020119


La coutume de l’o-miokuri surprend souvent les Occidentaux en visite au Japon. Elle consiste à raccompagner la personne qui s’en va, comme cela se pratique dans beaucoup d’autres cultures, et comme elle s’est pratiquée longtemps dans les gares et les ports. Au Japon, cependant, elle ne concerne pas seulement les grands départs. En ce moment que je suis au Japon, ma mère reste sur le pas la porte tous les matins quand je sors de la maison, et agite la main jusqu’à ce que j’aie tourné le coin de la rue. Dans les restaurants traditionnels de Kyôto, le chef et la patronne sortent chaque fois qu’un client quitte l’établissement, et continuent de les saluer jusqu’à ce qu’il ait disparu de leur champ de vision. Omiokuri, c’est « raccompagner (okuru) du regard (mi) ».

Chaque fois que je me rendais chez mon grand-père, au moment de se quitter, il faisait omiokuri jusqu’à ce que j’aie monté la pente et que l’on ne se voie plus. C’est le regard qui prolonge le lien entre deux personnes, même après le départ.

Ryoko Sekiguchi, Nagori, P.O.L [1]

Je passe mon temps à déplacer des blocs (Sisyphe au temps des agendas partagés). C’est tout. On entend vivre le reste de l’immeuble dans ce qui nous reste des vibrations d’avant-veilles : ces sons viennent-ils droit de 2018 ? Le passé, c’est ce qu’on sent. Et je n’aurais besoin que d’une tentative pour trouver ce combo, pour « Bara no hanayome » : & des litres / de données les contemplent. Ça tombe juste. Parfait. Exactement le bon nombre de lettres et de syllabes. L’amie prodigieuse [2] : Elle était devenue sinueuse.

2 février 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#Bara no hanayome #Elena Ferrante #Pierre Ménard #Publie.net #Ryoko Sekiguchi #Spiderman #Temps

[1Extrait dont parle également Pierre Ménard dans son article et qui m’a donné à l’origine l’envie de lire ce livre.

[2Elena Ferrante, Gallimard, traduction Elsa Damien.

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020119, version 10 (2 février 2019)

Publie.net, Temps, Pierre Ménard, Bara no hanayome, Ryoko Sekiguchi, Spiderman, Elena Ferrante

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La coutume de l’o-miokuri surprend souvent les Occidentaux en visite au Japon. Elle consiste à raccompagner la personne qui s’en va, comme cela se pratique dans beaucoup d’autres cultures, et comme elle s’est pratiquée longtemps dans les gares et les ports. Au Japon, cependant, elle ne concerne pas seulement les grands départs. En ce moment que je suis au Japon, ma mère reste sur le pas la porte tous les matins quand je sors de la maison, et agite la main jusqu’à ce que j’aie tourné le coin de la rue. Dans les restaurants traditionnels de Kyôto, le chef et la patronne sortent chaque fois qu’un client quitte l’établissement, et continuent de les saluer jusqu’à ce qu’il ait disparu de leur champ de vision. Omiokuri, c’est « raccompagner (okuru) du regard (mi) ».

Chaque fois que je me rendais chez mon grand-père, au moment de se quitter, il faisait omiokuri jusqu’à ce que j’aie monté la pente et que l’on ne se voie plus. C’est le regard qui prolonge le lien entre deux personnes, même après le départ.

Ryoko Sekiguchi, Nagori, P.O.L [1]

</blockquote>

Je passe mon temps à déplacer des blocs (Sisyphe au temps des agendas partagés). C’est tout. On entend vivre le reste de l’immeuble dans ce qui nous reste des vibrations d’avant-veilles : ces sons viennent-ils droit de 2018 ? Le passé, c’est ce qu’on sent. Et je n’aurais besoin que d’une tentative pour trouver ce combo combo-là , pour « Bara no hanayome » : & des litres / de données les contemplent. Ça tombe juste. Parfait. Exactement le C’est l’exact bon nombre de lettres et de syllabes. [L’amie prodigieuse->http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/L-amie-prodigieuse] [2]  : Elle était devenue sinueuse. nagori + ferrante

[1Extrait dont parle également Pierre Ménard dans son article et qui m’a donné à l’origine l’envie de lire ce livre.

[2Elena Ferrante, Gallimard, traduction Elsa Damien.

jpg/dsc_1258.jpg

020119, version 9 (1er février 2019)

Je passe mon temps à déplacer des blocs (Sisyphe au temps des agendas partagés). C’est tout. On entend vivre le reste de l’immeuble dans ce qui nous reste des vibrations d’avant-veilles des avant-veilles : ces sons viennent-ils droit de 2018 ? Le passé, c’est ce qu’on sent. Et je n’aurais besoin que d’une tentative pour trouver ce combo-là vers-là , pour « Bara no hanayome » : & des litres / de données les contemplent. Ça Et ça tombe juste. Parfait. C’est l’exact bon nombre de lettres et de syllabes. nagori + ferrante

020119, version 8 (29 janvier 2019)

020119, version 7 (28 janvier 2019)

Je passe mon temps à déplacer des blocs (ici c’est Sisyphe au temps des agendas partagés). C’est tout. On entend vivre le reste de l’immeuble dans ce qui nous reste des vibrations des avant-veilles : ces sons viennent-ils de 2018 ? Le passé, c’est ce qu’on sent. Et je n’aurais besoin que d’une tentative pour trouver ce vers-là, pour «  Bara no hanayome » : & des litres / de données les contemplent. Et ça tombe juste . juste . Parfait. C’est l’exact bon nombre de lettres et de syllabes. nagori + ferrante

020119, version 6 (20 janvier 2019)

Je passe mon temps à déplacer des blocs (ici c’est Sisyphe au temps des agendas partagés). C’est tout. On entend vivre le reste de l’immeuble dans ce qui nous reste des vibrations des avant-veilles : ces sons viennent-ils droit de 2018 ? Le passé, c’est ce qu’on sent. Et je n’aurais besoin que d’une tentative pour trouver ce vers-là, pour Bara no hanayome : & des litres / de données les contemplent. Et ça tombe juste. Parfait. C’est l’exact bon nombre de lettres et de syllabes. nagori + ferrante

020119, version 5 (3 janvier 2019)

Je passe mon temps à déplacer des blocs (Sisyphe au temps des agendas partagés). C’est tout. On entend vivre le reste de l’immeuble dans ce qui nous reste des vibrations des avant-veilles : ces sons viennent-ils droit de 2018 ? Le passé, c’est ce qu’on sent. Et je n’aurais besoin que d’une tentative pour trouver ce vers-là, pour Bara no hanayome : & des litres / de données les contemplent. Et ça tombe juste. Parfait. C’est l’exact bon nombre de lettres et de syllabes. nagori + ferrante

020119, version 4 (2 janvier 2019)

Je passe mon temps à déplacer des blocs (Sisyphe au temps des agendas partagés). C’est tout. On entend vivre le reste de l’immeuble dans ce qui nous reste des vibrations des avant-veilles : ces sons viennent-ils droit de 2018 ? Le passé, c’est ce qu’on sent. Et je n’aurais besoin que d’une tentative pour trouver ce vers-là, pour Bara no hanayome : & des litres / de données les contemplent. Et ça tombe juste. Parfait. C’est l’exact bon nombre de lettres et de syllabes.

020119, version 3 (2 janvier 2019)

Je passe mon temps à déplacer des blocs (Sisyphe au temps des agendas partagés). C’est tout.

020119, version 2 (2 janvier 2019)

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