271118


Me souvenir de mes rêves, mal dormir. Mal dormir, avoir mal. Avoir mal, aller au-delà d’une simple forme de mélancolie douce, je pense. Être inhabituellement déprimé, par exemple, c’est un symptôme. Est-ce qu’être habituellement déprimé c’est un symptôme ? Ça, cette application ne le disait pas. Il faut une application pour tout. Par exemple, j’aurais besoin d’une application qui se souvient à ma place de mes rêves. Si je m’en souviens, moi, c’est que j’ai mal dormi. Et on en revient à ça. Ici, un opéra avant que l’univers implose. Les galaxies se dissolvaient dans de la matière noire et, c’était à noter dans le rêve, l’aria qu’on entendait lorsque quelque chose comme Jupiter en était venu à s’évaporer de partout, c’était particulièrement beau. Un pur moment de jouissance. Dans la vie réelle, c’est une de ces journées un peu bizarres où tu as l’impression de ne pas faire de grandes différences sur quoi que ce soit jusqu’à ce que soudainement, sans que tu y sois pour grand-chose, les brumes se lèvent d’elles-mêmes. Mais c’est un équilibre précaire, ça. Surtout, je suis complètement incapable de faire face à l’écran et j’ai des fourmis dans les doigts, il va falloir ruser. Ruser et n’écrire pas. Finir La blonde et le bunker, un livre qui m’a été recommandé par André le 25 mai dernier chez Charybde, puis oublié, puis trouvé complètement par hasard dans un dépôt vente à 770km de là, puis emmené à 9600km encore pour n’être pas ouvert, puis commencé un mois plus tard et abandonné aussi sec, et recommencé encore il y a quelques jours au cours de la même soirée, qui abritait un ticket de caisse Fnac live Paris hôtel de ville en page 49 (soit donc à 770km de distance de là où je l’aurai trouvé) mentionnant les dates des 6, 7 ou 8 juillet 2017 ainsi qu’un moustique écrasé entre les pages 192 et 193, entre les mots cercle et avoir (l’une de ces informations est fausse, je ne te dis pas laquelle) et qui se termine par les plus beaux remerciements que j’ai, je pense, lus. Aussi, c’est un très bon livre. Sur l’enquête, sur l’art, sur le désir, sur la littérature, sur tout. Mais peut-être que je devrais finalement renommer, dans tout le manuscrit, Mueller en Malheur [1]. Ça aurait du sens. Et le bon nombre de lettres.

28 décembre 2018
par Guillaume Vissac
Journal
#André Rougier #Jakuta Alikavazovic #Migraine #Mueller #Publie.net #Rêve

[1Dans l’une des nombreuses notes de bas de page, il y a déjà une version qui orthographie Mueller Malheur. Il suffirait d’inverser.

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271118, version 9 (28 décembre 2018)

Migraine, Publie.net, Rêve, Mueller, André Rougier, Jakuta Alikavazovic
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Me souvenir de mes rêves, mal dormir. Mal dormir, avoir [mal->mot1 ]. mal . Avoir mal, aller au-delà d’une simple forme de mélancolie douce, je pense. Être inhabituellement déprimé, par exemple, c’est un symptôme. Est-ce qu’être habituellement déprimé c’est un symptôme ? Ça, personne ne le dit , à commencer par cette application ne le disait pas . Il faut une application pour tout. Par exemple, j’aurais besoin d’une application qui se souvient à ma place de mes rêves. Si je m’en souviens, moi, c’est que j’ai mal dormi. Et on On en revient à ça. Ici, Ici c’était un opéra avant que quand l’univers implose en viendra à imploser . Les galaxies se dissolvaient dans de la matière noire et, c’était à noter dans le rêve, l’aria qu’on entendait lorsque quelque chose comme Jupiter en était venu à s’évaporer de partout, c’était particulièrement beau. Un pur moment de jouissance. Dans la vie réelle, c’est une de ces journées un peu bizarres où tu as l’impression de ne pas faire de grandes différences sur quoi que ce soit jusqu’à ce que soudainement, sans que tu y sois pour grand-chose, les brumes se lèvent d’elles-mêmes. Mais c’est un équilibre précaire, vivre ça. Surtout, je suis complètement incapable de faire face à l’écran et j’ai des fourmis dans les doigtsvite , il va falloir ruser. Ruser et n’écrire pas. Finir [La blonde et le bunker->http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823600629-la-blonde-et-le-bunker], un livre qui m’a été recommandé par [André->https://andrelbn.wordpress.com] [le 25 mai dernier chez Charybde->https://www.youtube.com/watch?v=EXyhKqQP-ZQ]Finir La blonde et le bunker , un livre qui m’a été recommandé par André Rougier le XX/XX chez Charybde , puis oublié, puis trouvé complètement par hasard dans un dépôt vente à 770km XXXkm de là, puis emmené à 9600km encore pour n’être pas ouvert, puis commencé un mois plus tard et abandonné aussi sec, et recommencé encore il y a quelques jours au cours de la même soirée, qui abritait abrite un ticket de caisse de Fnac live Paris hôtel de ville en page 49 (soit donc à 770km XXXkm de distance de là où je l’aurai trouvé) mentionnant les dates des 6, 7 ou 8 juillet 2017 ainsi qu’un moustique écrasé entre les pages 192 et 193, entre les mots cercle et avoir (l’une de ces informations est fausse, je ne te dis pas laquelle) et qui se termine par les plus beaux remerciements que j’ai, je pense, lus. Aussi, c’est un très bon livre. Sur l’enquête, sur l’art, sur le désir, sur la littérature, sur tout. Mais peut-être que je devrais finalement renommer, dans tout le manuscrit, Mueller en Malheur [1]. Ça aurait du sens. Et le bon nombre de lettres.

[1Dans l’une des nombreuses notes de bas de page, il y a déjà une version qui orthographie Mueller Malheur. Il suffirait d’inverser.

271118, version 8 (25 décembre 2018)

Me souvenir de mes rêves, mal dormir. Mal dormir, avoir mal. Avoir mal, aller au-delà d’une simple forme de mélancolie douce, je pense. Être inhabituellement déprimé, par exemple, c’est un symptôme. Est-ce qu’être habituellement déprimé c’est un symptôme ? Ça, personne ne le dit, à commencer par cette application. Il faut une application pour toutà présent . Par exemple, j’aurais besoin d’une application qui se souvient à ma place de mes rêves. Si je m’en souviens, moi, c’est que j’ai mal dormi. On en revient à ça. Ici c’était une symphonie ( ou bien un opéra quand l’univers en viendra à imploser .  ? l’application rêvée saurait le dire, elle) qui ne s’enclencherait qu’une fois l’univers arrivé à un point de rupture. Les galaxies se dissolvaient dans de la matière noire et, c’était à noter dans le rêve, l’aria qu’on entendait lorsque quelque chose comme Jupiter en était venu à s’évaporer de partout, c’était particulièrement beau. De quoi te faire oublier un moment que la fin du monde est venue. Un pur moment de jouissance. Dans la vie réelle, c’est une de ces journées un peu bizarres où tu as l’impression de ne pas faire de grandes différences sur quoi que ce soit jusqu’à ce que soudainement, sans que tu y sois pour grand-chose grand chose , les brumes se lèvent d’elles-mêmes. Mais c’est un équilibre précaire, vivre ça. Surtout, je suis complètement incapable de faire face à l’écran et j’ai des fourmis dans les doigts vite, il va falloir ruser . Il va donc falloir ruser. Ruser et n’écrire pas. Finir La blonde et le bunker, un livre qui m’a été recommandé par André Rougier le XX/XX chez Charybde, puis oublié, puis trouvé complètement par hasard dans un dépôt vente à XXXkm de là, puis emmené à 9600km encore pour n’être pas ouvert, puis commencé un mois plus tard et abandonné aussi sec, et recommencé encore il y a quelques jours au cours de la même soirée, qui abrite un ticket de caisse de Fnac live Paris hôtel de ville en page 49 (soit à XXXkm de distance de là où je l’aurai trouvé) mentionnant les dates des 6, 7 ou 8 juillet 2017 ainsi qu’un moustique écrasé entre les pages 192 et 193, entre les mots cercle et avoir (l’une de ces informations est fausse, je ne te dis pas laquelle) et qui se termine par les plus beaux remerciements que j’ai, je pense, lus. Aussi, c’est un très bon livre. Sur l’enquête, sur l’art, sur le désir, sur la littérature, sur tout. Mais peut-être que je devrais finalement renommer, dans tout le manuscrit, Mueller en Malheur [2]. Ça aurait du sens. Et le bon nombre de lettres.

[2Dans l’une des nombreuses notes de bas de page, il y a déjà une version qui orthographie Mueller Malheur. Il suffirait d’inverser.

271118, version 7 (23 décembre 2018)

Me souvenir de mes rêves, = mal dormir. Mal dormir, = avoir mal. Avoir mal, = aller au-delà d’une simple forme de mélancolie douce, je pense. Être inhabituellement déprimé, par exemple, c’est un symptôme. Est-ce qu’être habituellement déprimé c’est un symptôme ? Ça, personne ne le dit, à commencer par cette application. Il faut une application pour tout à présent. Par exemple, j’aurais besoin d’une application qui se souvient à ma place de mes rêves. Si je m’en souviens, moi, c’est que = j’ai mal dormi. On en revient à ça. Ici c’était une symphonie (ou bien un opéra ? l’application rêvée saurait le dire, elle) qui ne s’enclencherait qu’une fois l’univers arrivé à un point de rupture. Les galaxies se dissolvaient dans de la matière noire et, c’était à noter dans le rêve, l’élan ( ou l’aria ) qu’on entendait lorsque quelque chose comme Jupiter en était venu à s’évaporer de partout, c’était particulièrement beau. De quoi te faire oublier un moment que la fin du monde est venue. Un pur moment de jouissance. Dans la vie réelle, c’est une de ces journées un peu bizarres où tu as l’impression de ne pas faire de grandes différences sur quoi que ce soit jusqu’à ce que soudainement, sans que tu y sois pour grand chose, les brumes se lèvent d’elles-mêmes. Mais c’est un équilibre précaire, vivre ça. Surtout, je suis complètement incapable de faire face à l’écran et j’ai des fourmis dans les doigts très vite. Il va donc falloir ruser. Ruser et n’écrire pas. Finir La blonde et le bunker, un livre qui m’a été recommandé par André Rougier le XX/XX chez Charybde, puis oublié, puis trouvé complètement par hasard dans un dépôt vente à XXXkm de là, puis emmené à 9600km encore pour n’être pas ouvert, puis commencé un mois plus tard et abandonné aussi sec, et recommencé encore il y a quelques jours au cours de la même soirée, qui abrite un ticket de caisse de Fnac live Paris hôtel de ville en page 49 (soit à XXXkm de distance de là où je l’aurai trouvé) mentionnant les dates des 6, 7 ou 8 juillet 2017 ainsi qu’un moustique écrasé entre les pages 192 et 193, entre les mots cercle et avoir (l’une de ces informations est fausse, je ne te dis pas laquelle) et qui se termine par les plus beaux remerciements que j’ai, je pense, lus. Aussi, c’est un très bon livre. Sur l’enquête, sur l’art, sur le désir, sur la littérature, sur tout. Mais peut-être que je devrais finalement renommer, dans tout le manuscrit, Mueller en Malheur [3]. Ça aurait du sens. Et le bon nombre de lettres.

[3Dans l’une des nombreuses notes de bas de page, il y a déjà une version qui orthographie Mueller Malheur. Il suffirait d’inverser.

271118, version 6 (15 décembre 2018)

Me souvenir de mes rêves = mal dormir. Mal dormir = avoir mal. Avoir mal = aller au-delà d’une simple forme de mélancolie douce, je pense. Être inhabituellement déprimé, par exemple, c’est un symptôme. Est-ce qu’être habituellement déprimé c’est un symptôme ? Ça, personne ne le dit, à commencer par cette application. Il faut une application pour tout à présent. Par exemple, j’aurais besoin d’une application qui se souvient à ma place de mes rêves. Si je m’en souviens, moi, = j’ai mal dormi. On en revient à ça. Ici c’était une symphonie (ou bien un opéra ? l’application rêvée saurait le dire, elle) qui ne s’enclencherait qu’une fois l’univers arrivé à un point de rupture. Les galaxies se dissolvaient dans de la matière noire et, c’était à noter dans le rêve, l’élan (ou l’aria) qu’on entendait lorsque quelque chose comme Jupiter en était venu venir à s’évaporer de partout, c’était particulièrement beau. De quoi te faire oublier un moment que la fin du monde est venue. Un pur moment de jouissance. Dans la vie réelle, c’est une de ces journées un peu bizarres bizarre où tu as l’impression de ne pas faire de grandes différences sur quoi que ce soit jusqu’à ce que soudainement, sans que tu y sois pour grand chose, les brumes se lèvent d’elles-mêmes. Mais c’est un équilibre précaire, de vivre ça. Surtout, je suis complètement incapable de faire face à l’écran et j’ai des fourmis dans les doigts très vite. Il va donc falloir ruser. Ruser et n’écrire pas. Finir La blonde et le bunker, un livre qui m’a été recommandé par André Rougier le XX/XX chez Charybde, puis oublié, puis trouvé complètement par hasard dans un dépôt vente à XXXkm de là, puis emmené à 9600km encore pour n’être pas ouvert, puis commencé un mois plus tard et abandonné aussi sec, et recommencé encore il y a quelques jours au cours de la même soirée, qui abrite un ticket de caisse de Fnac live Paris hôtel de ville en page 49 (soit à XXXkm de distance de là où je l’aurai trouvé) mentionnant les dates des 6, 7 ou 8 juillet 2017 ainsi qu’un moustique écrasé entre les pages 192 et 193, entre les mots cercle et avoir (l’une de ces informations est fausse, je ne te dis pas laquelle) et qui se termine par les plus beaux remerciements que j’ai, je pense, lus. Aussi, c’est un très bon livre. Sur l’enquête, sur l’art, sur le désir, sur la littérature, sur tout. Mais peut-être que je devrais finalement renommer, dans tout le manuscrit, Mueller en Malheur [4]. Ça aurait du sens. Et le bon nombre de lettres.

[4Dans l’une des nombreuses notes de bas de page, il y a déjà une version qui orthographie Mueller Malheur. Il suffirait d’inverser.

271118, version 5 (1er décembre 2018)

Me souvenir de mes rêves = mal dormir. Mal dormir = avoir mal. Avoir mal = aller au-delà d’une simple forme de mélancolie douce, je pense. Être inhabituellement déprimé, par exemple, c’est un symptôme. Est-ce qu’être habituellement déprimé c’est un symptôme ? Ça, personne mon application ne le dit, à commencer par cette application pas . Il faut une application pour tout à présent. Par exemple, j’aurais besoin d’une application qui se souvient à ma place de mes rêves. Si je m’en souviens, moi, = j’ai mal dormi. On en revient à ça. Ici c’était une symphonie (ou bien un opéra ? l’application rêvée saurait le dire, elle) qui ne s’enclencherait qu’une fois l’univers arrivé à un point de rupture. Les galaxies se dissolvaient dans de la matière noire et, c’était à noter dans le rêve, l’élan (ou l’aria) qu’on entendait lorsque quelque chose comme Jupiter en était venir à s’évaporer de partout, c’était particulièrement beau. De quoi te faire oublier un moment que la fin du monde est venue. Un pur moment de jouissance. Dans la vie réelle, c’est une de ces journées un peu bizarre où tu as l’impression de ne pas faire de grandes différences sur quoi que ce soit jusqu’à ce que soudainement, sans que tu y sois pour grand chose choses , les brumes se lèvent d’elles-mêmes. Mais c’est un équilibre précaire, de vivre ça. Surtout, je suis complètement incapable de faire face à l’écran et j’ai des fourmis dans les doigts très vite. Il va donc falloir ruser. Ruser et n’écrire pas. Finir La blonde et le bunker, un livre qui m’a été recommandé par André Rougier le XX/XX chez Charybde, puis oublié, puis trouvé complètement par hasard dans un dépôt vente à XXXkm de là, puis emmené à 9600km encore de pour n’être pas ouvert, puis commencé un mois plus tard et abandonné aussi sec, et recommencé recommandé encore il y a quelques jours au cours de la même soirée, qui abrite un ticket de caisse de Fnac live Paris hôtel de ville en page 49 (soit à XXXkm de distance de là où je l’aurai trouvé) mentionnant les dates des 6, 7 ou 8 juillet 2017 ainsi qu’un moustique écrasé entre les pages 192 et 193, entre les mots cercle et avoir (l’une de ces informations est fausse, je ne te dis pas laquelle) et qui se termine par les plus beaux remerciements que j’ai, je pense, lus. Aussi, c’est un très bon livre. Sur l’enquête, sur l’art, sur le désir, sur la littérature, sur tout. Mais peut-être que je devrais finalement renommer, dans tout le manuscrit, Mueller en Malheur [5]. Ça aurait du sens. Et le bon nombre de lettres.

[5Dans l’une des nombreuses notes de bas de page, il y a déjà une version qui orthographie Mueller Malheur. Il suffirait d’inverser.

271118, version 4 (28 novembre 2018)

Me souvenir de mes rêves = , c’est mal dormir. Mal dormir = , c’est avoir mal. Avoir mal = , c’est aller au-delà d’une simple forme de mélancolie douce, je pense. Être inhabituellement déprimé, par exemple, c’est un symptôme. Est-ce qu’être habituellement déprimé c’est un symptôme ? Ça , mon Mon application ne le dit pas. Il faut une application pour tout à présent. Par exemple, j’aurais besoin d’une application qui se souvient à ma place de mes rêves. Si je m’en souviens, moi, = c’est que j’ai mal dormi. On en revient à ça. Ici c’était une symphonie (ou bien un opéra ? l’application rêvée saurait le dire, elle) qui ne s’enclencherait qu’une fois l’univers arrivé à un point de rupture. Les galaxies se dissolvaient dans de la matière noire et, c’était à noter dans le rêve, l’élan (ou l’aria) qu’on entendait lorsque quelque chose comme Jupiter en était venir à s’évaporer de partout, c’était particulièrement beau. De quoi te faire oublier un moment que la fin du monde est venue. Un pur moment de jouissance. Dans la vie réelle, c’est une de ces journées un peu bizarre où tu as l’impression de ne pas faire de grandes différences sur quoi que ce soit jusqu’à ce que soudainement, sans que tu y sois pour grand choses, les brumes se lèvent d’elles-mêmes. Mais c’est un équilibre précaire, de vivre ça. Surtout, je suis complètement incapable de faire face à l’écran et j’ai des fourmis dans les doigts très vite. Il va donc falloir ruser. Ruser et n’écrire pas. Finir La blonde et le bunker, un livre qui m’a été recommandé par André Rougier le XX/XX chez Charybde, puis oublié, puis trouvé complètement par hasard dans un dépôt vente à XXXkm de là, puis emmené à 9600km de là pour n’être pas ouvert, puis commencé un mois plus tard et abandonné aussi sec, et recommandé encore il y a quelques jours au cours de la même soirée, qui abrite un ticket de caisse de Fnac live Paris hôtel de ville en page 49 (soit à XXXkm de distance de là où je l’aurai trouvé) mentionnant les dates des 6, 7 ou 8 juillet 2017 ainsi qu’un moustique écrasé entre les pages 192 et 193, entre les mots cercle et avoir (l’une de ces informations est fausse, je ne te dis pas laquelle) et qui se termine par les plus beaux remerciements que j’ai, je pense, lus. Aussi, c’est un très bon livre. Sur l’enquête, sur l’art, sur le désir, sur la littérature, sur tout. Mais peut-être que je devrais finalement renommer, dans tout le manuscrit, Mueller en Malheur [6]. Ça aurait du sens. Et le bon nombre de lettres.

[6Dans l’une des nombreuses notes de bas de page, il y a déjà une version qui orthographie Mueller Malheur. Il suffirait d’inverser.

271118, version 3 (27 novembre 2018)

Me souvenir de mes rêves, c’est mal dormir. Mal dormir, c’est avoir mal. Avoir mal, c’est aller au-delà d’une simple forme de mélancolie douce, je pense. Être inhabituellement déprimé, par exemple, c’est un symptôme. Est-ce qu’être habituellement déprimé c’est un symptôme ? Mon application ne le dit pas. Il faut une application pour tout à présent. Par exemple, j’aurais besoin d’une application qui se souvient à ma place de mes rêves. Si je m’en souviens, moi, c’est que j’ai mal dormi. On en revient à ça. Ici c’était une symphonie (ou bien un opéra ? l’application rêvée saurait le dire, elle) qui ne s’enclencherait qu’une fois l’univers arrivé à un point de rupture. Les galaxies se dissolvaient dans de la matière noire et, c’était à noter dans le rêve, l’élan (ou l’aria) qu’on entendait lorsque quelque chose comme Jupiter en était venir à s’évaporer de partout, c’était particulièrement beau. De quoi te faire oublier un moment que la fin du monde est venue. Un pur moment de jouissance. Dans la vie réelle, c’est une de ces journées un peu bizarre où tu as l’impression de ne pas faire de grandes différences sur quoi que ce soit jusqu’à ce que soudainement, sans que tu y sois pour grand choses, les brumes se lèvent d’elles-mêmes. Mais c’est un équilibre précaire, de vivre ça. Surtout, je suis complètement incapable de faire face à l’écran et j’ai des fourmis dans les doigts très vite. Il va donc falloir ruser. Ruser et n’écrire pas. Finir La blonde et le bunker, un livre qui m’a été recommandé par André Rougier le XX/XX chez Charybde, puis oublié, puis trouvé complètement par hasard dans un dépôt vente à XXXkm de là, puis emmené à 9600km de là pour n’être pas ouvert, puis commencé un mois plus tard et abandonné aussi sec, et recommandé encore il y a quelques jours au cours de la même soirée, qui abrite un ticket de caisse de Fnac live Paris hôtel de ville en page 49 (soit à XXXkm de distance de là où je l’aurai trouvé) mentionnant les dates des 6, 7 ou 8 juillet 2017 ainsi qu’un moustique écrasé entre les pages 192 et 193, entre les mots cercle et avoir (l’une de ces informations est fausse, je ne te dis pas laquelle) et qui se termine par les plus beaux remerciements que j’ai, je pense, lus. Aussi, c’est un très bon livre. Sur l’enquête, sur l’art, sur le désir, sur la littérature, sur tout.

271118, version 2 (27 novembre 2018)

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