200119


Peut-être qu’on pourrait faire un genre de journal mais muet. Ce serait comme dans la vie. Se taire. Là, tenté d’aller le plus loin possible dans cette extinction, celle de la parole extérieure (taire ou tarir ses propres pensées, c’est un stade que je ne me sens pas capable d’atteindre), c’est-à-dire m’adresser aux autres sans m’adresser aux autres, jouer le jeu de la gestuelle et de la communication non verbale, c’est facile quand il s’agit de payer un sandwich à la boulangerie qu’on aura désigné d’un doigt ou de montrer son billet de train à la personne qui te contrôle, plus compliqué quand il convient de louer une chambre, la moins chère possible, là où nos mouvements nous ont conduit pour y passer la nuit. J’y travaille. L. me demande par texto où je suis : géographiquement ou mentalement ? C’est différent ? À Niort, quand un groupe de quatre ou cinq types sont montés c’est un nuage de beuh qui a comme envahi le compartiment et moi j’en suis à être dans le rush. Un double rush en réalité : celui qui vient quand on a efficacement fait le job que l’on ta commandé lors d’une rencontre la veille et celui, beaucoup plus chimique, qui est consécutif d’une prise d’anti-douleurs pendant que la vitre s’anime de part et d’autre du siège et que l’on bouge dans le torrent des ciels sans soi jamais bouger. Si je m’intéresse à eux dans le nuage de leur beuh, c’est que je suis derrière le carré où ils sont ; ils parlaient. Pendant qu’ils se parlaient, j’avais une oreille avec eux et une autre dans la construction de trois morceaux de son dont j’aurais besoin dimanche prochain pour lire « Bara no hanayome » en public. Il y en a un qui est si grand qu’il n’arrive pas à plier ses longues jambes sous la tablette et ils auront une trentaine d’années, tous, et étaient déçus du football, c’était assez touchant en réalité, le discours qu’ils avaient, à la fois complètement désabusés sur le système, le fric, mais incapables pendant mais je ne sais même pas combien de temps de parler d’autre chose, en l’occurrence de trucs pointus, de joueurs que personne ne sait réellement situer, et d’équipes de districts ici ou là dans des patelins paumés, de Rennes à Chilly-Mazarin. Il y en a un qui a fait des centres de formation et qui n’a pas pu aller au bout : si j’étais devenu pro, je serais devenu fou ! Est-ce que c’était une façon de raconter aux autres (et donc, a fortiori, à lui-même) que c’était lui qui était à l’origine de ce que l’on pouvait considérer comme un échec ? On ne saura pas. Ses propres gamins, il ne les met pas au foot. Je préfère des sports de combat pour eux. Au niveau du respect et de l’attitude, c’est mieux. Un autre, il met les siens en U6 (les moins de six ans, je crois que de mon temps on appelait ça des débutants) mais il est dégoûté par la façon dont les autres pères mettent la pression à leurs gosses pour qu’ils deviennent de futurs M’Bappé. C’est un moyen comme un autre de s’imaginer gagner de l’argent. Il faut qu’il y ait du plaisir ! À un moment donné, l’un d’eux évoque avec comme de la nostalgie dans la voix les années Ljuboja à Strasbourg. Un autre, Pascal Nouma au Besiktas : ils lui ont fait une statue là-bas. Un certain Kim en Italie. Un autre : tu connais Moussa, à Bondy ? Trente ans maintenant. Très technique. L’homme aux grandes jambes connaissait Moussa. Et Nassim ? Un petit blond ? Il a disparu en même temps que moi.Nassim comment ? Il savait pas. Ils en resteront là pour un temps (certains même s’endormaient) avant que la conversation reparte (ils seront incapables de parler d’autre chose que de foot). Bielsa ? Surrévalué. Klopp ? Ça c’est un vrai coach. Rien sur Tuchel. Le must, pour eux, ce ne sera pas Messi ni Zidane mais Ronaldinho. Même si Zidane, c’était bien aussi (comme joueur, pas comme entraineur). Messi, il a fait virer Villa, Eto’o, Henry, Ibrahimovic... Ça n’ira pas plus loin. Mais moi oui.

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Révisions

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200119, version 7 (2 mars 2019)

200119, version 6 (28 février 2019)

Migraine, Train, L., Football, Bara no hanayome
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Peut-être qu’on pourrait faire un genre de journal mais [muet->article4295 ]. muet . Ce serait comme dans la vie. Se taire. Là, tenté d’aller le plus loin possible dans cette extinction, celle de la parole extérieure (taire ou tarir ses propres pensées, c’est un stade que je ne me sens pas capable d’atteindreà plus ou moins court terme ), c’est-à-dire m’adresser aux autres sans m’adresser aux autres, jouer le jeu de la gestuelle et de la communication non verbale, c’est facile quand il s’agit de payer un sandwich à la boulangerie qu’on aura désigné d’un doigt ou de montrer son billet de train à la personne qui te contrôle, plus compliqué quand il convient de louer une chambre, la moins chère possible, là où nos mouvements nous ont conduit pour y passer la nuit. J’y travaille. [L L .->mot43] me demande par texto où je suis : géographiquement ou mentalement ? C’est différent ? À Niort, quand un groupe de quatre ou cinq types sont montés c’est un nuage de beuh qui a comme envahi le compartiment et moi j’en suis à être dans le rush. Un double rush en réalité : celui qui vient quand on a efficacement fait le job que l’on ta commandé lors d’une rencontre la veille Un double rush en réalité  : celui qui vient quand on a efficacement fait le job que l’on ta commandé lors d’une rencontre la veille et celui, beaucoup plus chimique, qui est consécutif d’une prise d’anti-douleurs pendant que la vitre s’anime de part et d’autre du siège de soi et que l’on bouge dans le torrent des ciels sans soi jamais bouger. Si je m’intéresse à eux dans le nuage de leur beuh, c’est que je suis derrière le carré où ils sont ; ils parlaient. Pendant qu’ils se parlaient, j’avais une oreille avec eux et une autre dans la construction de trois morceaux de son dont j’aurais besoin dimanche prochain pour lire « Bara no hanayome » en public. Il y en a un qui est si grand qu’il n’arrive pas à plier ses longues jambes sous la tablette et ils auront une trentaine d’années, tous, et étaient déçus du football, c’était assez touchant en réalité, le discours qu’ils avaient, à la fois complètement désabusés sur le système, le fric, mais incapables incapable pendant mais je ne sais même pas combien de temps de parler d’autre chose, en l’occurrence de trucs pointus, de joueurs que personne ne sait réellement situer, et d’équipes de districts ici ou là dans des patelins paumés, de Rennes à Chilly-Mazarin. Il y en a un qui a fait des centres de formation et qui n’a pas pu aller au bout : si j’étais devenu pro, je serais devenu fou ! Est-ce que c’était une façon de raconter aux autres (et donc, a fortiori, à lui-même) que c’était lui qui était à l’origine de ce que l’on pouvait considérer comme un échec ? On ne saura pas. Ses propres gamins, il ne les met pas au foot. Je préfère des sports de combat pour eux. Au niveau du respect et de l’attitude, c’est mieux. Un autre, il met les siens en U6 (les moins de six ans, je crois que de mon temps on appelait ça des débutants) mais il est dégoûté par la façon dont les autres pères mettent la pression à leurs gosses pour qu’ils deviennent de futurs M’Bappé. C’est un moyen comme un autre de s’imaginer gagner de l’argent. Il faut qu’il y ait du plaisir ! À un moment donné, l’un d’eux évoque avec comme de la nostalgie dans la voix les années Ljuboja à Strasbourg. Un autre, Pascal Nouma au à Besiktas : ils lui ont fait une statue là-bas. Un certain Kim en Italie . (? ) en Italie. Un autre : tu connais Moussa, à Bondy ? Trente ans maintenant. Très technique. L’homme aux grandes jambes connaissait Moussa. Et Nassim ? Un petit blond ? Il a disparu en même temps que moi.Nassim comment ? Il savait pas. Ils en resteront là pour un temps ( certains même s’endormaient ) avant que la conversation reparte ( ils seront incapables de parler d’autre chose que de foot ). . Ils seront incapables de parler d’autre chose que de foot. Bielsa ? Surrévalué. Klopp ? Ça c’est un vrai coach. Rien sur Tuchel. Le must, pour eux, ce ne sera pas Messi ni Zidane mais Ronaldinho. Même si Zidane, c’était bien aussi (comme joueur, pas comme entraineur coach ). Messi, il a fait virer Villa, Eto’o Etoo , Henry, Ibrahimovic... Ça n’ira pas plus loin. Mais moi oui.Moi non plus.

200119, version 5 (18 février 2019)

Peut-être qu’on pourrait faire un genre de journal journal mais muet . mais muet. Ce serait comme dans la vie. Se taire. Là, j’ai tenté d’aller le plus loin possible dans cette extinction de la parole extérieure (taire ou tarir ses propres pensées, c’est un stade que je ne me sens pas capable d’atteindre à plus ou moins court terme), c’est-à-dire m’adresser aux autres sans m’adresser aux autres, jouer le jeu de la gestuelle et de la communication non verbale, c’est facile quand il s’agit de payer un sandwich à la boulangerie qu’on aura désigné d’un doigt ou de montrer son billet de train à la personne qui te contrôle , plus compliqué quand il convient de louer une chambre , la moins chère possible , nos mouvements nous ont conduit pour y passer la nuit . au contrôleur ( peut-on dire contrôleuse  ? ), plus compliqué quand il convient de louer une chambre, la moins chère possible, là où nos mouvements nous ont conduit pour y passer la nuit. J’y travaille. L. me demande par texto où je suis : géographiquement ou mentalement ? C’est différent ? À Niort, quand un groupe de quatre ou cinq types sont montés c’est un nuage de beuh qui a comme envahi le compartiment et moi j’en suis à être dans le rush. Un double rush en réalité : celui qui vient quand on a efficacement fait le job que l’on ta commandé lors d’une rencontre la veille et celui, beaucoup plus chimique, qui est consécutif d’une prise d’anti-douleurs pendant que la vitre s’anime de part et d’autre de soi et que l’on bouge dans le torrent des ciels sans soi jamais bouger. Si je m’intéresse à eux dans le nuage de leur beuh, c’est que je suis derrière le carré où ils sont ; et ils parlaient parlent . Pendant qu’ils se parlaient, j’avais une oreille avec eux et une autre dans la construction de trois morceaux de son dont j’aurais besoin dimanche prochain pour lire « Bara no hanayome » en public. Il y en a un qui est si grand qu’il n’arrive pas à plier ses longues jambes sous la tablette et ils auront une trentaine d’années, tous, et étaient déçus du football, c’était assez touchant en réalité, le discours qu’ils avaient, à la fois complètement désabusés sur le système, le fric, mais incapable pendant mais je ne sais même pas combien de temps de parler d’autre chose, en l’occurrence de trucs pointus, de joueurs que personne ne sait réellement situer, et d’équipes de districts ici ou là dans des patelins paumés, de Rennes à Chilly-Mazarin. Il y en a un qui a fait des centres de formation et qui n’a pas pu aller au bout : si j’étais devenu pro, je serais devenu fou ! Est-ce que c’était une façon de raconter aux autres (et donc, a fortiori, à lui-même soi-même ) que c’était lui qui était à l’origine de ce que l’on pouvait considérer comme un échec ? Ses propres gamins, il ne les met pas au foot. Je préfère des sports de combat pour eux. Au niveau du respect et de l’attitude, c’est mieux. Un autre, il met les siens en U6 (les moins de six ans, je crois que de mon temps on appelait ça des débutants) mais il est dégoûté par la façon dont les autres pères mettent la pression à leurs gosses pour qu’ils deviennent de futurs M’Bappé. Il faut qu’il y ait du plaisir ! À un moment donné, l’un d’eux évoque avec comme de la nostalgie dans la voix les années Ljuboja Luboja à Strasbourg. Un autre, Pascal Nouma à Besiktas : ils lui ont fait une statue là-bas . . Ils lui ont fait une statue là-bas. Un certain Kim (?) en Italie. Un autre : tu connais Moussa, à Bondy ? Trente ans maintenant. Très technique. L’homme aux grandes jambes connaissait Moussa . Et Nassim ? Un petit blond ? Il a disparu en même temps que moi.Nassim comment ? Il savait pas. Ils en resteront là pour un temps avant que la conversation reparte. Ils seront incapables de parler d’autre chose que de foot. Bielsa ? Surrévalué. Klopp ? Ça c’est un vrai coach. Rien sur Tuchel. Le must, pour eux, ce ne sera pas Messi ni Zidane mais Ronaldinho. Même si Zidane, c’était bien aussi ( comme joueur , pas comme coach ). . Messi, il a fait virer Villa, Etoo, Henry, Ibrahimovic... Ça n’ira pas plus loin. Moi non plus.

200119, version 4 (3 février 2019)

Peut-être qu’on pourrait faire un genre de journal mais muet. Ce serait comme dans la vie. Se taire. Là j’ai tenté d’aller le plus loin possible dans cette extinction de la parole extérieure (taire ou tarir ses propres pensées, c’est à un stade que je ne me sens pas capable d’atteindre à plus ou moins court terme), c’est-à-dire m’adresser aux autres sans m’adresser aux autres, jouer le jeu de la gestuelle et de la communication non verbale, c’est facile quand il s’agit de payer un sandwich à la boulangerie qu’on aura désigné d’un doigt ou de montrer son billet de train au contrôleur (peut-on dire contrôleuse ?), plus compliqué quand il convient de louer une chambre, la moins chère possible, là où nos mouvements nous ont conduit pour y passer la nuit. J’y travaille. L. me demande par texto où je suis : veut-elle dire géographiquement ou mentalement ? C’est Est-ce que c’est différent ? À Niort, quand un groupe de quatre ou cinq types sont montés c’est un nuage de beuh qui a comme envahi le compartiment et moi j’en suis à être dans le rush. Un double rush en réalité : celui qui vient quand on a efficacement fait le job lors d’une rencontre la veille et celui, beaucoup plus chimique, qui est consécutif d’une prise d’anti-douleurs pendant que la vitre s’anime de part et d’autre de soi et que l’on bouge dans le torrent des ciels sans soi jamais bouger. Si je m’intéresse à eux dans le leur nuage de leur beuh, c’est que je suis derrière le carré où ils sont et ils parlent. Pendant qu’ils se parlaient, j’avais une oreille avec eux et une autre dans la construction de trois morceaux de son dont j’aurais besoin dimanche prochain pour lire « Bara no hanayome » en public. Il y en a un qui est si grand qu’il n’arrive pas à plier ses longues jambes sous la tablette et ils auront une trentaine d’années, tous, et étaient déçus du football, c’était assez touchant en réalité, le discours qu’ils avaient, à la fois complètement désabusés sur le système, le fric, mais incapable pendant mais je ne sais même pas combien de temps de parler d’autre chose, en l’occurrence de trucs pointus, de joueurs que personne ne sait réellement situer, et d’équipes de districts ici ou là dans des patelins paumés, de Rennes à Chilly-Mazarin. Il y en a un qui a fait des centres de formation et qui n’a pas pu aller au bout : si j’étais devenu pro, je serais devenu fou ! Est-ce que c’était une façon de raconter aux autres (et donc, a fortiori, à soi-même) que c’était lui qui était à l’origine de ce que l’on pouvait considérer comme un échec ? Ses propres gamins, il ne les met pas au foot. Je préfère des sports de combat pour eux. Au niveau du respect et de l’attitude, c’est mieux. Un autre, il met les siens en U6 (les moins de six ans, je crois que de mon temps on appelait ça des débutants) mais il est dégoûté par la façon dont les autres pères mettent la pression à leurs gosses pour qu’ils deviennent de futurs M’Bappé. Il faut qu’il y ait du plaisir ! À un moment donné, l’un d’eux évoque avec comme de la nostalgie dans la voix les années Luboja à Strasbourg. Un autre, Pascal Nouma à Besiktas. Ils lui ont fait une statue là-bas. Un certain Kim (?) en Italie. Un autre : tu connais Moussa, à Bondy ? Trente ans maintenant. Très technique. L’homme aux grandes jambes connaissait. Et Nassim ? Un petit blond ? Il a disparu en même temps que moi.Nassim comment ? Il savait pas. Ils en resteront là pour un temps avant que la conversation reparte. Ils seront incapables de parler d’autre chose que de foot. Bielsa ? Surrévalué. Klopp ? Ça c’est un vrai coach. Rien sur Tuchel. Le must, pour eux, ce ne sera pas Messi ni Zidane mais Ronaldinho. Même si Zidane, c’était bien aussi. Messi, il a fait virer Villa, Etoo, Henry, Ibrahimovic... Ça n’ira pas plus loin. Moi non plus.

200119, version 3 (29 janvier 2019)

Peut-être qu’on pourrait faire un genre de journal mais muet. Ce serait comme dans la vie. Se taire. Là j’ai tenté d’aller le plus loin possible dans cette extinction de la parole extérieure (taire ses propres pensées, c’est à un stade que je ne me sens pas capable d’atteindre à plus ou moins court terme), c’est-à-dire m’adresser aux autres sans m’adresser aux autres, jouer le jeu de la gestuelle et de la communication non verbale, c’est facile quand il s’agit de payer un sandwich à la boulangerie qu’on aura désigné d’un doigt ou de montrer son billet de train au contrôleur (peut-on dire contrôleuse ?), plus compliqué quand il convient de louer une chambre, la moins chère possible, là où nos mouvements nous ont conduit pour y passer la nuit. J’y travaille. L. me demande par texto où je suis : veut-elle dire géographiquement ou mentalement ? Est-ce que c’est différent ? À Niort, quand un groupe de quatre ou cinq types sont montés c’est un nuage de beuh qui a comme envahi le compartiment et moi j’en suis à être dans le rush. Un double rush en réalité : celui qui vient quand on a efficacement fait le job lors d’une rencontre la veille et celui, beaucoup plus chimique, qui est consécutif d’une prise d’anti-douleurs pendant que la vitre s’anime de part et d’autre de soi et que l’on bouge dans le torrent des ciels sans soi jamais bouger. Si je m’intéresse à eux dans leur nuage de beuh, c’est que je suis derrière le carré où ils sont et ils parlent. Pendant qu’ils se parlaient, j’avais une oreille avec eux et une autre dans la construction de trois morceaux de son dont j’aurais besoin dimanche prochain pour lire « Bara no hanayome » en public. Il y en a un qui est si grand qu’il n’arrive pas à plier ses longues jambes sous la tablette et ils auront une trentaine d’années, tous, et étaient déçus du football, c’était assez touchant en réalité, le discours qu’ils avaient, à la fois complètement désabusés sur le système, le fric, mais incapable pendant mais je ne sais même pas combien de temps de parler d’autre chose, de trucs pointus, de joueurs que personne ne sait réellement situer, et d’équipes de districts ici ou là dans des patelins paumés, de Rennes à Chilly-Mazarin. Il y en a un qui a fait des centres de formation et qui n’a pas pu aller au bout : si j’étais devenu pro, je serais devenu fou ! Est-ce que c’était une façon de raconter aux autres (et donc, a fortiori, à soi-même) que c’était lui qui était à l’origine de ce que l’on pouvait considérer comme un échec ? Ses propres gamins, il ne les met pas au foot. Je préfère des sports de combat pour eux. Au niveau du respect et de l’attitude, c’est mieux. Un autre, il met les siens en U6 (les moins de six ans, je crois que de mon temps on appelait ça des débutants) mais il est dégoûté par la façon dont les autres pères mettent la pression à leurs gosses pour qu’ils deviennent de futurs M’Bappé. Il faut qu’il y ait du plaisir ! À un moment donné, l’un d’eux évoque avec comme de la nostalgie dans la voix les années Luboja à Strasbourg. Un autre, Pascal Nouma à Besiktas. Ils lui ont fait une statue là-bas. Un certain Kim (?) en Italie. Un autre : tu connais Moussa, à Bondy ? Trente ans maintenant. Très technique. L’homme aux grandes jambes connaissait. Et Nassim ? Un petit blond ? Il a disparu en même temps que moi.Nassim comment ? Il savait pas. Ils en resteront là pour un temps avant que la conversation reparte. Ils seront incapables de parler d’autre chose que de foot. Bielsa ? Surrévalué. Klopp ? Ça c’est un vrai coach. Rien sur Tuchel. Le must, pour eux, ce ne sera pas Messi ni Zidane mais Ronaldinho. Même si Zidane, c’était bien aussi. Messi, il a fait virer Villa, Etoo, Henry, Ibrahimovic... Ça n’ira pas plus loin. Moi non plus.

200119, version 2 (20 janvier 2019)

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