060119


Nous sommes le six. Les mises en ligne d’Ulysse, en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des chiffres plus proches de 2013, c’est-à-dire une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, ce qui est en soi dérisoire, combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de soleil, là. C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans Ulysse : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ans, pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce) : plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après cette scène, Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suit une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs, etc. Peut-il (le Bloom de 2021) penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs tous interconnectés les uns aux autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Forcément des trucs m’échappent. Je fais des erreurs, quoi. C’est que je comptais précisément sur ce projet pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement. Tout l’après-midi sur « Bara no hanayome » dans une sorte de fièvre : la fièvre de l’insatisfaction. C’est qu’il faut faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, Hush. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé musical illustre, c’est toujours une espèce de déclic. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’Ulysse, ou du moins ce que j’essaye d’en faire, est-ce ça ? L’amie prodigieuse [1] : et je faisais comme si ce n’était rien alors que c’était tout.

6 février 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#Bara no hanayome #Elena Ferrante #James Joyce #Nora Fischer #Traduire #Ulysse par jour

[1Elena Ferrante, Gallimard, traduction Elsa Damien.

<  -  >

Partager

Révisions

9 révisions

060119, version 10 (6 février 2019)

James Joyce, Traduire, Ulysse par jour, Bara no hanayome, Elena Ferrante, Nora Fischer
jpg/dsc_1272.jpg
Nous sommes le six. Les mises en ligne d’[Ulysse->http://www.fuirestunepulsion.net/ulysse/]Les mises en ligne d’Ulysse , en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des chiffres scores plus proches de 2013, c’est-à-dire une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, ce qui est en soi un chiffre dérisoire, combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de soleil, là. C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans [Ulysse->http://www.fuirestunepulsion.net/ulysse/]  : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ansEt j’avance sans recul dans Ulysse  : ce que j’avais pris , il y a plus de trois ans , pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce) : plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après [cette scène->http://www.fuirestunepulsion.net/ulysse/spip.php  ? AP1 article1860], C’est que plusieurs heures après cette scène ( Ulysse 1860 ), Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suit une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs, etc. Peut-il ( , le Bloom de 2021) , penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs tous interconnectés les uns aux autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Forcément Malgré plusieurs lectures au fil du temps , forcément des trucs m’échappent, je fais des erreurs quoi . Je fais des erreurs, quoi. C’est que je comptais précisément sur [ce projet->http://www . ce projet , Ulysse par jour , pour me permettre , ce livre , de le lire enfin pleinement . fuirestunepulsion.net/ulysse/] pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement. Tout l’après-midi sur «  Bara no hanayome » dans une sorte de fièvre : la fièvre de l’insatisfaction. C’est qu’il faut faire rentrer les corrections effectuées hier C’est qu’il faut faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, [Hush->https://norafischer . Hush . nl/#page/discography]. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé musical d’une musique illustre, c’est toujours une espèce de un déclicpour moi . Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’[Ulysse->http://www . d’Ulysse , est-ce ça  ? fuirestunepulsion.net/ulysse/], ou du moins ce que j’essaye d’en faire, est-ce ça ? [L’amie prodigieuse->http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/L-amie-prodigieuse] [1]  : et je faisais comme si ce n’était rien alors que c’était tout.

[1Elena Ferrante, Gallimard, traduction Elsa Damien.

060119, version 9 (5 février 2019)

Nous sommes le six. Les mises en ligne d’Ulysse, en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des scores plus proches de 2013, c’est-à-dire une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, ce qui est en soi un chiffre dérisoire, combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de soleil, là. C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans Ulysse : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ans, pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce) : plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après cette scène (Ulysse 1860), Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suit une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs, etc. Peut-il, le Bloom de 2021, penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs tous interconnectés les uns aux autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Malgré plusieurs lectures au fil du temps, forcément des trucs m’échappent, je fais des erreurs quoi. C’est que je comptais précisément sur ce projet, Ulysse par jour, pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement. Tout l’après-midi sur Bara no hanayome dans une sorte de fièvre : la fièvre de l’insatisfaction. C’est qu’il faut faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, Hush. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé d’une musique illustre, c’est toujours un déclic pour moi. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’Ulysse, est-ce ça ? AP1

060119, version 8 (3 février 2019)

Nous sommes le six. Les mises en ligne d’Ulysse, en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des scores plus proches de 2013, c’est-à-dire une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, ce qui est en soi un chiffre dérisoire, combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de soleil, là. C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans Ulysse : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ans, pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce) : plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après cette scène (Ulysse 1860), Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suit une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs, etc . Peut-il, le Bloom de 2021, penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs tous interconnectés les uns aux autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Ça, j’aurais pu l’anticiper en ayant une meilleure connaissance du livre. Malgré Mais malgré plusieurs lectures au fil du temps, forcément des trucs m’échappent, et je fais des erreurs quoi . C’est que je comptais précisément sur ce projet, Ulysse par jour, pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement. Tout l’après-midi sur Bara no hanayome dans une sorte de fièvre : la fièvre de l’insatisfaction. C’est qu’il faut faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, Hush. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé d’une musique illustre, c’est toujours un déclic pour moi. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’Ulysse, est-ce ça ?

060119, version 7 (1er février 2019)

Nous sommes le six. Les mises en ligne bouts d’Ulysse, en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des scores plus proches de 2013, une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, ce qui est en soi un chiffre dérisoire , combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de soleil, là. C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans Ulysse : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ans, pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce) : plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après cette scène (Ulysse 1860), Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suit une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs. Peut-il, le Bloom de 2021, penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs tous interconnectés les uns aux autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Ça, j’aurais pu l’anticiper en ayant une meilleure connaissance du livre. Mais malgré plusieurs lectures au fil du temps forcément des trucs m’échappent et je fais des erreurs. C’est que je comptais précisément sur ce projet, Ulysse par jour, pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement. Tout l’après-midi sur Bara no hanayome dans une sorte de fièvre : la fièvre de l’insatisfaction. C’est qu’il faut faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, Hush. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé d’une musique illustre, c’est toujours un déclic pour moi. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’Ulysse, est-ce ça ?

060119, version 6 (29 janvier 2019)

Nous sommes le six. Les bouts d’Ulysse, en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des scores plus proches de 2013, une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de soleil, . C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans Ulysse : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ans, pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce)  : ), c’est plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après cette scène (Ulysse 1860), Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suit une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs. Peut-il, le Bloom de 2021, penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs , ce livre , tous interconnectés les uns aux autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Ça, j’aurais pu l’anticiper en ayant une meilleure connaissance du livre. Mais malgré plusieurs lectures au fil du temps forcément des trucs m’échappent et je fais des erreurs. C’est que je comptais précisément sur ce projet, Ulysse par jour, pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement. Tout l’après-midi sur Bara no hanayome dans une sorte de fièvre : la fièvre de l’insatisfaction. C’est qu’il faut faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, Hush. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé d’une musique illustre, c’est toujours un déclic pour moi. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’Ulysse, est-ce ça ?

060119, version 5 (28 janvier 2019)

Nous sommes le six. Les bouts d’Ulysse, en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des scores plus proches de 2013, une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de lumière du soleil. C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans Ulysse : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ans, pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce), c’est plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après cette scène (Ulysse 1860), Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suit suis une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs. Peut-il, le Bloom de 2021, penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs, ce livre, tous interconnectés les uns aux avec les autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Ça, j’aurais pu l’anticiper en ayant une meilleure connaissance du livre. Mais malgré plusieurs lectures au fil du temps forcément des trucs m’échappent et je fais des erreurs. C’est que je comptais précisément sur ce projet, Ulysse par jour, pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement . pleinement . Tout l’après-midi sur Bara no hanayome dans une sorte de fièvre : la fièvre de l’insatisfaction. C’est qu’il faut faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, Hush. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé d’une musique illustre, c’est toujours un déclic pour moi. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’Ulysse, est-ce c’est un peu ça ? .

060119, version 4 (6 janvier 2019)

Nous sommes le six. Les bouts d’Ulysse, en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des scores plus proches de 2013, une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de lumière du soleil. C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans Ulysse : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ans, pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce), c’est plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après cette scène (Ulysse 1860), Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suis une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs. Peut-il, le Bloom de 2021, penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs, ce livre, tous interconnectés les uns avec les autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Ça, j’aurais pu l’anticiper en ayant une meilleure connaissance du livre. Mais malgré plusieurs lectures au fil du temps forcément des trucs m’échappent et je fais des erreurs. C’est que je comptais précisément sur ce projet, Ulysse par jour, pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement. Tout l’après-midi sur Bara no hanayome dans une sorte de fièvre : la fièvre de l’insatisfaction. C’est qu’il faut Tout l’après-midi sur Bara no hanayome , faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, Hush. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé d’une musique illustre, c’est toujours un déclic pour moi. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’Ulysse, c’est un peu ça.

060119, version 3 (6 janvier 2019)

Nous sommes le six. Les bouts d’Ulysse, en novembre 2015, faisaient une trentaine de lectures chacun. Nous en sommes revenus à des scores plus proches de 2013, une centaine. Mais parmi cette centaine de lectures, combien de vues non-humaines ? Toujours pas le moindre signe du plus petit rai de lumière du soleil. C’est juste blanc. On est donc dans le blanc. Et j’avance sans recul dans Ulysse : ce que j’avais pris, il y a plus de trois ans, pour une possible réécriture actuelle (un cortège de migrants traversant la ville dans notre version VS un troupeau de bœufs qu’on mène à l’abattoir chez Joyce), c’est plus compliqué qu’il n’y parait. C’est que plusieurs heures après cette scène (Ulysse 1860), Bloom se retrouve dans un pub à manger et l’ambiance, la saleté, la grossièreté des autres clients le dégoutent. S’en suis une méditation intérieure sur le végétarisme et la souffrance animale : ces pauvres bêtes aux abattoirs. Peut-il, le Bloom de 2021, penser cela sans avoir assisté, au préalable, à la transhumance des animaux vers leur exécution ? C’est un réseau de récits brefs, ce livre, tous interconnectés les uns avec les autres et si tu déplaces quelque chose ici, tu vas le voir se répercuter là, plusieurs dizaines ou centaines de pages plus tard. Ça, j’aurais pu l’anticiper en ayant une meilleure connaissance du livre. Mais malgré plusieurs lectures au fil du temps forcément des trucs m’échappent et je fais des erreurs. C’est que je comptais précisément sur ce projet, Ulysse par jour, pour me permettre, ce livre, de le lire enfin pleinement. Tout l’après-midi sur Bara no hanayome, faire rentrer les corrections effectuées hier sur papier dans l’écran (des fois ça ne passe pas). Il y a cet album étonnant, Hush. Est-ce que ça m’aide ? Les incursions du futur (c’est-à-dire notre présent) dans le passé d’une musique illustre, c’est toujours un déclic pour moi. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec des textes classiques ? Ce que je fais d’Ulysse, c’est un peu ça.

060119, version 2 (6 janvier 2019)

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |