds au Kremlin-Bicêtre. Et, ça ne fait rien, car le Japon distribue 8 millions de maisons abandonnées et voici comment en obtenir une.

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